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Agrocampus Ouest, Angers 9 e édition 16 & 17 Janvier 2017

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2015|2013|2011|2009|2007|2005|

La 8e édition des Rencontres du Végétal a eu lieu les 12 et 13 janvier 2015 sur le campus d'Angers d'AGROCAMPUS OUEST.

Thème de l'édition

Compétitivité et efficience des filières du végétal : Quels leviers d'innovation variétaux, agronomiques, technologiques et organisationnels ?

Séance introductive

Sessions plénières

Compétitivité et questions économiques et sociétales

Animateur(s) : Emmanuelle Chevassus-Lozza, AGROCAMPUS OUEST

Même si la France figure parmi les premiers producteurs agricoles, elle a vu ses positions s’éroder au cours du temps, que ce soit sur son propre marché national ou sur les marchés internationaux.
Aussi, l’amélioration de la compétitivité est-elle un défi majeur pour les entreprises des filières du végétal spécialisé, afin de pouvoir faire face à la concurrence internationale croissante, et ce dans un contexte de changement climatique, de pression environnementale et démographique croissante.
L’objet de cette séance plénière est d’aborder les ressorts de la compétitivité de la filière. En quoi l’organisation commune de marché joue sur la compétitivité des entreprises ? L’innovation est aussi un ressort majeur de l’amélioration de la compétitivité. Comment cette innovation est-elle produite ? Quel est l’impact de la recherche sur la production de cette innovation ? Mais l’amélioration de la performance des entreprises ne doit pas se voir au seul prisme de la performance économique. La prise en compte et l’exploitation des services rendus par les écosystèmes sont devenues une priorité.

Impact de l'Organisation Commune des Marchés sur la compétitivité de différentes filières du végétal spécialisé

Orateur(s) : Patrick AIGRAIN, FranceAgriMer

 

Communication orale • Lundi 12 janvier • 10h30-13h00

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Quelle gestion des agro-écosystèmes pour optimiser les services écosystémiques ?

Orateur(s) : Guy RICHARD, chef du département Environnement et Agronomie de l'INRA & Isabelle LITRICO, Directrice d'unité adjointe URP3F-INRA Lusignan

 

Communication orale • Lundi 12 janvier • 10h30-13h00

Illustration de la conférence

 Face au défi posé à l’agriculture, à savoir améliorer la quantité, la qualité et la stabilité de la production dans un contexte d’aléas climatiques, économiques et sanitaires tout en diminuant ses impacts environnementaux négatifs, la prise en compte et l’exploitation des services rendus par les écosystèmes sont devenues une priorité. Les fonctions écologiques qui assurent le fonctionnement et le maintien des écosystèmes, sont à la base des services écosystémiques, qui représentent les bénéfices, pour le bien être humain, du fonctionnement des écosystèmes. Il ne s’agit donc plus aujourd’hui de ne considérer que le service de production assuré par les écosystèmes gérés par les agriculteurs, mais un ensemble de services fournis par les agroécosystèmes.
L’exploitation des fonctions des agro-écosystèmes pour une approche multiservices ne peut se concevoir qu’à travers la gestion des écosystèmes à différentes échelles spatio-temporelles (de la parcelle au territoire), à différents niveaux d’organisation (du génotype à la métacommunauté) et en tenant compte-comte de l’ensemble des parties prenantes (producteurs et bénéficiaires des services). Il nous faut considérer les interactions entre (1) les plantes/ animaux et les environnements biotiques et abiotiques dans lesquels elles sont cultivées/élevés, (2) les gestionnaires des écosystèmes et les bénéficiaires des services rendus. Aussi, l’optimisation des services attendus des agro-écosystèmes nécessite de combiner : compositions génétiques des cultures et des animaux, pratiques culturales et d’élevage, aménagements des paysages et de la gouvernance des territoires.

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Caractérisation et mesure des impacts de la recherche publique en agronomie sur la société

Orateur(s) : Philippe LAREDO - Directeur de recherches, laboratoire territoires, techniques et sociétés (LATTS) - Ecole des Ponts ParisTech

 

Communication orale • Lundi 12 janvier • 10h30-13h00

Illustration de la conférence

 Trois enseignements majeurs sur les impacts de la recherche agronomique sur la société.

