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Agrocampus Ouest, Angers 10 e édition 4 & 5 Décembre 2018

Communications

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Session thématique #01 : Approches participatives au service de l'innovation et leviers face au changement

Animateur(s) : Ronan SYMONEAUX (Groupe ESA), Marianne HÉDONT (Plante & Cité)

La session présentera un panorama d'initiatives multi-acteurs et d'outils utilisables dans le cadre d'approches participatives appliquées aux filières du végétal spécialisé.
Comment l'intégration des acteurs (consommateurs, usagers ou gestionnaires) aux processus de conception de projets ou de recherche/développement permet-elle de faire émerger de nouvelles solutions ? En quoi cela permet-il d’améliorer la résilience face au changement ? Quels méthodes et outils participatifs pour quels objectifs ? Quelle place pour les sciences participatives ?
Les exposés concerneront la création de services et produits, les changements de pratiques de production ou de gestion, la conception paysagère et tout autre projet de Recherche-Action ou de co-conception. 

Mardi 4 décembre : 15h00-17h00

Thème : Démarches participatives appliquées à la conception d'itinéraires techniques et la gestion des espaces

Exposé introductif

Des approches participatives, de quoi parle-t-on ?

Orateur(s) : Ronan Symoneaux - Groupe ESA

La présentation des communications sera prochainement disponible.

Communications orales

Favoriser l’adoption d’itinéraires techniques viticoles éco-conçus par des démarches participatives

Orateur(s) : Annie Sigwalt et Frédérique Jourjon - Groupe ESA

Illustration de la communication

Malgré de nombreux efforts déjà entrepris en matière de réduction d’emploi de pesticides avec les plans Ecophyto I et II, la viticulture française peut encore progresser en termes de performance environnementale. L’accompagnement aux changements pratiques nécessite non seulement de pouvoir évaluer la performance environnementale des différentes solutions techniques mais aussi de pouvoir identifier les freins et leviers économiques, sociologiques et organisationnels. C’est l’objectif visé par le programme de recherche Eco3vic, financé par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) ; sa finalité est de concevoir une démarche globale d’écoconception participative d’itinéraires techniques viticoles, afin de favoriser l’adoption, par les vignerons, de pratiques jugées moins impactantes sur l’environnement du point de vue de la méthode de l’analyse du cycle de vie (ACV). Cette méthode, qui intègre toutes les phases du processus de production d’un produit – ici le raisin – permet de prendre en compte l’ensemble des impacts en termes de pollution, de production de gaz à effet de serre, et d’utilisation des ressources. L’identification de pratiques vertueuses sera couplée à une estimation de leurs coûts économiques et à une analyse sociologique des freins et des leviers qui pourraient permettre leur adoption par les professionnels. En parallèle, une série d’ateliers faisant travailler ensemble viticulteurs et conseillers permettra la conception d’itinéraires techniques plus respectueux de l’environnement et adaptés au contexte local du Val de Loire, choisi pour cette expérimentation. In fine, la valorisation des acquis de ce programme permettra de sensibiliser les acteurs politiques et économiques à l’intérêt d’une démarche collective et pluridisciplinaire pour l’aide au changement de pratiques.

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Ateliers d’écoconception d’itinéraires techniques viticoles pour accompagner le changement de pratiques

Orateur(s) : Aurélie Perrin - INRA Pays de la Loire

Illustration de la communication

La démarche proposée dans le cadre de la thèse d’Anthony Rouault et du projet ECO3VIC vise à accompagner des viticulteurs dans le changement de pratiques, par le biais d'ateliers collectifs dont l’objectif est d’éco concevoir des itinéraires techniques viticoles plus respectueux de l’environnement.

L’écoconception consiste à intégrer l’environnement dès la conception d'un produit ou service, et lors de toutes les étapes de son cycle de vie (ISO 14062 :2002). Trois sous-objectifs ont été définit pour ces ateliers : 1) comprendre le lien pratiques - environnement ; 2) identifier des pratiques alternatives permettant de réduire l’impact environnemental et 3) agencer ces pratiques dans un itinéraire technique plus performants. La performance environnementale est évaluée par la méthode de l’Analyse du Cycle de Vie. D’autres dimensions identifiées comme freins et leviers du changement telles que la qualité des produits ou la performance économique sont évaluées par l’expertise des participants aux ateliers.

