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Agrocampus Ouest, Angers 10 e édition 4 & 5 Décembre 2018

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La 6e édition des Rencontres du Végétal a eu lieu les 10 et 11 janvier 2011 sur le campus d'Angers d'AGROCAMPUS OUEST.

Thème de l'édition

Innovation et environnement dans les filières et territoires du végétal spécialisé : Quelles conséquences pour les démarches d'expérimentation ?

Séance introductive

Sessions plénières

Innovation et environnement : enjeux et démarches

Animateur(s) : Jean Boiffin, INRA

Comme tous les autres acteurs agricoles, celui du végétal spécialisé doit intégrer la gestion de l'environnement comme une finalité à part entière qu'il faut conjuguer avec les impératifs de performance tecnique et de durabilité des exploitations. Cet enjeu mobilise fortement les expérimentateurs car il implique un intense courant d'innovation dans les itinéraires techniques, les systèmes de culture et les systèmes de production. Mais comment faire face à la complexité qu'induisent la multiplicité et la difficulté de maîtrise des différents processus en cause? Identifier et hiérarchiser les problématiques, savoir évaluer les performances environnementales, expérimenter à des échelles plus larges : autant de pistes à explorer pour construire les compétences requises, et sur lesquelles cette première session plénière cherchera à apporter des éclairages.

L'agriculture et l'environnement : opportunités et contraintes pour l'innovation

Orateur(s) : Pierre STENGEL, INRA - Avignon

Communication orale • Lundi 10 Janvier • 10h30-13h30

Illustration de la conférence

Depuis le milieu du XXe siècle, la révolution verte a induit une croissance gigantesque de la production agricole. Elle a permis le triplement de la population mondiale en même temps que la satisfaction de mieux en mieux assurée de sa demande alimentaire. Cette croissance a été essentiellement obtenue par celles des rendements, en limitant la consommation d’espaces naturels. La contrepartie en est des impacts environnementaux dont on mesure de mieux en mieux l’importance et la diversité. C’est aussi la consommation élevée des ressources rares ou non renouvelables. Là où elle occupe les territoires, l’agriculture dite « intensive » a altéré la qualité des eaux, elle contribue pour une part importante aux émissions de gaz à effet de serre, elle participe au déclin accéléré de la biodiversité. Elle est fortement consommatrice d’énergies fossiles, responsables de la majeure partie des consommations d’eau douce et de dégradations des sols.
Ce constat, et la mise en cause concomitante des qualités sanitaires ou gustatives de produits, induisent une attente de changement des pratiques agricoles dans les pays les plus développés. Le défi est considérable parce que multiple. Réduire les impacts environnementaux, ou accroître la production de services écosystémiques, en est une composante. Mais il s’agit de la satisfaire en maintenant une productivité agricole élevée pour faire face à l’accroissement prévu de la consommation alimentaire et industrielle, en préservant autant que possible les écosystèmes non cultivés. Au-delà de la correction d’inefficacités dans l’utilisation des intrants énergétiques et chimiques, les solutions disponibles sont généralement associées à des baisses de productivité de la terre. Elles peuvent cependant maintenir les marges des producteurs, l’enjeu économique se situant alors davantage au niveau des filières concernées. Il reste que pour une agriculture très productive comme celle de la France, maintenir ou accroître la production en économisant des intrants industriels et en entretenant les milieux, dépendra fortement d’innovations produites par la biologie, l’écologie et la génétique. Leur acceptation et leur diffusion sont des facteurs clés du rythme de changement espéré. L’agronomie y joue également un rôle essentiel par la conception de systèmes de production nouveaux, nécessairement rediversifiés, et favorisant une nouvelle association entre élevage et production végétale. C’est finalement au niveau de filière et de territoire que se joueront ces enjeux, ce qui suppose d’autres catégories d’innovations, organisationnelles, économiques ou de « gouvernance ». Au-delà l’arbitrage nécessaire entre enjeux locaux et enjeux globaux, environnementaux, économiques et sociaux devra guider la conception du futur de notre agriculture, comme contributrice au développement durable. En ce sens, l’innovation pour les agricultures, actuellement sous productives est déterminante vis-à-vis de nos propres choix.
En conclusion, les contraintes environnementales ouvrent un vaste champ d’opportunité pour des innovations dans des domaines multiples. La concrétisation de ce potentiel dépendra de l’émergence d’un projet de long terme pour l’agriculture et des moteurs mis en œuvre pour sa réalisation.

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Critères et méthodes d'évaluation des performances environnementales des systèmes de production

Orateur(s) : Christian BOCKSTALLER, INRA Agronomie Environnement - Colmar

Communication orale • Lundi 10 Janvier • 10h30-13h30

Illustration de la conférence

Le formidable développement de la production agricole depuis la seconde guerre mondiale a été progressivement remis en question par différents groupes d’acteurs, avec en particulier l’émergence de la problématique environnementale. Il existe aujourd’hui un consensus sur la nécessité de disposer de méthodes d’évaluation opérationnelle des performances environnementales des systèmes de production agricoles pour accompagner et comme condition à la réussite une démarche de progrès et d’innovation. Ainsi, durant la dernière décennie, on a assisté à une « explosion » de travaux et de propositions d’indicateurs. L’exposé visera à dresser un rapide panorama des approches disponibles en France en insistant sur la nécessité de bien identifier les réponses aux questions préalables à toutes évaluations, ceci pour bien cerner les besoins et le type de méthodes nécessaires. Des exemples d’indicateurs disponibles seront donnés pour de grandes problématiques environnementales, tels les risques liés aux pesticides ou la biodiversité. Des éléments d’évaluation de la qualité de ces méthodes ou d’indicateurs compléteront la présentation. Enfin, nous aborderons les besoins et questions de recherche faisant l’objet de travaux en cours. En particulier, un point sera fait sur des approches multicritères récemment développés, intégrant différentes thématiques environnementales et/ou dimensions de la durabilité.

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La production légumière dans les bassins normands, un exemple de gestion des nouveaux enjeux de production à l'échelle d'une filière

Orateur(s) : Pierre GLERANT, Sileban, INRA UMR BiO3P - Le Rheu

Communication orale • Lundi 10 Janvier • 10h30-13h30

Illustration de la communication

Marché saturé avec émergence de nouvelles zones de production, mondialisation des échanges, réformes de la PAC et évolutions de l’OMC, renforcement des attentes en terme de sécurité alimentaire et de protection de l’environnement, crise de la ruralité, sont autant de facteurs que la production légumière doit prendre en compte et intégrer pour assurer sa pérennité et son développement. Les actions et mesures menées par la filière légumière de Basse-Normandie pour répondre à ces enjeux constituent une référence originale. Elles ont visé à garantir et maintenir la qualité de la production et à faire les réformes structurelles (de la production à la commercialisation) nécessaires à la mise en place de productions légumières intégrées. Plus spécifiquement, les actions conduites au niveau des exploitations se sont articulées autour de 3 axes :
i) le maintien durable des emplois et des jeunes (productions à forte valeur ajoutée),
ii) la gestion durable des milieux et l’équilibre des territoires (mesures agri-environnementales)
iii) et la valorisation des filières et des qualités des produits (valorisation qualitative des produits, compétitivité des structures, recherche et innovation technologique).
Les démarches collectives agri environnementales successivement conduites de 1994 à 2008 illustrent comment la filière légumière Bas-Normande a appréhendé avec succès ces enjeux. Les Contrats Territoriaux d’Exploitation légumiers, par leur combinaison de mesures socio-économiques et environnementales, sont un exemple de programme ayant accompagné la réduction des nitrates dans les eaux.

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Quelles régulations pour orienter l'innovation en faveur de l'environnement ?

Animateur(s) : François Colson, AGROCAMPUS OUEST

Les processus de l'innovation en faveur de l'environnement sont complexes et divers, comme le montreront les conférences et les débats de cette session. Ils ont en point commun de devoir être assis sur des fondements scientifiques solides pour être caractérisés en fonction des différents objectifs d'une gestion durable des équilibres environnementaux. En s'appuyant sur l'évolution des connaissances scientifiques, la recherche et l'expérimentation ont la responsabilité de mettre au point des indicateurs fiables de caractérisation et de valider des pratiques de maîtrise de l'environnement pour contribuer au transfert de ces outils vers leurs utilisateurs aux différents stades de chaque filière, de la production à la consommation.

Mécanismes et instruments socio-économiques et politiques : panorama et analyse critique

Orateur(s) : Walid Oueslati, AGROCAMPUS OUEST

Communication orale • Lundi 10 Janvier • 18h00-19h30

Illustration de la conférence

L’analyse économique de l’intervention publique en matière d’environnement implique que l’on étudie l’incitation à l’innovation environnementale dans les systèmes productifs.
L’innovation environnement est l’une des principales solutions aux problèmes de l’environnement et certaines innovations devraient représenter à long terme un potentiel économique considérable.
Les différentes formes de dégradation environnementale sont souvent conçues comme des défaillances de marché, dans la mesure où le lien est rompu entre la poursuite des intérêts privés des consommateurs et des producteurs, et la satisfaction de l’intérêt général. Les instruments de la politique environnementale visent à pallier ces défaillances de marché et prendre en compte les coûts sociaux des différentes activités polluantes.
Traditionnellement, on distingue entre deux grandes catégories d’instruments pour modifier le comportement des individus causant les dégradations environnementales. D’une part ceux qui limitent l’action des agents économiques en leur donnant peu de flexibilité (instruments réglementaires) et, d’autre part, ceux qui, au contraire, les poussent à trouver eux-mêmes les solutions pour améliorer l’environnement (instruments économiques).
L’objet de cette communication est de présenter un panorama des instruments de la politique environnementale et mettre en évidence leurs effets incitatifs sur l’innovation environnementale. Nous montrons que la supériorité souvent présumée des instruments économiques sur les instruments réglementaires n’est pas systématique. Elle dépend notamment des imperfections de l’information et de la structure du marché. L’argument de l’efficacité ne suffit pas toujours à justifier l’utilisation d’un instrument là où des considérations d’acceptabilité sociale prévalent.

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L'innovation et l'environnement dans la PAC à l'horizon 2020

Orateur(s) : Tomas Garcia Azcarate, Commission européenne - Bruxelles

Communication orale • Lundi 10 Janvier • 18h00-19h30

Illustration de la conférence

La Commission a présenté au mois de novembre 2010 sa Communication sur "La PAC à l'horizon 2020: Alimentation, ressources naturelles et territoire - relever les défis de l'avenir". L'environnement et l'innovation en conforme deux des pierres angulaires. La présentation présente donc le contenu de cette Communication en insistant sur les nombreux éléments nouveaux et/ou ouverts qui doivent être développés à l'heure des propositions réglementaires (vers l'été 2011) et lors du processus de codécision au Conseil et au Parlement Européen.
La réforme de la PAC doit être menée à bien si l'on veut renforcer la compétitivité, améliorer l'utilisation des ressources fiscales et optimiser les bénéfices que les Européens sont en droit d'attendre d'une politique publique en ce qui concerne la sécurité alimentaire, l'environnement, les changements climatiques et l'équilibre social et territorial.
Pour y parvenir, il importe que la future PAC, conformément à la communication relative au réexamen du budget3 et compte tenu de son orientation vers le marché, soit constituée d'un premier pilier plus axé sur l'écologie et plus équitable et d'un second pilier davantage orienté vers la compétitivité et l'innovation, les changements climatiques et l'environnement. Cela permettrait à l'agriculture de l'UE d'exploiter son potentiel de productivité latent, notamment dans les nouveaux États membres et, partant, de contribuer à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020. Le fait de canaliser les aides vers les seuls agriculteurs actifs et de rémunérer les services collectifs qu'ils fournissent à la société permettrait d'améliorer l'efficacité et la rentabilité de ces aides et de renforcer la légitimité de la PAC.

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Sessions thématiques

Espaces verts et paysages

Animateur(s) : Caroline Gutleben-Brunel, Plante & Cité et Charles-Materne Gillig, HEPIA

L’émergence de nouvelles prérogatives environnementales incite à concevoir des systèmes de planification urbaine, d’aménagement et de gestion qui feront appel au génie végétal et à ses multiples rôles fonctionnels. Il faudra en particulier être attentif à la réduction des produits phytosanitaires, à la consommation durable des ressources en eau, à la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre et à la restauration des flux de diversité en milieux urbains…. Contraintes et opportunités, ces approches désormais indissociables des évolutions de pratiques en matière d’urbanisme végétal, posent néanmoins la question du choix des critères d’évaluation à retenir dans les processus d’innovation. 

Influence des contraintes de gestion sur la conception d'ouvrages verts

Orateur(s) : Charles-Materne GILLIG, Haute Ecole du Paysage, de l'Ingénierie et de l'Architecture (HEPIA) de Genève

Communication orale • Lundi 10 Janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

« Entretenir autant que nécessaire, mais aussi peu que possible »
Ces quelques mots résument bien la nouvelle philosophie des gestionnaires de nos espaces publics, avec l’introduction de l’entretien différencié couplée aux nouvelles exigences écologiques tels que le ‘zéro phyto’, l’utilisation de machine moins bruyantes et moins polluantes…
Si ceux-ci sont contraints de s’adapter pour tous les espaces dont ils ont la charge, il est intéressant d’analyser dans quelle mesure les concepteurs prennent en compte ces nouvelles contraintes, dans leurs projets.
L’analyse de quelques réalisations récentes permet de s’interroger sur la manière dont les concepteurs prennent en compte ces nouvelles données et de quelle manière elles influent sur la conception.
Les contraintes de gestions sont-elles moteur de projet, freinent-elles au contraire toute innovation conceptuelle, ou permettent-elles d’explorer de nouvelles manières de penser et de vivre les espaces verts ?

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Nouveaux usages et nouveaux enjeux liés au choix des gammes végétales en ville : quelles informations rendre disponibles pour les concepteurs paysagistes et autres prescripteurs de végétaux ?

Orateur(s) : Gaëtan DUHAMEL, Plante & Cité - Angers

Co-auteur(s) : Olivier DAMAS1, Rémi DUFLOT1, Damien PROVENDIER1
1 Plante & Cité

Communication orale • Lundi 10 Janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

L’émergence des questions environnementales et les contraintes économiques ont généré une forte sensibilité des citoyens et des professionnels des espaces verts concernant la gestion du cadre de vie et conduit à une recherche globale d'économie en intrants. Les modes de gestion « raisonnée » ou « différenciée » induisent des changements à la fois dans l’aménagement et l’entretien des parcs et jardins, mais également dans le choix des techniques et des végétaux utilisés.
Aussi, il existe une demande de la part des concepteurs paysagistes, collectivités et professionnels du paysage concernant la mise à disposition d’informations sur les caractéristiques des végétaux, afin de rechercher ceux adaptés à leur milieu de plantation et aux spécificités de configuration du site qu’ils ont à concevoir et/ou gérer (contraintes urbaines diverses). Une base de données sur les arbres, arbustes et herbacées vivaces est en cours de construction par Plante & Cité et aboutira à la création d’un outil d’aide à la décision pour le choix des végétaux intégrant des critères adaptés aux nouvelles préoccupations d’aménagement et d’entretien des espaces verts. Le contenu de la base de données est orienté vers des critères d’adaptation au milieu (caractéristique du sol, climat, résistance à la sécheresse, etc…) et d’adéquation avec les objectifs de gestion et de contraintes urbaines (gabarit, taille…). L’agrégation des données s’appuie sur une démarche de partenariats pour mutualiser et synthétiser des bases de données existantes. Au final, la base Plante & Cité permettra de retrouver sur une « fiche-plante » les caractéristiques d’une espèce ou d’un cultivar considéré. Grâce à une seconde entrée de consultation, un utilisateur se verra proposer une liste de plantes correspondant aux critères et aux besoins qu’il aura renseignés. La base de données sera collaborative avec la possibilité pour les professionnels de partager leur retour d’expérience sur les végétaux.