Questionné par l’AERES sur ses impacts sociétaux lors de sa dernière évaluation, l’INRA a décidé d’initier un important travail de recherche sur les approches en matière d’identification, de caractérisation et de mesure des effets. Le programme ASIRPA a maintenant près de 3 ans d’existence et un rapport officiel rendu public mi 2014. Ce rapport présente une autre approche de la mesure des effets centrée sur trois choix méthodologiques forts qui seront brièvement présentés. La présentation se centrera ensuite sur les enseignements que nous retirons de cette expérimentation grandeur nature. Nous en retirons trois caractéristiques centrales des activités qui ont généré des effets importants qu’ils soient économiques, environnementaux, sociaux, politiques ou liés à la santé et la sécurité alimentaire : le temps long entre l’initiation des activités et les effets identifiés (en moyenne deux décennies), la double dimension des connaissances produites (sous des formes académiques d’une part, et mobilisables par les acteurs d’autre part : nous parlons de connaissances ‘actionnables’), et l’importance des réseaux d’acteurs dans la co-production et la circulation des connaissances. L’importance des effets tient en grande partie dans la capacité des acteurs socio-économiques et/ou politiques à s’engager dans la généralisation des transformations permises par ces nouveaux savoirs.
Faut-il attendre que les choses se soient passées pour mesurer les effets ? Sans doute peut-on au moins partiellement les anticiper si on analyse les processus : la recherche a mis en exergue 5 profils distincts qui sont utiles à la stratégie.

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Les méthodes de conception de l'innovation : les apports des démarches partenariales recherche – développement

Orateur(s) : Christian HUYGUE - INRA, Directeur Scientifique Adjoint Agriculture - Président du COST de l'ACTA

 

Communication orale • Lundi 12 janvier • 10h30-13h00

Selon la définition donnée par l’OCDE, en 2005, l’innovation est l’adoption par des opérateurs d’une nouveauté, qu’il s’agisse d’un produit, d’un processus, d’une méthode ou d’une organisation.
Il faut donc bien identifier ce qui relève de la conception de cette nouveauté et de son adoption.

Différents cadres théoriques ont été développés pour préciser les différentes méthodes de conception d’une nouveauté. On peut ainsi identifier d’une part la conception réglée, poursuivant des objectifs constants, définis à l’avance et conduisant préférentiellement à des améliorations incrémentales, de type E (Efficience) (selon la structuration ESR proposée par Hill et Mc Rae en 1995). On identifie d’autre part la conception innovante, dont l’équipe d’Hatchuel, Ecole des Mines de Paris, a posé les cadres théoriques, et qui permet d’explorer largement le champ des possibles, en évitant les effets de fixation. Elle permet de répondre à des objectifs changeants, et de proposer des innovations de rupture (de type R).
Il s’agit dès lors, en recherche et en R&D, de faire cohabiter une conception réglée préférentiellement portée par les acteurs économiques et le développement et une conception innovante tournée vers les preuves de concept et mobilisant davantage la recherche.
Les démarches partenariales recherche – développement, entre organismes de recherche et instituts techniques et organismes de développement ainsi que les partenariats publics – privés (PPP) offrent la possibilité d’une telle coexistence et articulation. Différents outils existent pour mener à bien un tel travail : conception assistée par modèles, prototypage par atelier de conception, conception pas à pas, expérimentation.

L’adoption d’une innovation repose sur un équilibre entre l’espoir engendré par l’innovation proposée et l’aversion au risque et au changement. Elle est d’autant plus délicate que l’innovation est de type R, mais repose d’une part sur la qualité de l’innovation proposée et d’autre part sur un accompagnement des opérateurs et acteurs économiques. La théorie des rendements croissants d’adoption permet d’identifier les principaux leviers de l’adoption : apprentissage par l’usage, externalités directes et indirectes de réseau, formation. Là encore, le système de recherche – développement offre des conditions favorables.

L’analyse des processus d’innovation et d’adoption d’innovations dans un grand nombre de secteurs économiques a conduit à la mise en place d’une échelle dite de TRL (Technology Readiness Level), qui permet de positionner les différents opérateurs (de la recherche fondamentale à l’utilisation par les opérateurs économiques) et leurs activités et productions, d’identifier les relations, échanges et rétroactions entre acteurs aux différents niveaux de l’échelle, de documenter certaines caractéristiques clés qui varient aux différents niveaux de cette échelle. L’une d’elles est particulièrement importante en agriculture. Il s’agit de la dépendance aux conditions locales, qu’elles soient économiques ou liées au milieu (biotique et abiotique). En recherche fondamentale, la dépendance au milieu est faible et ce sont surtout les processus génériques qui sont analysés. Pour l’utilisation d’une innovation, la dépendance au milieu est plus forte, mais variable selon les innovations. Ainsi, quand on envisage la conception et l’adoption de systèmes de production agricole, répondant aux principes de l’agro-écologie qui repose notamment sur la mobilisation des régulations biologiques positives, il apparaît alors clairement que la dépendance au milieu devient plus forte qu’avec des modèles de production plus conventionnels et que ceci met en tension la chaine (qui est en fait plus une série de boucles) de conception et de transfert des innovations.