Au cours de chaque atelier, des temps en sous-groupe permettent de favoriser le partage : de connaissance sur l’environnement, et d’expériences sur de nouvelles techniques viticoles. La diversité des participants et l’intégration de nouvelles connaissances permettent d’atteindre un plus grand degré d’innovation.

Enfin, l’organisation des ateliers à partir des cas d’étude réels issus des exploitations des viticulteurs participants et l’utilisation d’un plateau de jeu offrent au groupe un objet concret à manipuler et questionner, permettant d’aborder des questions de faisabilité technique ou de viabilité économique ou sociale nécessaires à la prise de décision. D'autres déclinaisons de l'approche à l'échelle de l’AOC et de la filière, en intégrant d’autres acteurs du territoire et le point de vue des consommateurs sont envisagées renouvelant les défis liés à l’approche participative.

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La collaboration et la réversibilité pour des aménagements flexibles au service de la transition écologique

Orateur(s) : Vincent Bouvier - Agrocampus Ouest

Illustration de la communication

 Nous proposons un regard sur les apports, les perspectives et les limites d’une pédagogie par projet de paysage ou dans le paysage collaboratif, co-conçu et co-réalisé, combinée à une réversibilité/fléxibilité de l’aménagement. Cette approche est dispensée depuis 15 ans à Agrocampus Ouest auprès de futurs ingénieurs paysagistes / paysagistes concepteurs dans les paysages angevins principalement. Parmi les figures de la pédagogie active, celle du projet est ici privilégiée et menée de façon collaborative soit à partir d’une démarche artistique dominante, le Land Art soit dans le cadre d’atelier de projet d’aménagement réversible en réponse à une commande, tout en mobilisant les sciences du vivant. Nous considérons la réversibilité comme un changement d’état d’une situation sans envisager nécessairement un retour à un état identique antérieur mais davantage comme une possibilité d’évoluer et de muter de façon souple, adaptée, résiliente au regard de l’enjeu majeur de la transition écologique. La collaboration est ici envisagée à travers des actions collectives qui mobilisent plusieurs personnes pour concevoir et réaliser les projets soit avec un public composé exclusivement d’étudiants soit associant habitants, acteurs de la société civile et étudiants.

Nous aborderons le contexte pédagogique, les apports, le caractère innovant, les perspectives et les limites d’une telle approche et nous ferons part de nos interrogations sur nos pratiques à venir.

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Le label Écojardin comme levier de changement de pratique. Approches participatives au sein des équipes Espaces verts

Orateur(s) : Aurore Micand - Plante & Cité

Illustration de la communication

La gestion écologique des espaces de nature en ville implique des changements de pratiques importants dans les services espaces verts des collectivités. Comment conduire ce changement dans les équipes ? Quelles participations, quelles implications pour quels résultats ? Depuis 2012, le label EcoJardin reconnait la qualité de la gestion écologique des espaces verts. Il repose sur un référentiel et une procédure d'évaluation co-construits avec les professionnels de la filière, et a acquis aujourd'hui une reconnaissance nationale dans le Plan Biodiversité du gouvernement. Le récit de son émergence et l’analyse de différents cas de labellisation permettront d’illustrer les stratégies et discours autour de sa mise en place.

