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Agrocampus Ouest, Angers 10 e édition 4 & 5 Décembre 2018

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2017|2015|2013|2011|2009|2007|2005|

La 7e édition des Rencontres du Végétal a eu lieu les 14 et 15 janvier 2013 sur le campus d'Angers d'AGROCAMPUS OUEST.

Thème de l'édition

Santé, bien-être et environnement : des défis pour la recherche et l'expérimentation en végétal spécialisé

Séance introductive

Sessions plénières

Plantes et Santé

Animateur(s) : Benoît Jeannequin, INRA

Les plantes sont au cœur des enjeux de santé publique non seulement en termes nutritionnels mais aussi en termes de cadre de vie. Les plantes sont depuis des siècles sources de substances actives d’intérêt médicinal mais aussi de substances pouvant être extrêmement toxiques : la chimiotaxonomie peut participer à une meilleure valorisation des plantes tout en préservant la sécurité du consommateur. Les risques alimentaires peuvent être liés à une malnutrition en termes de quantité mais aussi de qualité : connaître les risques allergiques et les bons équilibres alimentaires est primordial. Les plantes participent à l’équilibre mental du citoyen : comment, en fonction de leur culture, les citadins s’approprient-ils le végétal en ville ?

Des plantes pour la prévention de la maladie d'Alzheimer et de divers cancers

Orateur(s) : Pascal RICHOMME, professeur UFR Sciences pharmaceutiques de l'Université Angers

Communication orale • Lundi 14 janvier • 18h00-19h30

Une plante utile en prévention

Le déclin des fonctions cognitives lié à l’âge conduit très souvent à la maladie d’Alzheimer qui affecte actuellement plus de 20 millions de personnes dans le monde. Il existe des médicaments pour ralentir la progression de la maladie (inhibiteurs de l’acétylcholinestérse, mémantine), mais pas encore pour la guérir.
Récemment, diverses plantes et aussi des fruits ont montré un effet préventif intéressant. Il s’agit du ginkgo, du thé vert, de la myrtille, de la fraise, de la pomme, du safran, du curcuma et du romarin. Cette dernière plante est citée par William Shakespeare dans Hamlet comme « bonne pour la mémoire ». Des travaux cliniques très récents ont montré que l’inhalation d’huile essentielle de romarin conduit à un taux plasmatique élevé de 1,8-cinéole qui est associé à une augmentation des performances cognitives. Pour la prévention du cancer de la prostate, le lycopène, issu de la tomate, a déjà été cité. Une étude épidémiologique récente, réalisée avec près de 48 000 hommes, a montré une association nette entre la consommation de café et la réduction du risque du cancer de la prostate. Ce risque est diminué de 60% pour les hommes qui consomment au moins 6 tasses de café par jour ! Les polyphénols sont responsables de l’effet protecteur et non la caféine : pas de différence entre consommation de café normal et café décaféiné. La consommation de fraises réduit les lésions précancéreuses de l’œsophage d’après une étude clinique récente.

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Fruits et légumes, enjeux nutritionnels et pour la santé publique

Orateur(s) : Jean-Michel LECERF, Service de Nutrition - Institut Pasteur - Lille

Communication orale • Lundi 14 janvier • 18h00-19h30

Illustration

Les fruits et légumes font partie d’une alimentation variée et équilibrée, ceci est admis, mais pourquoi ?
Classés d’un point de vue nutritionnel dans un même groupe d’aliments ils ont un ensemble de propriétés originales alliant un faible apport énergétique (20 à 80 Kcal/100g), une teneur élevée en eau, une richesse en fibres et en certains micronutriments, minéraux notamment potassium, magnésium, vitamines (bétacarotène, C, B9 surtout), un apport modéré en glucides variés et une teneur élevée en polyphénols ; enfin ils ne contiennent que peu de protéines et sont quasiment dépourvus de lipides (seul l’ajout de graisses les concerne). Malgré les idées reçues les pommes de terre font partie de ce groupe car elles en ont toutes les propriétés. Ainsi ils contribuent à l’équilibre alimentaire mais ne suffisent pas à celui-ci.
De très nombreuses études scientifiques confirment leur bénéfice santé. Des études expérimentales et des études cliniques permettent d’identifier les points d’impact et les mécanismes d’action des fruits et légumes et de leurs nutriments sur de très nombreuses fonctions physiologiques. Les études épidémiologiques, d’observation, cas-témoins et prospectives permettent d’établir les bénéfices santé d’une consommation élevée de fruits et légumes : ceux-ci sont établis pour la prévention de certains cancers, des maladies cardiovasculaires, de l’obésité et du diabète. Une partie de ces bénéfices sont liés à leur effet propre, une partie au rééquilibrage alimentaire qu’ils entraînent, une partie au fait qu’ils sont un marqueur de mode de vie et de niveau socio-économique élevé (dans la population occidentale).

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Les trames vertes urbaines en France

Orateur(s) : Nathalie BLANC, UMR CNRS LADYSS - Université Paris-Diderot

Communication orale • Lundi 14 janvier • 18h00-19h30

Le programme français de recherche « Trames vertes urbaines » (60 chercheurs, 11 laboratoires concernés, en sciences sociales et en sciences écologiques) a conduit une évaluation des trames vertes urbaines et développé à l’issue de ce programme un référentiel. Les services écosystémiques de ces aménagements ont été étudiés, ainsi que les représentations et pratiques de ces espaces de façon à bâtir une démarche de mise en œuvre utile pour les aménageurs et les élus des collectivités locales. Les trames vertes ont été considérées comme une infrastructure entre esthétique et écologie dans la construction d’une nouvelle urbanité. Trois villes françaises aux cultures et contexte environnemental très différentes ont été étudiées, parmi d’autres cas d’étude : Paris, Marseille, Strasbourg. Nous nous sommes demandés de quelles trames vertes les citadins pouvaient rêver ? Des focus group ont été organisés. Le débat a montré un rapport aux trames vertes inséré dans une esthétique environnementale qui diffère d’une ville à l’autre. L’analyse des discours a mis en évidence que le projet des trames vertes (comme continuité dans le tissu urbain) renvoie à des pratiques de l’espace plus qu’à des représentations, spécifiques aux formes et situations urbaines, aux histoires et cultures, à l’aménagement urbain et à la structuration de la propriété foncière.

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Les allergies aux végétaux

Orateur(s) : Martine DROUET, Unité Allergologie générale - Département de Pneumologie et Allergologie - CHU Angers

Communication orale • Lundi 14 janvier • 18h00-19h30

Les végétaux dans leur ensemble sont de grands pourvoyeurs d’allergies qui peuvent prendre des formes diverses.
Toutes les familles végétales sont représentées dans les allergènes végétaux.
Les formes cliniques sont essentiellement :
- l’allergie alimentaire aux allergènes végétaux
- les allergies de contact lors de manipulations de plantes
- plus rarement, les allergies respiratoires dûes à l’aéroportage des allergènes végétaux

L’allergie alimentaire aux allergènes végétaux
Elle peut revêtir tous les tableaux d’allergie alimentaire mais le plus souvent s’exprime par des allergies cutanées voire des réactions anaphylactiques.
Assez souvent, ces allergies alimentaires sont le résultat d’une allergie croisée avec des allergènes respiratoires : par exemple les pollens de bouleau peuvent induire une allergie alimentaire à la pomme, voire à d’autres fruits.
La sévérité ou non des allergies aux végétaux est souvent liée au type de composant allergénique responsable. Ainsi certains allergènes sont vite détruits par les enzymes salivaires et donnent essentiellement des symptômes mineurs lors du contact avec la muqueuse buccale (syndrome oral ou de Lessof). D’autres composants allergéniques sont détruits par la cuisson (protéines PR10) et les aliments qui les contiennent sont allergisants crus mais peuvent être consommés cuits. Les composants allergéniques non détruits par les enzymes salivaires et résistants à la cuisson donnent les accidents les plus sévères (LTP ou protéines de transfert lipidiques par exemple).

Les allergies de contact
La manipulation de plantes peut donner lieu à des réactions cutanées dont le mécanisme n’est pas univoque.
Il existe des réactions toxiques (non allergiques) et des réactions allergiques, ces dernières étant dues à un phénomène d’hypersensibilité retardée. Il s’agit alors souvent d’allergies professionnelles qui débutent au niveau des mains mais qui peuvent s’étendre de façon parfois très impressionnante. L’allergie aux lactones sesquiterpeniques (laurier par exemple) peut être extrêmement violente.

Les allergies respiratoires dûes à l’aéroportage des allergènes végétaux
Ces manifestations sont plus rares et se rencontrent essentiellement en milieu professionnel.

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Gérer l'hygiène et la sécurité dans les filières du végétal specialisé ?

Animateur(s) : Emmanuelle Chevassus-Lozza, AGROCAMPUS OUEST

L’hygiène et la sécurité des produits sont au coeur des préoccupations des acteurs des filières du végétal spécialisé. Elles justifient au quotidien un engagement important de tous les maillons de la chaîne en matière d’anticipation et de traçabilité. Cependant, quelle est la rupture entre routine et crise ? La situation du végétal est-elle différente de celle des productions animales ? Comment définir au plus juste la notion de risque sanitaire et ses conséquences ? Quels indicateurs la recherche et l’expérimentation sont-ils en mesure de construire pour appréhender ces aspects ?

"Qu'est-ce que l'eau propre ? " Comment passer d'une obligation réglementaire à une recommandation dans un Guide de Bonne Pratiques Hygiénique. Les difficultés rencontrées par l'expérimentation.

Orateur(s) : Catherine GLEMOT, CTIFL - Carquefou

Communication orale • Lundi 14 janvier • 18h00-19h30

Illustration de la conférence

Les exploitants du secteur alimentaire qui produisent ou récoltent des produits végétaux doivent utiliser de l’eau potable ou de l’eau propre là où cela est nécessaire de façon à éviter toute contamination. ». Extraits du Réglement CE n°852-2004. La commission Qualité-Environnement du Ctifl-Interfel FranceAgriMer chargée à travers la rédaction du guide des bonnes pratiques d’hygiène d’aider les professionnels à comprendre et mettre en place la réglementation, a été confrontée à un double questionnement : comment définir l’eau propre et quelles mesures de maîtrise proposer ?
Un premier travail bibliographique poussé a été mené et a montré qu’il existait un grand nombre de références de seuils microbiologiques très différents les uns des autres. En analysant le contenu de ces études, il est apparu qu’aucun des seuils fixés ne reposait sur une validation scientifique mais uniquement sur des dires d’experts.
La Commission qualité a décidé de ne pas indiquer de seuil dans le Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène et a préféré proposer des critères qualitatifs d’appréciation ainsi que des mesures préventives de protection des sources d’eau, de leur environnement et de leur point d’usage.
En parallèle des études complémentaires sont menées au Ctifl depuis plusieurs années pour évaluer le risque de transfert d’agents microbiologiques pathogènes pour l’homme sur les F&L en production primaire et au stade conditionnement. A ce jour, les résultats montrent que dans des conditions « normales » on ne retrouve pas de contamination microbiologique des produits. Les seules contaminations sur F&L ont été retrouvées dans le cas d’eaux artificiellement contaminées à des niveaux de concentration rarement atteints en situations réelles.

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Les aliments d'origine végétale : des aliments bons à penser et bons à manger

Orateur(s) : Mohamed MERDJI, Audencia - Nantes

Communication orale • Lundi 14 janvier • 18h00-19h30

Les recherches en sociologie et en anthropologie montrent que les aliments d’origine végétale ont un statut particulier dans l’imaginaire et les répertoires alimentaires de la plupart des sociétés modernes comme des sociétés traditionnelles. On pense en effet que l’image de pureté qui leur est associée est en partie liée à la manière dont l’esprit humain se représente le vivant. C’est parce que ces aliments sont, en règle générale, et cela contrairement aux substances d’origine animale, exclus de la représentation « naturelle » que l’on se fait du vivant qu’ils sont, pour reprendre l’expression de Lévi-Strauss, « bons à penser » et « bons à manger ». Nous essaierons d’illustrer ce point en nous appuyant sur les données des enquêtes que nous avons réalisées sur le sujet en France, aux Etats-Unis et dans plusieurs autres pays européens.

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Sessions thématiques

Fruits et Légumes

Animateur(s) : Marc Delporte, CTIFL - Emmanuel Geoffriau, AGROCAMPUS OUEST - François Laurens, INRA

La caractéristique forte du secteur des fruits et légumes correspond à la production de produits alimentaires.
Cependant, ce secteur est aussi source d’aménités et d’opportunités pour des activités connexes
innovantes. Cette session fera le point sur la valorisation des fruits & légumes selon les approches suivantes :

  • Une approche de la consommation (caractérisation et attentes des consommateurs, analyse sensorielle, santé des consommateurs)
  • Une approche territoriale (aménités procurées par les activités fruits & légumes, insertion paysagère, démarches d’appellation)
  • Une approche socio-économique (démarches des professionnels vers le grand public, insertion sociale, éducation).

Consommation des fruits et légumes frais : caractéristiques et perspectives

Orateur(s) : Christian HUTIN, CTIFL - Paris

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Au cours de trente dernières années la consommation des fruits et légumes frais s’est développée, mais à un rythme moins soutenu que celle des fruits et légumes transformés. Depuis le début des années 2000 on observe cependant une stabilisation des achats. Sur la longue période le prix des fruits et légumes frais a augmenté plus rapidement que celui des produits transformés. Cependant depuis quelques années, l’écart est moins sensible et le frais se caractérise surtout par une plus grande volatilité des prix qui traduit la difficulté d’ajuster l’offre à la demande. Néanmoins ce segment représente toujours 2/3 de la consommation totale de fruits et légumes.
Le profil type du gros consommateur de fruits et légumes est une personne de plus de 65 ans, vivant en couple et à revenu supérieur à la moyenne. Les jeunes sont notablement sous consommateurs. En outre, à âge identique, les jeunes générations consomment moins que les générations précédentes. Pour des produits vendus le plus souvent à l’état brut, les premiers critères d’achat déclarés sont en premier lieu l’aspect, la fraîcheur et ensuite le prix. L’origine, la marque et les signes de qualité sont moins importants. Le niveau de satisfaction de la qualité est globalement bon, cependant des critiques sont faites sur la maturité et le goût des fruits.
Malgré l’excellente image des fruits et légumes et le soutien du PNNS, il semble indispensable d’enrayer la désaffection des plus jeunes en leur permettant de s’approprier cet univers qui les déroute par sa complexité, en facilitant l’accessibilité et l’adaptation de l’offre aux nouveaux modes de consommation, en réfléchissant à de nouveau modes de segmentation plus opérants. Dans ce cadre il convient d’évaluer quel peut être le potentiel de nouvelles pratiques émergentes tant dans les formes de distribution (proximité, circuits courts, drive) que dans les critères de choix des consommateurs (intérêt accru pour la durabilité, l’environnement).