Ce cadre permet de revisiter avec efficacité nos organisations, nos modes de fonctionnement, de programmation et d’évaluation des acteurs de l’écosystème de recherche et de développement agricole.

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L'Intégration de la recherche et du développement pour assurer la compétitivité

Animateur(s) : Jean Boiffin, INRA Angers-Nantes

En France comme dans tous les pays développés où les coûts de la main d’oeuvre et de l’énergie sont élevés, l’innovation apparaît comme la clé de la compétitivité. Mais comment s’y prendre pour innover ? Suffit-il de « mobiliser la recherche », et de mettre en place un « continuum de recherche-développement » ?
La deuxième session plénière apportera un éclairage à la fois théorique et institutionnel sur les processus et dispositifs d’innovation. Ces processus et dispositifs sont depuis longtemps considérés dans l’industrie et les services comme un domaine d’étude et d’application à part entière. Le secteur agricole, et en son sein les filières du végétal spécialisé, doivent s’inscrire dans ces démarches de réflexion et d’action, pour identifier et mettre en oeuvre les voies et modalités d’innovation les plus adaptées à leur propre développement. 

Introduction à la théorie et aux méthodes de la conception innovante

Orateur(s) : Pascal LE MASSON - Professeur au Centre de Gestion Scientifique - Mines ParisTech

 Mines ParisTech - CGS - 60 boulevard Saint-Michel - 75272 PARIS Cedex 06

Communication orale • Lundi 12 janvier • 18h00-19h30

Certes à l'heure du "publish or perish" et des applications rentables à court terme, recherche et développement semblent parfois bien antagonistes. Mais ces phénomènes ne doivent pas masquer le fait que l'innovation intensive qu'attendent nos sociétés nécessite tout à la fois une recherche créative, des stratégies de développement originales et des formes nouvelles d'intégration entre recherche et développement.
La compréhension, la maîtrise, l'invention de ces formes, peut s'appuyer sur les avancées récentes des théories de la conception, qui permettent aujourd'hui de dépasser les paradigmes modélisateurs ou optimisateurs, pour les intégrer dans un paradigme plus général des fonctions génératives.
On exposera les derniers travaux en théorie de la conception et on indiquera comment ils débouchent sur des méthodes et des organisations originales. Maîtriser le raisonnement, les méthodes et les processus de conception, peut permettre de maîtriser le maillon manquant entre recherche et développement. La théorie et les méthodes de la conception permettent aussi aujourd'hui de penser des formes nouvelles du développement (nouvelles stratégies de développement de biens communs, logiques écosystémiques, logiques génériques, ouvertes,...) et de mieux rendre compte des logiques de création dans la science (recherche conceptive).
 

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Partenariats Européens d'Innovation (PEI) : Contexte, modalités de mise en place, intérêt pour les acteurs régionaux, actualité

Orateur(s) : Hervé BOSSUAT 1, Chargé de mission DGPAAT & Hélène AUSSIGNAC 2, Conseillère Agriculture Agroalimentaire Forêt et Pêche

1 Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt - Direction générale des politiques agricole, agroalimentaire et des territoires - 19, avenue du Maine - 75732 Paris cédex 15

2 Association des Régions de France - 282 Bd Saint Germain - 75 007 Paris

Communication orale • Lundi 12 janvier • 18h00-19h30

Illustration de la conférence

Le partenariat européen d’innovation (PEI) est un nouvel instrument communautaire qui vise à combler le déficit d'innovation en incitant à des partenariats multiacteurs pour faciliter les échanges de connaissances (modèle d'innovation interactif). Pour cela, le PEI mobilise à la fois la politique de recherche, au travers d’Horizon 2020, et la PAC, au travers du Fond Européen pour le Développement Agricole et Rural (FEADER) afin de créer des dynamiques entre acteurs publics et privés des systèmes nationaux de recherche-développement-innovation autour d’objectifs partagés. Le PEI n’est donc ni un programme de recherche, ni un dispositif de financement, mais un instrument de coordination de politiques et de programmes existants dont la finalité est l’accélération des transferts de connaissance de la recherche vers les agriculteurs et réciproquement. Pour mettre en œuvre ces PEI, plusieurs mesures du FEADER ont été renforcées pour financer l’émergence et l’animation de « groupes opérationnels » (GO), véritables chevilles ouvrières locales du PEI. En parallèle, la France s’est engagée dans une nouvelle phase de son processus de décentralisation. Dans ce contexte, l’autorité de gestion des fonds européens, dont le FEADER, a été transférée aux Conseils Régionaux. C’est donc désormais en cohérence avec leurs compétences légales en matière de développement économique et de recherche et innovation que les Régions vont pouvoir piloter et soutenir la mise en œuvre de ces PEI dans le secteur agricole et rural. L’intervention s’attachera à expliciter cette nouvelle forme de gouvernance et les formes qu’elle peut prendre selon les territoires. Elle montrera enfin l’intérêt pour les acteurs locaux de l’innovation d’une régionalisation de ce type de dispositif et l’illustrera au moyen de quelques exemples.