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Mercredi 5 décembre : 8h30-10h30

Thème : Approches participatives dans des démarches prospectives de filière et d'innovation-produit

Communications orales

Une prospective participative pour accompagner les acteurs du bassin agrumicole corse aux changements

Orateur(s) : Laurent Julhia - INRA Corse

Illustration de la communication

 Face à la diversité et la complexité des changements globaux (changement climatique, transition agroécologique, globalisation), les acteurs des filières agricoles doivent adopter de nouvelles stratégies proactives pour rester compétitifs. Pour répondre à ces défis, une prospective participative a été menée en 2016 dans le bassin de production agrumicole corse (CASDAR Prospect’Agrum), où la filière connait un succès réel depuis une quinzaine d’années. Cette prospective a été conduite avec un groupe d’acteurs représentatifs de la filière (producteurs, conseillers, metteurs en marché, chercheurs, sélectionneurs, pépiniéristes, représentant d’organismes sociopolitiques). Ce groupe s’est réuni à intervalle régulier durant un an et demi pour construire des scénarios sur l’évolution de la filière agrumicole corse à l’horizon 2040. Ces scénarios permettent d’envisager une diversité de futurs possibles structurées autour d’une filière 100% Bio, de l’arrivé d’un bioagresseur dévastateur, d’une intégration de la filière par l’aval, de la création d’un monopole de mise en marché ou bien du développement des terroirs agrumicoles corses.

La mise en débat des scénarios dans les Organisations de Producteurs de la filière a permis aux acteurs de se confronter à une diversité de futurs possibles. Elle a également débouché sur une prise de conscience collective au regard des menaces auxquelles elle doit faire face : changement climatique, intégration de la filière par l’aval, standardisation de la production... Cette prise de conscience a amené les acteurs à explorer des pistes d’action possibles à plusieurs niveaux (coordination des acteurs, diversification des productions, évolution des pratiques culturales…), et d’identifier les verrous et leviers aux transitions souhaitées, tels que le passage à l’agriculture biologique et l’agroécologie par exemple.

Les enseignements tirés de cette prospective posent ainsi des bases pour de nouveaux projets de recherche participatifs sur la co-conception des futurs systèmes de production. La mise en place du projet « Innov’Agrumes, un projet d’innovation participatif pour une agrumiculture corse durable » en est l’exemple. La dynamique participative initiée par cette prospective encourage les nouvelles formes d’organisation des acteurs pour la gouvernance de la filière.

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Prospective et approches participatives mises en œuvre à FranceAgriMer

Orateur(s) : Françoise Brugière et Christian Touvron - FranceAgriMer

Illustration de la communication

 Depuis sa création FranceAgriMer a dédié une petite équipe à l’animation d’exercice de prospectives pour répondre aux demandes des filières. A partir de la méthode formalisée dans les années 90 par Michel Sébillotte à l’INRA/DADP, cette équipe mit en œuvre les compléments méthodologiques permettant les changements d’échelle et le passage des micro-scénarios aux scénarios élaborés par P. Aigrain et H. Hannin. Une douzaine d’exercices ont ainsi été menés sur et pour les filières végétales puis animales. Tout au long de chaque exercice, une attention particulière est portée à la construction des représentations communes en se donnant le temps de l’interdisciplinarité. L’expert n’est là que pour partager ses connaissances et permettre à chacun d’en comprendre les enjeux pour l’avenir. Les membres du groupe contribuent à chaque étape de la construction : de la rédaction d’hypothèse par chacun sur tous les sujets, à l’établissement des relations d’influence dépendance entre les hypothèses, au choix des hypothèses motrices jusqu’à la sélection des concaténations de micro scénarios pour élaborer les scénarios globaux. Une fois les scénarios rédigés, l’analyse de leurs conséquences va servir de base aux réflexions stratégiques et ainsi permettre aux décideurs « de revenir au présent, mieux armés pour l’infléchir selon nos intentions et nos exigences » (Sébillotte, 2002). FranceAgriMer propose aux commanditaires des exercices (interprofession,…) leur mise en débat lors de forum réunissant jusqu’à une centaine de personnes avec l’aide d’outils interactifs pour mieux recueillir les éléments d’appropriation des scénarios, les positionnements stratégique voire les leviers d’action générés. C’est cette expérience que nous nous proposons de partager sur la base d’exemples récents : Prospective « pour le secteur vignes et vins dans le contexte du changement climatique » qui a fait l’objet de 6 séminaires régionaux de restitution et de débat avec la filière viticole, Prospective « Fruits du futur » dont le forum de restitution a eu lieu le 20 mars 2018, Prospective vins biologiques, prospective coopération viticole ...