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Orientation régulatrice du consommateur : son impact sur la consommation de fruits et de légumes

Orateur(s) : Jean-Marc FERRANDI, ONIRIS - Nantes

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Jean-Marc Ferrandi

L’objet de cette communication est de présenter une nouvelle variable explicative du comportement du consommateur : l’orientation régulatrice. Après un rappel théorique montrant les deux types d’approches motivationnelles (approche et évitement) sur lesquels repose la théorie développée par Higgins (1997), nous exposerons la méthodologie et les résultats de deux études conduites auprès de consommateurs français de pommes et de carottes. Nous présenterons la première validation d’un instrument de mesure de l’orientation régulatrice dans un contexte français au moyen d’analyses factorielles exploratoire et confirmatoire. Au moyen d’une classification hiérarchique ascendante réalisée sur les scores factoriels, les consommateurs seront segmentés. Des analyses de variance permettront ensuite de mesurer l’impact de l’orientation régulatrice sur leur consommation de pommes et de carottes. En conclusion, les limites et perspectives sont soulignées.

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Typologie des consommateurs de pommes selon leurs préférences sensorielles et leurs usages et attitudes

Orateur(s) : Emira MEHINAGIC, UPSP GRAPPE - GROUPE ESA - Angers

Co-auteur(s) : Mathilde CHARLES1-2, Isabelle MAITRE1, Evelyne VIGNEAU3, Ronan SYMONEAUX1, Carole PROST2 , Emira MEHINAGIC1
1 - UPSP GRAPPE - GROUPE ESA - Angers
2 - Groupe de Recherche Flaveur - UMR CNRS 6144 - ONIRIS - Nantes
3 - Unité de Sensométrie et Chimiométrie - ONIRIS - Nantes

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Une large étude sur 31 lots de différentes variétés de pommes cultivées en France a été réalisée afin d’obtenir une segmentation fine des consommateurs de pommes, d’identifier les déterminants sensoriels de leurs préférences en lien avec leurs caractéristiques sociodémographiques, leurs usages et attitudes.
Un profil sensoriel complet avec un panel entrainé et un test d’appréciation avec 224 consommateurs ont été menés parallèlement sur ces lots. Les échantillons étaient présentés pelés de sorte à les rendre anonymes. Un questionnaire sur les usages et attitudes a été soumis à ces mêmes consommateurs pour caractériser les différents profils de personnes interrogées. Pour mettre en lien les données d’appréciation des variétés, les caractéristiques sensorielles des produits ainsi que les caractéristiques des consommateurs une approche combinant classification et modélisation a été utilisée.
Trois segments de consommateurs ont été identifiés. Le premier (37%) et le troisième groupe (43%) ont des déterminants sensoriels des préférences proches. Ils apprécient une texture croquante et juteuse ainsi que des fruits ayant des arômes « Floral-Sucré » et « Fruits Exotiques ». De plus, le troisième groupe rejette moins les fruits acides et les arômes «Citron». Au niveau de leurs caractéristiques personnelles, les consommateurs de ces groupes se différencient : Les consommateurs du groupe 1, sont plus jeunes, plus attentifs à l’apparence, au packaging et à la couleur des pommes comparativement aux consommateurs du groupe 3. Les consommateurs du troisième groupe sont des connaisseurs et amateurs de pommes et des consommateurs très réguliers (tous les jours ou presque). Les préférences du deuxième groupe (20%) sont caractérisées par un non rejet de la texture fondante, et une appréciation plus forte des arômes « Rustique » et « Fruits mûrs » que « Fruits exotiques ». Ils rejettent clairement l’acidité et les arômes « Citron » et « Vert». Les consommateurs des groupes 2 et 3 font attention à l’origine et à la variété lors de l’achat. De plus, ils s’approvisionnent un peu plus dans leur jardin et directement chez des producteurs que les consommateurs du groupe 1.
En ayant une meilleure connaissance des préférences et des caractéristiques des consommateurs, des innovations et des communications ciblées peuvent être mises en place pour dynamiser la filière pomme et mieux répondre aux attentes des consommateurs.

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Recherche de solutions pour limiter un frein à la consommation de certains légumes : l'inconfort digestif

Orateur(s) : Gaëlle LEROY, Vegenov-BBV - Saint-Pol-de-Léon

Co-auteur(s) : Gaëlle Leroy1, Céline Baty-Julien1, Jean-François Grongnet2, Serge Mabeau1
1 - Vegenov-BBV - Saint Pol de Léon
2 - AGROCAMPUS OUEST, INRA UMR SENAH - Rennes

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Selon une étude menée par Vegenov en 2009, 12% des consommateurs déclarent souffrir d’inconfort digestif après avoir consommé des légumes. Pour certains, cet inconfort devient un frein important à l’achat. Pour limiter cet inconvénient, nous avons développé une méthodologie permettant d’identifier l’origine de l’inconfort et de proposer des solutions concrètes. Cette méthodologie a été appliquée avec succès aux cas de l’artichaut et du chou-fleur.
La méthodologie mise au point se décom¬pose en 4 étapes, quels que soient les fruits et légumes étudiés : La première étape consiste à identifier le ou les composés suspectés de générer de l’inconfort. Cette phase s’appuie notamment sur une importante recherche bibliographique. Une fois les composés identifiés, les facteurs susceptibles de modifier leur concen¬tration dans le fruit ou le légume et donc leur effet dans l’organisme sont étudiés. Il peut s’agir de facteurs agrono¬miques (variété, maturité, etc.) ou technologiques (paramètres de conservation et de cuisson). La troisième étape consiste à confirmer in vitro l’effet des facteurs identifiés, en comparant les gaz pro¬duits par le microbiote intestinal. La dernière étape est une confirmation in vivo, auprès d’un échantillon de volontaires sains, de l’effet de ces facteurs sur les symptômes de l’inconfort. L’inconfort est mesuré en utilisant un cahier d’observation et la mesure conjointe de l’hydrogène expiré au cours du temps. Ainsi, si l’expérimentation in vitro démontre qu’un type de cuisson réduit la concentration du composé suspecté, l’évaluation in vivo va vérifier qu’en jouant sur ce facteur, les personnes constatent ou non une réduction de leur inconfort.

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Évolution de la valeur nutritionnelle des fruits lors de leur transformation

Orateur(s) : David PAGE, INRA-SQPOV - Domaine Saint-Paul - Avignon

Co-auteur(s) : David PAGE1, Carine LE BOURVELLEC1, Nicolas DELCHIER1, Antoine DEGROU1, Caroline GARCIA1, Barbara GOUBLE1, Patrice RELING1, Catherine RENARD1
1 - INRA -SQPOV Domaine Saint-Paul - Avignon

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les fruits frais bénéficient d’une image positive auprès des consommateurs, principalement parce qu’ils sont généralement riches en microconstituents bénéfiques à la santé. A l’inverse, comme la plupart de ces composés sont connus pour leur fragilité vis-à-vis de la chaleur ou de l’oxydation, pour la plupart des consommateurs, les fruits transformés restent des produits de faibles valeurs nutritionnelles. Cependant, de nombreuses tables de compositions nutritionnelles ne reflètent pas de telles destructions, même pour des constituants réputés fragiles comme la vitamine C. Ces résultats indiquent que les microconstituents bénéficient de protections de la part des tissus du fruit durant la transformation. De plus, la transformation peut avoir des effets positifs en augmentant la durée de vie des produits ou en améliorant la bioaccessibilité des nutriments d’intérêt. La présentation, fait un tour d’horizon d’idées reçues autour de ces différents concepts.

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Relation entre les pratiques agricoles et paysages : cas des abris plastiques en culture de fraise

Orateur(s) : Alain BARDET, CTIFL Lanxade - Prigonrieux

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

De tout temps l’agriculture a façonné le paysage en fonction des besoins en production et de l’évolution de la technicité appliquée. Dans le cadre d’un projet de recherche de trois ans soutenu par l’Acta sur l’impact des pratiques agricoles et des bâtiments d’élevage sur le paysage les instituts techniques de productions animales et végétales ont mené une étude sur la perception des agriculteurs face aux demandes sociétales de paysage en étudiant les systèmes agricoles, les pratiques des agriculteurs afin de préciser leur rôle dans la construction et la gestion des paysages avec des indicateurs d’impact. Cette étude tente de comprendre comment les outils et méthodes paysagères pouvaient répondre aux problématiques agricoles dans des contextes de dynamiques rès variées. Dans le dossier suivant « agriculture et paysage, des outils pour des projets de développement durable du territoire » soutenu par le CasDar l’objectif est de transmettre des compétences sur le paysage à l’aide d’outils techniques aux agents de développement agricole afin qu’ils mènent des projets avec les agriculteurs. La communication donnera les principaux résultats de l’enquête effectuée auprès de fraisiculteurs de Dordogne sur les relations paysage et culture de fraisier sous abri et donnera un exemple d’aménagement d’abords de tunnels de fraisier.

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Les facteurs de performance en maraîchage en circuits courts

Orateur(s) : Agnès GAUCHE, Labex Entreprendre - INRA UMR INNOVATION - Montpellier

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

L’intervention fait suite à une étude menée par l’INRA pour le Ministère de l’Agriculture en 2011, ayant pour objectif l’élaboration d’une méthodologie pour la réalisation de références technico-économiques en circuits courts. La notion de références technico-économique a été élargie aux 3 piliers du développement durable : économique, socio-territorial et environnemental.
Les travaux ont été effectués pour le maraîchage dans 3 régions contrastées : Bourgogne, Bretagne et Languedoc-Roussillon auprès de 75 agriculteurs. Après avoir présenté les régions étudiées, la méthodologie d’enquête et de premiers résultats issus de traitements statistiques sur l’ensemble de la population étudiée, nous nous attacherons plus particulièrement à comprendre les facteurs de performance des exploitations maraîchères en circuits courts et ce, en relation avec la stratégie commerciale et l’organisation du travail, au travers de deux modalités d’analyse : idéaux-types stratégiques et approche compréhensive transversale, pour en aboutir à l’examen des marges de progrès ainsi qu’à des préconisations en termes d’accompagnement, notamment à l’installation et d’action publique.

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Cultiver sur les toits : de l'utopie à la conduite technique

Orateur(s) : Christine AUBRY, INRA AgroParisTech - Paris et Nicolas BEL, Association Potager sur les toits - Paris

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

La culture sur les toits (Rooftop gardening) existe déjà dans certains villes d'Afrique ou d'Asie, comme au Caire en Egypte. La pression foncière urbaine, notamment dans les villes denses, et le besoin multiforme de cultiver que l'on rencontre de plus en plus dans les villes des pays industrialisés conduit à développer, sous forme associative et parfois commerciale, ces formes de culture : en serre (le plus souvent lorsqu'il s'agit de vendre), en dispositifs de type tables ou bacs, la culture de légumes sur les toits aménageables prend de l'ampleur. A Paris, où il existerait environ 300 ha de toits potentiellement "cultivables", il existe déjà des formes de jardins associatifs sur les toits. Le souhait des autorités parisiennes de développer ces formes, face à la raréfaction de sols aménageables en jardins associatifs, mais aussi la pression montante des start-up à vocation de vente (paniers, voire livraison à des magasins de proximité) nous a conduit à tester en vraie grandeur de tels systèmes en axant notre réflexion sur l'ingénierie du substrat : local (de type compost de déchets verts, marc de café), léger, nutritif, celui-ci doit pouvoir supporter au minimum une saison culturale sans apport supplémentaire. Sa durabilité, dans les différentes acceptions du mot, est la qualité majeure requise. Une première campagne d'expérimentation a eu lieu au printemps 2012 sur une terrasse d'AgroParisTech. Cette communication rend compte de cette expérience, de ses enseignements et de ses perspectives.

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Sélection participative et adaptation locale

Orateur(s) : Camille SOURDIN, Bio Loire Océan - Contigné

Co-auteur(s) : Cécile MORVAN1 , Camille SOURDIN1 , Maraîchers de Bio Loire Océan1 , Emmanuel GEOFFRIAU2, Véronique CHABLE3
1 - Bio Loire Océan - Contigné
2 - AGROCAMPUS OUEST - IRHS - Réseau Carotte et autres Daucus - Angers
3 - INRA département SAD - Le Rheu

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

L'utilisation de semences biologiques est obligatoire depuis 2005 pour les producteurs pratiquant cette agriculture. Malgré les efforts réalisés par les semenciers, les demandes ne sont pas encore totalement satisfaites en quantité et diversité. Aussi les producteurs de Bio Loire Océan ont fait le pari de développer un programme recherche sur cette problématique. Comment mettre en place et sélectionner des variétés spécifiques pour leurs territoires et leurs systèmes de production ? Le choix a été fait de travailler avec des variétés populations compte tenu de leur plasticité et leur diversité. Avec l'aide de l'INRA SAD, un travail de sélection participative locale a été entamé sur de nombreuses espèces légumières parmi lesquelles des espèces "phares" de la région (carotte, salade) et d'autres intégrées dans des problématiques de diversification (panais, tomates..).
Les résultats sont encourageants et les producteurs souhaitent poursuivre et développer une sélection spécifique sur leurs fermes en agriculture biologique pour pouvoir disposer de variétés adaptées à leurs environnements pédoclimatiques et sociaux-économiques.
A l'image du partenariat mis en place avec AGROCAMPUS OUEST et le réseau Carotte et autres Daucus, nous souhaitons promouvoir la diversité génétique des variétés cultivées et répondre aux attentes des producteurs et des consommateurs.
Notre programme est amené à se développer dans les années à venir en impliquant et associant les compétences et savoir faire de chercheurs, producteurs et multiplicateurs pour un projet global, cohérent et durable de la filière semences potagères biologiques en région Pays de Loire.