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Sessions thématiques

Sciences et technologies de l'information et de la communication au service du végétal spécialisé

Animateur(s) : Etienne Belin - LISA Université d'Angers & Emeline Defossez - VEGEPOLYS

Les sciences et technologies de l’information et de la communication (STIC) permettent le développement de nouveaux outils et offrent de nouvelles perspectives d’application dans le végétal spécialisé.
Les présentations porteront sur des initiatives innovantes, de recherche ou de développement expérimental, sous différents angles : capteurs et techniques d’imagerie en conditions contrôlées et applications au champ, systèmes embarqués, communication, échange d’informations et bases de données. Les domaines d’application pourront concerner la croissance des végétaux, leur degré de maturité, leur architecture, leur état sanitaire .

ElonCam : instrumentation et analyse d'images pour le suivi automatisé individualisé du développement de semences et de plantules

Orateur(s) : Landry BENOIT

Co-auteur(s) : L. Benoit1, D. Rousseau2, É. Belin1, C. Dürr3, R. Vadaine4, D. Demilly4, S. Ducournau4, F. Chapeau-Blondeau1

1 Laboratoire Angevin de Recherche en Ingénierie des Systèmes (LARIS), Université d’Angers, 62 avenue Notre Dame du Lac, 49000 Angers, France
2 CREATIS, Université de Lyon, CNRS UMR5220, INSERM U1044, INSA-Lyon, 69621 Villeurbanne, France
3 INRA, UMR 1345 IRHS Institut de Recherche en Horticulture et Semences, 42 rue Georges Morel, 49071 Beaucouzé, France
4 Station Nationale d’Essais de Semences (SNES), GEVES, 25 rue Georges Morel, 49071 Beaucouzé, France

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Le système ElonCam est en cours de développement dans le cadre d'une collaboration entre le LARIS, le GEVES-SNES et l'INRA d'Angers - IRHS. Il s’agit d’un système de vision, constitué d’un système d’acquisition d’images piloté par ordinateur, et d’un logiciel de traitement et d'analyse d'images couleur RVB, qui permet de réaliser des mesures automatisées sur les semences et les plantules au cours de leur développement.
Le système d’acquisition peut incorporer différentes modalités d'imagerie, et il est actuellement employé en imagerie visible (voir Fig. 1). L'acquisition des images est effectuée en lumière verte inactinique (censée simuler l'obscurité et ne pas influencer le développement des plantules). Afin de minimiser l'apport d'énergie lumineuse l'éclairage intermittent est synchronisé avec la prise de vue. Les graines sont semées dans une boîte de Pétri contenant de la gélose (milieu de culture transparent) placée à la verticale afin de respecter le géotropisme.
Le logiciel de traitement d'images détecte, isole, labellise puis mesure les semences et les plantules. L'analyse numérique des images permet d'aboutir à la mesure individuelle automatisée des semences au cours de la germination puis des plantules et de leurs organes d'intérêt en fonction du temps, selon les conditions de la croissance. Afin de gérer les croisements de plantules, un algorithme de suivi de structures arborescentes a été développé.
Le système de vision vise à contribuer au phénotypage automatisé haut-débit des semences et plantules, afin de tester la capacité à germer et la vitesse de croissance pour différentes espèces et différents génotypes, et en vue d'améliorer leurs propriétés et rendement. Le système a été testé pour la caractérisation de différentes espèces comme Medicago truncatula, colza, blé, tournesol, et également la betterave dans le cadre du programme ANR Investissements d'Avenir AKER où les coauteurs sont impliqués et qui concerne l'amélioration de la betterave sucrière pour laquelle la France est l'un des premiers producteurs mondiaux.
Ce travail a bénéficié d'une aide de l'État gérée par l'Agence Nationale de la Recherche au titre du programme "Investissements d'Avenir" portant la référence ANR-11-BTBR-0007 (programme AKER).

