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Agrocampus Ouest, Angers 9 e édition 16 & 17 Janvier 2017

Communications

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Session #03 : Diversité et protection des plantes

Animateur(s) : Alexandre DEGRAVE, Agrocampus Ouest Angers et Marie TURNER, VÉGÉNOV, Saint-Pol-de-Léon

Repenser la protection des cultures spécialisées est une nécessité pour développer une agriculture écologiquement et économiquement durable, qui réponde aux exigences et contraintes du système de production dans un contexte réglementaire en pleine évolution. Cette session s’attachera à illustrer aux différentes échelles, du gène à la parcelle, les avancées et les limites des innovations reposant sur l’emploi d’une diversité de solutions et d’approches complémentaires à intégrer pour atteindre cet objectif.

Exposé introductif

Diversité de compositions et modes d’action des produits de biocontrôle

Orateur(s) : Denis Longevialle - IBMA France, Paris

Illustration de la conférence

Les produits de biocontrôle font partie des solutions disponibles pour la protection des plantes. Déployés de façon inégale en fonction des couples « plantes / bioagresseurs », ils se caractérisent par leur grande diversité tant dans leurs compositions qu’à travers leurs modes d’actions. La recherche et l’innovation sont parmi les enjeux majeurs du biocontrôle. Elles pourraient contribuer à accroître davantage encore cette diversité.

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Lundi 16 janvier : 15h15-17h30

Thème : Explorer la diversité des solutions en protection des plantes

Communications orales

Protection des tomates, une diversité de solutions pour une diversité de bioagresseurs

Orateur(s) : Marie Turner

VÉGÉNOV, Saint-Pol-de-Léon

Illustration de la communication

La Bretagne est la première région pour la culture des tomates en France. La gestion de la culture de tomate sous serre est majoritaire et utilise déjà depuis des années des mécanismes de biocontrôle pour la protection contre les ravageurs. La tomate subit également des attaques d’agents pathogènes fongiques (Oïdium neolycopersici, Botrytis cinerea et Fulvia fulva en particulier), qui ont des conséquences sur la production. Plusieurs produits de biocontrôle de type micro-organismes ou substances naturelles ont été criblés en conditions contrôlées pour leur capacité de protection contre ces maladies. Des essais en conditions de production ont permis de valider l’efficacité de plusieurs produits contre l’oïdium et le botrytis. L’utilisation des micro-organismes n’est pas toujours évidente en combinaison avec des produits chimiques conventionnels. Des essais de compatibilité ont permis de se rendre compte de l’importance de faire des préconisations précises aux producteurs, car les antagonistes ne sont pas tous sensibles aux mêmes produits chimiques. Il est également important de réaliser des essais de compatibilité sur plantes, car les micro-organismes peuvent avoir une bonne croissance in vitro en présence d’un fongicide conventionnel, mais être pour autant altérés dans leur capacité à protéger la plante contre les maladies.

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Évaluation et optimisation de l’utilisation de stimulateurs de défense des plantes (SDP) dans les stratégies de
protection phytosanitaire en verger de pommier

Orateur(s) : Matthieu Gaucher

IRHS, UMR INRA/Agrocampus Ouest/Université d’Angers, 42 rue Georges Morel, 49071 Angers, France

Illustration de la communication

 Les vergers de pommiers actuels ont recours à un usage massif des produits phytosanitaires dont les limites et les dangers sont bien connus. Dans le cadre du plan Ecophyto visant à réduire les pesticides, les stimulateurs de défenses des plantes (SDP) constituent une piste intéressante mais leur efficacité sur le terrain reste souvent insatisfaisante, malgré des résultats encourageants en conditions contrôlées. Dans ce contexte, le projet Casdar PEPS (fruits à PEPins et Stimulation de défense - 2014-2018) a pour objectif majeur de comprendre comment intégrer les SDP dans les itinéraires techniques complexes du verger de pommier en fédérant une équipe de recherche coordinatrice (IRHS Angers), les instituts techniques (CTIFL, IFPC), les stations expérimentales régionales sur les trois bassins de production français (CEFEL, CEHM, La Morinière, La Pugère et Invenio), le GRAB et le lycée Horticole de Niort. Le projet a démarré en 2014 par le criblage sur le pommier et en laboratoire d’une trentaine de produits commerciaux revendiquant une activité SDP, avec comme critère de sélection leur capacité à éliciter les défenses de la plante. Les cinq meilleurs SDP sont, depuis 2015, en expérimentations sur le réseau multi-local, suivant des protocoles concertés et évolutifs d’année en année, les cibles étant la tavelure et les maladies de conservation. Des recherches plus approfondies sont entreprises en parallèle en laboratoire et en conditions semi-contrôlées afin d’identifier notamment les facteurs susceptibles d’affecter les performances des SDP : l’effet variétal, les conditions environnementales, la persistance d’action, l’interaction avec les autres intrants de culture. Un état des lieux de l’ensemble du projet sera présenté.