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L'Oignon de Roscoff, à la reconquête de son territoire traditionnel de production

Orateur(s) : Claire GOUEZ, Chambre d'agriculture - Saint-Pol-de-Léon

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

22 octobre 2009 : le journal officiel publie le décret de l’appellation d’origine contrôlée Oignon de Roscoff : c’est l’aboutissement de quinze années de démarche pour obtenir une AOC pour l’oignon du pays et le début d’une nouvelle aventure pour les producteurs légumiers du pays léonard.
L’histoire de l’oignon de Roscoff est très ancienne et son développement dans la région est intimement lié au phénomène « Johnny » : ces paysans qui allaient en nombre vendre leurs oignons en Grande Bretagne, jusque dans les années 1970. Ensuite la production d’oignon a fortement chuté car non rémunératrice pour les producteurs.
Depuis la reconnaissance en AOC, la notoriété de l’Oignon de Roscoff n’a cessé de s’accroître et la demande est supérieure à l’offre. La production augmente chaque année, ce qui est très encourageant pour le Syndicat de défense qui fédère et accompagne tous les acteurs de la filière.

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Viticulture, cidriculture

Animateur(s) : Yann Gilles, IFPC - Ronan Symoneaux, Groupe ESA

Les principaux produits issus de la viticulture et de la cidriculture sont essentiellement des boissons plaisir et conviviales. Pour disposer d’une offre adaptée à la demande, et permettre un développement économique durable de ces filières, comment identifier et comprendre les différentes attentes des consommateurs des différents produits transformés sur le plan hédonique, mais aussi sur d’autres fonctions/services telles la praticité, la naturalité, l’origine géographique...?
Les productions elles-mêmes peuvent participer à l’intégration multipaysage (diversifié, à différentes échelles) et aux réseaux agrotouristiques (rando-vignes, paysage et diversité …). Au contraire, elles peuvent, dans d’autres cas, entrer en compétition avec des activités de loisir.

Cidres : mieux appréhender les attentes des consommateurs et mettre à profit les dernières acquisitions technologiques permettant d'y répondre

Orateur(s) : Arnaud DIDIER, Chambre régionale d'agriculture de Normandie - Caen et Rémi BAUDUIN, Institut Français des Productions Cidricoles - Le Rheu

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

"Le cidre, d’une logique de l’offre vers une démarche marketing de la demande" est une étude menée de 2008 à 2011 à l’échelle de la filière par la Chambre régionale d’agriculture de Normandie, en partenariat avec notamment l’IFPC, l’ESA d’Angers, l’INRA (Centre des Sciences du Goût et de l'Alimentation, Unité de Recherche Cidricole), le laboratoire Frank Duncombe, l’ADRIA-Normandie et les techniciens de la filière. Ce travail d’analyse et de cartographie des préférences organoleptiques des cidres du marché, par un panel de consommateurs, a mis en lumière différents profils de consommateurs. Parmi la diversité existante, chaque type de cidre trouve ainsi un groupe de consommateurs qui l’apprécie particulièrement. Il a ainsi été mis en évidence que les cidres orientés vers un équilibre sucré, peu amer, peu astringent et révélant un fruité important sont majoritairement préférés.
Les acquis récents obtenus à l’UMT Cidricole, constituée par l’IFPC et l’Unité de Recherche Cidricole de l’INRA du Rheu, permettent de disposer d’une palette d’outils de pilotage des fabrications permettant de moduler le profil sensoriel des cidres.
Ces outils, pressentis ou déjà existants, sont puissants en terme d’impact sur le produit fini, aussi bien sur le plan aromatique par une augmentation du fruité que sur le plan des saveurs où ils permettent, par exemple, de diminuer l’astringence, souvent rejetée par les consommateurs, sans modifier la perception de l’amertume, responsable du corps du produit.

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Jus de raisin et production artisanale : quels enjeux pour la filière viticole et quelles attentes des consommateurs ?

Orateur(s) : Yves CADOT, INRA - UE1117 Vigne Vin - UMT Vinitera2 - Beaucouzé

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Dans le cadre d’une production artisanale, l’offre de jus de raisins peut constituer une valorisation intéressante de la production viticole : (i) c’est un débouché supplémentaire pour des raisins produits sur l’exploitation, (ii) cela peut permettre un élargissement de la clientèle, en proposant des produits adaptés aux non consommateurs de vins, (iii) cela participe au renouvellement de l’offre, jusqu’à présent constituée essentiellement par des produits industriels.
Pour les consommateurs, cela s’inscrit dans le Plan National Nutrition Santé (PNNS), dont l’impact est une modification des habitudes de consommation. Ainsi, la population française consomme de plus en plus de jus de fruits. Cependant, le jus de raisin ne représente que 3% de la consommation de jus de fruits. Malgré tout, les jus issus des raisins rouges sont riches en composés “positifs” pour la santé humaine, et les produits issus de productions artisanales sont perçus comme plus qualitatifs pour les consommateurs.
Face à ce constat, l’élaboration à l’échelle « artisanale » de jus de raisins, aux standards des vins, nécessite l’acquisition de compétences techniques nouvelles, elles mêmes en relation avec l’acquisition de références sur le produit.

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Mesures de la perception par le consommateur de la complexité sensorielle de boissons alcoolisées

Orateur(s) : Pascal SCHLICH, INRA - Centre des Sciences du Goût et de l'Alimentation - Dijon

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Afin de décrire le goût des aliments, l'analyse sensorielle classique utilise en général des panels de sujets entrainés qui réalisent des épreuves de profil sensoriel. La cartographie des préférences ambitionne alors de modéliser les préférences des consommateurs à l'aide de ces profils sensoriels. D'une part, le profil sensoriel, en ne délivrant qu'une intensité globale de chaque descripteur, ne permet pas de caractériser la séquence des sensations perçues au fil de la dégustation; d'autre part, la cartographie des préférences, en supposant que la perception du sujet entraîné sera identique à celle du consommateur, peut souffrir d'un manque de causalité.
La méthode de la Dominance Temporelle des Sensations (DTS) permet de dresser un profil sensoriel temporel des produits, c'est-à dire d'établir la séquence selon laquelle les différentes sensations sont perçues par le sujet. Introduite pour des panels de sujets entraînés, la DTS peut tout autant être utilisée avec des consommateurs. Elle permet alors de mieux expliquer les différentes dimensions de la complexité sensorielle perçue par le sujet lors de la dégustation d'un aliment ou d'une boisson. Un questionnaire de mesure de ces dimensions est proposé. Plusieurs applications de la DTS et du questionnaire de complexité, avec des panels entraînés et avec des consommateurs, portant sur des boissons alcoolisées allant du cidre aux spiritueux en passant par le vin, seront présentées.

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Comment les messages liés aux attributs du Terroir influencent la perception des consommateurs de vins ?

Orateur(s) : Ronan SYMONEAUX, Groupe ESA - UPSP GRAPPE - Angers

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Le concept de «Terroir» dans la filière viticole intègre plusieurs dimensions : sol, territoire, savoir-faire, etc. Cette notion est relativement complexe et difficilement compréhensible par tous les consommateurs. Les professionnels utilisent ce concept mais sans réellement connaître son impact sur les consommateurs. L’objectif de ce travail est de mesurer l’influence d’une communication faisant appel aux attributs du terroir (le sol, la parcelle et le cépage) sur l’appréciation des vins, en intégrant également la notion de l’appellation et les caractéristiques sensorielles des vins. La méthode d’analyse conjointe utilisée a permis d’explorer les interactions entre les informations écrites sur les bouteilles et le vin. Cent trente-quatre consommateurs ont participé à ce projet. Selon les dégustateurs, les messages écrits sur l’étiquette et l’appellation ont une influence importante sur la perception des consommateurs. Il a été possible d’identifier différentes sensibilités. Dans certains cas, l’étiquette, et plus encore l’appellation, ont une forte influence sur la perception du vin.

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Perception des consommateurs et intérêt d'un étiquetage environnemental pour les productions de vins d'AOP

Orateur(s) : Frédérique JOURJON, Groupe ESA - Unité de recherche GRAPPE - Angers

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

En Europe et dans le monde, on assiste depuis quelques années à une multiplication des dispositifs d’affichage environnemental à l’échelle des produits, tous secteurs et tous produits confondus. Plusieurs études réalisées en France (Ernst et Young 2009 ; IPSOS 2010 ; Ethicity 2009) montrent clairement que les consommateurs sont de plus en plus sensibles à une information environnementale qui soit en elle-même une évaluation du niveau de performance environnementale des produits et que la majorité des interrogés se déclarent favorables ou plutôt favorables à un affichage environnemental. Les études préconisent l’utilisation de l’affichage environnemental comme élément de différenciation et comme nouvel argument compétitif. Cependant aucune étude ne semble avoir abordé l’évaluation conjointe de l’affichage environnemental et l’affichage qualité des produits ni les impacts sur la perception des consommateurs, notamment pour des produits à forte image de « qualité organoleptique « tels que le vin.
L’objectif du travail mené par le Laboratoire Grappe de l’ESA d’Angers est de fournir aux professionnels de la filière viticole des éléments objectifs sur l’opportunité de l’affichage ou étiquetage environnemental sur les vins, en particulier pour les vins d’appellation.
Le travail a été mené à partir d’enquêtes réalisées sur Internet et à la sortie des grandes surfaces et des cavistes, et s’appuie sur des précédents travaux (Wilson et Jourjon, 2008,2009, 2010) qui ont démontré la pertinence du concept d’implication du consommateur comme critère de segmentation des consommateurs. Deux segmentations ont été effectuées, l’une sur le niveau d’implication vis-à-vis du vin en général et l’autre sur le niveau d’implication dans l’environnement.
Les résultats montrent un lien entre la segmentation par implication et la fréquence de consommation. Au final il ressort que les consommateurs ne sont pas contre un affichage environnemental sur les vins, mais que seuls certains consommateurs plus impliqués dans l’environnement le réclame activement. En effet pour les consommateurs dont le niveau d’implication sur le vin est élevé, la tendance est inversée. Concernant la perception des AOP, bien que la production de vin en général soit considérée comme impactant pour l’environnement, elles conservent cependant une bonne image et ne sont pas considérées comme polluantes. En revanche elles ne sont pas mieux perçues que les vins sans IG ou les vins étrangers. Les types d’étiquetages les plus demandés sont une note globale en lettre (28% des répondants) et une note globale complétée d’une note pour chaque critère (25%). Cette indication devrait apparaître sur la contre étiquette du produit. Notre étude apporte ainsi un éclairage sur le type d’affichage attendu par les consommateurs de vin.

Mots clefs : Consommateurs, affichage environnemental niveau implication

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Viticulture Arboriculture

Animateur(s) : Jean-Claude Mauget, AGROCAMPUS OUEST - Stéphanie Berton, CFA Montreuil-Belllay

 

La Charte Internationale de Fontevraud en faveur de la Protection, la gestion et la valorisation des paysages viticoles

Orateur(s) : Carine HERBIN, IFVV- Epernay

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

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La qualité des paysages viticoles d'une région constitue un capital économique, agro-écologique et culturel pour les viticulteurs, les habitants et les entreprises touristiques. Cette qualité mérite donc d'être travaillée par tous ceux qui en tirent profit. La Charte Internationale de Fontevraud a été créée pour reconnaître les efforts réalisés, de façon coordonnée, par tous les acteurs d'une petite région viticole pour protéger, gérer, aménager et valoriser leurs paysages. Cette reconnaissance se traduit par l'attribution d'un label et la participation à un réseau international de régions viticoles qui mettent en œuvre des politiques paysagères d'excellence. Cet article précise les conditions d'adhésion à cette charte ainsi que les droits qui lui sont liés.

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Aménager l'espace de production à l'échelle du paysage. Retour d'expérience sur le projet Biodiversité et Paysage de l'AOC Saumur-Champigny

Orateur(s) : Guillaume PAIN, Groupe ESA - Unité Paysage Agrocampus Ouest/Groupe ESA - Angers

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Dans le cadre des réflexions sur le maintien de la biodiversité ordinaire des milieux agricoles et des services écosystémiques, l’intérêt d’étudier les phénomènes à l’échelle du paysage est depuis quelques années unanimement reconnu. La diversité – ou l’hétérogénéité – des paysages est souvent mise en avant comme étant une caractéristique à renforcer, cette hétérogénéité pouvant être liée à la diversité des cultures ou à la densité des infrastructures agro-écologiques (IAE).
Dans le cadre d’un projet collaboratif associant la profession viticole et la recherche, un projet d’aménagement du paysage pour la biodiversité a été mené sur l’ensemble de l’AOC Saumur-Champigny. Ce projet, coordonné par le syndicat des producteurs de l’appellation, avait notamment pour objectif d’aménager des couverts végétaux parmi les parcelles de vignes pour aider au maintien d’une flore et faune sauvage, dont une partie pourrait jouer un rôle dans le control des ravageurs de la vigne.
Cinq années se sont écoulées depuis le lancement de ce projet, au cours desquelles une démarche a été définie et mise en œuvre qui a conduit à l’aménagement de plus de 20km d’IAE et a mobilisé 80 planteurs (sur environs 120 viticulteurs recensés sur l’appellation). Les effets de ce projet sur la structure du paysage et la biodiversité sont en cours d’évaluation, mais cette expérience montre d’ores et déjà l’intérêt d’une démarche collective à l’échelle du paysage.

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Vers un verger agroforestier - l'expérience du Conservatoire Végétal d'Aquitaine

Orateur(s) : Evelyne LETERME, Conservatoire végétal régional d'Aquitaine - Montesquieu

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

L’observation et l’étude des vergers traditionnels et ancestraux depuis 1979 par E. Leterme, fondatrice du Conservatoire végétal d’Aquitaine, a amené à comprendre que les arbres fruitiers ont toujours été cultivés en associations jusqu’au milieu du 20ème siècle et à en déterminer l’intérêt.
C’est ainsi qu’en combinant la biodiversité cultivée et l’expérience des techniques traditionnelles dans un cadre novateur et actualisé, le Conservatoire végétal d’Aquitaine participe à améliorer les pratiques culturales en verger, en réduisant au minimum les interventions phytosanitaires, en protégeant les sols et en réduisant les apports en eaux en région sèches.
Le système de « haie fruitière à haute biodiversité », milieu linéaire continu, amène à une auto protection de la culture fruitière par constitution d’un milieu complexe.
Il associe divers phénomènes tels que l’amplification de la biodiversité microbiologique des sols par couverture organique (Bois Raméal Fragmenté et chute de feuilles) – interactions racinaires par plantations à très hautes densités – développement de la coopération du complexe prédateurs et parasitoïdes pour la lutte contre les parasites – utilisation de la biodiversité cultivée faiblement sensible au parasitisme – augmentation de la résistance par la voie de fermentations microorganiques et apport de stimulants.
Le Conservatoire végétal régional d’Aquitaine propose ainsi une nouvelle forme de verger, de type agroforestier en systèmes associés (diversité spécifique, étages végétaux, développement de la diversité microbiologique tant aérien que dans le sol).