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Application de l'imagerie hyperspectrale PIR et de la chimiométrie à l'étude de la dureté et de la vitrosité des grains de blé

Orateur(s) : Eloïse LANCELOT 1 & Benoît JAILLAIS 1

Co-auteur(s) : Eloïse Lancelot1, Valérie Lullien-Pellerin2, Dominique Bertrand3, Benoît Jaillais1

1 INRA, UR1268 Biopolymères Interactions Assemblages, F-44300 Nantes, France
2 INRA , UMR 1208 Ingénierie des Agropolymères et Technologies Emergentes (IATE) 2, place Pierre Viala - F-34060 Montpellier cedex 1, France
3 data_frame, rue stendhal, F-44300 Nantes, France

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Le blé est l'une des céréales les plus cultivées au monde qui constitue la base de l’alimentation humaine. La qualité des grains, incluant leur aptitude au fractionnement pour produire des farines ou semoules, représente un enjeu fondamental pour la filière céréalière. Cette qualité est influencée à la fois par des facteurs génétiques et/ou environnementaux. En particulier, les propriétés mécaniques des grains qui régissent leur aptitude au fractionnement dépend de leurs caractéristiques de dureté et de vitrosité. La dureté est définie comme le degré de résistance à la déformation et est contrôlée par des facteurs génétiques qui régissent l’adhésion entre granules d’amidon et réseau protéique au sein du grain, tandis que la vitrosité, attribuée au degré de compacité de l’albumen, est une propriété optique du matériau influencée par les conditions de développement du grain.
Ces paramètres ont été largement étudiés en Spectroscopie Proche Infrarouge (SPIR) et plus rarement en imagerie hyperspectrale PIR et encore jamais simultanément. Cette technique, qui suscite un intérêt grandissant pour la recherche agronomique, combine l’information spectrale à une forte résolution spatiale et permet ainsi la détermination et la localisation des constituants chimiques dans l’échantillon sans préparation ni destruction.
Dans cette étude, un système d’imagerie hyperspectrale PIR a été utilisé pour analyser la structure de grains de blé répartis en quatre lots de 15 grains issus de lignées de blés quasi-isogéniques qui ne différent que par le caractère de dureté et de lieux de culture différents qui permettent l’obtention de vitrosité contrastées. Une image a été acquise pour chaque grain entier et en coupe transversale dans la gamme 950-2500nm. Les hypercubes de taille 231X318X212 ainsi obtenus ont ensuite été traités par deux traitements chimiométriques, spécifiquement développés sous Matlab: une ACP classique réalisée sur des pixels de chaque image échantillonnés aléatoirement d’une part, et une ACP concaténée appliquée à tous les pixels des images. Cette dernière conduit à l’obtention d’images en fausses couleurs, communes à toutes les images, pouvant être visuellement comparées.
Les résultats obtenus par l’ACP classique montrent une bonne séparation des quatre lots de grains en fonction de leur vitrosité et de leur dureté. Les images obtenues par ACP concaténée permettent de mettre en évidence les différents tissus du grain et d’estimer une variabilité au sein d’un lot.

 

Figure 1: APC concaténée appliquée à des coupes de grains farineux et vitreux

D’autre part, l’étude montre des résultats cohérents entre les échantillons en coupe et les grains entiers. L’imagerie hyperspectrale PIR combinée à une ACP s’avère donc être un outil très prometteur pour l’exploration de données et la classification de grains de blé en fonction de leur dureté et de leur vitrosité.

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Imagerie hyperspectrale et inférence de la teneur en azote foliaire : Approche par modelisation pour documenter les effets liés à l'architecture de la plante

Orateur(s) : Martin ECARNOT

Co-auteur(s) : Pierre ROUMET1, Pierre-Antoine JEAN1, Nathalie GORRETTA2, Gilles RABATEL2 et Martin ECARNOT1

1 INRA UMR AGAP 2 place Viala , 34060 Montpellier Cedex 2
2 IRSTEA - ITAP - 361 rue Jean-François Breton - 34196 Montpellier cedex 5

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

La spectroscopie visible et proche Infrarouge couplée à de l’imagerie (hyperspectrale) permet le traitement du signal de réflectance à l’échelle d’un couvert végétal en plein champ. A partir de ce signal, un étalonnage permettant d'inférer la teneur en azote folaire d'un couvert de blé a été développé [1]. Notre objectif était de i) préciser le domaine de validité de cet étalonnage notamment en prenant en compte l'impact de variations architecturales (insertion des feuilles notamment) et ii) comprendre pourquoi les performances de l'étalonnage obtenu -au demeurant très correctes- restaient inférieures à celles obtenues sur feuilles ou plantes isolées. Nous avons modélisé différentes maquettes de couvert de blé (modèle architecturé ADEL [2]) correspondant à différents stades phénologiques et architectures folaires. Ces maquettes ont été couplées avec un modèle de radiosité, CARIBU, estimant la quantité d’énergie d’une feuille reçue soit directement soit par ses voisines (reflectances directe et multiples) [3]. Nous avons observé que les organes soumis à des expositions fortes (généralement situés dans la partie haute du couvert) présentaient peu de réflexions multiples et avaient une teneur en azote foliaire conforme à un attendu défini sur la base d'une feuille isolée. A l'inverse, les réflexions multiples étaient importantes pour les pixels situés dans la partie basse du couvert générant un découplage entre signal spectral et contenu bichimique et une sous estimation de la teneur en azote (-0.4 points). Ces résultats sont présentés dans différents contextes architecturaux et leurs implications sont discutées dans le cadre du développement de la technologie hyperspectrale pour l’inférence de la teneur azote foliaire de couvert de blé.