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Pouvoir de mycorhization d’une parcelle viticole

Orateur(s) : Olivier Zekri

Co-auteur(s) :

Katerina Labonova, Corinne Romand

 Mercier NOVATECH, Le-Gué-de-Velluire

Illustration de la communication

 Les champignons mycorhiziens, présents dans la majorité des sols, colonisent les racines de la plante à la recherche d’une symbiose équitable. Cette symbiose permet aux plantes de mieux s’adapter aux diverses conditions environnementales, d’améliorer leurs capacités à assimiler des éléments nutritifs et d’augmenter leur résistance aux maladies et aux stress hydriques ou liés à la pollution, etc… Ces caractéristiques laissent supposer que la symbiose mycorhizienne peut avoir un effet améliorateur sur l’aspect général de la plante et sa productivité.
Néanmoins, l’évaluation de la mycorhization peut être délicat sur des cultures pérennes de type vigne ou arbres fruitiers, dotées d’un système racinaire profond et peu accessible. Pour faciliter l’accès à l’information, il nous est venu à l’esprit d’utiliser les plantes indicatrices (dites « mauvaises herbes ») pour ainsi avoir un aperçu du « pouvoir de mycorhization » d’une parcelle viticole. Comme dans le cadre d’un diagnostic du sol où les plantes indicatrices peuvent nous renseigner sur le pH, l’état hydrique du sol, le lessivage, la compaction, la pollution, le calcaire, la matière organique, etc., une plante indicatrice bien ciblée peut nous renseigner également sur la qualité des mycorhizes présentes sur la parcelle.
La méthode d’évaluation repose sur un échantillonnage simple effectué sur un certain nombre des plantes indicatrices, prélevées in situ. La zone de prélèvement doit être la plus homogène et représentative possible. Ce type de screening nous permet d’évaluer la mycorhization réelle, c’est-à-dire sous l’influence directe de la stratégie culturale choisie par agriculteur. Sont évalués les indicateurs F% (fréquence de mycorhization) ; M% (l’étendue de la colonisation) ; A% (richesse en arbuscules) ; V% (richesse en vésicules), exprimés dans un coefficient du « pouvoir de mycorhization ». L’aperçu de la tendance de mycorhization ainsi obtenu reste suffisamment représentatif pour l’ensemble des végétaux sur la parcelle.
A défaut de plantes disponibles (le plus souvent pour cause de désherbage), plusieurs échantillons du sol peuvent être collectés pour les tests de mycorhization ex-situ menés sur des plants de tomate et/ou de trèfle. Cet aperçu reste cependant moins précis. En fait, le champignon mycorhizien, étant un organisme vivant, il réagit instantanément aux diverses pressions de l’environnement (désherbage ou traitements antifongiques réguliers). Par conséquent, retiré de son environnement, le pouvoir de mycorhization de la parcelle peut s’exprimer différemment.
Il peut être alors intéressant de comparer cette différence entre « in-situ » et « ex-situ », en tirer les conclusions pour mieux conseiller l’agriculteur dans ses stratégies culturales à l’avenir ; pour continuer de promouvoir des sols vivants, équilibrés, diversifiés.

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Comment évaluer la diversité génétique d’une espèce pour développer des variétés durablement résistantes ?

Orateur(s) : Valérie Le Clerc & Claude Koutouan

IRHS, UMR INRA/Agrocampus Ouest/Université d’Angers, 42 rue Georges Morel, 49071 Angers, France

 

 