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Impact de la composition et de la configuration du paysage sur l'abondance et le contrôle des insectes ravageurs en vergers de pommiers

Orateur(s) : Claire LAVIGNE, INRA Plantes & Systèmes de culture horticoles - Avignon

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

La plupart des insectes ravageurs et des auxiliaires des cultures peuvent se déplacer entre parcelles (par exemple au moment de la récolte) ou effectuent une partie de leur cycle de vie en dehors des parcelles cultivées (changement d’hôte, recherche de site d’hivernage ou de nourriture…). On s’attend donc à ce que la composition des paysages (les proportions des différents usages des terres) et leur configuration (la façon dont ces usages sont distribués dans l’espace) influencent les abondances des ravageurs et des auxiliaires dans les vergers ainsi que les taux de prédation et parasitisme des ravageurs. L’organisation du paysage pourrait alors devenir un levier d’action dans le contrôle des ravageurs.
C’est à cette question que nous nous sommes intéressés en ciblant plus particulièrement l’abondance du carpocapse des pommes (Cydia pomonella), le parasitisme des larves diapausantes et la prédation d’œufs exposés en vergers commerciaux dans un bassin de production situé dans la basse vallée de la Durance (Sud-Est). Nos résultats indiquent que ces variables dépendent effectivement non seulement des caractéristiques du verger lui-même mais également de la composition du paysage autour des vergers (proportions de vergers conventionnels, haies, réseau d’irrigation).

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Caractérisation des paysages viticoles

Orateur(s) : Stéphanie BERTON, CFAA 49 Edgard Pisani - Montreuil Bellay

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Un paysage viticole est avant tout un territoire observé par un individu, c’est à dire une entité physique perçue et représentée par cette personne.
Nous essayons ici, à travers l’exemple du Val de Loire, d’analyser plus précisément les formes constitutives des paysages viticoles ainsi que leur perception visuelle.
Nous utilisons pour cela plusieurs méthodes complémentaires :
- l’analyse plastique et esthétique du paysage,
- la modélisation de certains paramètres tels que l’accessibilité visuelle du paysage,
- l’analyse de l’attitude de l’observateur via le suivi du regard.
La combinaison de ces différents outils d’analyse nous permet de mieux connaître les paysages viticoles et leurs évolutions. Cette démarche semble intéressante tant d’un point de vue technique que touristique.

Mots clés : paysage viticole, formes, perception visuelle, analyse plastique, suivi du regard.

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Paysage

Animateur(s) : François Colson, Plante & Cité - Damien Provendier, Plante & Cité - Hervé Daniel, AGROCAMPUS OUEST

Cette session valorisera les résultats d’études scientifiques et techniques, des synthèses bibliographiques et des réalisations de pratiques innovantes, plus particulièrement sur les questions suivantes :

  • L’étude des effets des végétaux en ville sur l’aspect Santé / Bien-être, en traitant des aspects tant positifs (santé physique et psychologique, régulation climatique,…) que négatifs (allergies, toxicité), à différentes échelles (paysage d’intérieur, parc et jardin, ville…)
  • La gestion de la biodiversité en milieux urbains et périurbains (indicateurs, perceptions par les habitants, pratiques des acteurs…), notamment dans le cadre du plan « Ecophyto 2018 » et de la mise en oeuvre des trames vertes et bleues.
  • Les méthodes d’évaluation économique des apports au bien-être collectif et au développement économique des espaces verts et naturels d’un territoire.

Biodiversité des espaces verts, perception et représentation par les usagers

Orateur(s) : Hervé DANIEL, AGROCAMPUS OUEST - Angers

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les démarches de gestion des espaces verts en ville intègrent de plus en plus des enjeux de biodiversité et différents travaux écologiques sont engagés pour permettre d’évaluer les pratiques actuelles. L’articulation de ces approches naturalistes avec les perceptions et représentations des usagers eux-mêmes reste par contre encore délicate. En association avec des travaux écologiques, une étude sociologique a été conduite sur 9 espaces verts de 3 agglomérations de l’ouest de la France (Angers, Nantes et Rennes). Les objectifs étaient d’évaluer d’une part les savoirs naturalistes des usagers et, d’autre part, le degré d’acceptation de la flore spontanée en ville.
Une enquête par entretiens semi-directifs (76 au total) a été menée auprès des usagers de chacun de ces parcs et a été complétée par une enquête par questionnaire sur ces mêmes sites (597 personnes interrogées).
Au final, il apparaît que les connaissances naturalistes des usagers des espaces verts étudiés sont généralement très limitées et ce malgré la présence d’une diversité biologique non négligeable. Mais les entretiens montrent également que l'on peut très bien avoir distingué ou repéré des éléments du vivant sans avoir de nom particulier pour les désigner. Même si les dénominations précises sont de bons indicateurs de la connaissance de la nature, leur absence n’est donc pas nécessairement synonyme d’une absence totale d'attention portée au vivant. L’analyse des résultats permet également de mettre en évidence des différences entre les agglomérations qui peuvent être mise en parallèle avec l’histoire des politiques des villes, en particulier en matière de désherbage.

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Acceptaflore : Perception et acceptation des plantes sauvages en milieu urbain

Orateur(s) : Damien PROVENDIER, Plante & Cité - Angers

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Afin de réduire les impacts environnementaux du désherbage chimique en ville, les gestionnaires d’espaces verts laissent de plus en plus de place à la végétation spontanée dans les espaces publics. Ces plantes sauvages sont observables aux pieds des arbres, sur les trottoirs, dans les jardins… Le programme Acceptaflore « Acceptation de la flore spontanée en ville » s’est intéressé à la perception du public sur ces formes de nature urbaine. Une enquête sociologique menée dans différents sites montre que la perception par le public est variable, cette végétation représentant pour certains une expression de la nature en ville et pour d’autres un manque de « propreté » et d’entretien. A travers une approche interdisciplinaire, les évocations, la connaissance des noms vernaculaires, l’évaluation de la diversité spécifique et l’appréciation ont été confrontés aux caractéristiques des habitats et aux relevés botaniques. S’inscrivant dans une démarche de recherche-action, ces résultats constituent un matériau de base pour accompagner les collectivités vers une communication globale sur la nature en ville intégrant de nouvelles esthétiques du paysage urbain aux politiques environnementales et urbanistiques.

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Déterminants paysagers de la flore des espaces verts publics

Orateur(s) : Francesca DI PIETRO, Université F. Rabelais - Tours

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les fonctions des espaces verts urbains ont évolué au cours de l’histoire et, depuis une quinzaine d’années, les fonctions de conservation de la biodiversité et d’éducation à l’environnement s’ajoutent aux fonctions symboliques et sociales de ces espaces, censés être des supports de biodiversité. Quelle biodiversité trouve-t-on dans les espaces verts publics, des espaces très anthropisés et soumis aux pratiques de gestion et d’aménagement urbain ? Dans quelle mesure ces dernières déterminent la flore des espaces verts ? Pour répondre à ces questions nous avons testé une batterie de variables relatives au paysage urbain, à la surface et à l’âge de l’habitat, ainsi que d’autres variables spécifiques, en mesurant, par des analyses canoniques, leur contribution à la variance de la composition botanique de deux habitats très fréquents dans les espaces verts publics et représentants deux niveaux d’intervention humaine : les pelouses, très gérées, et les sous-bois, moins gérés.
Pour les premières, notre hypothèse est que la végétation est déterminée par les pratiques de gestion et de fréquentation des espaces verts, auxquelles s’ajoute l’âge de la pelouse, qui conditionne les processus de colonisation par des adventices. Pour les sous-bois, notre hypothèse est que le paysage urbain détermine en grande partie la composition botanique.
Nous avons ainsi relevé la végétation de 219 placettes constituées de quadrats de 4m2, positionnés par 10 sur des transects partant d’un chemin, dans des zones fortement et faiblement fréquentées de pelouses urbaines de l’agglomération tourangelle. Nous avons également relevé la végétation de la strate herbacée de 130 placettes de 30 m2, positionnées en lisière et au centre de bois urbains du même site (protocole inspiré de Vallet, 2009). En ce qui concerne les pelouses, la hiérarchie des variables jouant sur la composition botanique met en relief le facteur « âge », suivi de l’occupation du sol adjacente à l’espace vert (bâtie et agricole), et d’autres variables de gestion (type de mélange semé, hauteur et fréquence de la tonte). Pour les bois, cette hiérarchie met en relief le poids de l’occupation adjacente forestière et bâtie, de la surface du bois, et de sa distance du centre ville. Dans tous les cas, même dans celui très géré des pelouses, l’occupation du sol adjacente, et notamment le pourcentage de surface bâtie, joue un rôle prépondérant sur la flore des espaces verts.

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La cité verte : une réponse aux attentes de nature en ville ?

Orateur(s) : Philippe BODENAN, AGROCAMPUS OUEST - Angers

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Alors que l’urbanisation est un phénomène qui ne cesse de croître, on observe de façon paradoxale que la nature prend une place de plus en plus importante dans la ville. Il s’agit tout d’abord d’une demande sociale de la population, mais ces attentes se manifestent également parmi les aménageurs et les élus, pour qui les questions de biodiversité ou de cadre de vie passent aussi par cette notion.
Historiquement, le végétal a été la première concession faite à la nature dans la ville, via les parcs et les arbres d’alignement. Dans cette continuité, la réponse actuelle passe essentiellement par une végétalisation de nos villes. Depuis ces dernières décennies, le végétal a ainsi conquis de nouveaux supports et a élargi sa palette. Cette nouvelle déclinaison du végétal interpelle cependant la notion de naturalité :
Une plante graminée ne nécessitant certes qu’un arrosage modéré, mais non indigène, peut-elle être considérée comme plus naturelle? Doit-on considérer les murs végétaux avant tout, d’après la présence du végétal qu’ils apportent ou d’après la débauche de moyens techniques qu’ils impliquent ? En un mot, y a-t-il des végétaux / des formes de végétalisation plus à même de répondre à la demande de nature en ville?
Au-delà, on peut également s’interroger sur la capacité du végétal – la nature n’étant pas seulement le végétal- à répondre aux attentes de nature.
C’est là la question d’une thèse en cours que nous proposons ici de présenter.

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Evaluation des bénéfices marchands et non marchands du végétal dans la ville

Orateur(s) : Julien SALANIE, AGROCAMPUS OUEST - Angers et Damien PROVENDIER, Plante & Cité - Angers

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

La reconnaissance des services rendus par les aménagements paysagers en milieu urbain est un enjeu majeur pour les professionnels du paysage. La mesure de la valeur associée aux aménités paysagères reste cependant un sujet complexe d’un point de vue méthodologique.
En 2012, Plante & Cité et AGROCAMPUS OUEST ont entamé une étude financée par l’interprofession Val’hor qui a pour objectifs : (1) Evaluer les indicateurs existants pour développer un outil d’aide à la décision concernant les bénéfices marchands et non marchands liés au végétal dans le paysage urbain ; (2) Formaliser des méthodologies pour évaluer la valeur associée aux aménités paysagères (économie, qualité de la vie, attractivité…) ; (3) Créer des outils d’aide à la décision d’évaluation économique des politiques de planification urbaine pour les élus et les gestionnaires. L’étude s’appuiera sur une méta-analyse (i.e. une revue analyse quantitative de la littérature) des indicateurs et des études sur les bénéfices marchands et non marchands (qualité de la vie, attractivité…). Cette approche quantitative servira à l’élaboration d’un guide méthodologique pour évaluer les bénéfices marchands et non marchands suivant le contexte (projet, échelle, contexte urbain).

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Les bienfaits du végétal en ville sur la santé et le bien-être

Orateur(s) : François COLSON, AGROCAMPUS OUEST Angers et Camille TOUENART, Plante & Cité - Angers

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

À l’initiative du centre technique national Plante & Cité une synthèse bibliographique internationale a été conduite, avec l’appui du bureau d’études « Environnement et société », sur les résultats des recherches scientifiques dans ce domaine. Ce travail répond à 3 objectifs : mieux identifier les bienfaits du végétal pour l’homme en ville, recenser des arguments scientifiques proposer des recommandations d’aménagement pour "plus de nature en ville".
Sur une centaine de sources identifiées, 34 références scientifiques ont été retenues pour leur méthodologie et la pertinence scientifique des résultats.
Les études montrent que la présence d’espaces verts de proximité augmente l’activité physique des plus fragiles (enfants, personnes âgées ou malades…), et contribuent à diminuer le nombre de maladies cardio-vasculaires. La multiplication de ces espaces de proximité permet ainsi de faire baisser le taux de mortalité au sein des populations défavorisées et de diminuer les inégalités sociales de santé.
Le végétal en ville contribue aussi à la santé psychique des habitants, notamment en diminuant le niveau de stress et d’anxiété. Une étude Américaine montre que la présence de végétal dans un quartier permet également de réduire le taux de dépression et de suicide.
Enfin, les espaces verts jouent également un rôle sur le plan des relations sociales en augmentant le sentiment d’appartenance à une communauté de quartier ainsi que le sentiment de sécurité et de convivialité. Ils permettent ainsi d’améliorer la cohésion sociale et de stimuler les dynamiques sociales.
Pour que les espaces verts participent à la santé globale des habitants ils doivent être proches et accessibles. De nombreuses études précisent la nécessité de combiner un maillage d’espaces verts, lieux de rencontres sociales se distinguant par leurs distances des habitations, leurs tailles, leurs équipements, leurs usages.