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Façades et toitures : impacts climatiques et thermiques

Orateur(s) : Majorie MUSY, Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes et Emmanuel BOZONNET, Ecole Centrale de Nantes

Communication orale • Lundi 10 Janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Pour limiter l’étalement urbain et les nuisances qui lui sont attribuées (consommation énergétique des déplacements urbains, émission de gaz à effet de serre, consommation d’espace, imperméabilisation des sols…), il faut reconstruire la ville sur elle-même, la densifier.
Par ailleurs, les grandes agglomérations subissent l’effet d’îlot de chaleur urbain, avec des amplitudes croissantes liées au réchauffement climatique et aux apports anthropiques, et en particulier les conséquences sanitaires dont nous avons pris conscience pendant l’été 2003. Si cette évolution n’est pas envisagée du point de vue de la conception urbaine et architecturale, la réponse sera à dominante énergétique (climatisation des bâtiments pour répondre aux nécessités sanitaires et aux exigences de confort des citadins), mettant ainsi à mal les objectifs de réduction de la consommation énergétique des bâtiments.
Ces deux objectifs environnementaux se traduisent dans la pratique des projets par des interrogations récurrentes sur le rôle du végétal. En effet, pour améliorer le confort d’été dans les villes, une des solutions avancée est l’accroissement de la place de la végétation. Simultanément, pour aider à maîtriser la dépense énergétique pour la climatisation et le chauffage des bâtiments, les solutions végétales appliquées aux enveloppes de bâtiments sont réputées efficaces. Ainsi, des techniques industrielles de façades et toitures végétales dont on avance les performances thermiques et climatiques sont d’ores et déjà disponibles.
Des travaux sont engagés pour évaluer les performances climatiques et thermiques de ces solutions. Nous ferons un état de l’art de ces performances et mettant en évidence les effets directs sur la consommation énergétique des bâtiments et les effets indirects, c’est-à-dire les effets sur l’environnement du bâti et par rétroaction l’influence de ce microclimat urbain.

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L'ACV pour l'évaluation environnementale des méthodes de gestion écologique des espaces verts : exemple d'application à la comparaison des méthodes de déherbage

Orateur(s) : Pauline LAILLE, Plante & Cité - Angers et Stéphane LE POCHAT, EVEA - Nantes

Communication orale • Mardi 11 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Dans le contexte actuel où développement durable et évolution de la réglementation motivent une modification rapide des modes de gestion, l’adaptation des gestionnaires à un système en constante évolution représente un vrai défi. Parmi la grande diversité des outils d’accompagnement, les méthodes d’expertise environnementale proposent des solutions d’évaluation des pratiques en termes d’impact sur l’environnement et permettent de comparer des services ou des équipements afin d’effectuer les choix opérationnels en connaissance de cause. L’analyse du cycle de vie (ACV) fait partie de ces outils et présente l’avantage d’être une méthode rigoureuse et, de plus, normalisée (normes ISO 14040 : 2006).
La grande diversité des données à collecter et à traiter constitue la principale difficulté de la mise en œuvre de l’ACV ainsi que la principale source de biais. Ainsi il convient souvent de formuler le problème de manière spécifique, selon des hypothèses permettant à la fois de limiter la quantité de données à acquérir tout en gardant un niveau de fiabilité acceptable pour l’évaluation environnementale.
Après en avoir exposé les principes méthodologiques, nous illustrerons les différentes étapes de l’ACV à travers l’exemple du programme de comparaison des méthodes de désherbage piloté par Plante & Cité et montrerons en quoi son application à l’évaluation des pratiques de gestion des espaces verts est pertinente. Seront notamment abordés :
• le choix de l’unité fonctionnelle pour le système choisi : désherbage annuel d’1m² de terrain ;
• la scénarisation de la problématique : profils de gestionnaires associés à des scenarii de pratiques (données issues d’études connexes : enquête nationale et observatoire des pratiques) ;
• l’inventaire des données, réalisé à la fois sur le terrain et dans la littérature ;
• les indicateurs environnementaux en fonction des impacts étudiés : des exemples en lien avec la problématique désherbage / espaces verts.

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Le génie pédologique au service d'une refonctionnalisation écologique d'espaces urbains dégradés

Orateur(s) : Christophe SCHWARTZ, INRA - Nancy

Co-auteur(s) : Christophe SCHWARTZ1 - Geoffroy SERE 1- Jérôme CORTET1 - Françoise WATTEAU1- Stéphanie OUVRARD1 - Sophie LEGUEDOIS1 - Jean-Louis MOREL1
1 Laboratoire Sols et Environnement - Nancy-Université - INRA UMR 1120 - Vandœuvre-lès-Nancy
 

Communication orale • Mardi 11 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

L’utilisation de déchets et de sous-produits en construction de sols est une voie nouvelle pour la refonctionnalisation écologique des sols dégradés. La dégradation des sols en milieux urbain se traduit en effet souvent par des pertes de fonctions et, en particulier, une diminution de l’activité biologique et un défaut des sols à être un support fertile pour la végétation. Restaurer un sol dégradé, c’est alors optimiser son biofonctionnement et créer les conditions de l’implantation durable de végétaux avec des objectifs d’intégration paysagère ou de production de biomasse. La reconstitution de sols a jusqu’à présent essentiellement été développée autour de l’utilisation de matériaux terreux et de déchets organiques «nobles» disposés en couches, purs ou en mélanges. Néanmoins, les matériaux terreux ne sont pas toujours disponibles et leurs coûts économique et environnemental peuvent être élevés. Le concept de construction de sols à partir de matériaux technologiques est quant à lui très récent. La présentation de sites « historiques » et de sites expérimentaux pilotes de construction de sol en conditions climatiques réelles démontreront la faisabilité d’une restauration à grande échelle des sols dégradés et les perspectives de refonctionnalisation écologique durable seront discutées. Des résultats seront présentés sur l’évolution pédogénétique de ces Technosols construits et leur aptitude à remplir de manière pérenne leur fonction de support de végétation. Les résultats présentés prennent appui sur des travaux à objectifs finalisés conduits sur la station expérimentale du Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Friches Industrielles (gisfi.fr) en collaboration entre des partenaires institutionnels, industriels et de la recherche.

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Méthodologie pour l?analyse agro-environnementale des matériaux en substitution à la terre végétale et granulats pour les mélanges terreux de fosses de plantation

Orateur(s) : Fabienne DAVID-MULLER, ADEME - Angers et Isabelle FEIX, ADEME - Angers

Co-auteur(s) : Isabelle FEIX1 - Fabienne DAVID-MULLER1 - Olivier DAMAS2
1 ADEME - Angers
2 Plante & Cité - Angers

Communication orale • Mardi 11 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Les professionnels des espaces verts utilisent actuellement de la terre végétale issue du décapage de surfaces agricoles (territoires gagnés par l’urbanisation), ainsi que des granulats de carrière pour constituer les mélanges terreux de plantations d’arbres d’alignements et d’aménagements paysagers. L’usage de ces matériaux posent des problèmes à trois niveaux :
(i) matériaux non renouvelables ;
(ii) distances de plus en plus grandes pour assurer l’approvisionnement (coûts économiques et environnementaux croissants) ;
(iii) ressources disponibles amenées à se raréfier compte tenu des politiques d’urbanisme actuelles orientées vers la limitation de l’étalement urbain.
Le projet SITERRE (consortium de 9 partenaires) développe une méthodologie de génie pédologique pour construire des sols possédant les fonctions recherchées de fertilité agronomique et de portance. La démarche consiste à recenser et caractériser individuellement puis en mélanges les déchets et sous produits recyclables potentiels, et à suivre leur évolution en de véritables sols construits. Les critères de sélection des matériaux portent sur les propriétés agronomiques, mécaniques, la minéralogie et les risques éventuels de contamination, de phytotoxicité et d'écotoxicité. Le ou les procédés qui seront dégagés de ces recherches seront ainsi appréhendés du point de vue de leur faisabilité technique, économique, sociétale et réglementaire, ainsi que de leur éventuel risque pour l’environnement et la santé humaine. 

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Les indicateurs de gestion environnmentale comme outils d'évaluation de la gestion écologique des espaces verts

Orateur(s) : Camille JOUGLET, Plante & Cité - Angers et Aurore MICAND, Plante & Cité - Angers

Communication orale • Mardi 11 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Les gestionnaires d'espaces verts s’attachent depuis plusieurs années déjà aux impacts environnementaux de leurs modes de gestion, et le développement de nouvelles pratiques dites « écologiques » est de plus en plus accepté, tant du côté des professionnels que du côté du public. Les mesures du gouvernement (Grenelle de l’Environnement, Plan EcoPhyto 2018, etc.) vont également dans le sens de l’écologie et de la préservation des ressources.
Dans ce contexte se pose la question de l’évaluation des performances de ces nouveaux modes de gestion. Plante & Cité coordonne actuellement une étude pour la mise en place d’un référentiel de gestion écologique, véritable outil d’aide à la décision pour les gestionnaires d’espaces verts souhaitant s’engager dans une démarche plus respectueuse de l’environnement. Ce référentiel s’accompagne d’un label, résultat d’une évaluation sanctionnant le respect, dans la gestion, des réalités écologiques des espaces. Ce label répond ainsi au double objectif de la valorisation des changements de pratiques auprès du grand public et de l’émulation au sein des gestionnaires pour tendre vers ces pratiques « écologiques » de gestion.
La labellisation s’appuie sur une démarche d’évaluation multicritères rigoureuse, mettant en œuvre plusieurs outils associés à un système de notation. Une grille d’évaluation reprenant les différents domaines de gestion en espaces verts a été conçue et met en place toute une série d’indicateurs (basés sur le modèle Pression – Etat – Réponse) qualitatifs, dans une optique d’amélioration continue, et quantitatifs, pour mesurer l’efficacité des méthodes appliquées. Ces différents points de contrôle ont alors été hiérarchisés et les domaines pondérés afin de constituer le système de notation. Il convient de remarquer l’intégration d’indicateurs spécifiques à des espaces « sensibles » en termes de gestion écologique, comme le sont les cimetières, pour inciter les gestionnaires à une prise en compte de l’environnement au sein de l’ensemble de leurs espaces. Enfin, l’ensemble de cette démarche d’évaluation s’appuie sur la mise en place d’un réseau de professionnels garants de sa rigueur : une structure porteuse pour le label, des bureaux d’études indépendants qualifiés pour les audits, un comité d’experts pour les litiges autour de l’attribution du label et un comité d’actualisation coordonné par Plante & Cité.

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Arboriculture fruitière - cidriculture - viticulture

Animateur(s) : Christian Gary, INRA et Jo Primault, IFPC

En vergers et vignobles, la qualité des produits et la qualité de l'environnement sont-ils compatibles? Les cultures pérennes mobilisent des espaces dans la durée. Les interactions qui s'installent avec leur milieu physique et biologique, si elles sont négligées, peuvent être négatives tant pour les performances quantitatives et qualitatives de ces cultures que pour la qualité de l'environnement. Comment gérer vergers et vignobles et leur environnement, dans le temps (du cycle annuel au cycle de vie des cultures) et dans l'espace (de la parcelle au paysage), pour rendre compatibles une production agricole de qualité et une production de services environnementaux ? Comment repenser l'expérimentation pour concevoir des innovations agronomiques dans ce nouvel objectif et à ces échelles ?  

Le parasitisme naturel du carpocapse en fonction des caractéristiques de pratiques phytosanitaires et d'environnement paysager dans les vergers de basse-vallée de la Durance

Orateur(s) : Pierre Franck, INRA - Avignon

Co-auteur(s) : Pierre FRANCK1, Claire LAVIGNE1, Jean-François TOUBON1, Jean-François DEBRAS1, Benoit RICCI1, Catherine BOREAU DE ROINCE 1,2, Jean-Charles BOUVIER1, Benoit SAUPHANOR1
1 INRA - UR 1115 Plantes et Systèmes de cultures Horticoles - 84000 Avignon
2 CTIFL - Centre de Balandran - 30127 Bellegarde

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les paysages agricoles forment une mosaïque complexe d’éléments cultivés ou semi naturels. La manipulation de cette mosaïque peut être un moyen de lutte contre les bio-agresseurs des cultures en favorisant, notamment, leur contrôle par des prédateurs et parasitoïdes (Tscharntke et al. 2007). L’abondance de ces auxiliaires dans les cultures est souvent corrélée à la proportion d’habitats non cultivés dans le paysage même si l’abondance et la diversité des auxiliaires ne garantit pas systématiquement un meilleur contrôle des bioagresseurs (Bianchi et al. 2006 ; Letourneau et al. 2009).
Une régulation durable des insectes ravageurs dans les vergers nécessite une meilleure compréhension de leur interaction avec la faune auxiliaire, de leurs dynamiques spatio-temporelles et de celles de leurs ennemis naturels, et de l’influence des pratiques culturales sur ces interactions trophiques et ces dynamiques populationnelles. Ces thématiques seront illustrées à partir des travaux menés par l’équipe sur la prédation et le parasitisme du carpocapse des pommes dans les paysages de vergers de Basse vallée de la Durance (Ricci et al. 2009 ; Franck et al. 2009). Nos résultats soulignent la difficulté de mettre en évidence des effets paysagers dans un contexte où le contrôle des ravageurs est principalement gouverné par une forte utilisation d’insecticides.

