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Agrocampus Ouest, Angers 10 e édition 4 & 5 Décembre 2018

Communications

Sessions plénières|Sessions thématiques|

Accédez ci-dessous aux exposés et documents des interventions individuelles de chaque session plénière.

Session plénière #01 : S'adapter et identifier des risques

Animateur(s) : Frédérique JOURJON - Directrice Recherche & Valorisation Groupe ESA

Mardi 4 décembre : 10h30-13h00

Communications orales

Analyse prospective des signaux et plus spécifiquement des signaux faibles pour les entreprises du végétal spécialisé

Orateur(s) : Patrick AIGRAIN, directeur du service Analyses et fonctions transversales et multifilières - FranceAgriMer

La présentation des communications sera prochainement disponible.

Maladies et ravageurs émergents : veille phytosanitaire à l’échelle supranationale

Orateur(s) : Anne-Sophie ROY, Chargée d'information European Pathology Plant Organisation

L’intensification et la diversification des échanges commerciaux de végétaux et de produits végétaux figurent parmi les facteurs qui contribuent à l’émergence de nouveaux organismes nuisibles. Ces derniers constituent parfois de graves menaces pour l'agriculture, la foresterie et l'environnement. L’Europe doit aujourd’hui faire face à l’émergence de nouvelles maladies (par ex. Hymenoscyphus fraxineus, Pseudomonas syringae pv. actinidiae, Xylella fastidiosa) et de nouveaux ravageurs (par ex. Anoplophora spp., Cydalima perspectalis, Halyomorpha halys, Popillia japonica). Depuis sa création en 1951, l’OEPP a pour mission d’aider les Organisations Nationales de Protection des Végétaux (ONPVs) des pays européens et méditerranéens à prévenir l’introduction et la dissémination des organismes nuisibles. Dans ce cadre, l’OEPP a mis en place un système de veille documentaire en collectant les signalements officiels des nouveaux foyers, et en exploitant les données de la littérature scientifique. Toutes ces informations sont ensuite restituées dans diverses publications et conservées dans une base de données. Les pays membres de l'OEPP ayant clairement exprimé le besoin d'un système d'alerte précoce pour pouvoir agir le plus tôt possible, une ‘Liste d’Alerte’ a été créée en 1999 avec un double objectif : 1) alerter précocement les ONPVs, et 2) éventuellement soumettre ces organismes nuisibles à une analyse du risque phytosanitaire (ARP). Au sein de l’OEPP, ces activités de veille font partie d'une stratégie plus vaste qui englobe l’analyse du risque (ARP) et l'élaboration de normes (par ex. diagnostic, surveillance, plans d’urgence), ainsi qu’une réflexion sur les campagnes d’information nécessaires pour mieux communiquer avec l’ensemble des acteurs concernés par les émergences.
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Résistance aux changements : identification des verrous et blocages

Orateur(s) : Claire LAMINE, ingénieure de recherche - INRA

Les processus d’écologisation des pratiques agricoles sont souvent limités par les fortes interdépendances dans lesquelles sont « pris » les différents acteurs des filières, et notamment les agriculteurs : par exemple, les céréaliculteurs ne peuvent pas construire des rotations de cultures permettant de réduire le recours aux intrants parce que les structures d’aval ne valorisent pas certaines cultures qui faciliteraient pourtant des changements de pratiques, de même que les arboriculteurs ne peuvent pas prendre le risque de se tourner vers certaines variétés de fruits résistantes et donc moins consommatrices de pesticides, parce que les supermarchés n’en veulent pas. Nous aborderons le cas de la réduction des intrants en blé et en fruits, puis celui de l’innovation variétale fruitière afin de décrypter les interdépendances entre maillons des filières, appréhendées comme des systèmes socio-techniques, et la manière dont ces interdépendances sont maintenues voire renforcées ou au contraire redéfinies au travers de dispositifs concrets, de règles et de formes d’action collectives mis en œuvre (ou non) par divers acteurs de ces systèmes. Il s’agit d’aborder ces diverses formes d’interdépendances au travers d’une approche systémique, qui doit être combinée d’une part avec une perspective socio-historique, et d’autre part avec une analyse des débats et controverses autour des processus d’écologisation. 

Économie de la fonctionnalité et re-conception des services

Orateur(s) : Damien ROUSSELIÈRE, professeur d'économie - Agrocampus Ouest

La présentation des communications sera prochainement disponible.