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Les pratiques autour du végétal : du jardin à la trame verte - Exemple dans le périurbain du sud toulousain

Orateur(s) : Virginie ANTUNES et Mathilde CANARD, Laboratoire GEODE - Université Toulouse 2

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

De la commune au jardin privatif, les représentations et pratiques des acteurs locaux intègrent de plus en plus les questions d'environnement et de paysage. À la fois objet de recherche émergent et objet de gestion multiple, le rôle et la place du végétal dans le périurbain tendent à être reconsidérés. À l’échelle locale, le végétal devient un enjeu de la gestion environnementale et paysagère des territoires, tant dans les espaces verts, agricoles que « naturels », qu'ils soient publics ou privés.
La politique de la Trame verte et bleue tend à amener une réflexion sur la diversité et la richesse floristique des espaces de nature, tant du point de vue paysager que de leur valeur écologique. En zone périurbaine, elle interroge les relations entre action publique et pratiques privées, notamment par l'intégration possible des espaces verts privatifs aux trames vertes et bleues. L'articulation des pratiques de l'échelle publique à celle du privé, de la commune au jardin, peut passer par la mobilisation de dispositifs ou de politiques incitatives voulant influencer les pratiques de jardinage. Car les jardins privatifs deviennent un enjeu à l’échelle locale par la superficie qu’ils occupent (environ 2% du territoire français). A la fois espace de libertés pour le particulier mais également espace de nature à inclure dans la politique locale, le jardin est à la croisée d’influences de multiples acteurs.
Si une véritable réflexion s’est développée ces dernières années autour de la place du végétal dans l’urbain, si de nouvelles pratiques ont été mises en place (gestion différentiée des espaces verts publics, jardinage « éco responsable »…), l'espace périurbain est souvent associé à une banalisation du paysage à la fois par la répétitivité des constructions et par la redondance du végétal dans les lotissements. Depuis quelques années pourtant s'y amorcent des évolutions dans la prise en compte du végétal par les acteurs publics et privés. La réflexion et la mise en œuvre de trames vertes introduisent des enjeux en termes de qualité et de continuité (écologiques et paysagères) des espaces de nature. Les jardins privatifs sont-ils intégrés à la politique locale Trame verte et bleue ? Comment interagissent et s'articulent les pratiques du végétal liées aux trames vertes, entre les dimensions publiques et privées ? Au sud de l'agglomération toulousaine, dans un périurbain résidentiel marqué par une forte présence de l'agriculture, nous nous pencherons sur les représentations et pratiques du végétal, sur la base d'enquêtes qualitatives, dans le cadre de la mise en œuvre de la Trame verte et bleue.

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Trames vertes : vers un nouveau paradigme ?

Orateur(s) : Laure CORMIER, CNRS Ladyss - Paris Diderot

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

En France, depuis la Loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement, les projets d’aménagement de trames vertes se multiplient. Ce phénomène est visible sous de multiples formes à différentes échelles territoriales, du national au local. Nous exposons, ici à travers cette communication les principaux résultats d’un travail de doctorat s’articulant autour de la problématique suivante : les trames vertes : entre discours et matérialité, quelles réalités ? La thèse, mobilisant les concepts de la géographie, s’intéresse à l’articulation : du discours des aménageurs, des politiques mises en place, des formes de gestion existantes, de la matérialité des trames vertes et ses représentations sociales. Tout en s’inscrivant dans une démarche multi-scalaire du national au communal, les recherches s’attachent à étudier la notion de trames vertes à l’échelle de l’intercommunalité en espace périurbain, à travers un site de référence : l’agglomération Angers Loire Métropole. Trois grands résultats de nos travaux peuvent alors apporter un éclairage aux difficultés quant à la concrétisation d’une politique de trame verte en France. Le premier est relatif au morcèlement territorial et administratif face à une volonté de continuité physique. Il conduit au deuxième en induisant les décalages successifs d’une politique à dire d’expert entre les divers niveaux d’échelles. Le dernier résultat met en lumière le difficile écho de la notion de trames vertes à l’échelle locale.

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Plantes ornementales

Animateur(s) : Vincent Guerin, INRA - Fabien Robert, ASTREDHOR

Les plantes ornementales participent pleinement à l’amélioration de nos cadres de vie tant en termes d’esthétique et de loisir que de structures des paysages. Pour ces fonctions, qui évoluent avec le cadre de vie, il est nécessaire d’identifier les besoins et les attentes, qui se traduisent par des questions de recherche et de développement sur des aspects d’identification et de définition de la qualité des gammes végétales.
La session Plantes Ornementales mettra en exergue les approches relatives à la caractérisation des végétaux adaptés à leurs utilisations dans ses différentes dimensions (habitat, jardins, ville), y compris les approches communes avec les acteurs du paysage.

Fleurissement et aménagements paysagers : nouvelles attentes des collectivités

Orateur(s) : Elise BETREMIEUX, AREXHOR - Fauville-en-Caux

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

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Florysage est une association créée par les professionnels de la filière horticole au service des collectivités pour promouvoir l’embellissement du cadre de vie à travers le fleurissement et l’aménagement paysager.
Elle accompagne toutes les actions qui valorisent la végétalisation des espaces dans une démarche de développement durable pour favoriser le rapport entre les habitants et leur paysage.
Au sein d’Arexhor Seine-Manche, les différents échanges avec les collectivités adhérentes de Florysage nous permettent d’établir une approche des réflexions de recherche et d’expérimentation à tenir pour répondre au mieux aux interrogations et aux besoins des services espaces verts et des élus des collectivités.
Les principaux axes de recherche se développent autour de la diversification au niveau de la gamme de végétaux pour une utilisation en pleine terre afin de proposer une gamme pérenne, moins consommatrice en intrants, en eau et plus résistante aux agresseurs tout en ayant un attrait esthétique important.
La gestion des pratiques est également un enjeu important, de la plantation des jeunes arbres à la taille raisonnée des arbustes d’ornement en passant par l’apprentissage de la gestion différenciée, les collectivités souhaitent connaître et maîtriser les techniques et la gammes de végétaux qui leur permettront de mettre en œuvre des actions en adéquation avec les espaces verts et naturels des différents milieux urbains.

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La Charte Qualité Fleurs : une initiative des acteurs de la production, de l'expérimentation et de la recherche au service de la qualité des fleurs et feuillages coupés dans la filière de l'horticulture d'ornement

Orateur(s) : Romain MANCEAU, ASTREDHOR - Paris

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

La filière de l’horticulture ornementale produit, conditionne, transporte et commercialise des fleurs et des feuillages coupés. Toute cette activité a une justification, la satisfaction du consommateur. Dans son acte d’achat, celui-ci tend à se sécuriser par l’adoption de critères d’appréciation de la qualité ; longévité de la fleur, esthétisme et fraîcheur (CCA, 1988). En écho et pour satisfaire ces attentes, la filière s’est organisée autour d’un dispositif, la Charte Qualité Fleurs.
Marque de Qualité-Produit, la Charte repose sur un dispositif certifié de traçabilité et d’évaluation de la qualité des fleurs et feuillages coupés. Elle implique à différents échelons les acteurs de la filière, dont les contributions respectives permettent une amélioration continue pour répondre aux attentes vis-à-vis de ce végétal d’ornement.
La Charte Qualité Fleurs démarre ainsi, après la sortie de la serre et avant la mise en marché, par l’application d’un protocole d’évaluation de la qualité post-récolte des produits, établi entre autres par l’INRA de Sophia-Antipolis et l’Astredhor. Sur un lot prélevé au hasard, après une simulation logistique de la phase de transport (24h), les stades physiologiques de la sénescence des fleurs (Paulin, CNIH, INRA…) sont observés dans des conditions spécifiques de température, d’hygrométrie et de luminosité ; la tenue en vase doit atteindre a minima 7 jours, considéré comme le seuil de satisfaction du client. En cas de problème, une intervention immédiate auprès du producteur est opérée pour identifier et solutionner les difficultés rencontrées.
En parallèle et en réponse aux besoins de diversification, un programme d’expérimentations pour l’élargissement de la gamme des fleurs coupées est conduit conjointement par la station d’expérimentation du CREAT et l’INRA de Sophia-Antipolis ; il alimente ainsi en continu les références techniques de la Charte (conditions spécifiques de réalisation des tests, description des stades physiologiques…).
Au final, les attentes du consommateur peuvent être satisfaites par la collaboration de ce trio « production, expérimentation et recherche ». 

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La gestion des murs végétalisés : résultats d'une enquête menée auprès des professionnels des espaces verts

Orateur(s) : Olivier DAMAS, Plante & Cité - Angers et Philippe FAUCON, CRITT Horticole - Rochefort

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

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Les murs végétalisés représentent une forme de végétalisation et une esthétique urbaine nouvelle et originale, qui suscitent un engouement grandissant. Leur présence ne cesse de se développer ces toutes dernières années dans les centres urbains. Du fait de la jeunesse de cette pratique de végétalisation, et d’un marché hautement concurrentiel, il n’existe à ce jour que peu de données comparatives sur les différents systèmes de végétalisation de murs. Et il n’existe aucun retour d’expériences sur leur gestion et leur devenir après acquisition.
Ce programme d’étude a consisté en une enquête auprès des maîtres d’ouvrages (collectivités et privés) détenteurs de murs végétalisés et des entreprises du paysage mandataires de contrats d’entretien auprès de maîtres d’ouvrages publics ou privés, pour obtenir leurs retours d’expériences en la matière en tant que gestionnaires et opérateurs. Les informations collectées portent sur le plan technique, économique, environnemental et sur la perception de ces dispositifs par les usagers, les élus, et bien sûr les professionnels du végétal eux-mêmes qui en assurent l’entretien.
Ces informations aboutissent à l’obtention d’itinéraires techniques et de ratios/indicateurs spécifiques à l’entretien des murs végétalisés. Ces données serviront de base argumentaire et d’aide à la décision dans la planification de la gestion de murs existants, et pour le développement de futurs projets.

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Amélioration de la qualité des végétaux ligneux : élaboration d'un guide de bonnes pratiques de tenue des végétaux ligneux sur les zones de commerce

Orateur(s) : Joséphine PIASENTIN, ASTREDHOR - Paris

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les produits horticoles vendus dans les différents circuits de distribution et de commercialisation sont soumis à de nombreux aléas qui influencent leur tenue sur les points de vente. Les caractéristiques intrinsèques (substrats, fertilisants, architecture,…) des produits contribuent également à cette tenue.
A la demande de la Commission de la Distribution Horticole (CODHOR) de l’interprofession Val’hor, l’institut Astredhor a réalisé une étude sur les facteurs impliqués dans la qualité de la tenue de végétaux ligneux sur les lieux de commercialisation.
En premier lieu, une synthèse bibliographique a permis d’identifier les facteurs qui peuvent influencer la tenue des végétaux ligneux sur les zones de commercialisation. Ces références parfois généralistes nécessitaient d’être vérifiées sur le terrain.
Une enquête a donc été menée sur 39 lieux de vente. Un état des lieux sur les conditions de stockage et d’entretien de ces végétaux ainsi que sur le niveau de formation des équipes de vente a pu être établi. L’enquête a également permis de recueillir des informations sur les conditions de transport des ligneux.
L’ensemble des données récoltées, ont été recoupées avec les dires de 13 experts, des responsables des lieux de vente. Des facteurs majeurs ont ainsi pu être identifiés et ont permis la rédaction d’un guide de bonnes pratiques à destination des équipes de vente, des responsables de rayons.
Les facteurs qui n’ont pas été identifié nettement comme responsable des problèmes de mauvaise tenue feront l’objet d’investigations complémentaires par voie d’expérimentation. De même, les facteurs intrinsèques aux plantes (fertilisation, qualité du substrat, qualité sanitaire initiale,…) pourront faire l’objet d’expérimentations pour caractériser les itinéraires techniques de production et les niveaux de ces facteurs intrinsèques favorables à la tenue des végétaux.

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Comment le végétal peut-il être utilisé comme support d'éveil à la culture technique et scientifique des jeunes ?

Orateur(s) : Charlène BUCHALET, CCSTI Terre des Sciences - Angers et Delphine VIAU, VEGEPOLYS - Angers

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

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En Anjou, sur des sols diversifiés à la croisée du Massif Armoricain et du Bassin Parisien, les hommes façonnent les paysages avec des cultures spécialisées, et la recherche innove avec les entreprises. VEGEPOLYS, pôle de compétitivité du végétal, rassemble cette dynamique économique et culturelle.
C’est toute une richesse pour l’éveil des jeunes à la culture scientifique, technique et industrielle et pour leur découverte de métiers et de formations, qui peuvent leur donner des perspectives d’orientation professionnelle, sur leur territoire.
Terre des Sciences développe l’Ecole du Végétal®, une offre de ressources et d’accompagnement pédagogiques auprès des scolaires, en s’adaptant aux programmes des écoles, collèges et lycées. Cet accompagnement s’effectue en partenariat avec des acteurs clés de la filière végétale tels que l’INRA, Agrocampus Ouest, le GEVES, Terra Botanica, les parcs et jardins, VEGEPOLYS et ses adhérents.
Les pratiques éducatives et de découverte seront présentées.

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Maîtriser la floraison des arbustes pour explorer de nouveaux marchés - Présentation d'une nouvelle typologie du fonctionnement florale

Orateur(s) : Laurent MARY, ASTREDHOR / CATE - Saint-Pol-de-Léon

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

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Le développement du marché des plantes pour balcons et terrasses pousse les professionnels de l’horticulture à faire évoluer leurs offres de végétaux.
Les arbustes à fleurs, du fait de leur floribondité et de leur esthétique, sont capables de susciter chez les consommateurs des achats d’impulsion. Cette gamme d’espèces peut permettre de créer ces nouveaux produits et de diversifier l’offre.
Mais la qualité esthétique de ces végétaux doit être maîtrisée par l’optimisation de la croissance et de la ramification et par une meilleure maîtrise de la floraison et de la floribondité de façon à pouvoir étaler la période de floraison et donc de mise en marché des produits.
A l’initiative d’ASTREDHOR, un important travail a été réalisé de 2003 à 2008 par les stations d’expérimentation CATE, CDHR Centre-Val-de-Loire, Sileban et Stepp Bretagne et est poursuivi depuis par le CATE pour répondre à cette problématique et à la volonté des professionnels de la filière pépinière de créer de "l’innovation produit" pour dynamiser leurs marchés.
Une méthode a été mise au point avec pour objectif d'évaluer rapidement la potentialité d’une espèce végétale en fonction de ses caractéristiques biologiques à participer à la construction d’une gamme de végétaux correspondant à ces attentes : floraison maîtrisée et abondante, port compact et équilibré. Elle se base sur une caractérisation des composantes morphologiques et physiologiques du végétal et une évaluation de sa variabilité intrinsèque potentielle.
Face à la traditionnelle segmentation entre arbustes à floraison printanière et estivale qui est inopérante pour définir des itinéraires techniques adaptés, les travaux réalisés ont permis de créer une nouvelle classification des arbustes pour leur floraison qui est basée sur la constitution de 4 groupes typologiques. Ces 4 groupes d’espèces possèdent des comportements floraux différents les uns des autres et nécessitent des itinéraires techniques adaptés.
La communication proposée présente en détail cette nouvelle typologie des arbustes et les conséquences qui en découlent pour la construction d’itinéraires techniques visant à produire des arbustes commercialisés en fleurs. De nombreux exemples de réalisation sont proposés.