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Le Groupe « Espèces Fruitières » du Département Génétique et Amélioration des Plantes de l'INRA, un partenaire au service de l'environnement et de l'innovation pour les territoires à vocation fruitière, les producteurs et les consommateurs

Orateur(s) : Jean-Marc AUDERGON, INRA - Domaine Saint-Maurice - Montfavet

Co-auteur(s) : Jean-Marc AUDERGON1 - Maria-Teresa BARRENECHE2 - Mathilde CAUSSE1 - Elisabeth CHEVREAU3 - Evelyne COSTES4 - Béatrice DENOYES-ROTHAN2 - Olivier PAILLY5 - Yves LESPINASSE3
1 INRA - Domaine Saint-Maurice - Montfavet
2 INRA - Domaine de la Grande-Ferrade - Villenave d'Ornon
3 INRA - Beaucouzé
4 INRA - Montpellier
5 INRA - SAN GIULIANO

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

La France est située dans les dix premiers pays producteurs de fruits mondiaux et parmi les 3 premiers au niveau Européen. La filière fruits couvre 200 000 ha, principalement localisés dans 3 grands bassins de production : Sud-Est, Grand Sud-Ouest, Val de Loire.
L’accompagnement de la filière au niveau recherche repose principalement sur l’INRA et les écoles d’agronomie. La part dédiée aux innovations variétales mobilise le Groupe Fruit du Département Génétique et Amélioration des Plantes : 5 Unités de Recherche - 3 unités expérimentales - 54 cadres A en incluant des enseignants chercheurs.
Ses activités concernent principalement 7 espèces fruitières (pommier, poirier, PG du poirier, cerisier, pêcher, abricotier et les PG des Prunus) autour d’activités allant de l’acquisition de connaissances à l’Innovation variétale dans le cadre de partenariat public-privé. Elle intègre aussi la conservation et la caractérisation des ressources génétiques (3 CRB : Citrus, Prunus et fruits à pépins).
Les problématiques de recherche visent l’élaboration de vergers durables, économiquement rentables, produisant des fruits de qualité. Elles concernent au plan thématique : la résistance durable aux stress biotiques et abiotiques, l’adaptation aux changements climatiques et le développement de l’arbre, l’élaboration de la qualité des fruits. Elles intègrent des développements méthodologiques notamment en génomique, biotechnologie et transformation génétique et en modélisation.

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Etude du mode d'action de la silice sur la physiologie de la vigne : impact sur la qualité du raisin et du vin

Orateur(s) : Michel MEUNIER, Ecole Supérieure d'Agriculture - Unité de recherche GRAPPE, UMT VINITERA - Angers

Co-auteur(s) : Michel MEUNIER1, Christel RENAUD1, Antoine BILLE2, René SIRET1
1 Ecole Supérieure d’Agriculture - Unité de recherche GRAPPE, UMT VINITERA - Angers
2 S.A. Langlois-Château - Saint Hilaire Saint Florent

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Dans le cadre général d’un système d’agriculture durable, les démarches visant à développer une approche de la viticulture qui soit respectueuse de l’environnement sont de plus en plus nombreuses et sont un enjeu actuel pour les professionnels de la filière vitivinicole. Dans la plupart des pays producteurs, parmi les différents systèmes de production alternatifs à la viticulture conventionnelle et intégrant des préoccupations environnementales, il existe de nos jours un intérêt grandissant pour la viticulture biodynamique. Un des éléments de base de la biodynamie est l’utilisation de la silice dans le but d’optimiser la physiologie et la croissance de la plante. La silice (Si) est un élément présent en abondance dans l’environnement, représentant 31% de la couche terrestre (Sposito, 1989). Très peu d’études scientifiques existent sur l’analyse des effets réels de la silice sur le comportement de la vigne. Il serait par conséquent intéressant de développer une méthodologie scientifique et rigoureuse afin d’analyser et d’objectiver les effets de différents traitements biodynamique et leurs impacts sur la plante.
Dans ce contexte, l’Unité de Recherche GRAPPE du Groupe ESA et la Maison Langlois-Chateau ont mis en commun des moyens afin de comprendre les effets de différents modes de traitements à base de silice sur la physiologie de la vigne et sur la qualité du raisin et du vin. Pour cela, un protocole expérimental a été mis en place sur une parcelle modèle de Chenin Blanc d’une superficie de 1,3ha afin de comparer à la fois l’effet de la biodynamie ainsi que l’apport de silice au sol et par pulvérisation sur le feuillage. La parcelle d’essais a été divisée en deux sections équivalentes, l’une étant conduite selon la méthode biodynamique et l’autre étant conduite selon le cahier des charges de l’Agriculture Biologique. Afin de comparer les différents modes de traitement et les systèmes de production, des analyses du développement de la vigne ont été réalisées (croissance, activité photosynthétique et quantité de chlorophylle, etc…) ainsi que des analyses de la qualité des différents raisins et moûts produits. Afin d’obtenir des résultats prenant en compte l’effet millésime, cette étude sera menée sur 3 années consécutives.

Liste de référence
Sposito, G. (1989). The chemistry of soils. New York, USA: Oxford University Press, 277 pp.

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Conception par l'expérimentation d'un processus de décision de traitements fongicides contre le mildiou et l'oïdium de la vigne

Orateur(s) : Laurent DELIERE, INRA - Bordeaux

Co-auteur(s) : Laurent DELIERE1, Philippe CARTOLARO1, Bertrand LEGER2, Olivier NAUD3
1 INRA Bordeaux - UMR INRA-ENITA 1065 Santé Végétale - ISVV - Villenave d’Ornon
2 Arvalis - Institut du végétal - Guyancourt
3 Cemagref - UMR ITAP - Montpellier

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Le mildiou (Plasmopara viticola) et l’oïdium (Erysiphe necator) sont les deux bio-agresseurs aériens de la vigne engendrant le plus grand nombre d’interventions phytosanitaires - environ 70% des traitements pour un IFT moyen de 13,6 (en 2006). Plusieurs outils d’évaluation des risques sont aujourd’hui mis à la disposition des viticulteurs par la profession (réseaux d’observation, modèles de développement des maladies). S’ils s’avèrent très performants à l’échelle micro-régionale, ils restent encore aujourd’hui peu adaptés à l’échelle parcellaire. De nombreuses décisions de traitements sont ainsi fortement dépendantes des contraintes d’exploitation (réglementation, organisation du travail,…) ce qui entraîne encore trop souvent des interventions systématiques. Afin de réduire la quantité d’intrants nécessaire à la maîtrise de ces bio-agresseurs, une des possibilités consiste à construire des procédures de décisions explicites et robustes, basées sur des indicateurs ou outils existants mais adaptés à un contexte d’usage réduit des fongicides. La méthodologie choisie a été celle d’une conception par l’expérimentation avec
i- la construction d’un prototype de processus de décision
ii- la formalisation de ce prototype
iii- l’évaluation expérimental au vignoble à l’échelle parcellaire des performances techniques et économiques de ce processus.
Le réseau expérimental, initié en 2008 sur 22 parcelles, comprenait en 2010, 54 parcelles, réparties sur la majeure partie du vignoble français (15 départements). Les résultats obtenus depuis 2008 montrent la possibilité à l’échelle parcellaire, de réduire dans la majorité des cas le nombre de traitements de manière significative, tout en maintenant les objectifs de production. L’ensemble des résultats, et notamment l’analyse des cas d’échec rencontrés, permettra l’élaboration de prototypes techniques adaptés à différents contextes agro-climatiques et à l’échelle de l’exploitation viticole, notamment grâce aux organismes de développement ayant participé à la phase d’expérimentation.

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Evaluation de la sensibilité variétale aux bioagresseurs de 36 variétés de pommiers dans un réseau de vergers biologiques semi-extensifs

Orateur(s) : Claude-Eric PARVEAUD, GRAB - Saint-Marcel-lès-Valence

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Afin d’identifier des variétés de pommes adaptées à une conduite en agriculture biologique à faible intrants, un programme d’évaluation de la sensibilité aux bioagresseurs de 36 variétés de pommiers a été mis en place en 2002. Grâce au soutien financier du Ministère de l’Agriculture, quatre vergers de pommiers semi extensifs conduits en agriculture biologique ont été installés dans des conditions pédoclimatiques variées. Ce programme coordonné par le GRAB et l’INRA d’Angers a été réalisé en partenariat avec l’INRA de Gotheron (26), le CIREA (47) et le GABNOR (59). Les suivis réalisés concernent l’évaluation de la sensibilité des variétés aux bioagresseurs des variétés (tavelure, oïdium, pucerons), la description de l’architecture des arbres, la mesure du rendement et de sa variabilité interannuelle, l’évaluation de la qualité des fruits et leur aptitude à la conservation. Des variétés ayant une faible sensibilité aux pucerons et à l’oïdium ont été identifiées. Le contournement de la résistance à la tavelure des variétés portant le gène de résistance Vf a été observé sur un site. L’observation du comportement agronomique des variétés durant plusieurs années a mis en évidence les avantages et les limites des variétés évaluées. Une synthèse des résultats acquis sur les 4 sites sera présentée.

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Evaluation et gestion environnementale de la vigne à l'échelle de la parcelle et du millésime

Orateur(s) : Gérard BARBEAU, INRA - Beaucouzé

Co-auteur(s) : Marie THIOLLET-SCHOLTUS1, Gérard BARBEAU1
1 INRA - Beaucouzé

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Le contexte réglementaire environnemental a beaucoup évolué ces dernières années. En France, la mise en œuvre d’Ecophyto 2018 et au niveau européen, la directive-Cadre sur l’Eau obligent la viticulture à adapter ses pratiques. Par ailleurs, les changements climatiques qui peuvent engendrer de nouvelles contraintes techniques obligent aussi les viticulteurs à repenser leurs itinéraires techniques.
La méthode INDIGO® d’évaluation environnementale des pratiques viticoles consiste en une série d’indicateurs sous forme d’une note de 0 (très fort risque environnemental) à 10 (aucun risque environnemental) avec un seuil à 7 (risque environnemental acceptable) a été appliquée à des parcelles des 4 sous-bassins de production du Val de Loire pour l’itinéraire technique de 2008.
L’évaluation du risque d’impact environnemental à l’aide d’indicateurs, est un moyen de transmettre aux viticulteurs les connaissances scientifiques et les innovations techniques notamment, pour proposer aux viticulteurs des itinéraires culturaux innovants et les aider dans leurs stratégies techniques. Toutefois, les résultats obtenus en Val de Loire, n’ont pas différencié les systèmes de production (AB, PI, CONV) mais vont au-delà en permettant les différenciations des systèmes de conduite adaptés aux conditions des millésimes et à la liberté de choix de stratégie du viticulteur au sein même d’un cahier des charges.

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L'agro-écosystème « verger durable » : mythe ou réalité ?

Orateur(s) : Marc LATEUR, Centre Wallon de Recherches Agronomiques - Gembloux et Laurent JAMAR, Centre Wallon de Recherches Agronomiques - Gembloux

Co-auteur(s) : Marc LATEUR1, Laurent JAMAR1, Stephane BELLON2
1 Centre Wallon de Recherches Agronomiques - Département Sciences du Vivant, Unité Amélioration & Biodiversité - GEMBLOUX (Belgique)
2 INRA Avigon - Unité Ecodéveloppement Site Agroparc - Domaine St Paul - Avignon

 

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

La production fruitière commerciale actuelle a développé des systèmes de productions parmi les plus intensifs et de très haut niveau technique en adaptation avec un contexte où d’une part de très nombreuses substances actives phytopharmaceutiques étaient encore disponibles à un coût marginal raisonnable tout en ne tenant pas compte des coûts réels pour l’environnement et d’autre part, avec moins de contraintes majeures liées aux intrants (engrais, énergie, …). Le contexte actuel et son évolution tend à se poser de nombreuse questions par rapport à la durabilité de ces systèmes et pousse dès lors les acteurs de la filière – et en particulier aux chercheurs – à développer de nouvelles approches afin d’évoluer vers un nouveau paradigme où les facteurs ressources naturelles, biodiversité, gestion des intrants, bilans économiques et sociaux sont intimement intégrés.
Que ce soit en productions fruitières biologiques ou intégrées des changements seront nécessaire en vue de répondre aux nouvelles contraintes qui se profilent pour le secteur. Les quelques rares recherches menées dans le cadre de la production biologique servent en effet de tremplin pour de l’innovation en la matière.
Des résultats préliminaires issus des travaux d’un groupe prospectif de réflexion sur le thème « verger durable » animé par l’INRA d’Avignon seront présentés ainsi qu’un bilan partiel d’une expérimentation conduite depuis près de dix ans au sein d’un verger intégrant de façon innovante à la fois la biodiversité variétale et fonctionnelle.

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Recherche de concordances entre qualités des produits et qualités environnementales : évaluation multicritère des itinéraires techniques de production de raisins pour l?élaboration de vins d'AOP en Val de Loire

Orateur(s) : Christel RENAUD, INRA Mirecourt

Co-auteur(s) : Christel RENAUD1, Marc BENOIT2, Frédérique JOURJON1
1 ESA - UMT VINITERA, Unité de recherche GRAPPE - Angers
2 INRA Mirecourt

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

La viticulture française est soumise à des pressions sociétale, réglementaire et des marchés croissantes qui lui imposent de réduire ses impacts environnementaux tout en produisant des vins de qualité. Par ailleurs, il est constaté qu’un champ de recherche nouveau émerge en agronomie liant les évaluations multicritères de produits et des impacts environnementaux.
Cette communication décrit la démarche établie pour évaluer la compatibilité des objectifs qualitatifs et environnementaux dans la production de raisins de cuve en vignobles AOP de la Moyenne Vallée de la Loire. La méthode de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV), encore peu développée en viticulture, a été choisie pour l’évaluation de la qualité environnementale (Qe). Cette méthode multicritères permet une évaluation de la majorité des impacts potentiels des itinéraires techniques. En parallèle, l’évaluation de la qualité du raisin (Qr) à la récolte retenue est aussi multicritères ; enfin les caractéristiques du milieu sont prises en compte comme co-variables.
Les travaux sont notamment basés sur l’évaluation de la diversité des pratiques existantes dans le vignoble, puis sur des mesures et une observation de situations existantes contrastées.
L’établissement d’une matrice des compatibilités entre les qualités environnementales Qe et les qualités du raisin Qr a pour objectif de mesurer les niveaux de concordance entre les indicateurs de Qr et de Qe, depuis des antagonismes marqués jusqu’à des situations de synergies entre ces qualités.
La discussion fera état des spécificités méthodologiques qu’impose la réponse à cette question de recherche.

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Environmental risk assessment of plant protection scenarios at a landscape scale in the Rhone Valley with the GIS-based indicator SYNOPS

Orateur(s) : Aude ALAPHILIPPE, INRA - Saint-Marcel-lès-Valence

Co-auteur(s) : Aude ALAPHILIPPE1 - Claire LAVIGNE2 - Jean-François TOUBON2 - Benoît SAUPHANOR2 - Benoît RICCI2 - J. STRASSEMEYER3
1 INRA - Saint Marcel-lès-Valence
2 INRA - 84000 Avignon
3 Julius Kühn - Institut-Federal Research Centre for Cultivated Plants - Kleinmachnow (Allemagne)

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

In agronomy, upscaling from the field to the landscape is a recent tendency. The goal of this upscaling is to evaluate design technical and landscape scenarios capable of enhancing plant product quality while improving environmental sustainability from an applied point of view. For this work the GIS-based risk indicator SYNOPSa was applied to assess the environmental risk on the basis of a study, which aimed at characterizing the cultural practices for pome fruit production at a landscape scale.

Methodology
The figure below describes the different steps of the work accomplished to implement the regional risk assessment in the “zone 13”. The “zone 13” is a 70 km2 pome fruit production area located in the Rhone valley surveyed since 2006 (...)