Session plénière #02 : Faire face aux vulnérabilités et aux aléas

Animateur(s) : Dominique VOLLET - Directeur Général adjoint Agrocampus Ouest - Directeur de la recherche

Mardi 4 décembre : 18h00-19h30

Communications orales

Identification des vulnérabilités et gestion des risques

Orateur(s) : Éric RIGAUD, chargé de recherche Mines ParisTech, secrétaire du groupe REA (Resilience Engineering Association)

 Un système sûr est un système où les potentielles situations dangereuses sont maitrisées et les acteurs ne se perçoivent pas en danger. La maîtrise des situations dangereuses requiert la disponibilité de compétences, de ressources, de temps et d’informations permettant de 1) détecter la présence d’une source de danger ou la survenue d’un changement pouvant induire une situation dangereuse ; 2) identifier la situation comme devant faire l’objet d’une attention spécifique ; 3) Evaluer le degré de dangerosité de la situation ; 4) Définir le comportement à adopter ; 5) Mobiliser les ressources nécessaires et agir pour traiter la situation avec succès.
La gestion des risques vise d’une part à la prévention des situations dangereuses et à la préparation à faire face à la survenue d’une telle situation. La norme ISO 31000, mise à jour en Juin 2018, structure la gestion des risques avec six fonctions : 1) Définition du contexte d’application ; 2) Appréciation du risque (Identification, Analyse, Evaluation) ; 3) Traitement du risque ; 4) Communication et consultation ; 5) Suivie et revue ; 6) Enregistrement et élaboration de rapports. Un ensemble de modèles, méthodes et outils soutiennent la mise en œuvre des tâches de la fonction « Appréciation du risque » tel que l’Analyse Préliminaire du Danger (APD), la méthode hazard and operability study (HAZOP), l’analyse d’impact sur l’activité (AIA), etc.
La mise en œuvre d’un système de gestion des risques dote un système de la capacité à faire face aux situations dangereuses qu’il a mis en risque, qu’il a évalué comme devant faire l’objet de dispositifs de traitement, dispositifs qu’il a mis en place et qu’il maintient. Dans la mesure ou toute les situations dangereuses pouvant affecter un système ne peuvent être considérées par le système de gestion des risques, les décideurs et les acteurs du système sont susceptibles d’avoir à faire face et surmonter une situation dangereuse singulière pour laquelle ils ne possèdent pas de connaissances, de règles ou de procédures adaptées. En conséquence, un système sûr est un système mettant en œuvre un système de gestion des risques tout en étant conscient de ces limites et possédant la capacité à faire face et surmonter des situations pour lesquelles il n’est pas préparé.
La contribution propose un tour d’horizon de la gestion des risques et des challenges opérationnels et théoriques.

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Innovation pour faire face aux aléas

Orateur(s) : Alain MONTEMBAULT, directeur R&D Terrena

Les aléas internes et externes font partie de la vie des marques et des entreprises. Ils peuvent être de plusieurs natures : humain, économique, technique, fiscal, marché, réglementaire, juridique, boursier, … Ils sont maintenant récurrents avec des cycles de plus en plus rapides et certains conduisent à l’arrêt de l’entreprise. Plusieurs processus ont été décrits précédemment et sont appliqués pour maitriser les risques induits.

L’innovation est souvent citée comme un levier que ce soit pour la marque ou le produit majeur de l’entreprise ou bien pour l’entreprise elle- même. L’objectif principal de l’innovation est bien une montée en gamme, une rentabilité plus importante et une sortie du seul management par la réduction des coûts.

Le propos est de positionner l’innovation comme un levier ou non face à ces aléas et de considérer les différentes situations de l’entreprise pour en dégager quelques principes clefs.

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Session plénière #03 : Comment la société influence-t-elle les changements dans les filières et les activités des entreprises ? Dans quelle mesure le numérique accélère-t-il ces changements ?

Mercredi 5 décembre : 11h30-13h15

Table ronde

Animateur(s) : Jean HARZIG - Rédacteur en chef de la revue VÉGÉTABLE

 

Avec la participation de :
- Laurent Bergé - Président de l’Association d’Organisations de Producteurs Nationale (AOPN) 'Tomates et Concombres de France'
- Guillaume Briend - Responsable 'Industries et Services du Futur', Ingénieur projets AGRETIC chez Bretagne Développement Innovation - croisement de filières entre le numérique et l'agriculture-l'agroalimentaire
- Christophe Vattier - CEO, fondateur de 'The Bubbles Company', start-up spécialisée dans le déploiement de services digitaux
- Catherine Patier-Charbonnier - Dirigeante, consultante chez Innoview, cabinet de conseil en stratégie et innovation

 

Ces dernières années, des changements de mode de vie et de consommation s’opèrent : le consommateur souhaite être mieux informé sur les produits qu’il consomme, leur origine, leur qualité (nutritionnelle, organoleptique, visuelle…). Aussi, ces changements obligent les acteurs du végétal spécialisé à s’adapter et à proposer des solutions innovantes pour satisfaire ces nouvelles attentes.
Le numérique peut y contribuer à plusieurs niveaux en :

  • fournissant, à terme, rapidement des informations fiables et claires sur l’origine du produit, sa qualité et ses conditions de production: de la fourche à la fourchette, de l’étable à la table ;
  • analysant le comportement des consommateurs afin d’anticiper leurs besoins ;
  • permettant aux entreprises d’être plus efficientes d’un point de vue économique, environnemental… et ainsi plus compétitives

C’est dans ce contexte de changement que les intervenants de la table ronde, acteurs de la production, de la transformation et de la distribution, accompagnés de Jean Harzig, nous éclaireront sur le rôle du numérique en tant qu’accélérateur de ces transitions.