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Identification de végétaux fleuris tolérants à la sécheresse pour balcons et massifs

Orateur(s) : Sophie BRESCH, CDHR Centre Val-de-Loire - Saint-Cyr-en-Val

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Les gammes de plantes annuelles, bisannuelles et vivaces, produites par les producteurs français à destination des jardinières, balcons, terrasses et massifs, sont issues pour la quasi-totalité d’obtentions privées et mondialisées pour lesquelles le comportement en situation contraignante est peu connu.
Or, dans un contexte d’économie d’eau, il est indispensable pour les producteurs de pouvoir proposer et communiquer sur une gamme de plantes fleuries tolérantes à la sécheresse, capable de satisfaire espaces verts et amateurs.
L’Institut technique Astredhor s’est engagé dans le développement d’une méthode d’évaluation de la tolérance à la sécheresse des plantes ‘’molles’’. Dans ce programme, le premier critère de comportement à connaître n’est pas la consommation ou le besoin en eau d’une espèce ornementale donnée, mais sa capacité à rester décorative avec des apports d’eau réduits.
Des travaux d’évaluation sont menés dans différents sites, avec des situations et des climats différents afin d’assurer des références valables au niveau national.
Les références acquises font ensuite l’objet de fiches synthétiques et didactiques pour chaque taxon. Ces fiches permettent une diffusion auprès des producteurs mais également auprès des utilisateurs pour les informer sur les potentialités des végétaux à rester esthétiques en situation de sécheresse.

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Intérêt de la stimulation mécanique comme méthode alternative aux régulateurs de croissance sur diverses plantes horticoles cultivées en pot

Orateur(s) : Philippe MOREL, INRA - UMR 1345 IRHS - Angers

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

L'un des critères essentiels de la qualité visuelle d'une plante ornementale en pot est sa forme qui doit être compacte et ramifiée. C'est pourquoi, pour beaucoup de plantes ornementales, la maîtrise de la croissance et de la ramification des tiges est indispensable. Dans cet objectif, la méthode la plus employée habituellement est l'application de régulateurs de croissance chimiques; mais leur toxicité sur la santé et de leur impact sur l'environnement remettent en cause leur usage. Parmi les méthodes alternatives susceptibles de les remplacer, la stimulation mécanique est proposée. Elle a été appliquée sur de jeunes plants de rosier Rosa hybrida 'Radrazz' Knock-Out®, d'hibiscus Hisbiscus rosa sinensis 'Porto Rouge' et de basilic Ocimum basilicum 'Grand Vert' . Elle a consisté à passer une barre horizontale (tuyau de PVC) sur la partie apicale des plantes. Les fréquences de passage de la barre ont été différentes selon les espèces: i) une fois par jour, trois fois par semaine, pendant sept semaines (Exp. 1) sur rosier, ii) cinq fois par jour, quatre fois par semaine, pendant cinq semaines (Exp. 2) toujours sur rosier, iii) une fois par jour, une, deux, trois et quatre fois par semaine (Exp. 3) sur hibiscus, iv) soit une fois le matin, soit une fois le soir, 4 fois par semaine (Exp. 4) sur basilic. Ces essais ont été réalisés en serre, à l'IRHS pour les Exps. 1 et 2, à l'Arexhor Pays de la Loire pour les Exps. 3 et 4. Des résultats significatifs ont été obtenus dans les quatre essais, avec i) une augmentation de la ramification de la partie basale des tiges d'ordre 1 chez le rosier (de 102% et 97% dans les Exps. 1 et 2 respectivement), ii) une réduction significative de la longueur des axes d'ordre 1, chez les trois espèces étudiées. Celle-ci a atteint: i) 3,2 cm, soit 13,2%, chez le rosier (Exp. 2), ii) 10 cm, soit 23% chez l'hibiscus, pour la modalité à quatre passages/semaine (Exp. 3), iii) 1,4 cm soit 11,3% chez le basilic pour la modalité avec stimulation le soir (Exp. 4). Dans tous les cas, aucune altération visible du limbe ni des jeunes tiges n'a été observée. Ces résultats montrent donc une réaction assez similaire des plantes à une stimulation mécanique vis-à-vis de l'allongement des tiges, ouvrant ainsi des perspectives intéressantes d'applications horticoles pour contrôler la croissance des plantes ornementales. L'augmentation de la ramification reste par contre à vérifier sur un plus grand nombre d'espèces.

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Qualité visuelle du rosier buisson : regards croisés sur la floribondité

Orateur(s) : Pierre SANTAGOSTINI, AGROCAMPUS OUEST- Angers et Rachid BOUMAZA, AGROCAMPUS OUEST- Angers

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Dans le contexte horticole, la qualité des plantes ornementales peut être appréhendée suivant plusieurs critères : la tolérance aux stress biotiques et abiotiques, les potentialités de développement et l’esthétisme. Ce dernier critère, la qualité esthétique, est spécifique de l’horticulture ornementale. Sa mesure objective est nécessaire pour l’objectif du projet d’équipe. Différentes méthodes de mesure ont été proposées et peuvent être classées en trois groupes. Le premier groupe consiste en des mesures classiques de caractères morphologiques comme le nombre de fleurs, leur diamètre, les dimensions des feuilles etc. Le second est basé sur les méthodes et outils de l’analyse sensorielle introduits pour évaluer la qualité de produits alimentaires, de boissons, de cosmétiques… et récemment adaptés aux plantes ornementales. Le troisième est utilisé par l’International Union for the Protection of New Varieties of Plants (UPOV) dans le but d’évaluer la distinction, l’homogénéité et la stabilité ; il est basé sur des caractéristiques morphologiques calibrées sur des variétés spécifiques.
L’objectif de ce travail est de comparer ces méthodologies pour évaluer quelques caractéristiques de floraison des rosiers buissons. Trois à six plantes de 4 cultivars de rosier, choisis par l’UPOV comme standard pour la floraison, sont cultivés 2 ans soit en serre (2009-2010) soit à l’extérieur (2010-2011) à Angers, France. Ils sont mesurés et photographiés chaque semaine durant la floraison et les photos de pleine floraison sont soumises à un panel de juges pour évaluation. Les résultats de ces trois méthodologies d’évaluation sont comparés et leurs avantages, désavantages et complémentarités sont discutées.

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Gestion préventive des plantes exotiques envahissantes et bonnes conduites

Orateur(s) : Maxime GUERIN, Plante & Cité - Angers

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Face à l’importance croissante que prennent les plantes invasives dans nos paysages, de plus en plus d’actions sont menées pour endiguer le phénomène, que ce soit en aval par des actions de lutte, ou, en amont, par des actions de gestion préventive et d’information. La filière végétal est particulièrement concernée, que ce soit les producteurs qui importent et commercialisent certaines de ces plantes, ou les collectivités territoriales et paysagistes qui les utilisent.
Plante & Cité, en partenariat avec la Fédération des Conservatoires Botaniques Nationaux, a lancé depuis 2011 un programme sur la gestion préventive des plantes exotiques envahissantes en s’inspirant des différents projets déjà menés en Europe (Projet ALTERIAS en Belgique, ‘Code de conduite sur l’horticulture et les plantes exotiques envahissantes’ …) ou localement en France (Conservatoire Botanique National Méditerranéen …). Le projet se décompose de 2 phases : la première consiste à évaluer la perception des plantes invasives par les professionnels via des enquêtes, la seconde à mettre en place un réseau d’informations et de mener des actions de communication.
La première phase est en cours de finalisation. Plus de 170 professionnels ont répondu à l’enquête. La majorité d’entre eux sont sensibilisés à la gestion des plantes exotiques envahissantes, demandeurs de plus d’informations sur le sujet, et, ouverts à la mise en œuvre de mesures de gestion préventive. Certains d’entre eux sont d’ailleurs d’ors et déjà engagés dans des démarches visant à limiter l’utilisation de ces plantes : engagement dans des codes de pratiques et chartes, étiquetage adapté, proposition d’espèces de substitution … Dans le cadre du projet, nous avons produit plusieurs fiches actions décrivant des mesures de bonnes conduite.
La seconde phase viendra ensuite. La mise en place d’un réseau national sur le sujet permettra notamment la diffusion de listes de plantes et de codes de bonnes conduites rédigées en concertation avec l’ensemble des acteurs. 

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Les plantes peuvent-elles dépolluer l'air intérieur ?

Orateur(s) : Damien CUNY, Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques - Lille

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Nous passons près de 80% de notre temps à l’intérieur d’un local. Tous les environnements intérieurs contiennent de nombreuses sources de polluants (appareil à combustion, matériaux de construction, de revêtements et d’aménagement, produits d’entretien et de bricolage ...). La contribution de ces sources peut être aggravée par certains comportements (tabagisme, utilisation non rationnelle des produits, absence de ventilation/aération…). Il existe ainsi dans l’atmosphère des locaux un cocktail de polluants possédant des effets sanitaires à court comme à long terme de plus en plus documentés. Face à cette situation, de nombreuses solutions de remédiation sont étudiées. En amont, les stratégies consistent à limiter la pollution (arrêt du tabac, utilisation rationnelle des produits, entretien des appareils à combustion...) et à assurer une bonne aération des locaux. En complément de ces deux points fondamentaux, il est envisageable de recourir à des systèmes de traitement (par filtration, photocatalyse...) ou encore à la phytoremédiation. Cette dernière a été envisagée dès les années 80. Elle se décline en deux grandes applications : la biofiltration au niveau du substrat et la phytoextraction foliaire. Les récents travaux menés en France sur la phytoextraction foliaire ont été réalisés à la fois en laboratoire et en maison test. Les résultats ont montré que les végétaux peuvent contribuer à la diminution de certains polluants de l’air intérieur mais qu’il n’existe pas de « plante universelle » c’est à dire que les capacités d’épuration dépendent du polluant et de l’espèce considérés. De plus, il a été démontré que le substrat joue un rôle important voire prépondérant dans ces phénomènes d’élimination. Enfin, grâce aux travaux réalisés en échelle réelle, il a été démontré que si les capacités d’épuration existent, elles n’ont pas un rendement suffisant pour parvenir à dépolluer une pièce d’habitation dans les conditions usuelles. Il apparaît donc que les solutions de phytoextraction foliaires passives ne sont pas une voie d’avenir. Il reste à développer les travaux d’ingénierie concernant les systèmes de biofiltration qui seront à tester selon les normes précises afin d’en évaluer les performances en situations réelles.

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Végébase®: un outil en ligne d'aide au choix des végétaux

Auteur(s) : Olivier DAMAS, Plante & Cité - Angers et Gaëtan DUHAMEL, Plante & Cité - Angers

Poster • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Le choix d'une essence végétale à la plantation fait intervenir une multitude de facteurs complexes. Une bonne connaissance du comportement des végétaux plantés face aux contraintes urbaines et périurbaines est donc nécessaire.
Végébase® est un outil d'aide au choix des végétaux, consultable en ligne par les professionnels. Il repose sur une base de données de plusieurs milliers de végétaux renseignés pour de nombreuses informations techniques (une cinquantaine de critères aujourd’hui). La base de données est évolutive et en constant enrichissement. L'outil propose 2 outils de recherche : (i) une recherche simple par nom de plantes et (ii) une recherche multicritères réservée aux adhérents de Plante & Cité et aux partenaires du projet. Les recherches aboutissent à une liste de fiche-plante proposant différents contenus : données descriptives, galerie-images et espace d'écriture collaborative (wiki). Les données descriptives sont classées en six rubriques principales, chacune déclinée en sous-rubriques : général (classification, morphologie, géographie), morphologie, ornement, climat/sol, environnement, usage/gestion.
Végébase® est soutenu par l’interprofession Val’hor et la région des Pays-de-la-Loire. Autour de Plante & Cité qui anime et porte le projet, la création de Végébase® a été rendu possible grâce à la constitution d’un réseau de nombreux partenaires professionnels et d’experts qui pilote le projet et contribue à la construction de l’outil par la fourniture de données.

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Milieux contraignants : travaux d'adaptation de gammes végétales aux murs végétaux

Auteur(s) : Olivier RIAUDEL, GIE Fleurs et Plante du Sud Ouest - Villenave d'Ornon et Jean-Marc DEOGRATIAS, GIE Fleurs et Plante du Sud Ouest - Villenave d'Ornon

Poster • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les surfaces végétalisées et artificialisées sont en plein développement et imposent de nouvelles conditions de plantation et de confort racinaires.
Des travaux sur l’adaptation de gammes végétales vivaces à différents types de murs végétaux ont été développés par la station GIE F&P du Sud-Ouest pour permettre aux producteurs d’identifier les plantes adaptées à ces types de supports et mieux informer leurs utilisateurs.
Le comportement des plantes a été relevé pour les critères suivants : (i) développement ; (ii) compétitivité ; (iii) sensibilité (arrosage, ravageurs, pathogènes, stress hydrique, chaleur…) ; (iv) port et tropisme des plantes ; (v) floraison.
Chaque critère a été noté plusieurs fois au cours de l’année pour identifier l’évolution au cours des saisons. Chaque critère est évalué selon une méthodologie développée spécifiquement pour ces travaux.
D’autres critères technico-économiques ont été appréciés au cours de ces travaux (quantité d’arrosage, de fertilisant, temps d’entretien…), pour permettre des références sur le fonctionnement des murs avec la Végétalisation installée.

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Plantes aromatiques et médicinales

Animateur(s) : Jean-Pierre Bouverat-Bernier, ITEIPMAI - Jean Pluvinage, INRA

Sur le thème “Processus d’innovation dans le secteur des plantes de santé, beauté, bien-être. Incidences sur la recherche et l’expérimentation”, cette session cherchera à montrer comment les innovations permettent d’ouvrir des marchés dans différents secteurs d’utilisation, anciens et nouveaux, des plantes aromatiques et médicinales : santé, compléments alimentaires, cosmétiques, alimentation animale, protection des cultures, produits tinctoriaux…
Les exemples illustrés permettront de pointer les questions posées à la recherche et à l’expérimentation pour assurer compétitivité des produits et développement économique.

Incidence de la réglementation sur l?innovation dans l'emploi des PPAM dans les secteurs pharmaceutiques et des compléments alimentaires

Orateur(s) : Jean-Chistophe MANO, Pharmanager Group - Angers

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Complexe et en perpétuelle évolution, la réglementation est devenue un enjeu capital. Ainsi, la période 2013-2015 sera décisive dans l'évolution des sociétés, et ceci quel que soit le domaine d’activité.
Dans le domaine alimentaire (y compris les compléments alimentaires), le règlement concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires (INCO) sera une nouvelle étape dans l'harmonisation de législation de l'étiquetage des denrées alimentaires dès décembre 2014. De même, c’est toute la législation des additifs, arômes et enzymes alimentaires qui est actuellement en cours de révision. Enfin, à compter du 14 décembre 2012, seules les allégations de santé autorisées par un règlement européen ou bien en attente d'une décision de la commission pourront rester sur le marché européen à destination du consommateur.
Avec l'application du règlement européen établissant une liste des allégations de santé autorisées sur les denrées alimentaires dès 2012, le développement d'une gamme de médicaments à base de plantes peut s'avérer hautement stratégique.
Alors, médicaments à base de plante, compléments alimentaires, existe-t-il d’autres stratégies ? Comment utiliser le règlementaire non comme une contrainte mais comme un vrai levier stratégique de différenciation ?