Références
[1] N. Vigneau, M. Ecarnot, G. Rabatel, P Roumet. Potential of field hyperspectral imaging as a non destructive method to assess leaf nitrogen content in Wheat. Field Crop Research 122 : 25–31, 2011.
[2] C. Fournier, B. Andrieu, S. Ljutovac, S. Saint-Jean, ADEL-wheat: a 3D architectural model of wheat development. In: HuBG, JaegerM, eds. International Symposium on Plant Growth Modeling, Simulation, Visualization, and their Applications. Beijing, China PR : Tsinghua University Press/Springer, 54–63.
[3] M. Chelle, B. Andrieu, K. Bouatouch, 1998. Nested Radiosity for Plant Canopies. The Visual Computer, 14: 109-125.

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La vision par ordinateur, un accélérateur pour l'innovation végétale

Orateur(s) : Yann CHÉNÉ

Société CV4P - 39 avenue Yolande d'Aragon 49100 Angers

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Le développement d'une innovation dans les filières du végétal spécialisé implique très souvent une période de validation, jalonnée par des essais sur de grandes populations. Ces essais sont le lieu de prises de mesures d'intérêts et sont généralement limités par les instruments de mesures employés. Les systèmes de vision par ordinateur sont des instruments de mesures sans contact, rapides, précis et robustes dont la pertinence pour le
végétal n'est plus à démontrer. Lors d'expérimentations de validation, ils permettent d'accélérer le débit et la qualité des mesures et participent ainsi à l'accélération de l'innovation végétale.
CV4P est une entreprise innovante française implantée à Angers et spécialisée dans la vision par ordinateur pour le végétal. Nous assistons les acteurs du végétal spécialisé pour l'implantation de ces accélérateurs d'innovation dans les centres de recherche. Après une rapide présentation de notre entreprise, nous donnons des potentialités de la vision par ordinateur pour les mesures quantitatives à l'échelle de la plante. Nous nous focalisons sur trois capteurs d'imagerie d'intérêts pour le végétal spécialisé, les capteurs couleur, proche
infrarouge et de thermographie. Nous illustrons nos propos avec la mise en place de trois cabines d'imagerie pour une serre de phénotypage haut-débit. Chaque cabine contient un capteur et est adaptée aux spécificités de celui-ci. L'association de ces trois cabines permet d'extraire, de manière automatisée, une information multimodale de la plante afin de quantifier des aspects aussi bien morphologiques que physiologiques de celle-ci.

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Traitement d'images pour la caractérisation de l'écosystème et l'aide à la décision : exemple de l'application au comptage d'insectes en plein champ

Orateur(s) : Thierry CORBIERE1 & Sébastien PICAULT2

1 Société ADVANSEE - 2 Rue Alfred Kastler CS30750, 44300 Nantes
2  CTIFL - Allée des Sapins, 44470 Carquefou

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Les cultures légumières sont soumises à la pression de nombreux ravageurs pouvant provoquer de graves dégâts et engendrer des pertes économiques importantes. Pour protéger leurs cultures, les producteurs de légumes peuvent mettre en place des barrières physiques et utiliser des produits phytosanitaires ou des moyens de biocontrôle. Ils peuvent aussi favoriser les processus de régulation naturelle en attirant, en maintenant et en amplifiant les populations d’arthropodes prédateurs et/ou parasitoïdes à proximité des cultures via la mise en place d’infrastructures agro-écologiques (IAE) particulières (bandes fleuries ou enherbées, haies, bosquets…). Pour caractériser l’attractivité d’IAE particulières vis-à-vis de ces arthropodes, des filets-fauchoir, des aspirateurs à insectes ou bien des pièges à interception peuvent être utilisés. Cependant, ces outils peuvent avoir un impact non négligeable sur les populations d’insectes échantillonnées (échantillonnages destructifs) et ne procurent que des données qualitatives ou partiellement quantitatives (mesures discontinues). Pour compléter ces données, nécessaires mais insuffisantes, une caméra « intelligente » et un logiciel de traitement d’images ont été conçus par le Ctifl et la société Advansee dans le cadre du projet CASDAR AGATH. Cette caméra et ce logiciel permettent de dénombrer, en temps réel et de façon automatique et non destructive, les insectes fréquentant une espèce végétale donnée. Ils permettent également de visualiser toutes les trajectoires empruntées par les insectes et pourraient avoir à terme de nombreuses autres applications.