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Eval’Innov, une méthode d'évaluation des innovations basée sur la participation des acteurs de la filière et des consommateurs

Orateur(s) : Alain Ferre - AREXHOR Pays de La Loire

Illustration de la communication

 La mise sur le marché d’une innovation n’est pas sans risque, surtout lorsqu’il y a de multiples acteurs entre celui qui est à l’origine de l’innovation et celui qui en bénéficie au final. Dans le cadre des filières du végétal spécialisé, une innovation peut être réellement innovante pour les producteurs d’un point de vue technique par exemple, mais ne pas l’être pour le consommateur final. Gare aux désillusions si l’évaluation de l’innovation n’est pas bien conduite ! L’ensemble des acteurs de la filière doit être pris en compte pour valider la pertinence d’un nouveau produit. Ainsi, Arexhor Pays de la Loire, station d’ASTREDHOR, et ses partenaires (ESA, Benary, Truffaut, Jardiland) ont conduit le projet Eval’Innov pour mettre au point des outils d’évaluation du risque de mise sur le marché d’une innovation. Les méthodes qui ont été développées prennent en compte quatre niveaux d’évaluation, soit quatre points de vue potentiellement différents : la production, la distribution, l’acte d’achat, l’utilisation. L’évaluation se fait selon des critères qualitatifs et économiques qui permettent de donner une note globale (de 0 à 100) à l’innovation. Tous les tests sont conduits en circuit réel avec de vrais acteurs (producteurs, distributeurs, consommateurs). De ce fait, le détenteur de l’innovation connaît mieux l’impact de son produit sur les différents acteurs de la filière ; il sait comment le client final le perçoit, comment il l’utilise et surtout quelle est la satisfaction -client. Ce dernier point donnera une indication sur la potentialité de renouvellement d’achat, c’est-à-dire la fidélisation du client. Cette méthode permet donc de définir le risque de mise sur le marché de l’innovation tout en faisant ressortir les points faibles et les points forts du produit pour éventuellement le perfectionner.

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Faire émerger de nouvelles solutions face aux changements de consommation : une approche participative

Orateur(s) : Anne-Laure Laroche - ASTREDHOR

Illustration de la communication

 Le secteur horticole a longtemps bénéficié de consommateurs attachés à la valeur intrinsèque du produit permettant de produire sans se soucier des besoins de ces consommateurs. Aujourd’hui, le produit horticole est en concurrence avec des produits d’autres secteurs économiques. Par ailleurs, les modes de consommations évoluent rapidement. Dans ce contexte, l’UMT « Stratège » regroupe des acteurs multi-disciplinaires de la recherche dans l’objectif de redynamiser la filière en particulier sur le marché urbain. Dans le cadre de l'UMT Stratège, les travaux que nous avons engagés pour tenter de répondre aux nouveaux consommateurs se focalisent sur les moyens d’adaptation de l’offre actuelle en végétaux d’ornement. Un groupe d'étudiantes d’AgroCampus Ouest s'est intéressé aux freins à l’achat de plantes par la génération Y. Dans cette optique, des personnes de 25 à 40 ans, habitant en ville, à Angers ou Toulouse ont été mobilisées dans différents exercices de réflexion sur les motivations d'avoir ou non du végétal dans les espaces privés. Un échange en groupe puis une mise en situation avec des végétaux ont été mis en œuvre. Cette étude permettra ensuite, avec les jeunes urbains, un exercice de co-conception pour identifier une offre qui leur est adaptée, et ouvrir sur de nouveaux sujets de recherche en lien avec l'adaptation de l'offre.