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Analyse et enjeux de la Valeur Agronomique Technologique et Environnementale chez les Espèces Fruitières

Orateur(s) : Richard BRAND, GEVES - Cavaillon

Co-auteur(s) : Gilbert GRIVAULT1 - Richard BRAND2 - Laurent BRUN3 - Charles-Eric DUREL4 - Daniel PLENET5 - François WARLOP6 - Jean-Marc AUDERGON7
1 MAP - CGAAER - Paris
2 GEVES - Cavaillon
3 INRA - Domaine de Gotheron - Saint-Marcel-Lès-Valence
4 INRA - Beaucouzé
5 INRA - Domaine Saint-Paul - Avignon
6 GRAB - Maison de la Bio - Agroparc - Avignon
7 INRA - Domaine Saint-Maurice - Montfavet

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

A la demande du Comité Plénier du CTPS, une réflexion a été engagée dans le cadre de la section arbres fruitiers sur la problématique « Faibles intrants ». Son objectif vise l’orientation du progrès génétique vers des variétés adaptées à des itinéraires techniques diversifiés, permettant de répondre à la réduction des intrants tout en maintenant les objectifs fondamentaux de productivité et de qualité technologique et sanitaire des nouvelles variétés.
Un diagnostic suivi d’une analyse stratégique ont été conduit par un groupe de travail composé de chercheurs, techniciens, et professionnels de la filière.
Au-delà du constat d’une relative fragilité d’une filière principalement basée sur l’intensification sous parapluie chimique afin de garantir la production et la qualité des produits, des marges de progrès ont été identifiées chez les espèces fruitières dans un contexte où n’existe pas de VATE. Elles reposent sur la définition d’idéotypes et concernent d’une part l’obtention et la diffusion d’informations sur des caractères liés à la durabilité du verger dans une logique plus intégratrice qu’elle ne l’est actuellement et d’autre part une optimisation des dispositifs expérimentaux, valorisant le dispositif actuel de la charte d’expérimentation fruitière en le complétant.

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Concevoir des systèmes de culture innovant en cultures pérennes : le projet EcoViti

Orateur(s) : David LAFOND, IFV - Angers

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

L'adaptation simple des pratiques actuelles ne permettra pas en viticulture d'atteindre les objectifs du plan Ecophyto 2018. Le rapport Ecophyto R&D rendu par l'INRA en Janvier 2010 le met en évidence, il est nécessaire de repenser complètement les systèmes de culture.
Pour atteindre cet objectif, le projet EcoViti propose d'adapter une méthodologie de prototypage par expérimentation et expertise, développée sur des cultures annuelles. Cette méthodologie consiste à rassembler un groupe d'expert chargé de proposer des prototypes de systèmes de culture, en s'appuyant sur un modèle conceptuel de vigne élaboré au préalable, dans des cadres de contraintes prédéterminés. Ces prototypes seront testés sur différentes plateformes expérimentales, et évalués en continu selon un système d'aller-retour entre les experts et les sites d'expérimentation. L'organisation du dispositif sur plusieurs plateformes au niveau national permettra de prendre en compte la diversité des situations rencontrées dans les vignobles français.
Les particularités des cultures pérennes (en particulier l'absence de rotations et le pas de temps nécessaire au rééquilibrage du système) impliquent de jouer sur des leviers différents de ceux utilisés en cultures annuelles : variétés résistantes, modification de l'architecture du vignoble, vigueur, combinaison de techniques…
La présentation portera sur la présentation du projet EcoViti, et plus largement sur les contraintes propres aux plantes pérennes dans la conception d'itinéraires culturaux.

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Le verger cidricole de demain : vers des systèmes de production à faibles impacts sur l'environnement

Orateur(s) : Nathalie DUPONT, IFPC - Sées

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

L’IFPC met en place une démarche d’expérimentation innovante qui vise à concevoir des systèmes de production plus respectueux de l’environnement et cohérents sur le plan technico-économique. Le dispositif principal du projet repose sur une dizaine de couples de parcelles de 0,5 à 1 ha, implantées chez des cidriculteurs du Grand Ouest, dans lesquels des systèmes de production raisonnés existants actuellement (PFI ou AB) et des systèmes innovants voire en rupture (faibles intrants) seront comparés. Les solutions techniques testées sont choisies sur les bases d’itinéraires ayant déjà fait leurs preuves (ex : itinéraires AB), mais aussi à partir de solutions techniques innovantes (aménagement du verger et de son environnement proche, méthodes alternatives de lutte, conduite de l’arbre, entretien du sol, raisonnement de la fertilisation…). En raison de l’existence de nombreuses interactions entre les différents facteurs de production, l’approche système privilégiée ici se base sur l’hypothèse d’un résultat lié à l’addition synergique des effets « espérés » de l’ensemble des techniques testées. La mise en œuvre d’un tel projet pose un certain nombre de questions de recherche plus fondamentale notamment sur le choix et l’exploitation des indicateurs environnementaux, l’évaluation de la fonctionnalité de la biodiversité ou encore la compréhension des relations du ravageur et du milieu permettant la mise en place de mesures préventives. Dans un contexte ou près d’un tiers du verger cidricole sera renouvelé d’ici 10 ans, c’est la pertinence environnementale des systèmes testés au regard des performances technico-économiques qui permettra aux producteurs de choisir ce que sera leur verger de demain.

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Comment permettre le passage dans la pratique de systèmes de cultures économes en produits phytopharmaceutiques en viticulture ? Une expérience en Saône-et-Loire

Orateur(s) : Didier SAUVAGE, Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire

Co-auteur(s) : Didier SAUVAGE1, Claire PERNET1, Florent BIDAUT1, Raymond REAU2, Marie-Sophie PETIT3
1 Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire - Service Vigne et Vin, Maison de l'Agriculture - Mâcon
2 INRA - UMR Agronomie 211 - Thiverval-Grignon
3 Chambre régionale d’Agriculture de Bourgogne - Quétigny

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

La démonstration de la faisabilité en conditions expérimentales de systèmes de culture économes en intrants et particulièrement en produits phytosanitaires constitue un axe de travail fort de l'ensemble de l'appareil de recherche-développement viticole français.Les résultats démontrent la faisabilité technique et les écueils souvent économiques à la mise en place de ces itinéraires.
En Saône et Loire, trois principaux axes ont été développés : la méthode Pod Mildium (avec l'INRA) qui fait l'objet d'une présentation par ailleurs, la mise en œuvre de réduction de doses en partenariat (avec l'IFV) et la comparaison d'itinéraires techniques différenciés (raisonné, bio et un itinéraire baptisé « ecophyto 2018 ») permettant de rassembler sur une même plate-forme une approche pluridisciplinaire et intégrée des principaux schémas techniques offerts aux viticulteurs.
À partir de ces premiers résultats, des réseaux de viticulteurs ont testé ces différentes méthodes. Le bilan qui en a été fait montre qu'il est possible de confirmer ceux-ci en parcelles tests, mais que le développement doit encore s'appuyer sur un apprentissage important avant d'être généralisé à l'ensemble de l'exploitation. Il est à ce stade nécessaire de se poser la question de l'accompagnement des viticulteurs dans l'évolution de leurs pratiques vers des systèmes plus « vertueux ».
Des moyens existent, le travail en réseau d’exploitations constitue l’un d’entre eux. Le réseau de fermes de références et de démonstration Ferme testé dans le cadre d’Ecophyto 2018 mis en place en 2010, avec 18 groupes dont un Saône et Loire, a permis de mettre en avant des pistes de travail permettant d’innover avec les agriculteurs et de contribuer à l’apprentissage et au perfectionnement des modes de production intégrant les objectifs de développement durable. Un premier bilan de la phase test du réseau de fermes permettra de tirer des enseignements. Les notions de groupe, de partage d'expérience seront sans doute mises en avant.
Par ailleurs, un outil décliné du travail sur les systèmes de culture innovants en grandes cultures et polyculture élevage et du guide Stephy, retraduit pour la filière viticole par le guide Cep viti, pourra apporter de la méthode dans l’analyse et l’évolution des systèmes de culture.
Il faudra ensuite passer du réseau à l’ensemble des viticulteurs, avec quels moyens, quels accompagnements, pour quels résultats attendus ? Les objectifs annoncés de réduction « si possible » de 50 % de l'usage des phytosanitaires semblent difficiles à envisager dans un système économiquement équilibré, tout au moins avec les méthodes et techniques disponibles actuellement, mais 30 % pourraient être visés avec plus de chance de succès. Certains y arrivent déjà mais leur expérience montre que cela n’a été possible qu’après un long cheminement combinant apprentissage et re-conception de système.

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Semences et plants

Animateur(s) : François Boulineau, GEVES et Louis-Marie Broucqsault, FNAMS

Afin de répondre aux préoccupations environnementales de réduction des intrants et de valorisation de la biodiversité, l’innovation variétale peut vouloir dire nouvelles génétiques, nouveaux traitements de semences mais elle peut aussi correspondre à de nouveaux usages des variétés, de nouveaux concepts de déploiement des variétés dans l’espace et le temps. Cette évolution nécessite une remise en cause des critères d’évaluation de ces variétés, par les acteurs de la recherche et de l’expérimentation. Cette session abordera ces différents enjeux pour la filière semences et plants.

Les nouvelles contraintes environnementales et le développement de nouvelles génétiques

Orateur(s) : Jean-Michel MEUNIER, Sakata Vegetables Europe - Uchaud

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Après avoir travaillé pendant de nombreuses décennies sur l’amélioration des rendements, puis sur la stabilité des rendements (résistances aux maladies), les entreprises semencières ont intégré dans leurs programmes de sélection de nouvelles contraintes :
• Régularité et homogénéité des produits
• Aspect visuel
• Réduction des pertes dans les circuits de distribution : concept de longue conservation
• Gout
• Valeur nutritive
De nouvelles contraintes, commencent à s’imposer dés aujourd’hui dans nos programmes pour satisfaire les besoins des consommateurs eco-citoyens de demain :
• Réduction de la demande en eau
• Adaptation aux eaux plus chargées en sel
• Réduction des besoins en fertilisants
• Adaptation aux conditions de culture moins exigeantes en énergie
• Réduction / Interdiction de produits de traitements des sols :
   - Développement de porte-greffes
   - Compatibilité porte-greffe / variété cultivée
• Adaptations des variétés résistantes aux virus à de nouvelles zones de productions du fait des migrations de vecteurs par suite du réchauffement climatique

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L'architecture des plantes et des couverts, un élément à considérer dans l'innovation et la création variétale, pour une gestion durable des cultures

Orateur(s) : Bernard TIVOLI, INRA - UMR BiO3P - Le Rheu

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Dans un contexte règlementaire de réduction des intrants phytosanitaires, l'exploitation des caractéristiques architecturales des couverts végétaux peut constituer un levier important pour limiter le développement des épidémies aériennes des plantes. Le pathosystème Mycosphaerella pinodes/pois protéagineux est un exemple d'illustration des possibilités d'exploitation des caractéristiques des plantes et des couverts.
L'effet de l'architecture de couverts de pois sur l'évolution des épidémies d'ascochytose a été étudié au champ sur quatre variétés de pois, qui possèdent des niveaux identiques de sensibilité à la maladie mais présentent des caractéristiques architecturales différentes (ramifications, tenue de tige, hauteur, surface foliaire). Le développement de l'épidémie, différent d'un couvert à l'autre, dépend principalement de deux caractéristiques architecturales: la surface foliaire cumulée au dessus de l'étage sur lequel la maladie est étudiée et la taille des entrenœuds. Par ailleurs, une association pois-blé réduit considérablement la sévérité de l'ascochytose sur gousses et tiges, comparé à du pois seul. Cette réduction de maladie s'explique partiellement par une modification du microclimat, en particulier de la réduction de la durée d'humectation dans la culture après la fermeture du couvert. De plus, l'association végétale réduit de 39 à 78% la dispersion par éclaboussure des spores de M. pinodes, comparée à celle survenant dans une culture de pois seul. Cela suggère que les céréales jouent un rôle de barrière physique au mouvement des pycniospores dans les cultures en mélange.
C'est en exploitant la diversité architecturale que pourront être conçus les idéotypes variétaux ou les conduites de culture défavorables aux développements épidémiques. Ces recherches sont désormais poursuivies d'une part, au sein d’un réseau de recherche transdisciplinaire (EpiArch) regroupant des équipes travaillant sur d’autres pathosystèmes et d'autre part, dans le cadre du projet ANR Systerra ARCHIDEMIO (période 2009-2012) associant sept équipes de recherche et les professionnels (plant de pomme de terre, protéagineux, igname et vigne). Elles visent toutes à répondre à une question centrale : comment l'architecture des plantes et du couvert pilote-t-elle le développement des maladies aériennes ?

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DEFILEG - La stimulation des défenses naturelles des plantes : vers des solutions innovantes en cultures légumières par l'intégration d'alternatives aux pesticides dans une gestion durable de la protection des cultures contre les agents pathogènes

Orateur(s) : Sonia HALLIER, VEGENOV - Bretagne Biotechnologie Végétale (BBV) - Saint Pol de Léon et Céline JANVIER, CTIFL - Carquefou

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

La réduction de l’usage des produits phytosanitaires est une des composantes essentielles de la durabilité des pratiques agricoles, mais cette réduction doit se faire dans le respect de la compétitivité de notre agriculture. Parmi les solutions alternatives de protection des cultures, les Stimulateurs de Défenses Naturelles (SDN) des plantes représentent un champ d’investigation innovant et prometteur. Le projet DEFILeg, coordonné par le Ctifl et soutenu financièrement par l’ONEMA, a ainsi pour objectif de mieux représenter et d’évaluer les SDN en termes d’efficacité en conditions contrôlées ainsi qu’en conditions de culture, et d’intégrer ces produits au sein des stratégies phytosanitaires. L’objectif final est d’intégrer ces produits au sein des stratégies de protection des plantes et de gestion des résistances variétales tout en maintenant la performance agro économique des productions légumières.
Le projet DEFILEG portera principalement sur deux couples hôte/pathogène : l’oïdium du melon (Podosphaera xanthii) et le mildiou de la laitue (Bremia lactucae). DEFILeg, qui a reçu le label du GIS PICleg, rassemble 8 partenaires de la recherche, de l’expérimentation et du développement agricole (Ctifl, Inra, CNRS, BBV, Cefel, CEHM, Serail, PLRN) autour de 5 grandes actions qui visent à :
i) Evaluer l’efficacité des mécanismes et analyser les modes d’action mis en jeu afin d’identifier des bio-marqueurs de l’efficacité des mécanismes de défense ;
ii) Déterminer les conditions optimales d’utilisation et l’influence de certains facteurs biotiques et abiotiques ;
iii) Améliorer et accompagner la résistance variétale par la recherche des accessions les plus réactives aux SDN parmi les ressources génétiques disponibles :
iv) Optimiser l’intégration des SDN au sein des stratégies de protection et évaluer leur contribution à la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires biocides ; et enfin,
v) Evaluer l’intérêt des SDN dans le cas des impasses techniques engendrées par les bactérioses sur le melon et la laitue.