Illustration de la communication

Développer des variétés de carotte durablement résistantes à Alternaria dauci, le champignon responsable de la maladie foliaire la plus préjudiciable sur carotte, est l’une des priorités des sélectionneurs de l’espèce. Une des voies les plus prometteuses consiste à orienter les recherches vers une stratégie de cumul de résistances partielles dans un même génotype. Dans cette optique, l’équipe QuaRVeg de l’IRHS a évalué le niveau de résistance d’un très grand nombre de ressources génétiques représentant au mieux la diversité cultivée de l’espèce ; l’objectif étant d’identifier des sources de résistance présentant différents modes d’action vis-à-vis du pathogène. Diverses approches génétique, biochimique et de phénotypage ont permis la mise en évidence de différents patterns de résistance entre génotypes. Pour deux de ces génotypes résistants, parents de deux populations connectées en ségrégation, une étude plus approfondie de la diversité potentielle des mécanismes mis en jeu a été engagée. Les allèles favorables aux QTLs de résistance identifiés confortent l’hypothèse de l’existence de mécanismes de résistance complémentaires. L’étape en cours consiste à caractériser plus finement ces mécanismes. Pour cela, une analyse de QTL de métabolites déjà engagée devrait nous permettre d’évaluer le lien entre résistance et accumulation de métabolites secondaires et de proposer in fine des gènes candidats.

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Mardi 17 janvier : 8h30-11h00

Thème : Intégrer la diversité des leviers d'action en protection des plantes

Communications orales

Phytosanitaire et petites filières : contraintes et adaptations

Orateur(s) : Alain Ferre

Arexhor, Les-Ponts-de-Cé

Illustration de la communication

 Les « petites filières » ont été et sont encore particulièrement impactées par la réduction de l’usage des produits phytosanitaires. Plusieurs causes expliquent cette réduction marquée, certaines contraintes, d’autres volontaires. En premier lieu, la cause la plus régulièrement invoquée est la législation européenne et française qui ont fortement réduit le nombre de molécules et de produits autorisées. Ensuite, et cette cause est moins souvent invoquée, la politique commerciale des firmes ignore souvent les petites filières, considérées comme des marchés de niche peu rentables. Enfin, certains producteurs et acteurs de filières souhaitent désormais travailler en utilisant le moins possible de produits phytopharmaceutiques. Cette « attente sociétale », marginale il y a encore quelques décennies, tend à rattraper voire à supplanter les deux premières causes.
Les implications de cette réduction de diversité et d’usage des produits phytopharmaceutiques sont de trois ordres, pouvant se renforcer entre eux, l’augmentation de la probabilité de sélection d’une résistance, les impasses techniques par l’absence de produits homologués et l’apparition de ravageurs secondaires contrôlés précédemment par les pesticides à spectre large.
Cette situation a conduit les producteurs, les conseillers, les expérimentateurs et les chercheurs à travailler significativement sur la mise au point de méthodes alternatives à l’usage de produits phytopharmaceutiques. Comme toutes nouvelles pratiques, les itinéraires innovants basés sur des alternatives n’ont cessé d’évoluer et de se perfectionner. Par exemple, en horticulture la lutte contre les ravageurs s’est d’abord appuyée sur la substitution des produits phytosanitaires de synthèse par des produits « naturels » ou par des lâchers d’auxiliaires. Ensuite les stratégies de lâchers (espèces, doses, fréquences…) et d’implantation se sont perfectionnées et dernièrement, suite aux problèmes économiques du secteur, des itinéraires innovants mais peu onéreux voire moins chers que les itinéraires conventionnels ont été mis au point. Ceux-ci passent souvent par l’usage de plantes de service, nouveau pivot des méthodes alternatives. Ces nouvelles méthodes changent considérablement la façon d’aborder la protection sanitaire de ses cultures. C’est également le cas avec d’autres alternatives comme l’usage de stimulants (biostimulants, SDP, micro-organismes, thé de compost…), les éclairages à base de LEDs (contrôle de l’architecture des plantes et de certaines maladies) et la thigmomorphogénèse (régulation par le toucher).
Le développement d’itinéraires innovants et donc bouillonnant, mais il ne faut oublier que leurs applications sur le terrain passera par un travail important visant à changer les points de vue et habitudes de production. Les freins à l’adoption de ces nouvelles méthodes ne sont bien souvent pas techniques mais psychologiques. La manière d’amener et de présenter les alternatives joue certainement beaucoup dans l’acceptation et d’adoption de ces méthodes par les producteurs.