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Innovation en cosmétologie : d'un nouvel extrait à une nouvelle production végétale, la plantule d'avoine

Orateur(s) : Yves BARBIN, Institut de recherche Pierre Fabre - Gaillac

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

L’avoine est une production agricole traditionnelle, aussi bien pour l’alimentation que pour la cosmétologie. La seule partie utilisée jusque-là était la graine. Nos équipes de R&D ont identifié et développé un nouvel actif cosmétologique extrait de la partie aérienne verte (plantule) d’avoine de notre variété Rhéalba®. Cet actif, destiné à être le cœur de la gamme A-Derma®, présente des propriétés biologiques améliorées (…).
Le passage au stade industriel de ce produit, a nécessité le développement d’un itinéraire de culture et de traitement post-récolte complet. Si la culture de l’avoine est parfaitement connue, la production de la plantule peut être considérée comme la production d’une nouvelle espèce. Cela nous a conduits au développement d’un itinéraire de culture en agriculture biologique, à l’identification du stade optimal de récolte, de la dynamique de la production de biomasse et des conditions de séchage et de stockage.
Le résultat est un projet global, incluant la conversion de plus de 200 ha de terrains dans le Sud-ouest de la France et la mise en œuvre d’innovations technologiques comme le diagnostic au champ de la teneur en principes actifs permettant l’optimisation du stade de récolte. 

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L'innovation de la graine à l'extrait : l'avenir de la plante médicinale ?

Orateur(s) : Jean-Marc SEIGNEURET, Alban Muller International - Fontenay-sur-Eure

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Le développement de l'utilisation des médicaments à base de plantes dépend tout autant de la reconnaissance de leur efficacité au niveau du consommateur que de la confiance du milieu médical. En effet, outre l’automédication, leur utilisation provient du conseil du pharmacien ou de la prescription du médecin. Il importe donc que le milieu médical soit persuadé de l'efficacité et de la sécurité d’emploi de ces produits, dont la garantie demande une maîtrise de la chaine de production de la graine au produit final. Ceci passe obligatoirement par l’amélioration continue du processus, rendue possible grâce à des innovations à tous les niveaux : techniques de sélection et d'amélioration variétale pour rechercher la variété la plus productive, la plus résistante et la plus riche en substances actives ; techniques culturales en vue de diminuer les intrants ; transformations primaires après récolte visant à préserver la qualité intrinsèque de la plante, en évitant ou maîtrisant au mieux les contaminants tout en favorisant les économies d'énergie ; procédés d'obtention des extraits avec l’utilisation de solvants bio-sourcés, de techniques économes en énergie et le recyclage des déchets.

En effet, on ne peut plus de nos jours occulter l'impact environnemental de la production, et ce secteur de la pharmacie à base de produits naturels se doit d’être pionnier et exemplaire dans ce domaine. Ce qui peut apparaître comme une contrainte supplémentaire stimule au contraire la recherche de nouveaux médicaments toujours plus naturels, plus sûrs et plus efficaces pour les « patients » comme pour notre planète.

Cette démarche permet au final le développement de la filière des plantes médicinales tout en n’aggravant pas le déficit de la Sécurité Sociale…

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Développement d'un nouveau procédé de production d'actifs pharmaceutiques à partir de plantes médicinales : la technologie des plantes à traire

Orateur(s) : Frédéric BOURGAUD, Laboratoire Agronomie et Environnement - INRA et Plant Advanced Technologies SA - Vandoeuvre-les-Nancy

Communication orale • Lundi 14 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les métabolites secondaires végétaux sont des substances naturelles qui interviennent dans l’adaptation des plantes à leur environnement. Certains de ces métabolites secondaires végétaux sont dotés de propriétés pharmacologiques remarquables, qui en font des médicaments de premier ordre (paclitaxel de l’if, alcaloïdes indoliques de la pervenche de Madagascar etc.).
Une caractéristique générale de ces métabolites secondaires végétaux tient à leur très faible concentration chez les plantes. Cette faible production végétale pose le problème de l’approvisionnement durable en ces composés naturels pour l’industrie pharmaceutique. Depuis les années 70, la biotechnologie végétale s’est saisie de la question. Diverses technologies ont été développées, comme les cultures de cellules végétales indifférenciées en bioréacteurs ou la culture de « hairy roots ». Les exemples de succès technologiques, s’ils existent, restent toutefois en nombre restreint.
Le Laboratoire Agronomie et Environnement (UMR 1121, Université de Lorraine-INRA) a développé depuis 1996 une technologie alternative, reposant sur la culture de plantes médicinales en serres, pour la production de métabolites secondaires à partir de racines. Cette technologie intitulée « plantes à traire » consiste à récupérer à partir des racines, et de manière non destructive, les composés naturels recherchés. La même plante peut donc être utilisée indéfiniment afin de récolter les molécules d’intérêt. Cette technologie est aujourd’hui utilisée par la société Plant Advanced Technologie SA, spin-off du laboratoire, qui l’exploite à des fins de production de principes actifs tels que des alcaloïdes, terpènes ou composés polyphénoliques.

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Extraits de plantes et innovations dans le secteur de l'alimentation animale

Orateur(s) : Denis BELLENOT, ITEIPMAI - Chemillé

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Les évolutions réglementaires et la demande des consommateurs sont des facteurs d’innovation dans le secteur de l’alimentation animale.
Ainsi, depuis une quinzaine d’années, les fabricants d’aliments pour les animaux de rente ont introduit dans leurs formulations des extraits de plantes. Les premiers extraits utilisés ont été des huiles essentielles qui avaient pour vocation de se substituer aux antibiotiques utilisés comme facteurs de croissance et de restaurer une image très abimée par la crise de la vache folle. Petit à petit, d’autres types d’extraits végétaux sont apparus dans ce secteur. A côté des usages traditionnels comme l’aromatisation et la coloration des produits dérivés, les effets recherchés à travers l’usage des ces extraits sont la stimulation de l’appétit et l’amélioration des indices de production, la diminution de la production des gaz à effet de serre, la stimulation de l’immunité, l’amélioration de la conservation de la viande et la lutte contre le stress dans les élevages.
Dans cette optique, les grandes classes phytochimiques sont mises à contributions ; les huiles essentielles (origan, thym, cannelle, giroflier, citron, eucalyptus, …), les saponosides (yucca, bois de Panama, gypsophile, …), les polyphénols (tanins, flavonoïdes, anthocyanes, dérivés caféiques, ..), les alcaloïdes, certains dérivés soufrés etc…

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Plantes et innovation dans le secteur de la parfumerie : exemple du sclaréol

Orateur(s) : Philippe GALLOIS, ITEIPMAI - Montboucher-sur-Jabron

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

La sauge sclarée est une plante à parfum cultivée sur environ un millier d’hectare dans les régions du sud-est de la France. D’abord piloté par l’huile essentielle, le marché est aujourd’hui orienté vers la production de sclaréol, sous-produit industriel dont la transformation par hemisynthèse permet l’obtention de l’Ambrox utilisé comme fixateur de parfum par l’industrie. La France, avec une vingtaine de tonnes produites annuellement est probablement le premier producteur européen de sclaréol.
A l’initiative de la société Bontoux SA, acteur majoritaire dans l’extraction du sclaréol, un ambitieux projet collaboratif associant industrie, universités, instituts techniques et coopératives de producteurs a été initié en 2007 et labellisé par le pôle de compétitivité PASS (Parfum, Arôme, Saveur, Senteur). Ce projet vise à optimiser par différentes approches la production de sclaréol à l’hectare, à identifier les gènes impliqués dans la synthèse et la sécrétion du sclaréol, à optimiser l’extraction du sclaréol et à identifier et valoriser tous les coproduits du sclaréol. Pour l’optimisation de la production de sclaréol, à côté de travaux de génétique visant à accroître les teneurs en sclaréol des calices et le rendement en calices, des travaux ont été menés sur les stades de récolte, la mécanisation de cette récolte en lien avec une densité de culture adaptée à la récolte aisée des calices.
Les retombées attendues de ce projet multi-acteurs sont multiples, en terme de création d’activités dans les domaines agricoles, industriels et académiques.

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L'utilisation des colorants naturels à une échelle industrielle, un défi R&D à relever

Orateur(s) : Christine BRUNET et Florent GLATARD, ARRDHOR - CRITT Horticole - Rochefort-sur-Mer

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Le CRITT Horticole, labellisé Centre de Ressources Technologiques, accompagne le développement des entreprises, facilite l’innovation et explore de nouvelles pistes de recherche dans le domaine du végétal spécialisé. Il exerce ses compétences dans plusieurs domaines d’activités : l’expertise en horticulture, l’ingénierie des serres, les murs et toitures végétalisés et les plantes colorantes.
Sur ce thème, le CRITT Horticole poursuit depuis plus de 15 ans un programme pluridisciplinaire et unique en Europe sur l’utilisation de colorants et pigments végétaux : constitution d’une vaste collection de plantes tinctoriales, mise en place de parcours de cultures et d’approvisionnement, obtention d’extraits et pigments et mise en œuvre dans différentes filières (Cosmétique, Textile, Agro–alimentaire…). Acteur majeur sur cette thématique au plan mondial, le CRITT Horticole a organisé en 2011 le congrès International ISEND qui a réuni près de 600 participants.
Au travers d’un exemple précis, nous présenterons les principaux défis relevés pour aboutir à l’élaboration d’un ingrédient végétal pour l’industrie cosmétique : depuis la sélection des plantes, leur mise en culture ou leur sourcing, l’extraction des principes colorants, le transfert de leur production à l’échelle industrielle, leur mise en œuvre dans des formulations cosmétiques, jusqu’à la prise en compte des aspects réglementaires.
Des contraintes techniques et technologiques, aux atouts des extraits végétaux, ces recherches s’inscrivent dans un contexte de développement durable et ont l’ambition d’élargir le choix des ressources naturelles à des domaines d’applications variés.

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Valorisation de la biodiversité végétale méditerranéenne : présentation des actions de FranceAgriMer dans le cadre du projet Mediss

Orateur(s) : Elisabeth VIDAL, FranceAgriMer - Paris

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Le projet Mediss est un projet du programme de coopération européen MED.
Dans le cadre des activités « filière PPAM » de ce projet, plusieurs études ont été lancées pour identifier des plantes de la biodiversité méditerranéenne ayant des activités valorisables sur les marchés très demandeurs de la cosmétique et de la nutraceutique.
300 plantes de la flore du pourtour méditerranéen français ont été sélectionnées pour leur représentativité régionale. L’état de la ressource naturelle des plantes a également constitué un critère de choix dans un souci de préservation de l’environnement. Pour les plantes sélectionnées, une recherche bibliographique est effectuée afin d’identifier les meilleures candidates pour des études de caractérisation et d’activités plus approfondies. Des tests d’activités ont été réalisés sur une plateforme de criblage automatisée. Cette expérimentation pilote a pour objet de présenter les potentialités de ce type d’outils dans le cadre de recherches collaboratives sur des plantes à activités. Les partenaires de Mediss ont sollicité les laboratoires de recherche de leur territoire pour fournir des extraits à tester.
Ces études doivent permettre, aux entreprises, notamment les PME, fabricantes et utilisatrices d’extraits de plantes, aux laboratoires de recherche publics d’identifier des pistes de projets de recherche et développement.
Aussi, le projet prévoit la constitution d’une base de données sur les plantes régionales accessible depuis un site internet pour communiquer sur les résultats obtenus. La structure de la base est adaptée à une gestion partenariale et peut intégrer dans le futur les données d’autres projets avec des accès différenciés.

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La pérennité de la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales dans la vallée de la Drôme, entre patrimoine local et innovations

Orateur(s) : Marie-Laure DUFFAUD-PREVOST, INRA - Montpellier

Communication orale • Mardi 15 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

La pérennité de la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales dans la vallée de la Drôme, entre patrimoine local et innovations.
Les plantes à parfum, aromatiques et médicinales traditionnellement présentes dans les collines méditerranéennes, ont été l’objet d’un développement important d’activités dans la vallée de la Drôme et le Diois tout particulièrement. Cette réussite repose à la fois sur un patrimoine paysager et biologique de première importance mais aussi sur l’esprit d’entreprises de personnes souvent venues de l’extérieur de la région. Elles ont su mobiliser des ressources locales vers des débouchés souvent externes. Progressivement, de nouvelles ressources ont été intégrées dans cette économie, comme du matériel végétal importé ou des innovations.
Aujourd'hui le succès de cette filière sur ce territoire est toujours visible par la réussite des entreprises. Cependant, la force de leur ancrage territorial est confrontée à de nombreux défis : volumes de production à fournir, concurrence du marché mondial et financement des innovations.

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Table ronde

L'innovation en matière de réponse aux attentes santé, loisir et paysage : nouvelles demandes,nouveaux produits, nouveaux enjeux scientifiques et stratégiques pour l'entreprise

Animateur(s) : Rémi Mer, journaliste - auteur du « Paradoxe Paysan »

L’innovation reste un des moteurs de la recherche, comme des applications mises sur le marché par les entreprises ou les collectivités. Pour s’assurer de leur développement et de leur succès, ces innovations seront de plus en plus « ouvertes » ; elles seront ainsi plus assurées de répondre à des attentes sociales comme la santé (une valeur sûre), le loisir – et le plaisir qui lui est normalement lié – voire des attentes plus sensibles comme le paysage. Ces attentes sont et seront de plus en plus segmentées, souvent difficiles à cerner parce qu’elles demandent des investissements importants en amont (matériels et immatériels) comme en aval dans leur développement. Certaines innovations sont fugaces (effet de mode) ; d’autres au contraire, plus durables, s’installent dans le paysage, parce qu’elles répondent à de nouveaux besoins, ou qu’elles apportent de nouvelles réponses à des besoins latents. Le domaine du végétal en tant que tel devient un enjeu et un lieu d’innovations dans de nombreux domaines : l’alimentaire certes, notamment à travers les graines, les fruits et légumes, mais aussi le secteur industriel, le monde domestique, tout comme l’espace public. D’ailleurs, peut-on s’arrêter d’innover ?