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La démarche VATE : orienter le progrès génétique vers des variétés adaptées à des itinéraires techniques diversifiés et permettant de répondre à la réduction des intrants

Orateur(s) : Fabien MASSON, GEVES - Beaucouzé

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Tout en maintenant les objectifs fondamentaux de productivité et de qualité technologique et sanitaire des nouvelles variétés, semences et plants, l’objectif du Comité Plénier du CTPS est également d’orienter le progrès génétique vers des variétés adaptées à des itinéraires techniques diversifiés et permettant de répondre à la réduction des intrants. Durant le premier semestre 2010, chacune des 14 sections du CTPS, spécialisées par groupe d'espèces, a conduit une analyse stratégique "Orientations VATE (Valeur Agronomique, Technologique et Environnementale)" qui a permis de définir les axes sur lesquels il est possible d’agir et d’identifier les actions les plus importantes ou celles qui auront le plus d’impacts sur l'objectif à atteindre.
L'objectif de la communication sera de présenter la synthèse des propositions d’actions émises par l’ensemble des 14 sections qui ont porté sur les méthodes d’évaluation variétale et sur les axes de recherche en innovation variétale. Malgré la diversité des plans d’actions, la caractérisation des réseaux et des variétés est une nécessité identifiée par de nombreuses sections. Elle passe notamment par une meilleure connaissance des facteurs limitants mais également par le développement d'outils d'aide à la caractérisation des essais et à l'évaluation variétale sur les critères identifiés comme majeurs pour répondre à l'objectif défini.

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Des variétés professionelles aux ressources génétiques : évolutions réglementaires récentes pour répondre aux attentes de la filière semences et aux orientations du Grenelle de l'environnement

Orateur(s) : François BOULINEAU, GEVES - Brion

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

La réglementation catalogue a été mise en place pour garantir à l’utilisateur de variétés un approvisionnement en semences « saines, loyales et marchandes ». Si cet objectif a été atteint, du moins pour l’essentiel, après plus de 50 ans de quasi immobilisme (liste a et b du catalogue officiel), le système méritait un toilettage. Deux directives dont l’une concerne directement les espèces potagères (2009/145/CE) vont modifier considérablement les conditions de mise en marché de semences d’espèces potagères en introduisant les notions de variétés de conservation (liste c) et de variétés sans valeur intrinsèque pour la production commerciale mais destinées à des conditions de culture particulières (liste d). Ces nouvelles directives ont été mises en place pour répondre à la forte segmentation du marché des semences (variétés professionnelles – variétés pour amateurs) ainsi qu’à certains aspects du Grenelle de l’environnement sur la conservation et l’utilisation des ressources phytogénétiques.
Après avoir détaillé le fonctionnement de ces deux listes, nous tenterons de comprendre à quoi elles correspondent réellement au travers de termes tels que « Variétés de Pays ou Land races », « niveau d’érosion génétique », « région d’origine », « variétés sans valeur intrinsèque »… et d’envisager surtout l’incidence que ces listes pourront avoir sur le panel variétal actuellement utilisable en production.

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Stratégies de déploiement spatio-temporel de gènes de résistance aux nématodes à galles chez le piment pour une gestion durable des résistances

Orateur(s) : Caroline DJIAN-CAPORALINO, INRA - Sophia Antipolis

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

Le retrait du marché quasi-général des nématicides chimiques, du fait des problèmes sanitaires et environnementaux qu'ils occasionnaient, a contribué à augmenter les problèmes de nématodes à galles
dans les productions horticoles, notamment en cultures légumières. Cette situation a motivé la mise en place récente et massive de programmes de sélection de variétés et/ou porte-greffe résistants chez les sélectionneurs d’espèces maraîchères. Toutefois, les gènes de résistances identifiés à ce jour sont rares et limités à quelques familles botaniques. De plus, cette stratégie se heurte aux risques de contournement des gènes de résistance par des populations de nématodes dites virulentes, ce qui pourrait réduire significativement la durée d’exploitation des variétés résistantes commercialisées ou en cours de sélection et ainsi compromettre l'utilisation de la seule méthode de lutte économiquement viable pour les producteurs. Dans ce contexte, il apparaît crucial d'élaborer et de valider des stratégies d’exploitation et de gestion des gènes disponibles dans un objectif de résistance durable avant que ces gènes ne soient diffusés dans les cultivars commercialisés (...) suite en téléchargement.

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Associer des légumineuses à des cultures porte-graine pour réduire les intrants azotés

Orateur(s) : Françoise COSTE, ESA Angers

Co-auteur(s) : Françoise COSTE1, Marie-Laure CASALS2, Yseult PATEAU2, Emmanuelle LAURENT2, Guenaelle CORRE-HELLOU1, Véronique BIARNES3
1 ESA - Laboratoire d’Ecophysiologie Végétale et Agroécologie (L.E.V.A.) - Angers
2 FNAMS - Le Verger - Brain/Authion
3 UNIP - Union Interprofessionnelle des Protéagineux - Paris

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

La carotte porte-graine est une culture à cycle long (1 an), avec des inter rangs larges (50-60 cm) et qui ne devient haute et couvrante que tardivement (Mai). Comme toutes les espèces qui n'ont pas été sélectionnées pour la production de semences, elle produit beaucoup de biomasse avec des rendements grainiers faibles (10-12 q) et donc un faible indice de récolte (0.1); de ce fait les besoins en azote sont modérés (170 kg/ha). Une légumineuse implantée dans l'inter rang pourrait donc contribuer à l'alimentation azotée de la carotte notamment en fin de cycle par les mécanismes de rhizodéposition (exsudation racinaire et sénescence des racines et nodosités). L'objectif de nos travaux est de trouver des combinaisons espèces de légumineuses – conduites techniques qui permettent d'obtenir un compromis entre (1) une fourniture maximale d'azote à la carotte, (2) un rendement maximum en semences de qualité commerciale, (3) un contrôle satisfaisant des adventices. Une première année d'observation (2008-2009) conduite sans fertilisation azotée a confirmé que les légumineuses telles que la vesce ou le pois d'hiver peuvent contribuer à la nutrition azotée de la carotte en fin de cycle. Ces observations ont également permis de préciser les exigences à respecter pour piloter de telles associations : possibilités de désherbage chimique ou mécanique avant l'implantation de la légumineuse, absence d'obstacles à la montaison de la carotte (verse, vrilles, compétition précoce de la légumineuse pour la lumière), fin de cycle précoce pour les espèces annuelles ou possibilités de ralentissement de la croissance pour les pérennes. Une deuxième année de test (2009-2010) est réalisée avec un apport d'azote en sortie d'hiver pour permettre à la carotte une vitesse de croissance rapide à la reprise de végétation. Trois espèces annuelles présentant peu de risques de verse (pois, féverole, lentille) ont été implantées avec des dates de semis décalées ou non par rapport à celles de la carotte pour contrôler les adventices. Une espèce pérenne (minette) a été mise en place en comparant un témoin à une parcelle dont la croissance est freinée pendant la montaison. Ce travail met en avant des éléments importants dans les démarches expérimentales visant l’introduction d’innovations dans les systèmes de culture: acquisition de références sur les services attendus car ils sont peu documentées aujourd’hui (fourniture d’azote, couverture du sol..), prise en compte d'objectifs parfois contradictoires et recherche progressive de leviers pour contourner les freins à la mise en œuvre de ces innovations.

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Prise en compte de la sensibilité variétale pour raisonner la protection fongicide des productions de semences de dactyle

Orateur(s) : François DENEUFBOURG, FNAMS - Brain sur L'Authion

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conference

En production de semences, les graminées sont généralement sensibles à des maladies foliaires qui peuvent affecter fortement leur potentiel grainier. Le complexe parasitaire du dactyle porte-graine est principalement composé de deux maladies : la mastigosporiose et la scolécotrichose. L’apparition fréquente de symptômes en culture incite le plus souvent le multiplicateur de semences à appliquer une protection fongicide à base de triazole.
Une première série d’essais conduits par la FNAMS de 1999 à 2001 avait plutôt montré le faible intérêt technico-économique d’une protection fongicide, malgré une présence fréquente de symptômes en culture. Les récents progrès génétiques effectués sur cette espèce se traduisent en particulier par une meilleure tolérance aux maladies pour la production fourragère. Pour la production de semences, les nouveaux essais engagés en 2009 avaient pour objectif de vérifier l’interaction possible entre la génétique et la protection fongicide sur l’expression du potentiel grainier de cette espèce. Le comportement de 8 variétés choisies pour leur niveau de sensibilité aux maladies ont été étudiées avec et sans protection fongicide dans un dispositif expérimental multi-local dont celui de la FNAMS de Brain/l’Authion - 49.
Les premiers résultats, obtenus en situation d’assez faible pression parasitaire, montrent une corrélation positive entre la sensibilité variétale aux maladies et le gain de rendement obtenus par la protection fongicide. Selon la variété le gain de rendement varie de 0 à 30%. Ces résultats tendent à prouver que la génétique de cette espèce doit bien être prise en compte pour en raisonner la protection fongicide et réduire les intrants.

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Caractérisation physiologique de la diversité de réponse à la nutrition azotée des génotypes d'endive (Cichorium intybus L.) - Conséquences pour le producteur et apport pour la sélection

Orateur(s) : Laurent CASSAN, FNPE (Fédération Nationale Producteurs Endives) - Arras

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

L’endive ou chicon, Cichorium intybus var. foliosum, est obtenue par forçage à l’obscurité d’une plante « à racine tubérisée » issue de semis au champ. L’étalement de la production sur toute l’année est possible par la conservation post-récolte des racines en enceinte frigorifique (entre 0 et -2°C) et 95% des chicons sont obtenus par forçage hydroponique en salle climatisée. Ces conditions de culture ont influencé la sélection d’hybrides adaptés aux différentes saisons, avec un cycle variant entre 4 et 15 mois selon leur précocité. La nutrition azotée pendant la phase végétative influence la qualité notamment sanitaire du chicon différemment selon le génotype.
Pour optimiser la production et limiter les pollutions azotées, l’évaluation des variétés doit fournir au producteur les critères de raisonnement du choix variétal et de la fertilisation en azote, en fonction du bilan azoté de la parcelle. Cette démarche est nécessaire pour répondre à la règlementation européenne imposée en zones vulnérables.
La caractérisation de l’efficacité d’utilisation de l’azote (NUE) des génotypes aboutit à leur classement en fonction du niveau de leur besoin en azote au champ. Ce phénotypage de caractères physiologiques conduit à la simplification des dispositifs expérimentaux souvent complexes imposés par l’évaluation agronomique. Un programme de détection de QTLs (loci de caractères quantitatifs) a mis en évidence des liaisons génétiques entre la qualité du chicon et les marqueurs biochimiques caractérisant la NUE. L’analyse du métabolisme azoté d’autres culti-groupes de chicorées, de type « à feuilles », semble par ailleurs montrer la possibilité d’enrichir la diversité génétique de l’endive sur la base des composantes de la NUE. Ceci est d’autant plus intéressant que la sensibilité/tolérance de certaines C. intybus à des ennemis des cultures préoccupants en culture d’endives (ex, ravageur puceron pemphigus) parait dépendre de leur métabolisme azoté. L’approche pluridisciplinaire associant agronomie, physiologie et génétique permet d’appréhender plus finement l’étude des interactions entre le métabolisme azoté et la qualité « au sens large » de l’endive pour optimiser l’expression du potentiel des génotypes dans un itinéraire cultural limitant le recours aux intrants (engrais, phytosanitaires).

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Evaluation dans différentes conditions environnementales de la résistance des variétés de carotte à Alternaria dauci : prise en compte du stade de développement de la plante et de l'agressivité de la souche

Orateur(s) : Sabrina MARQUES, AGROCAMPUS OUEST et Valérie CADOT, GEVES - Beaucouzé

Co-auteur(s) : Sabrina MARQUES1, Valérie CADOT2, S. BERSIHAND3, Anita SUEL1, Sébastien HUET1, Valérie LECLERC1, Romain BERRUYER4, Pascal POUPARD3, Philippe SIMONEAU3, Mathilde BRIARD1
1 AGROCAMPUS OUEST Centre d’Angers - IFR Quasav 149, UMR GenHort - Angers
2 GEVES - Beaucouzé
3 Université d’Angers - IFR Quasav 149, UMR PaVé A77 - UFR Sciences - Angers
4 Université d’Angers - IFR Quasav 149, UMR GenHort 1259 - UFR Sciences - Angers

 

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

Tant dans le cadre de la mise au point d’un programme de lutte raisonnée (modèle de prévision des risques, évaluation de l’efficacité de molécules) que dans un programme de création de variétés résistantes aux bio agresseurs, ou dans le cadre de l’évaluation de la résistance variétale lors de l’inscription au Catalogue, la méthode de phénotypage employée doit être optimisée. Elle doit notamment reposer sur la prise en compte du stade physiologique de la plante et du niveau d’agressivité de la souche employée sur l’expression de la maladie.
Pour aborder ces deux aspects dans le cadre de l’interaction carotte / Alternaria dauci, une série d’expérimentations au champ et en serre a été mise en œuvre. D’une part, neuf cultivars choisis pour représenter une gamme de niveaux de résistance ont été inoculés avec une souche fortement agressive d’Alternaria dauci, à quatre stades du cycle végétatif. D’autre part, une variété sensible a été inoculée avec une gamme de souches d’Alternaria dauci représentative de la diversité génétique et géographique de l’agent pathogène.
Les résultats de ces études permettent de faire, en fonction des objectifs de l’essai ou des contraintes de mise en œuvre, des recommandations aux expérimentateurs en terme de stade idéal de développement de la plante, de mode de notation et de choix de souches.

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Gestion de Clavibacter michiganensis subsp. michiganensis, un enjeu sanitaire majeur pour la production de tomate en France

Orateur(s) : Valérie GRIMAULT, GEVES-SNES - Beaucouzé

Co-auteur(s) : Emmanuel PAJOT1, Valérie GRIMAULT2, René MATHIS2, Marie-Agnès JACQUES3, Valérie OLIVIER4, Fabrice DURAND5, Bernard BOSC6 , Rodolphe GERMAIN6, Brigitte PELLETIER7
1 VALINOV - Angers
2 GEVES-SNES - Beaucouzé
3 INRA PaVé - Beaucouzé
4 LNPV - Angers
5 SAS René Briand - Saint-Julien-de-Concelles
6 FNPSP - Paris
7 CDDM - Pont st martin

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

La bactérie de quarantaine Clavibacter michiganensis subsp. michiganensis (Cmm) est responsable du chancre bactérien de la tomate. Cette maladie, en forte recrudescence, est problématique à tous les niveaux de la filière « tomate ». Afin de coordonner les efforts de recherche sur cette maladie, un projet de recherche-développement, soutenu par le Ministère chargé de l’agriculture, et intitulé CLAVITOM a été initié en novembre 2008. A travers sept actions, les deux objectifs principaux du projet sont de 1/ de mettre à disposition des professionnels de nouvelles méthodes de détection de Cmm, spécifiques, fiables, sensibles, utilisables sur semences et sur plantes, et 2/ d’acquérir une meilleure connaissance de la transmission de Cmm par la semence dans les conditions actuelles de production de la tomate. A mi-parcours de ce projet de 3 ans, la caractérisation de la collection établie, constituée de 201 souches d’origines géographiques variées, a été menée à partir de 4 critères : pouvoir pathogène, spécificités sérologique, moléculaire et de croissance sur milieux. L’ensemble des résultats obtenus ont permis d’identifier les limites de chacun des tests puis de proposer des modifications dans les protocoles (phase d’extraction, nouvelles amorces PCR, recours à la PCR temps réelle) afin de fiabiliser la détection du Cmm. Les améliorations proposées à l’issues de ce projet permettront d’accélérer l’expérimentation sur ce sujet stratégique pour la filière « tomate » française.