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Une nouvelle génération de biocapteurs de suivi continu de la croissance en diamètre pour le pilotage d'une arboriculture de précision

Orateur(s) : Thierry AMÉGLIO

Co-auteur(s) : Thierry Améglio 1-2, Boris Adam 1-2, Didier Coste 3, Agnès Guilliot 4 et al.

1INRA, UMR 547 PIAF, Site INRA de Crouël, 5 chemin de Beaulieu - 63100 Clermont-Ferrand Cedex 2
2
Clermont Université, Université Blaise Pascal, UMR 547 PIAF, 63000 Clermont-Ferrand
3
Lycée Lafayette, 63000 Clermont-Ferrand
4
Forest Future

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Le suivi en continu de la croissance et des déformations d’un organe permet de détecter et de gérer les contraintes abiotiques ou biotiques que l’arbre subit. Les applications potentielles sont donc multiples en arboriculture et concernent tous types d’arbres.
Récemment, nous avons mis au point un nouveau prototype, le PépiPIAF, permettant de mesurer très précisément (sensibilité aux microns) et mémoriser les variations de diamètre de tronc (ou branche) d'un arbre et les températures de l’air, sans perturber son fonctionnement, en utilisant une technologie sans fil. Ce dispositif permet en totale autonomie durant au moins un an avec 2 piles (1,5 volts), d’effectuer des mesures au pas de temps de 30 minutes (modifiables de 1 mn à 3 heures) et de télécharger à distance par liaison hertzienne ou GSM ces données sur des périodes de 45 à 225 jours. Pour analyser ces données, un logiciel dédié de communication et premiers traitements permet de les visualiser sous forme graphique avant de les sauvegarder sous divers formats logiciels.
Les détails techniques du biocapteur et quelques exemples d’applications et d’expertises en milieu urbain seront présentés dans la communication proposée.

 

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Diagnostic, surveillance et conseil : les smartphones répondent à ces enjeux de la santé des plantes

Orateur(s) : Dominique BLANCARD

Co-auteur(s) : J. M. Armand, M. Ohayon, D. Blancard

INRA - UMR 1065 SAVE (Santé et Agroécologie du Vignoble), 71, avenue E. Bourlaux, CS 20032, 33882 Villenave d'Ornon Cedex, France

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Les maladies des plantes constituent toujours une menace pour les cultures et occasionnent aujourd’hui encore des pertes parfois considérables lorsqu’elles ne sont pas bien identifiées, surveillées, et contrôlées. Grâce aux technologies de l’information et de la communication (TIC), plusieurs applications complémentaires en santé végétale ont été développées à l’INRA et regroupées sous le portail Web e-phytia. Celles-ci permettent notamment d’identifier les maladies de plusieurs cultures grâce à un module de diagnostic par l’image, et de consulter des fiches exhaustives portant sur les symptômes, la biologie des bioagresseurs, mais aussi sur les méthodes de protection. Des versions nomades de ces applications sont diffusées sous l’appellation Di@gnoplant qui rendent possible le diagnostic-conseil au champ à partir d’un smartphone ou d’une tablette. Une autre application mobile, Vigipl@nt, dédiée à l’épidémiosurveillance, la biovigilance, voire au diagnostic par l’image à distance est maintenant disponible, autorisant le signalement d’un bioagresseur émergent ou non dans une parcelle donnée. Ainsi, les observations réalisées sont datées et géolocalisées grâce à un smartphone, puis transférées vers la base de données d’e-phytia. En plus, il est maintenant possible de coupler les performances de ces 2 types d’applications et de pouvoir disposer au champ d’outils nomades de diagnostic-surveillance-conseil en protection des plantes. Bénéficiant de ces caractéristiques, l’application de science participative AGIIR permet de renseigner et de cartographier en France deux insectes invasifs : le frelon asiatique, et la chenille processionnaire du pin.

Le continuum de connaissances et d’observations organisé de la recherche au terrain, et vis versa, grâce à e-phytia® et les applications nomades associées vous sera présenté, ceci dans le contexte d’une protection durable des cultures.