Avec la participation de :

Brand WAGENAAR - MEDIOFLOR
François LORMEAU - Gestion Urbaine de Proximité de Saintes
François LAFITTE - KIWIFRUITS
Gilles LEVY– PHYTOLIA
Dominique VELE - Ferme de Sainte Marthe

Incidence de la réglementation sur l?innovation dans l'emploi des PPAM dans les secteurs pharmaceutiques et des compléments alimentaires

Orateur(s) : Jean-Chistophe MANO, Pharmanager Group - Angers

Communication orale • Mardi 15 janvier • 11h30-13h30

Illustration de la conférence

Complexe et en perpétuelle évolution, la réglementation est devenue un enjeu capital. Ainsi, la période 2013-2015 sera décisive dans l'évolution des sociétés, et ceci quel que soit le domaine d’activité.
Dans le domaine alimentaire (y compris les compléments alimentaires), le règlement concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires (INCO) sera une nouvelle étape dans l'harmonisation de législation de l'étiquetage des denrées alimentaires dès décembre 2014. De même, c’est toute la législation des additifs, arômes et enzymes alimentaires qui est actuellement en cours de révision. Enfin, à compter du 14 décembre 2012, seules les allégations de santé autorisées par un règlement européen ou bien en attente d'une décision de la commission pourront rester sur le marché européen à destination du consommateur.
Avec l'application du règlement européen établissant une liste des allégations de santé autorisées sur les denrées alimentaires dès 2012, le développement d'une gamme de médicaments à base de plantes peut s'avérer hautement stratégique.
Alors, médicaments à base de plante, compléments alimentaires, existe-t-il d’autres stratégies ? Comment utiliser le règlementaire non comme une contrainte mais comme un vrai levier stratégique de différenciation ?

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Innovation en cosmétologie : d'un nouvel extrait à une nouvelle production végétale, la plantule d'avoine

Orateur(s) : Yves BARBIN, Institut de recherche Pierre Fabre - Gaillac

Communication orale • Mardi 15 janvier • 11h30-13h30

Illustration de la conférence

L’avoine est une production agricole traditionnelle, aussi bien pour l’alimentation que pour la cosmétologie. La seule partie utilisée jusque-là était la graine. Nos équipes de R&D ont identifié et développé un nouvel actif cosmétologique extrait de la partie aérienne verte (plantule) d’avoine de notre variété Rhéalba®. Cet actif, destiné à être le cœur de la gamme A-Derma®, présente des propriétés biologiques améliorées (…).
Le passage au stade industriel de ce produit, a nécessité le développement d’un itinéraire de culture et de traitement post-récolte complet. Si la culture de l’avoine est parfaitement connue, la production de la plantule peut être considérée comme la production d’une nouvelle espèce. Cela nous a conduits au développement d’un itinéraire de culture en agriculture biologique, à l’identification du stade optimal de récolte, de la dynamique de la production de biomasse et des conditions de séchage et de stockage.
Le résultat est un projet global, incluant la conversion de plus de 200 ha de terrains dans le Sud-ouest de la France et la mise en œuvre d’innovations technologiques comme le diagnostic au champ de la teneur en principes actifs permettant l’optimisation du stade de récolte. 

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L'innovation de la graine à l'extrait : l'avenir de la plante médicinale ?

Orateur(s) : Jean-Marc SEIGNEURET, Alban Muller International - Fontenay-sur-Eure

Communication orale • Mardi 15 janvier • 11h30-13h30

Illustration de la conférence

Le développement de l'utilisation des médicaments à base de plantes dépend tout autant de la reconnaissance de leur efficacité au niveau du consommateur que de la confiance du milieu médical. En effet, outre l’automédication, leur utilisation provient du conseil du pharmacien ou de la prescription du médecin. Il importe donc que le milieu médical soit persuadé de l'efficacité et de la sécurité d’emploi de ces produits, dont la garantie demande une maîtrise de la chaine de production de la graine au produit final. Ceci passe obligatoirement par l’amélioration continue du processus, rendue possible grâce à des innovations à tous les niveaux : techniques de sélection et d'amélioration variétale pour rechercher la variété la plus productive, la plus résistante et la plus riche en substances actives ; techniques culturales en vue de diminuer les intrants ; transformations primaires après récolte visant à préserver la qualité intrinsèque de la plante, en évitant ou maîtrisant au mieux les contaminants tout en favorisant les économies d'énergie ; procédés d'obtention des extraits avec l’utilisation de solvants bio-sourcés, de techniques économes en énergie et le recyclage des déchets.

En effet, on ne peut plus de nos jours occulter l'impact environnemental de la production, et ce secteur de la pharmacie à base de produits naturels se doit d’être pionnier et exemplaire dans ce domaine. Ce qui peut apparaître comme une contrainte supplémentaire stimule au contraire la recherche de nouveaux médicaments toujours plus naturels, plus sûrs et plus efficaces pour les « patients » comme pour notre planète.

Cette démarche permet au final le développement de la filière des plantes médicinales tout en n’aggravant pas le déficit de la Sécurité Sociale…

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Développement d'un nouveau procédé de production d'actifs pharmaceutiques à partir de plantes médicinales : la technologie des plantes à traire

Orateur(s) : Frédéric BOURGAUD, Laboratoire Agronomie et Environnement - INRA et Plant Advanced Technologies SA - Vandoeuvre-les-Nancy

Communication orale • Mardi 15 janvier • 11h30-13h30

Illustration de la conférence

Les métabolites secondaires végétaux sont des substances naturelles qui interviennent dans l’adaptation des plantes à leur environnement. Certains de ces métabolites secondaires végétaux sont dotés de propriétés pharmacologiques remarquables, qui en font des médicaments de premier ordre (paclitaxel de l’if, alcaloïdes indoliques de la pervenche de Madagascar etc.).
Une caractéristique générale de ces métabolites secondaires végétaux tient à leur très faible concentration chez les plantes. Cette faible production végétale pose le problème de l’approvisionnement durable en ces composés naturels pour l’industrie pharmaceutique. Depuis les années 70, la biotechnologie végétale s’est saisie de la question. Diverses technologies ont été développées, comme les cultures de cellules végétales indifférenciées en bioréacteurs ou la culture de « hairy roots ». Les exemples de succès technologiques, s’ils existent, restent toutefois en nombre restreint.
Le Laboratoire Agronomie et Environnement (UMR 1121, Université de Lorraine-INRA) a développé depuis 1996 une technologie alternative, reposant sur la culture de plantes médicinales en serres, pour la production de métabolites secondaires à partir de racines. Cette technologie intitulée « plantes à traire » consiste à récupérer à partir des racines, et de manière non destructive, les composés naturels recherchés. La même plante peut donc être utilisée indéfiniment afin de récolter les molécules d’intérêt. Cette technologie est aujourd’hui utilisée par la société Plant Advanced Technologie SA, spin-off du laboratoire, qui l’exploite à des fins de production de principes actifs tels que des alcaloïdes, terpènes ou composés polyphénoliques.

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Extraits de plantes et innovations dans le secteur de l'alimentation animale

Orateur(s) : Denis BELLENOT, ITEIPMAI - Chemillé

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Les évolutions réglementaires et la demande des consommateurs sont des facteurs d’innovation dans le secteur de l’alimentation animale.
Ainsi, depuis une quinzaine d’années, les fabricants d’aliments pour les animaux de rente ont introduit dans leurs formulations des extraits de plantes. Les premiers extraits utilisés ont été des huiles essentielles qui avaient pour vocation de se substituer aux antibiotiques utilisés comme facteurs de croissance et de restaurer une image très abimée par la crise de la vache folle. Petit à petit, d’autres types d’extraits végétaux sont apparus dans ce secteur. A côté des usages traditionnels comme l’aromatisation et la coloration des produits dérivés, les effets recherchés à travers l’usage des ces extraits sont la stimulation de l’appétit et l’amélioration des indices de production, la diminution de la production des gaz à effet de serre, la stimulation de l’immunité, l’amélioration de la conservation de la viande et la lutte contre le stress dans les élevages.
Dans cette optique, les grandes classes phytochimiques sont mises à contributions ; les huiles essentielles (origan, thym, cannelle, giroflier, citron, eucalyptus, …), les saponosides (yucca, bois de Panama, gypsophile, …), les polyphénols (tanins, flavonoïdes, anthocyanes, dérivés caféiques, ..), les alcaloïdes, certains dérivés soufrés etc…

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Plantes et innovation dans le secteur de la parfumerie : exemple du sclaréol

Orateur(s) : Philippe GALLOIS, ITEIPMAI - Montboucher-sur-Jabron

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La sauge sclarée est une plante à parfum cultivée sur environ un millier d’hectare dans les régions du sud-est de la France. D’abord piloté par l’huile essentielle, le marché est aujourd’hui orienté vers la production de sclaréol, sous-produit industriel dont la transformation par hemisynthèse permet l’obtention de l’Ambrox utilisé comme fixateur de parfum par l’industrie. La France, avec une vingtaine de tonnes produites annuellement est probablement le premier producteur européen de sclaréol.
A l’initiative de la société Bontoux SA, acteur majoritaire dans l’extraction du sclaréol, un ambitieux projet collaboratif associant industrie, universités, instituts techniques et coopératives de producteurs a été initié en 2007 et labellisé par le pôle de compétitivité PASS (Parfum, Arôme, Saveur, Senteur). Ce projet vise à optimiser par différentes approches la production de sclaréol à l’hectare, à identifier les gènes impliqués dans la synthèse et la sécrétion du sclaréol, à optimiser l’extraction du sclaréol et à identifier et valoriser tous les coproduits du sclaréol. Pour l’optimisation de la production de sclaréol, à côté de travaux de génétique visant à accroître les teneurs en sclaréol des calices et le rendement en calices, des travaux ont été menés sur les stades de récolte, la mécanisation de cette récolte en lien avec une densité de culture adaptée à la récolte aisée des calices.
Les retombées attendues de ce projet multi-acteurs sont multiples, en terme de création d’activités dans les domaines agricoles, industriels et académiques.

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L'utilisation des colorants naturels à une échelle industrielle, un défi R&D à relever

Orateur(s) : Christine BRUNET et Florent GLATARD, ARRDHOR - CRITT Horticole - Rochefort-sur-Mer

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Le CRITT Horticole, labellisé Centre de Ressources Technologiques, accompagne le développement des entreprises, facilite l’innovation et explore de nouvelles pistes de recherche dans le domaine du végétal spécialisé. Il exerce ses compétences dans plusieurs domaines d’activités : l’expertise en horticulture, l’ingénierie des serres, les murs et toitures végétalisés et les plantes colorantes.
Sur ce thème, le CRITT Horticole poursuit depuis plus de 15 ans un programme pluridisciplinaire et unique en Europe sur l’utilisation de colorants et pigments végétaux : constitution d’une vaste collection de plantes tinctoriales, mise en place de parcours de cultures et d’approvisionnement, obtention d’extraits et pigments et mise en œuvre dans différentes filières (Cosmétique, Textile, Agro–alimentaire…). Acteur majeur sur cette thématique au plan mondial, le CRITT Horticole a organisé en 2011 le congrès International ISEND qui a réuni près de 600 participants.
Au travers d’un exemple précis, nous présenterons les principaux défis relevés pour aboutir à l’élaboration d’un ingrédient végétal pour l’industrie cosmétique : depuis la sélection des plantes, leur mise en culture ou leur sourcing, l’extraction des principes colorants, le transfert de leur production à l’échelle industrielle, leur mise en œuvre dans des formulations cosmétiques, jusqu’à la prise en compte des aspects réglementaires.
Des contraintes techniques et technologiques, aux atouts des extraits végétaux, ces recherches s’inscrivent dans un contexte de développement durable et ont l’ambition d’élargir le choix des ressources naturelles à des domaines d’applications variés.

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Valorisation de la biodiversité végétale méditerranéenne : présentation des actions de FranceAgriMer dans le cadre du projet Mediss

Orateur(s) : Elisabeth VIDAL, FranceAgriMer - Paris

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Le projet Mediss est un projet du programme de coopération européen MED.
Dans le cadre des activités « filière PPAM » de ce projet, plusieurs études ont été lancées pour identifier des plantes de la biodiversité méditerranéenne ayant des activités valorisables sur les marchés très demandeurs de la cosmétique et de la nutraceutique.
300 plantes de la flore du pourtour méditerranéen français ont été sélectionnées pour leur représentativité régionale. L’état de la ressource naturelle des plantes a également constitué un critère de choix dans un souci de préservation de l’environnement. Pour les plantes sélectionnées, une recherche bibliographique est effectuée afin d’identifier les meilleures candidates pour des études de caractérisation et d’activités plus approfondies. Des tests d’activités ont été réalisés sur une plateforme de criblage automatisée. Cette expérimentation pilote a pour objet de présenter les potentialités de ce type d’outils dans le cadre de recherches collaboratives sur des plantes à activités. Les partenaires de Mediss ont sollicité les laboratoires de recherche de leur territoire pour fournir des extraits à tester.
Ces études doivent permettre, aux entreprises, notamment les PME, fabricantes et utilisatrices d’extraits de plantes, aux laboratoires de recherche publics d’identifier des pistes de projets de recherche et développement.
Aussi, le projet prévoit la constitution d’une base de données sur les plantes régionales accessible depuis un site internet pour communiquer sur les résultats obtenus. La structure de la base est adaptée à une gestion partenariale et peut intégrer dans le futur les données d’autres projets avec des accès différenciés.

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La pérennité de la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales dans la vallée de la Drôme, entre patrimoine local et innovations

Orateur(s) : Marie-Laure DUFFAUD-PREVOST, INRA - Montpellier

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La pérennité de la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales dans la vallée de la Drôme, entre patrimoine local et innovations.
Les plantes à parfum, aromatiques et médicinales traditionnellement présentes dans les collines méditerranéennes, ont été l’objet d’un développement important d’activités dans la vallée de la Drôme et le Diois tout particulièrement. Cette réussite repose à la fois sur un patrimoine paysager et biologique de première importance mais aussi sur l’esprit d’entreprises de personnes souvent venues de l’extérieur de la région. Elles ont su mobiliser des ressources locales vers des débouchés souvent externes. Progressivement, de nouvelles ressources ont été intégrées dans cette économie, comme du matériel végétal importé ou des innovations.
Aujourd'hui le succès de cette filière sur ce territoire est toujours visible par la réussite des entreprises. Cependant, la force de leur ancrage territorial est confrontée à de nombreux défis : volumes de production à fournir, concurrence du marché mondial et financement des innovations.

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