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De la biodiversité cultivée à la santé des plantes - Co-évolution d’une approche du vivant et d’une posture scientifique

Orateur(s) : Stéphanie Klaedkte - ITAB Pays de la Loire

Illustration de la communication

 Le maintien de la biodiversité cultivée in situ est assurée par des réseaux d'agriculteurs et de jardiniers qui la cultivent dans leurs champs et jardins partout dans le monde. Leurs manières de fonctionner et de contribuer à la sauvegarde de la diversité génétique d'espèces cultivées sont de plus en plus étudiées, mais leur gestion de la santé des plantes a largement été laissée de côté. En prenant comme cas d'étude la gouvernance de la santé du haricot pratiquée par un groupe d'artisans semenciers, les Croqueurs de Carottes, la recherche doctorale en question ici (2013-2017) a pour objectif de caractériser l'articulation de la gestion de la biodiversité cultivée et la gouvernance de la santé des plantes.
Cette recherche explore une approche de la santé des plantes qui vise à vivre avec les agents pathogènes des plantes et qui entre en tension avec une règlementation phytosanitaire qui impose l’éradication de certains organismes pathogènes. En formalisant un cadrage de la santé des plantes qualifié de « gestion in situ », elle éclaire l’approche de la santé des plantes portée par les partenaires du projet et pose les bases pour une collaboration avec les artisans semenciers et autres acteurs de la biodiversité cultivée au-delà de la thèse. Par le même mouvement, ce travail fait évoluer le regard que porte la chercheure sur la santé des plantes et sa propre recherche.
A partir de cette expérience de recherche collaborative, j’élucide l'importance de pouvoir envisager une collaboration à plus long terme - au-delà de la durée de la thèse - avec les partenaires impliqués, ainsi que l’importance de la posture adoptée par la chercheure.
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Mardi 4 décembre : 15h00-17h00 et Mercredi 5 décembre : 8h30-10h30

Posters

Les posters feront également l'objet d'une présentation flash en 120 secondes le Mardi 4 décembre en fin de session.

Les observatoires participatifs comme outil pédagogique en formation de paysagiste concepteur

Auteur(s) : Sabine Bouche-Pillon - École de la nature et du paysage / INSA Centre Val de Loire

Illustration de la communication

 Comprendre les enjeux environnementaux des projets urbains depuis leur planification jusqu’aux pratiques de gestion fait partie intégrante des problématiques de l’aménagement des espaces végétalisés. Dans le programme d’écologie urbaine de la formation des paysagistes concepteurs de Blois, les enjeux de biodiversité en ville et de gestion de la flore spontanée ont été abordés en s’appuyant sur une démarche de science participative issue du programme Florilèges, Sauvages de ma rue et Prairies urbaines (MNHN et Plante & Cité).

Les outils (flores, fiches de relevé) et les protocoles sont utilisés pour effectuer les relevés floristiques dans les rues de Blois ou le suivi de la flore prairiale d’un parc urbain. Cette expérience pédagogique met les étudiants en situation de relier concrètement des connaissances botaniques avec l'analyse des espaces verts végétalisés. Dans le cadre d’un enseignement d’écologie urbaine, ces programmes de science participative permettent de sensibiliser de futurs professionnels aux enjeux de biodiversité, aux évolutions des pratiques de gestion des espaces végétalisés urbains et aux incidences des politiques publiques en faveur de la biodiversité en ville. Cette proposition présente les objectifs, les séquences et les apports pédagogiques des sciences participatives auprès des étudiants en formation de paysage.

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La restauration hors domicile à la rescousse des produits dits hors calibre

Auteur(s) : Adelaïde Rivereau, projet européen Food Heroes - Chambre d'agriculture des Pays de la Loire

Illustration de la communication

 Des butternuts bio et locales aux menus de la restauration hors domicile, un projet innovant et riche de sens…
Le marché du frais, en Grande et Moyenne Surface est très sélectif. Les courges trop petites ou trop grosses ne sont pas acceptées. Faute de débouchés économiquement viables, pour éviter de conditionner, stocker et finalement jeter des produits, ce qui a un coût, grand nombre d'agriculteurs laissent les produits hors calibre aux champs.
En automne 2018, des chefs de cuisine ligériens viennent à la rescousse des grosses courges. Deux tonnes de butternuts de la ferme l’Aunay Lubin vont donc être aux menus pour ravir les papilles et éviter du gaspillage alimentaire à la production.
De nombreux acteurs vont mettre la main à la pâte pour sensibiliser au manger local et de saison et pour sensibiliser à la problématique du hors calibre.
La cerise sur le gâteau, les courges sont vendues à un prix rémunérateur pour l’agriculteur !
Cette action est menée dans le cadre du projet européen Food Heroes qui a pour objectif de mettre en place des projets innovants pour réduire les pertes alimentaires en agriculture avec valeur ajoutée pour les agriculteurs. Les partenaires français sont l’AC3A, la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire, le Technopole Quimper Cornouailles ainsi que le Laval Mayenne Technopole.