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La croissance en début de cycle : une variable clef des interactions entre espèces dans les associations de culture

Auteur(s) : Françoise COSTE, ESA Angers

Co-auteur(s) : Françoise COSTE1, Benoit FAYAUD1, Antoine GARDARIN1, Christophe NAUDIN1, Guenaelle CORRE-HELLOU1, Carolyne DÜRR2
1 ESA - Laboratoire d’Ecophysiologie Végétale et Agroécologie - Angers
2 INRA - UMR Physiologie Moléculaire des Semences - Angers

Poster • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration du poster

Une des voies pour réduire les intrants dans les systèmes de production spécialisés est l'introduction de plantes de service et plus particulièrement de légumineuses dans ces systèmes (cf. cas de la carotte présenté par ailleurs). Cependant les combinaisons espèces – variétés – conduites techniques sont nombreuses et ne peuvent pas être toutes expérimentées au champ : le recours à la modélisation est donc un outil d'investigation de recherche de combinaisons optimales. Des modèles de fonctionnement d'associations de cultures existent déjà (Corre-Hellou et al., 2007; Malagoli, 2009). Le point de départ de ces modèles (initialisation) est soit la biomasse soit la surface foliaire des plantules de chaque espèce, deux variables étroitement liées et dont l'augmentation après la levée est exponentielle. Au moment de l'installation de la compétition, ces variables déterminent les capacités d'accès aux ressources du milieu des espèces associées et donc la croissance relative de chacune d'entre elles au cours des phases ultérieures (Bellostas et al., 2003). Dans les modèles précédemment cités seules des valeurs moyennes sont utilisées alors qu'il existe une forte variabilité au sein d'une population dans une parcelle donnée et entre parcelles (Durr et al., 2001). Notre objectif est donc de compléter l'identification des variables déterminantes de cette croissance précoce et de modéliser leurs effets afin de pouvoir fournir des variables d'entrée plus précises aux modèles de fonctionnement de ces associations. Afin d'obtenir un modèle utilisable sur un grand nombre d'espèces, nous travaillons sur une gamme d'espèces susceptibles d'avoir des caractéristiques déterminantes de cette croissance différentes : taille des semences, nature des réserves, mise en place du système racinaire, démarrage de l’absorption d’azote, cotylédons aptes ou non à faire de la photosynthèse. Les espèces étudiées actuellement sont le pois, la minette, la carotte, le blé dur et la fétuque ce qui complète les travaux déjà réalisés sur la betterave et le blé tendre (Dürr et Mary, 1998). Les travaux sont réalisés en conditions contrôlées (chambre de culture et serre) et au champ.

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La qualité des semences au service des objectifs d'Ecophyto 2018

Auteur(s) : Adeline RICHER, FNAMS - Brain-sur-l'Authion

Co-auteur(s) : Adeline RICHER1, Louis-Marie BROUCQSAULT2, Carolyne DÜRR3, Jean-Albert FOUGEREUX1
1 FNAMS - Impasse du verger - 49800 Brain-sur-l'Authion
2 FNAMS - Ferme expérimentale - Marcellas - 26800 Etoile-Sur-Rhône
3 INRA - UMR Physiologie Moléculaire des Semences - Angers

Poster • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration du poster

Au-delà de son rôle de vecteur du progrès génétique, la semence, en relation avec ses caractéristiques et les conditions pédoclimatiques, conditionne la bonne implantation des cultures et constitue un moyen essentiel pour contribuer à limiter la propagation d’adventices, d’agents pathogènes ou de ravageurs lors de la suite du cycle.
La multiplication de semences et les différents process en usine (dont les traitements de semences) sont les différents maillons qui permettent d’obtenir la qualité de semences essentielle pour assurer ces fonctions.
Avec la mise en place du plan Écophyto 2018, la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires peut aboutir à fragiliser ou à remettre en cause les systèmes de cultures pratiqués. L’obtention et la préservation d'une haute qualité des semences sont d’autant plus stratégiques.
Dans ce cadre, un projet a été initié par la FNAMS et l’INRA, faisant intervenir de nombreux partenaires (ARVALIS - Institut du Végétal, CETIOM, ITB, CTIFL, UNILET, ANAMSO, UFS, GNIS, GEVES-SNES) : le projet SEMGREN « La semence au service du Grenelle de l’Environnement » qui s’inscrit dans le cadre du GIS Grandes Cultures à Haute Performance Economique et Environnementale. Ce projet a deux objectifs :
- Identifier, pour différentes espèces cultivées, les situations où la qualité des semences revêt un caractère stratégique vis-à-vis de la protection de la culture suivante.
- Établir un diagnostic sur la cohérence entre les cahiers des charges des productions de semences et les attendus nouveaux en matière de caractéristiques des semences.
- Analyser les conséquences de la mise en place du plan Écophyto 2018 sur les pratiques actuelles de productions de semences.
À l’issue de cette étude, les modifications et les marges de progrès possibles ainsi que des thématiques de recherche à mettre en œuvre seront dégagées.

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Production légumière et ornementale de pleine terre

Animateur(s) : Vincent Faloya, INRA et Romain Manceau, ASTREDHOR

Cette session s’intéressera aux problématiques environnementales rencontrées dans les productions horticoles de plein champ. Les thèmes aborderont plus spécifiquement les enjeux liés à la qualité des sols et à l’intégration de modes de gestion alternatifs et des mécanismes naturels de régulation dans les processus de production. Les communications présenteront les avancées en matières de systèmes de culture, d’itinéraires techniques, de pratiques et d’alternatives dans les domaines de l’expérimentation et de la recherche ainsi que les écueils encore présents.

Réseau d'expérimentation PRABIOTEL pour la maîtrise des bio-agresseurs telluriques

Orateur(s) : Frédérique BRESSOUD, INRA - Alyena

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

La recrudescence des problèmes d'origine tellurique alors que les moyens de contrôle chimique se réduisent exige l'intégration de pratiques améliorantes dans les systèmes maraichers existants. Pour pallier au manque de références sur leurs faisabilités et leurs efficacités, 14 partenaires se sont associés dans le projet PRABIOTEL depuis 2009, spécialistes tant du maraichage de plein champ que sous abri. En effet, au delà de leurs différences, ces systèmes sont confrontés à de nombreux bioagresseurs communs, champignons ou nématodes peu spécifiques. Le réseau constitué regroupe des chambres d'agriculture, le CTIFL, des stations régionales d'expérimentation et plusieurs équipes INRA. Il permet ainsi de couvrir sur tout le territoire une large gamme de conditions pédoclimatiques, et des systèmes de culture contrastés avec des cortèges de bioagresseurs variés. Ainsi, en 2009, 18 parcelles ou abris ont été suivis en production, et 22 rotations différentes ont été mises en place en stations d'expérimentation. Au delà de la compréhension des pratiques des producteurs, un des objectifs est de tester des techniques communes, telles la bio désinfection ou la solarisation, en intégrant l'incidence des conditions de milieu, facteur important de compréhension de leurs efficacités.

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Nouveaux concepts de gestion des bio-agresseurs du sol par approche conservatoire de leur biodiversité

Orateur(s) : Thierry MATEILLE, IRD - UMR CBGP et Christian STEINBERG, INRA - Dijon

Co-auteur(s) : Thierry MATEILLE1, Christian STEINBERG2, Véronique EDEL-HERMANN2, Johannes TAVOILLOT1, Bernard MARTINY1, Nadine GAUTHERON2
1 IRD - UMR CBGP - Campus de Baillarguet - Montferrier-sur-Lez
2 INRA - Dijon

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

L'évolution spécifique et fonctionnelle des populations de bioagresseurs, et leur pullulation, sont une conséquence de l’anthropisation croissante des milieux. La lutte contre ces ravageurs amplifie les déséquilibres car la pression économique impose des méthodes radicales basées sur l'élimination physique des antagonismes biologiques. Jusqu’alors, les recherches s’intéressent principalement à des populations d’espèces emblématiques. Toutes les stratégies développées sont orientées vers la diminution des effectifs de l’espèce cible. Elles mènent le plus souvent à la création de vides écologiques ou exercent des pressions d’adaptation, qui conduisent consécutivement à des phénomènes de réorganisation de la structure des communautés et, par conséquent, à de nouveaux phénomènes invasifs, exprimant un caractère de non-durabilité des processus mis en œuvre.
Les recherches menées sur la pathologie des plantes due aux bioagresseurs (sortie « lutte génétique et culturale ») et celles menées sur la sensibilité des bioagresseurs à des micro-organismes antagonistes (sortie « lutte biologique ») montrent que les approches binaires hôte-parasite à finalité thérapeutique sont souvent limitées au court terme. Considérant que la plupart des bioagresseurs telluriques sont partout présents en communautés et que la production végétale est plus liée à la structure des communautés que strictement aux effectifs des espèces qui la composent, une approche éco-épidémiologique, orientée vers la gestion de la biodiversité parasitaire, devrait conduire à l'élaboration de stratégies intégratives cohérentes, basées sur le concept de résilience des milieux, mieux adaptées à la gestion durable des communautés de bioagresseurs et à la préservation des milieux. Une telle approche centre les problématiques de recherche sur la diversité des communautés de bioagresseurs et propose que la diversité soit considérée comme un auxiliaire de gestion.

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Raisonner la fertilisation phospatée : une méthode innovante appliquée aux cultures de carotte

Orateur(s) : Christiane RAYNAL, CTIFL Lanxade - Prigonrieux

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Raisonner la fertilisation phosphatée répond à des motivations d’ordres environnemental et économique.
Actuellement, le diagnostic et la prescription reposent sur l’analyse par extraction chimique du phosphore du sol. Or, les méthodes en question (Dyer, Olsen, Joret Hebert) ne reflètent pas les mécanismes qui président à l’absorption du phosphore par les racines.
Les avancées scientifiques dans ce domaine se sont concrétisées par de nouveaux indicateurs de biodisponibilité, à la base d’un mode de raisonnement rénové des fertilisations des cultures.
Le Ctifl a participé à un projet soutenu par le Ministère de l’Agriculture (Casdar) et visant à mettre à l’épreuve/valider cette méthode novatrice pour optimiser les fertilisations phosphatées.
Les travaux ont été appliqués à des cultures de carotte de différentes saisons. Ils montrent l’intérêt de la méthode pour progresser dans le raisonnement des apports et sont source de références pour améliorer les pratiques des producteurs.
Ils soulignent la nécessité d’étendre cette démarche à d’autres espèces légumières.

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DEXI légumes, un modèle pour améliorer la durabilité des systèmes de culture légumiers

Orateur(s) : Vincent FALOYA, UMR INRA/AGROCAMPUS OUEST Sol Agro et hydrosystème Spatialisation

Co-auteur(s) : Vincent FALOYA1, Nouraya AKKAL-CORFINI1
1 INRA - Agrocampus Ouest - UMR Sol Agro et hydrosystème Spatialisation - Rennes

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Dexi-Légumes est un outil multicritère qui évalue la performance des systèmes de culture légumiers par rapport aux dimensions de la durabilité : environnementale, économique, sociale. L’arborescence de l'outil DEXi-Légumes, le choix des critères, leurs agrégations ainsi que leurs pondérations sont basés sur des connaissances d'experts. La structuration de l’arbre hiérarchique est basée sur les travaux développés à l’UMRSAS, des modèles Masc (Sadok et al, 2007) et de DEXiPM (Messéan et al, 2010) avec lequel une structuration commune est en cours d’identification. L’outil permet
(i) de réaliser un diagnostic sur les pratiques actuelles afin d’identifier les voies d’amélioration, et
(ii) de concevoir des prototypes de systèmes durables avec une gestion efficace des bio-agresseurs telluriques, limitant le recours aux pesticides, et de sélectionner a priori les candidats permettant de contrôler maladies et ravageurs telluriques. Il va être utilisé sur un réseau de 12 parcelles dont on a fait un état initial en 2009, que l’on suit depuis, et sur lequel on se propose de tester des systèmes plus économes en pesticides. Dans les deux étapes l’outil servira d’aide aux acteurs de disciplines différentes dans des préconisations, des propositions d’innovations techniques issues de ces évaluations, et des échanges entre acteurs. Le travail en cours a également pour but de simplifier le modèle existant DEXi_Légumes (Salles, 2007), dans le souci (i) de faciliter son utilisation par les chercheurs et les acteurs du développement et (ii) d’améliorer sa généricité pour différentes systèmes de culture légumiers.

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Structure du paysage et colonisation des parcelles de Brassicacées légumières par les insectes phytophages et leurs ennemis naturels

Orateur(s) : Anne LE RALEC, AGROCAMPUS OUEST

Co-auteur(s) : Anne LE RALEC1, Jacques BAUDRY2, Armin BISCHOFF3, Anne-Marie CORTESERO4, BRUNO JALOUX3, Nicolas PARISEY5, L. RAYMOND, M. RENAULT,  O. SALVADORI, Julia SAULAIS5, Yann TRICAULT3
1 AGROCAMPUS OUEST Campus de Rennes
2 INRA - Rennes
3 AGROCAMPUS OUEST Campus d'Angers
4 Université de Rennes 1 - Rennes
5 INRA - Le Rheu

 

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

La structure et la composition des paysages agricoles influencent les processus écologiques en œuvre dans les agroécosystèmes selon différents mécanismes. Les éléments linéaires du paysage peuvent par exemple constituer des corridors facilitant le déplacement des organismes ou au contraire agir comme des barrières limitant ce déplacement. La complexité du paysage impacte également la diversité des espèces végétales et animales qu’il abrite. Les différents compartiments des agroécosystèmes peuvent se comporter comme des sources ou des puits pour ces organismes. Ces processus vont conditionner à la fois la colonisation des parcelles agricoles par les bioagresseurs, en particulier ceux présentant une dispersion aérienne, et la régulation des populations de ces bioagresseurs par leurs ennemis naturels.
Dans le cadre du projet Piclég « Brassinse », nous étudions les relations entre paysage et populations d’insectes des Brassicacées légumières dans quatre zones d’étude réparties dans quatre départements du Grand Ouest (Côtes d’Armor, Finistère, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire), sur un réseau d’une centaine de parcelles de producteurs volontaires pour participer à ce projet. Les premiers résultats obtenus mettent en évidence l’influence de certains éléments du paysage sur la colonisation des parcelles par les insectes phytophages, en particulier la mouche du chou, ainsi que sur l’abondance et l’effet des ennemis naturels. Ils confirment en outre la pertinence d’une approche à larges échelles spatiales pour identifier les déterminants majeurs du fonctionnement des populations d’insectes (répartition et densité des ressources ; capacité de dispersion et barrières paysagères) et suggèrent qu’une gestion des populations de certains ravageurs des cultures à ces échelles est envisageable. La poursuite du projet en 2011 devrait permettre de conforter ces premiers résultats et de prendre en compte la dimension temporelle dans l’évolution des populations.