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Lycovitis : un outil web intégrant diagnostic par l’image et code-barres moléculaires pour démasquer les bioagresseurs de la tomate et la vigne

Orateur(s) : Marion Fischer-Le Saux1

Co-auteur(s) :

Perrine Portier1, Martial Briand1, Géraldine Taghouti1, Paul-Emile Bertrand1, Maude Jacquel1, Kevin Floch1, Valérie Laval2, Jean-Claude Streito3

1IRHS, Agrocampus-Ouest, INRA, Université d’Angers, SFR 4207 QuaSaV, 49071, Beaucouzé, France
2 INRA, UMR1290 BIOGER, 78850 Thiverval-Grignon, France
3 INRA, CBGP, 34988 Montferrier-Sur-Lez, France

Illustration de la communication

La tomate et la vigne sont deux cultures caractérisées par la diversité de leurs bio-agresseurs (insectes, nématodes, champignons, bactéries et virus). A ce titre, elles ont été choisies comme cultures modèles pour le projet Lycovitis, rassemblant un consortium d’une dizaine d’équipes spécialisées dans la systématique de ces ravageurs et les méthodes d’identification moléculaire. Dans le cadre de ce projet une interface web est en construction (mise en ligne prévue fin 2016). Elle s’intègrera au portail web e-phytia qui propose déjà plusieurs applications en santé des plantes. Ainsi, via les fiches bio-agresseurs ou lorsqu’une hypothèse d’identification aura été proposée à l’issu d’un diagnostic par l’image, l’utilisateur aura accès à des fiches conseils pour un diagnostic de laboratoire et à des bases de données phénotypiques et moléculaires sur la systématique des bio-agresseurs. La collection française des bactéries associées aux plantes (CIRM-CFBP, UMR IRHS, Angers) partenaire de ce projet, a réalisé le typage moléculaire par séquençage partiel de deux gènes de ménage de plusieurs centaines de souches des genres Xanthomonas, Pseudomonas, Clavibacter, Ralstonia... Nous montrons que cette approche permet une identification robuste des bactéries pathogènes de la tomate et la vigne, permettant notamment de les distinguer de souches non pathogènes phylogénétiquement proches. Ces protocoles validés et les bases de données de référence ainsi constituées permettent d’ores et déjà au CIRM-CFBP de proposer un service d’identification des bactéries phytopathogènes et un outil d’aide à l’identification moléculaire accessible en ligne (phylosearch). Le projet Lycovitis permettra d’agréger l’ensemble des données sur les bio-agresseurs de la tomate et la vigne afin de proposer un outil web intégratif qui complètera les applications d’e-phytia déjà accessibles gratuitement aux professionnels et conseillers en santé des plantes.

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Verger Cidricole de Demain : Expérimenter une diversité de pratiques agroécologiques pour répondre au mieux
à la diversité des enjeux - Premiers enseignements

Orateur(s) : Anne Guérin1

Co-auteur(s) :

 P. Guillermin2, L. Albert1

1Institut Français des Production Cidricoles, Sées
2 Agrocampus-Ouest - Institut de Recherche en Horticulture et Semences UMR1345 INRA / Agrocampus-ouest / Université d’Angers

 

Illustration de la conférence

 Pour répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux actuels, tout en continuant d’assurer les besoins de l’aval de la filière cidricole, l’IFPC coordonne depuis 2010, le projet Casdar Verger Cidricole de Demain qui vise à concevoir des systèmes de vergers économiquement et environnementalement performants. Basés sur les principes de l’agroécologie et grâce à un partenariat multi-acteurs, 9 systèmes innovants sont ainsi expérimentés directement chez des producteurs du Grand-Ouest dans un dispositif comparatif avec système témoin.
La conception des systèmes agroécologique repose sur une combinaison de pratiques à effet partiel, qu’elles concernent l’implantation du verger, les aménagements agro-écologiques ou encore les stratégies agronomiques utilisées. Ces choix sont réalisés pour limiter le recours aux produits phytosanitaires (substitution par des produits de biocontrôle, implantation d’aménagements agro-écologiques favorisant la présence d’auxiliaires, élévation des seuils d’intervention, mélange variétal au sein d’une même parcelle, introduction d’animaux…), mais plus généralement pour réduire l’impact environnemental de l’ensemble des postes de conduite du verger (entretien du sol, fertilisation, gestion de l’alternance, …). L’ensemble aboutit à une augmentation de la diversité au sein de ces systèmes de verger innovants.
Grâce à l’enregistrement détaillé des pratiques et le suivi des parcelles sur plusieurs années, les pratiques mises en place mais aussi leur combinaison, peuvent être évaluées selon des critères agronomiques, économiques, environnementaux et sociaux. Cette analyse multi-critère permet aujourd’hui de dresser un premier bilan sur les avantages et limites de ces stratégies, dont quelques exemples seront présentés.