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Nouveaux services pour le développement des biostimulants dans les cultures spécialisées

Auteur(s) : Maud Tragin - AREXHOR Pays de la Loire

Illustration de la communication

A l’heure du changement climatique et de la réduction des intrants de synthèse, le marché des biostimulants se développe rapidement. La croissance de ce marché est d’ailleurs estimée à plus de 10 % par an. Mais au vu de la réglementation actuelle, comment être sûr que ces nouveaux produits peuvent aider les producteurs à maîtriser leurs cultures dans des conditions environnementales stressantes ? A cette question, nous avons répondu par la création d’un laboratoire commun : le Labcom ESTIM, financé par l’ANR. Ce laboratoire est constitué d’Arexhor Pays de la Loire, station d’ASTREDHOR, et des équipes de l’IRHS. Son objectif principal est de créer de nouveaux services pour mieux caractériser les biostimulants (action(s) et mode(s) d’action) et définir leurs usages (cible(s) et mode(s) d’application). A ce jour, nous avons mis au point une méthode qui permet d’évaluer un biostimulant dans différentes conditions stressantes et donc de savoir si le produit aide les plantes à mieux résister à un ou plusieurs stress abiotiques. Cinq conditions environnementales contraignantes sont actuellement maîtrisées, ce qui permet d’avoir une bonne visibilité sur les potentialités d’un produit. Les notations agronomiques qui ont été calibrées pour cette méthode seront bientôt complétés par des outils biomoléculaires et des outils d’imagerie et permettront de proposer une offre complète aux différents acteurs de la filière. Ces méthodes et ces outils seront de réels leviers pour le développement des produits de biostimulation dans les filières du végétal spécialisé.

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POLLENIZ : un réseau régional participatif pour prévenir, surveiller et lutter contre les dangers sanitaires du végétal

Auteur(s) : Sonia Tenailleau, Polleniz

Illustration du poster

POLLENIZ Organisme à Vocation Sanitaire du végétal en Pays de Loire depuis 2014, garantit la sécurité sanitaire des productions végétales et des espaces végétalisés vis-à-vis des bio-agresseurs, des dangers sanitaires et des espèces exotiques envahissantes, au bénéfice des professionnels, des collectivités et de la population, tout en préservant les enjeux de biodiversité et de santé publique. Il assure des missions de prévention destinées à veiller au bon état sanitaire de ces productions végétales et du patrimoine végétal, des eaux et des aliments, en s’appuyant sur plusieurs outils et services (analyses, bulletins d’alerte et de conseils, formations, éditions de documents de sensibilisation…). Il intervient au niveau de la surveillance biologique du territoire destinée à la production et la circulation de végétaux exempts d’organismes nuisibles en France, en Europe et dans le monde, de la surveillance des espèces posant des problèmes de santé publique et de la surveillance des espèces exotiques envahissantes (EEE). Enfin, il met en œuvre des luttes collectives, à caractère obligatoire ou non, dans le cadre de plans d'action régionaux, au titre de la préservation de la biodiversité.
Sa structure unique régionale, avec un siège social à Angers - Beaucouzé et 5 antennes départementales opérationnelles en Pays de la Loire dotée d’une équipe de 83 collaborateurs et de 12 000 adhérents bénévoles font du réseau POLLENIZ un acteur incontournable de la Santé du Végétal.
Que vous soyez un professionnel d'une filière végétale, un jardinier amateur, un gestionnaire d'espace végétalisé, une collectivité ou un opérateur, POLLENIZ peut vous apporter son expertise et vous permettre d’anticiper les risques sanitaires. Rejoignez notre réseau au sein des collèges qui vous concernent !

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