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Vers une démarche de protection intégrée pour les cultures ornementales d'extérieur

Orateur(s) : Agnès LANGLOIS, AREXHOR Seine Manche - Fauville-en-Caux

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

Le programme national « Faune auxiliaire » initié en 2008 au sein de l’Astredhor s’appuie sur l’origine du constat que les modes de lutte chimique trouvent aujourd’hui leurs limites soit par la résistance des ravageurs, des maladies, des adventices, soit par leur impact sur l’environnement (érosion de la biodiversité, désherbants dans les nappes phréatiques…). En conséquence des méthodes alternatives doivent être développées pour permettre de gérer de manière raisonnée et durable les systèmes de production.
Parmi les solutions, la protection biologique et intégrée mise en œuvre pour les cultures sous abris a permis de montrer la possibilité de lutter contre un certain nombre de bioagresseurs. Des auxiliaires naturels plus performants que ceux introduits sont même apparus. Souhaitant développer ces méthodes de lutte pour les cultures de plein air, la production horticole est en attente de références techniques qui lui permettraient ces développements. Les travaux menés dans le cadre de ce programme ont permis, de manière ciblée, pour quelques ravageurs d’importance (en particulier les pucerons), de mieux connaître les populations d’auxiliaires naturellement présents, de mesurer leur impact sur la population de ravageurs et d’étudier leur interaction avec les environnements floristiques avoisinants. Ces travaux, qui se poursuivent actuellement dans un nouveau programme national intitulé « PBI en cultures extérieures », ont permis de définir des pistes d’action révélant des situations bénéfiques à une entomofaune utile qui pourront ensuite être préconisées aux producteurs.

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Approche globale de la protection contre les acariens tétranyques en maraîchage biologique

Orateur(s) : Jérome LAMBION, Groupe de Recherche en Agriculture Biologique (GRAB) - Avignon

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

En zone méditerranéenne, les acariens tétranyques (Tetranychus urticae) sont des ravageurs graves des cultures de solanacées et de cucurbitacées. Pour palier au manque d’efficacité du soufre, seul produit autorisé en agriculture biologique, le GRAB teste depuis 2000 un ensemble de mesures visant à réduire les dégâts dus à ces ravageurs. Une piste travaillée a été celle des produits alternatifs : Eradicoat (à base de maltodextrine) a montré une légère efficacité. Ce produit n’est cependant pas homologué. De nombreux essais ont concerné la lutte biologique inondative. Des lâchers en pépinière de Macrolophus caliginosus, punaise prédatrice d’aleurodes mais aussi d’acariens tétranyques, ont permis d’améliorer la présence précoce de cet auxiliaire et ainsi renforcer la lutte. Par contre, les différents auxiliaires lâchés en culture (acariens prédateurs Phytoséides, cécidomyie) se sont révélés décevants : installation aléatoire et souvent tardive. La mise en place de la brumisation dans plusieurs cultures avait pour but de favoriser l’installation de ces auxiliaires, qui apprécient des atmosphères plus humides que les acariens tétranyques. Nos résultats montrent que cette technique indirecte peut être très efficace, sur melon et aubergine, principalement en gênant le développement des acariens ravageurs. Enfin, les études les plus récentes concernent la lutte biologique par modification de l’habitat, qui fait appel aux principes de la biodiversité fonctionnelle. Cette technique consiste à implanter, autour des cultures, des espèces végétales, qui vont attirer, héberger et nourrir des punaises indigènes méditerranéennes (Macrolophus spp. et Dicyphus spp.) prédatrices d’acariens tétranyques. Les premiers résultats sont prometteurs et des bandes florales ont été semées sur plusieurs sites de production pour vérifier le transfert de ces auxiliaires vers les cultures sensibles.

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Alternaria dauci, agent causal des brûlures foliaires de la carotte, est pathogène sur différentes espèces végétales

Orateur(s) : Pascal POUPARD, Université d'Angers - UFR Sciences - Angers

Co-auteur(s) : Cora BOEDO1, Soumaya BENICHOU1, Stéphanie BERSIHAND1, Philippe SIMONEAU1, Pascal POUPARD1, Romain BERRUYER1, Mathilde BRIARD2, Valérie LE CLERC2
1 Université d’Angers - UFR Sciences - Angers
2 AGROCAMPUS OUEST Centre d’Angers

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

Le spectre d’hôte d’Alternaria dauci, champignon responsable des brûlures foliaires de la carotte, est sujet à controverse dans la bibliographie et mérite donc d’être étudié de façon plus précise. Neuf espèces d’Apiacées cultivées, deux espèces de Daucus sauvages et six espèces cultivées non-Apiacées ont été contaminées par Alternaria dauci en conditions contrôlées. Des nécroses foliaires brunes, plus ou moins développées, avec ou sans halo chlorotique, ont été observées sur les Apiacées cultivées et sauvages, mais aussi sur le cresson, le radis et la tomate, tandis qu’aucun symptôme n’est apparu sur deux espèces non-Apiacées (maïs, poireau). Pour toutes les espèces montrant des lésions, des conidies typiques d’Alternaria dauci se sont développées à partir de feuilles isolées et incubées en conditions contrôlées. Un champignon a été ré-isolé à partir des nécroses obtenues pour chaque espèce végétale et dans tous les cas, l’espèce A. dauci a été identifiée, d’une part à partir de l’ADN extrait des colonies fongiques par l’outil PCR, et d’autre part sur la base de la morphologie typique des conidies. Les souches ré-isolées ont été typées à l’aide de marqueurs microsatellites et, dans tous les cas, il s’agissait bien de la souche inoculée au départ. La gamme d’hôte d’A. dauci ne serait pas restreinte au genre Daucus : le champignon serait pathogène sur différentes espèces, avec des lésions évolutives ou non, qui lui permettrait de se développer ou de se maintenir sur ces espèces. Ces résultats suggèrent que le champignon pourrait avoir plusieurs hôtes alternatifs en conditions naturelles. Si ces données sont confirmées, il sera important de considérer de façon plus précise le cycle de vie du champignon et d’adapter, non seulement, les méthodes de luttes contre cette maladie mais aussi de reconsidérer les expérimentations systèmes à la lumière de cette nouvelle information.

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Utilisation des outils télématiques pour fiabiliser les conseils phytosanitaires en Bretagne

Orateur(s) : Nicolas MEZENCEV, Chambre d'agriculture de Bretagne - Saint-Pol-de-Léon

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

Les chambres d’agricultures de Bretagne réalisent pour leurs adhérents un suivi sanitaire couvrant l’ensemble des cultures légumières.
Le regroupement des données issues des suivis au niveau régional sur l’artichaut notamment, et leur valorisation en temps réel (Génération de graphiques et consultation des données en ligne) offre une meilleure visibilité aux techniciens et aux agriculteurs.
Outre une surveillance de terrain, des modèles sanitaires sont développés (Mildiou de l’artichaut) ou exploités à titre expérimental (Mildiou et botrytis de l’oignon et de l’échalote), mouche de l’oignon, de la carotte et du chou au travers du modèle SWAT, ou en routine (Mildiou de la pomme de terre ).
Cette utilisation régulière de modèles fiabilise nos diagnostiques et nos préconisations.
L’intervention que je me propose de faire, consiste à présenter les outils télématiques qui nous permettent au quotidien d’effectuer notre travail de conseiller.

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Les bandes fleuries : protocole d'évaluation, résultats et intérêts pour les cultures ornementales d'extérieur

Auteur(s) : Loïc IFFAT, ASTREDHOR, GIE Fleurs et Plants Sud Ouest - Villenave d'ornon

Poster • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

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Tendances sur le végétal d'ornement dans le domaine environnemental

Auteur(s) : Manuel RUCAR, Chlorosphère - Angers

Poster • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration du poster

CHLOROSPHERE, cabinet de tendances pour la filière du végétal d'ornement, a développé après un an de recherche en partenariat avec un laboratoire de l'ISTIA, Angers Technopole, un ingénieur d'AGROCAMPUS OUEST, le Bureau Horticole Régional et AGROCAMPUS OUEST, une méthodologie scientifique unique en son genre. Il s'agit de l'analyse des tendances de consommation pour le secteur du végétal et de l'univers jardin (variétés, produits, accessoires, aménagements, conduites de cultures, etc.). Issue de l'industrie automobile, la méthode d'analyse a été complètement adaptée aux exigences biologiques et techniques auxquelles est soumis le végétal d'ornement. Cette nouvelle approche permet aux professionnels du végétal d'avoir une visibilité à 5 ans sur les programmes d'innovation concernant le végétal et son environnement, qu'il s'agisse de création variétale, de définition de gammes commerciales ou de choix des modes de cultures. En prenant en compte les aspects agronomiques, économiques, stylistiques, fonctionnels et biologiques, CHLOROSPHERE propose un outil permettant de situer un produit par rapport à l'ensemble de l'offre actuelle et révèle les pistes d'innovation qui s'offrent aux entreprises pour demain dans un cadre scientifique et rigoureux aux risques maîtrisés. Cette méthodologie unique au niveau international, a déjà fait ses preuves scientifiquement et en contexte professionnel, notamment via des problématiques liées à l'environnement et au développement durable. Des résultats mesurables seront présentés pour illustrer les implications de cette approche.

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Outils télématiques et développement agricole

Auteur(s) : Nicolas MEZENCEV, Chambre d'agriculture de Bretagne - Saint-Pol-de-Léon

Poster • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

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Production légumière et ornementale sous serres chauffées

Animateur(s) : Gérard Chasseriaux, AGROCAMPUS OUEST et Marc Delporte, CTIFL

L'agro-système serre a fortement évolué et s'est trouvé récemment confronté à plusieurs crises dont une crise énergétique durable qui pourrait mettre en péril la filière serre lourde. De même, la gestion de nouveaux bio-agresseurs invasifs émergents demande une forte réactivité conjointe des professionnels, de la recherche et du développement dans le contexte de protection intégrée. Il s'agit de faire un point sur les solutions acceptables, au sens de la durabilité, actuellement proposées pour résoudre de façon conjointe les problèmes énergétiques et sanitaires. Les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et les perspectives seront présentés.

Evaluation de l'impact environnemental de la production de tomate en cultures abritée en France

Orateur(s) : Thierry BOULARD, INRA - Sophia Antipolis

Co-auteur(s) : Thierry BOULARD1, Caroline RAEPPEL2, Richard BRUN1, François LECOMPTE3, Frank HAYER4, Gérard GAILLARD4
1 INRA - Sophia-Antipolis
2 Université de Strasbourg
3 INRA - Domaine Saint Paul - Avignon
4 Agroscope Reckenholz-Tänikon Research Station ART -  Zurich, Suisse

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

La culture abritée est en constante expansion dans le monde entier. Elle met en œuvre des méthodes, telles que la fumure carbonée ou le chauffage qui n'ont pas leur équivalent dans d'autres productions végétales. Il y a donc un intérêt tout particulier à évaluer ces pratiques qui ont souvent un impact environnemental considérable et qui sont peu étudiées par ailleurs. Cette étude quantifie l'impact environnemental de la production de tomate en France. La tomate est la principale culture abritée en France, elle met en œuvre les deux principales stratégies de production rencontrées en culture sous serre : une production continue toute l'année dans des abris climatisés et chauffés et une production plus saisonnière dans des tunnels froids. Pour cela on a élaboré une base de données au niveau national qui correspond aux années 2006-2008, puis on a mis en œuvre une analyse du cycle de vie (ACV) de la tomate produite sous abris en se cantonnant uniquement à la production (commercialisation et transports sont exclus du champ de l'étude). L'analyse montre que le chauffage est de loin la pratique qui engendre l'impact environnemental le plus élevé, et cela quelque soit la catégorie d'impact considérée (également pour les impacts éco toxicologiques et toxicologique).

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Economies d'énergie et cultures maraîchères - pistes actuelles et expérimentations en cours

Orateur(s) : Eric BRAJEUL, CTIFL - Carquefou

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Dans un contexte de nécessaire maîtrise économique et environnementale vis-à-vis des combustibles fossiles, l’optimisation des dépenses énergétiques est devenue depuis quelques années une priorité pour les productions sous serres chauffées.
De manière à apporter des réponses à court terme aux serristes, le Ctifl conduit plusieurs études et expérimentations avec ses partenaires techniques et financiers, à une échelle nationale et européenne. Un exemple est le travail mené autour des techniques de modulation des températures, de relocalisation des réseaux de chauffage et de gestion spécifique de la déshumidification, qui constitue le cœur du projet Plantinov’Ser (labellisé dans le cadre du Pôle de Compétitivité Anjou-Val de Loire Végépolys), destiné à évaluer du matériel végétal dans des systèmes plus performants au niveau énergétique.
Des travaux à plus long terme sont également en cours au Ctifl au niveau du projet Serre Capteur d’Energie (labellisé dans le cadre du Pôle de Compétitivité d’Avignon PEIFL). Ils concernent l’évaluation technico-économique de la serre productrice d’énergie avec stockage thermique en aquifère. Les études des différents équipements énergétiques ainsi que le test d’un nouveau matériau de couverture avec de très bonnes propriétés de transmission lumineuse et très isolant permettront d’apporter des éléments d’optimisation aux serres actuelles.

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Les premiers résultats de l'étude serre et énergie : des économies encore possibles pour un poste chauffage à moins de 4 euros/m²

Orateur(s) : Marie-Anne JOUSSEMET, Arexhor Grand Est - Laxou

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les travaux réalisés sur le thème de la gestion des consommations énergétiques dans les serres ont mis en évidence des économies possibles en modifiant les plannings de culture et les températures de consigne des serres. Selon les cultures ces économies peuvent atteindre 30 à 40%. De même la modification des températures de consigne entre le jour et la nuit peut également apporter 20% d’économie d’énergie. Mais dans tous les cas la phase d’enracinement des productions consomme près des ¾ de la dépense totale en énergie.
Le travail de cette année vise à renforcer les économies réalisées en accentuant l’écart entre les consignes de température du jour et de la nuit, en diminuant la durée de la phase d’enracinement et en testant le seuil de résistance thermique d’une palette de végétaux de printemps.
Avec un rempotage précoce (s6) et une culture exigeant au minimum une température de consigne de 12°C, même avec une température de nuit de 8°C, nous sommes loin du seuil des 4 €/m² et même à plus du double de cette référence pour le compartiment témoin. Cependant, l’économie réalisée est intéressante avec plus de 3 €/m² avec une intégration de 4°C en rempotage précoce. En analysant des taxons dont la date de rempotage est plus tardive, il sera peut être possible de passer en dessous des 4 €/m², mais l’économie entre les deux serres sera certainement réduite et il faudra veiller aux conséquences sur les qualités agronomiques et commerciales.
En réduisant la phase d’enracinement d’une semaine pour un rempotage réalisé en semaine 8 on est en dessous des 4€/m² et on obtient une économie d’un peu plus d’ 1€/m². L’analyse des autres dates de rempotage pourra donner une fourchette du coût énergétique entre 2 et 3 semaines.