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Contrôle du phomopsis, maladie émergente, en culture de carotte porte-graine

Orateur(s) : Julie Gombert1

Co-auteur(s) :

E. Morel2, F. Bastide3,4, I. Serandat3, P. Poupard4, P. Simoneau4, J. Kolopp5, P-L. Guillermin6, E. Laurent1

1 FNAMS, Impasse du Verger, 49800 Brain-sur-l’Authion, France
2 FNAMS, 45 voie Romaine, BP 23, 41240 Ouzouer-le-Marché, France
3 GEVES, 25 rue Georges Morel, 49071 Beaucouzé, France
4 UMR 1345 Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS),SFR 4207 QUASAV, 49045 Angers, France
5 VILMORIN, Route du Manoir, 49250, La Ménitré, France
6 HMCLAUSE, 1 chemin Moulin des Ronzières, 49800 La Bohalle, France

Illustration de la communication

Le phomopsis est une maladie émergente de la carotte porte-graine. Observée depuis 2007, cette maladie est due au champignon Diaporthe angelicae / Phomopsis dauci. Les symptômes se manifestent sur les ombelles qui se dessèchent prématurément. Le développement de la graine est altéré, conduisant à des graines plus petites, voire dans les cas les plus sévères, à une absence de graines. Le principal dégât de cette maladie est une perte de rendement. Ce champignon ascomycète est peu connu. Pour le contrôler efficacement en culture, une meilleure compréhension de sa biologie et de son épidémiologie est nécessaire. C’est pourquoi un projet de recherche collaborative de trois ans nommé DIAPOCAR a été initié à l’automne 2012. Les travaux montrent que la fleur constitue la porte d’entrée principale de la maladie et qu’à l’échelle de l’ombelle, la pleine floraison constitue le stade le plus sensible à la maladie. A l’échelle de la parcelle, les périodes les plus propices à la contamination se situent au cours de la floraison des ombelles I et II, en cas de conditions météorologiques favorables à la maladie. Concernant l’évaluation des méthodes de lutte, les essais fongicides au champ ont mis en évidence des différences d’efficacité entre les fongicides et parmi ceux-ci, trois seulement s’avèrent efficaces contre le phomopsis de la carotte. Enfin, le pilotage à l’aide du modèle Asphodel, utilisé en tournesol pour prédire l’épidémie de phomopsis, s’avère très pertinent et permet de déclencher les applications fongicides uniquement en cas de conditions météorologiques favorables à la contamination. Ainsi, une meilleure connaissance du champignon a permis d’améliorer les méthodes de lutte contre la maladie sur carotte porte-graine.

Mots-clés : Diaporthe angelicae/Phomopsis dauci, carotte porte-graine, efficacité, stade sensible, modèle.

Remerciements : Les auteurs remercient le CASDAR pour le soutien financier apporté au projet DIAPOCAR (lauréat de l’appel à projets "Semences et sélection végétale " 2012).

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Mise au point et évaluation d’une stratégie de protection agro-écologique des cultures de poireau contre le
thrips Thrips tabaci

Orateur(s) : Sébastien Picault 1

Co-auteur(s) :

Quennesson S. 2 , Roy G. 3

1 CTIFL, Carquefou

2 FREDON Nord Pas De Calais

3 CTIFL, LCA, Tour-en-Sologne

Illustration de la conférence

Dans le cadre du projet AGATH (2013-2015) soutenu par le ministère de l’Agriculture (CASDAR) et labellisé par le GIS PICleg, une stratégie de protection agro-écologique contre le thrips Thrips tabaci a été mise au point et évaluée en cultures de poireau par le Ctifl, la FREDON NPDC et LCA. Cette stratégie reposait sur l’utilisation simultanée de plantes attractives pour les prédateurs de thrips, de proies de substitution permettant de stimuler les pontes de ces prédateurs dans les cultures, et de plantes exerçant un effet répulsif vis-à-vis de T. tabaci. Dans cette étude, les aménagements mis en place ont permis de perturber légèrement l’installation des thrips dans les cultures et d’y augmenter significativement la densité des populations de prédateurs et les processus de régulation naturelle. Cependant, certaines espèces végétales attractives pour les prédateurs de thrips se sont aussi avérées très attractives pour les thrips eux-mêmes et l’impact des aménagements étudiés sur la production s’est in fine révélé négatif. Le régime alimentaire de T. tabaci a été caractérisé à l’aide d’outils moléculaires afin de déterminer avec précision quelles espèces végétales, parmi celles qu’il avait à disposition, constituent pour lui une ressource alimentaire importante. Ce travail devrait permettre, à terme, de modifier le système de culture étudié en éliminant les espèces végétales attractives pour les thrips et en ne gardant que celles exerçant un effet positif sur leurs ennemis naturels.