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Analyse des paramètres climatiques, écophysiologiques et énergétiques à l'intérieur d'une serre de production ornementale à double paroi gonflable en présence d'un système à déshumidification

Orateur(s) : Christophe MIGEON, AGROCAMPUS OUEST

Co-auteur(s) : Christophe MIGEON1, Alain TRAVERS1, Dominique LEMESLE1, Gérard CHASSERIAUX1 
1 AGROCAMPUS OUEST

 

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Les améliorations des structures (double paroi) et équipements des serres (chauffage au sol), initialement destinées à faire des économies d’énergie, ont conduit à des modifications du microclimat et plus spécifiquement à une augmentation de l’hygrométrie en période nocturne. Dans ces conditions, pour s’éloigner de la zone de risque sanitaire, la déshumidification devient incontournable.
Dans ce contexte, et dans le cadre du programme régional Plantinov’ser, des dispositifs spécifiques ont été conçus et mis en place dans différentes situations. Parmi ceux-ci, une pompe à chaleur ‘multifonction’ a été installée chez un important producteur en Anjou (Chauvin).
Le dispositif thermodynamique ainsi que le protocole de mesure des paramètres physiques et écophysiologiques sera présenté. Une étude de la variabilité temporelle des paramètres climatiques permettra de caractériser les champs de température et d’humidité à différents niveaux (hétérogénéité horizontale et stratification verticale). Les modifications climatiques en période de déshumidification seront observées ainsi que les consommations énergétiques et l’évolution des rendements (énergie, vapeur d’eau condensée).

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La déshumidification : résultats de trois années d'expérimentations ; aspects techniques, sanitaires, productivité et bilans énergétiques.

Orateur(s) : Alain GUILLOU, CATE - Vezendoquet - Saint-Pol-de-Léon et Laurent MARY, CATE - Vezendoquet - Saint-Pol-de-Léon

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

Les premiers résultats obtenus en 2008 permettent une réduction de la consommation énergétique de l’ordre de 35 %. S’il n’y a pas d’impact au niveau de la productivité finale, l’entrée en production est cependant plus tardive et on relève une forte sensibilité au Botrytis sur certaines variétés en fin de culture. En 2009, trois conduites étaient comparées dans des compartiments de 500 m2 chacun :
- Un compartiment témoin, dans lequel la déshumidification était réalisée de façon classique par chauffage et aération. Ce compartiment est équipé d’un simple réseau de végétation.
- Un compartiment « déshumidification haute » : l’air est aspiré en partie basse de la serre et distribué au dessus de la culture par des gaines de diamètre 400 mm. Ce compartiment est également équipé d’un simple réseau de végétation.
- Un compartiment « déshumidification basse » : l’air est aspiré en partie haute de la serre et distribué sous les gouttières de culture par des gaines de faible diamètre (160mm). Ce compartiment est équipé d’un double réseau de végétation.
La déshumidification permet de limiter l’aération et donc les déperditions thermiques. Elle permet également une utilisation plus intensive de l’écran thermique (25901950 h contre 1920500 h à la conduite témoin, sur la durée totale de culture)...

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Les bio-agresseurs émergents en cultures légumières sous abris

Orateur(s) : Yannie TROTTIN-CAUDAL, CTIFL de Balandran - Bellegarde

Co-auteur(s) : Yannie TROTTIN-CAUDAL1, Catherine CHABRIERE2 - Anne TERRENTROY3
1 CTIFL DE BALANDRAN - Bellegarde
2 APREL - Saint-Rémy-de-Provence
3 Chambre d’Agriculture des Bouches du Rhône - Aix-en-Provence

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

Tuta absoluta a été identifiée en Corse et dans le Sud de la France fin 2008. En 2010, ce papillon est signalé dans différentes régions de production française. Ce ravageur originaire d’Amérique du sud est détecté aujourd’hui dans de nombreux pays d’Europe et du Maghreb depuis 2006. Il est surtout présent sur la tomate (sous abris et en plein champ) et les dégâts peuvent être très graves sur feuilles et fruits pouvant aller jusqu’à la destruction des plantes. L’aleurode reste un ravageur important, en particulier sur tomate. Trialeurodes vaporariorum est l’espèce dominante dans les différentes régions de production. Toutefois Bemisia tabaci présente dans le sud de la France a provoqué de graves dégâts dans plusieurs serres notamment en 2002 et 2003. En plus des dégâts directs sur plantes et fruits, B. tabaci est vecteur de virus dont certains représentent un risque majeur pour la production de tomate. L’arrivée de B. tabaci a mobilisé l’ensemble des partenaires techniques et professionnels. Des études expérimentales ont été menées pour mieux connaître ce ravageur émergent et mettre au point des stratégies de protection adaptées. Il en est de même depuis 2009 pour T. absoluta.
D’autres bioagresseurs auparavant considérés comme secondaires, perturbent depuis quelques années le bon déroulement de la protection phytosanitaire des cultures maraîchères et seront aussi abordés ainsi que les raisons probables de leur développement.

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Influence des filest anti-insectes sur le climat sous serre : Caractérisation des effets aérauliques - Amélioration des performances

Orateur(s) : Jean-Claude ROY, Institut FEMTO - Belfort

Co-auteur(s) : Jean-Claude ROY1, Thierry BOULARD2 
1 Institut FEMTO - Département ENISYS - Université de Franche-Comté - Belfort
2 INRA - Sophia-Antipolis

Communication orale • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les filets anti-insectes constituent un moyen efficace de lutte contre l’intrusion de nombreux parasites tels les aleurodes ou les thrips à l’intérieur des serres de culture. La contrepartie de cette efficacité est la modification du climat interne par la réduction de l’efficacité de la ventilation par les ouvrants avec pour conséquence la mise en œuvre de moyens de refroidissement supplémentaires pour maintenir des paramètres climatiques corrects. Dans une première partie, on s’intéressera à la manière de déterminer les caractéristiques aérauliques de ces filets, puis à leur intégration dans un système serres par leur influence sur les écoulements dans les ouvrants. On adoptera le point de vue du modélisateur puis du concepteur de serres et de l’exploitant. Dans une seconde partie, on décrira des travaux réalisés en vue de réaliser des filets présentant un faible impact aéraulique et des qualités optimales d’exclusion. Les résultats des expérimentations sont présentés avec Bemisia Tabaci et Frankliniella occidentalis.

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Assessment of the acute risk for operators and workers for 23 active ingredients applied in protected tomato production

Orateur(s) : Gérard GAILLARD, station de recherche AGROSCOPE, Zurich (Suisse)

Co-auteur(s) : Frank HAYER1, Thierry BOULARD2, Gérard GAILLARD1 
1 Agroscope Reckenholz  - Tänikon Research Station ART - Zurich, Suisse
2 INRA - Sophia-Antipolis

Communication orale • Mardi 11 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

Greenhouse production plays an important role in providing fruits, vegetables and ornamentals to the population throughout the year. Production in protected systems is advantageous because of space (Stanhill, 1980) and water savings (Stanghelini et al., 2003). Also the plant protection is favoured owing to the controlled conditions. On the other hand the systems are very intensive and the amount and frequency of pesticide applications might cause an acute risk for the operators and re-entry workers lying above the acceptable operator exposure level (AOEL).
The calculations were based on the Harmonised environmental Indicators for pesticide Risk (Garreyn et al., 2001). Data on pesticide properties were taken from the SYNOPS-Database of JKI and the Footprint-Database . For two pest control strategies three scenarios were calculated for the re-entry workers. Both scenarios I and II were calculated assuming that the re-entry workers do not use personal protection equipment like mask, gloves and overalls (PPE). In scenario I the re-entry time for workers is set to 8 hours after application and in scenario II it depends on the active ingredient (AI) applied following the code rural Article L253. A third scenario was created to assess the effect of PPE worn by re-entry workers; in this scenario also an AI dependent re-entry time was used. The risk for the operators is in all three scenarios the same, as similar assumptions were used for the calculations.
In summary, 6 out of the 23 active ingredients (AI) show a risk index (RI) above 1 for the operators, meaning the potential uptake is higher than the AOEL. These AIs are bupirimate, cyromazine, pyrimethanil, propamocarb, copper-sulphate and methomyl. For the re-entry workers in scenario I, not only the same AI as above excepted pyrimethanil have a RI higher than 1, but also chlorthalonil and pymetrozin. The delaying of the re-entry time in scenario II in dependence on the AI applied does not allow to reduce the RIs of the above mentioned AIs for the re-entry workers below 1. On the contrary, the usage of PPE by the re-entry workers causes a strong abatement of the risk. With this measure, only for copper-sulphate and methomyl the potential exposure is still slightly higher than the AOEL.
The analysis shows that some of the active ingredients applied in protected tomato production might pose a risk to operators and re-entry workers. According to the calculations, PPE is more effective in reducing the risk for re-entry workers than the AI dependent delaying of the re-entry time.
This work was supported by the Exchange Program of the European Network for the Durable Exploitation of Crop Protection Strategies (ENDURE) financed by the EU 6th Framework Programme.

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Evaluation de l'influence d'une conduite basse température et d'une conduite avec intégration des températures sur le comportement de différentes plantes en pot

Auteur(s) : Olivier RIAUDEL, GIE Fleurs et Plantes du Sud Ouest

Co-auteur(s) : Olivier RIAUDEL1, Jean-Marc DEOGRATIAS1
1 GIE Fleurs et Plantes du Sud Ouest

Poster • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration du poster

Dans le cadre des essais « Techniques culturales jouant un rôle dans les économies d’énergie », la station a mis en place en 2009 une expérimentation sur les cultures à froid et une autre sur l’intégration des températures.
Pour le premier essai, le protocole est basé sur un choix de variétés pouvant accepter des températures plus basses que les consignes de production classique. L’objectif est de diminuer les consommations de chauffage tout en maintenant une qualité commerciale des produits mis en vente au printemps.
Pour le deuxième essai, l’intégration de température consiste à utiliser le rayonnement solaire en journée pour baisser les consignes de chauffage la nuit. Avec une température moyenne fixée sur 24 heures, le logiciel de gestion climatique calcule les degrés pouvant être retirés la nuit à partir de ceux gagnés en journée.
Sur les deux essais réalisés cette année traitant d’énergie en serre, de nombreuses données ont été obtenues sur la consommation en chauffage de nos différentes structures.
Nous avons montré qu’utiliser la chaleur du rayonnement solaire permet d’économiser du gaz la nuit (intégration des températures), nous avons montré également que faire pousser des annuelles tolérantes au froid à des consignes de chauffage très basses réduit fortement les dépenses énergétiques.

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Approche expérimentale et numérique du climat distribué à l'échelle de l'abri et de la plante en cultures ornementales sous serre : analyse des transferts de masse et de chaleur, bilans énergétiques

Auteur(s) : Benjamin MORILLE, AGROCAMPUS OUEST

Co-auteur(s) : Benjamin MORILLE1, Pierre-Emmanuel BOURNET1, Chistophe MIGEON1
1 AGROCAMPUS OUEST - Unité propre de recherche EPHOR

Poster • Lundi 10 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les serres de production horticole sont utilisées pour soustraire les cultures aux contraintes climatiques extérieures afin de gérer au mieux les besoins des plantes, accélérer leur croissance et produire tout au long de l’année. Dans le contexte actuel de crise énergétique à laquelle se superpose une crise sanitaire sur fond de montée en puissance du développement durable, il importe de minimiser les consommations d’intrants et donc d’énergie et d’eau en particulier.
Ceci requiert une connaissance exhaustive des mécanismes physiques et écophysiologiques qui interfèrent avec le climat. Pouvoir prédire le climat dans les serres permettrait en effet d’ajuster au mieux les intrants tout en répondant aux exigences des cultures.
La modélisation mathématique du climat distribué a régulièrement été employée et développée depuis les années 90 en complément des approches globales. Aujourd'hui les efforts portent sur l’amélioration de ces outils de simulation. Les travaux se concentrent notamment sur l’intégration de la course du soleil, de l'inertie du sol et de l’interaction des végétaux avec le climat dans des modèles instationnaires. Cette approche devrait permettre de quantifier les échanges thermiques et hydriques à l’échelle de la journée et de proposer des solutions pour mieux les gérer.
Des travaux de recherche ont été engagés en ce sens à Angers, avec l’appui de l’ADEME et de la Région Pays de la Loire. Les résultats préliminaires concernent l’analyse expérimentale fine des échanges survenant au niveau du végétal en vue de les intégrer dans des simulations numériques du climat distribué sous serre.

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Table ronde

L'amélioration des performances environnementales des entreprises à l'échelle de la chaîne Recherche-Expérimentation-Entreprises dans plusieurs pays étrangers

Animateur(s) : Jean Harzig, rédacteur en chef de la Revue Végétable

Face à une pression anthropique croissante sur la biosphère terrestre et ses conséquences sur ses équilibres fragilisés, la prise de conscience sociétale pousse de plus en plus fort à la mise en oeuvre de procédures techniques à impact réduit sur l'environnement : encore difficile à mesurer, la performance environnementale est en passe de devenir un paramètre majeur de l'efficience d'une filière produit et des différents maillons qui la composent. C'est ainsi qu'émerge désormais très puissamment une orientation vers une agriculture à faible niveau d'intrants, ce qui constitue une changement fondamental de paradigme après un demi-siècle d'addiction à l'association intensification/recours accru aux intrants. Toutes les parties prenantes des filières impliquées dans une oeuvre qui va viser à dépenser davantage de matière grise et moins de matière première. Les marges de progrès sont considérables car au-delà de la seule performance environnementale agricole, c'est véritablement une économie de symbiose avec le vivant qu'il importe de penser.

Avec la participation des représentants suivants :

  • Jean-Michel Meunier - Directeur R&D - SAKATA Vegetable Europe, France/International
  • Gérard Gaillard - Responsable du groupe analyse cycle de vie, Station de Recherche AGROSCOPE, Suisse
  • Kathy Steppe - Professeur - Ghent University - Belgique
  • Mario Do Carmo Martins - Secretaria General - Centro operativo e Tecnologico Hortofruticola Nacional - Portugal
  • Eric Malezieux - Directeur scientifique - HORTSYS, CIRAD - France