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Lundi 16 janvier : 17h30-18h00 et Mardi 17 janvier : 11h00-11h30

Posters

Les posters feront également l'objet d'une présentation flash en 120 secondes le Lundi 16 janvier en fin de session.

La Collection Française des Bactéries associées aux Plantes : des ressources stratégiques pour la protection
des plantes

Auteur(s) : Perrine Portier & Marion Fischer-Le Saux

Co-auteur(s) :

Géraldine Taghouti, Cécile Dutrieux, Audrey Lathus, Martial Briand

IRHS, Agrocampus-Ouest, INRA, Université d’Angers, SFR 4207 QuaSaV, 49071, Beaucouzé, France

Illustration du poster

La Collection Française des Bactéries associées aux Plantes (CIRM-CFBP) a été créée en 1973 sur le site de l’INRA d’Angers.
Comme tout Centre de Ressources Biologiques, les missions du CIRM-CFBP sont de préserver les ressources biologiques et leurs données associées, de rendre ces ressources disponibles pour la communauté scientifique internationale et de valoriser ces ressources.
Le CIRM-CFBP héberge aujourd’hui près de 7000 souches, et ces ressources représentent l’ensemble de la diversité connue de l’ensemble des pathogènes bactériens des végétaux.
La collection distribue environ 300 souches par an et ces ressources sont utilisées en enseignement, recherche et développement.
Les ressources sont valorisées à travers les projets de recherche et de développement qui sont menés en utilisant les souches du CIRM-CFBP.
Cette collection représente donc une ressource d’intérêt majeur pour l’étude des pathogènes de plantes, pour la mise au point d’outils de détection et de diagnostique, pour l’étude de la diversité des pathogènes et encore d’autres applications.

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Nourrir et loger la faune auxiliaire des cultures en protection biologique intégrée

Auteur(s) : Ange Lhoste-Drouineau

 ASTREDHOR, 727 avenue Alfred Décugis 83400 HYERES

Illustration du poster

 En réponse aux attentes des professionnels de l’horticulture, du maraîchage, et de la société, la priorité est donnée aux stratégies de protection biologique intégrée (PBI) qui s’appuient sur le rôle essentiel des auxiliaires de culture : une méthode satisfaisante pour atteindre les objectifs de diminution de l’utilisation des pesticides. En cultures protégées, la PBI représente 15 % des cultures florales et plus de 70 % en tomate et concombre. Néanmoins, ces surfaces stagnent depuis quelques années dues à l’important coût des lâchers d’auxiliaires, et, à l’impossibilité pour certaines cultures d’accueillir les auxiliaires (plantes peu attractives).
L’identification de plantes de service pouvant servir de refuge et/ou procurer des ressources alimentaires à la faune auxiliaire (issue de lâchers ou indigène), la recherche de matériaux support, ainsi que l’introduction de compléments alimentaires dans les cultures, pourraient permettre de lever en partie des verrous. De plus, les exploitants qui mettent en place de telles pratiques pourront valoriser leur production dans le cadre de démarches de certification (HVE, Plante Bleue, Diagnostic Agro-écologie) ainsi qu’auprès des acheteurs (GMS, distribution spécialisée, commerce de proximité, professionnels du paysage par exemple) et des consommateurs.
Potentiellement, les résultats intéressent la grande majorité des 37000 entreprises des deux secteurs directement concernés par le projet en contribuant notamment à limiter les risques liés aux applications de pesticides et mieux valoriser les métiers de ces secteurs qui représentent près de 100000 emplois permanents.
Le projet « gites et couverts » inter-instituts (Astredhor quelques stations, Ctifl station de Carquefou, Inra de l’Isa de Sophia-Antipolis,) comporte quatre actions menées parallèlement jusqu’en 2019. A chaque étape, l’intérêt d’apports de compléments alimentaires (pollens, œufs, etc…) et d’utilisation des plantes anémophiles comme de matériaux refuges (textile…), sera regardé tant sur les populations d’utiles que de nuisibles aux végétaux.

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