 

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Détection de foyers infectieux de Flavescence Dorée par imagerie de drone

Orateur(s) : Frédéric COINTAULT

Co-auteur(s) : Michel Paindavoine, Pascal Zunino, Franck Brossaud et Frédéric Cointault

Agrosup Dijon - UMR Agroécologie - 26, bd dr Petitjean - BP 87999 - 21079 Dijon Cedex

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Au-delà des techniques d’acquisition d’images en proxy-détection et de la télédétection classique, l’imagerie aérienne revient en force dans le domaine agricole, et se développe fortement pour tout type d'applications : détection de rendement, détection de maladies, suivi de croissance … Le présent projet vise ainsi à utiliser l’imagerie aérienne à partir de drones, couplée à du traitement et de l’analyse d’images basés sur des informations multiples, pour détecter les foyers infectieux liés à la flavescence dorée dans les vignes bourguignonnes. Les enjeux sont à la fois économiques, pour cibler les traitements phytosanitaires et réduire les doses apportées, et sanitaires pour essayer de circonscrire les foyers détectés, la flavescence dorée touchant environ 55% du vignoble français. Les algorithmes développés, basés sur des approches couplant des informations texture/couleur/spectrales, et combinés à des approches neuro-inspirées, ont permis de localiser des zones infestées dans plusieurs parcelles du sud de la France et en Bourgogne, et ce quel que soit le degré d'infestation. Les objectifs finaux sont alors de fournir à la fois une base de données d’images de vignes infestées (avec l'ensemble des informations pertinentes), mais aussi des algorithmes spécifiques déterminant les zones infestées correspondant à la flavescence dorée. Ces résultats sont en cours de confrontation à des analyses en laboratoire confirmant la présence de la flavescence dorée, dont les symptômes peuvent visuellement se rapprocher de symptômes d’autres maladies. En parallèle à ce projet, et dans l’objectif d’exploiter les images de mêmes parcelles prises à des altitudes et résolutions différentes, nous développons actuellement de nouvelles méthodes mathématiques de fusion d’images.

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Smart Agriculture System : Conception et développement d'un système de prévision de rendement et d'aide à la décision par modélisation dynamique au niveau parcellaire - Application à la culture du blé grain et semence

Orateur(s) : Marie-Joseph LAMBERT

CYBELETECH - Centre Innovation 16 rue Léonard de Vinci - 45074 ORLEANS

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00


L’agriculture doit faire face à une demande croissante de production en qualité et quantité combinée à de forts enjeux environnementaux (gestion des ressources naturelles, réduction de l’utilisation des intrants, changement climatique). Dans ce cadre, les technologies de l’information et de la communication peuvent conduire à des solutions innovantes et performantes pour ajuster les interventions culturales aux justes besoins des cultures.
Smart Agriculture System vise à concevoir un système original de modélisation, de simulation, de prévision de rendement et d’aide à la décision à destination des agriculteurs et de leurs conseillers. L’objectif final est de conduire à une meilleure efficience des intrants par un meilleur positionnement et une modulation intra parcellaire optimisée des apports. Dans le projet, ce système sera appliqué au cas du blé (production et semences).
Intégrant l’ensemble de la chaîne de production, des semences au machinisme agricole, il réunit de manière unique des partenaires importants couvrant tout le spectre des compétences, de l’outil logiciel à l’application terrain. L’innovation technologique associée à une forte volonté des partenaires pour valoriser rapidement l’ensemble des résultats doit permettre de donner accès au plus vite aux acteurs du monde agricole, à ces technologies nouvelles indispensables à l’agriculture de demain.

 

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Une plateforme SMIR modulaire et robuste dédiée aux applications environnementales: des sondes aux décisions

Orateur(s) : Kun Mean HOU

Co-auteur(s) : HongLing Shi1 , Xunxing Diao1 , Liu Xing, Yibo Chen1 , Tian Bin, Zhou Peng1 , Jian-Jin Li1  and Christophe de Vaulx1

1 LIMOS UMR 6158 CNRS, Université Blaise Pascal - Clermont Ferrand

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Dans les dernières décennies les progrès dans le domaine des systèmes d’information (matériel et logiciel), MEMS et des réseaux de télécommunication filaires et sans fil ont été extrêmement importants, en particulier dans le domaine des réseaux de capteurs sans fil (RCSF) ou de l'internet des objets. Cependant, l’utilisation de ces nouvelles technologies est encore peu répandue car plusieurs problèmes tels que le coût, le manque de robustesse et la difficulté de déploiement d’une infrastructure complète permettant d’acquérir les données environnementales et de les exploiter sont encore non résolus. Pour illustrer la maturité de RCSF, nous présentons les résultats de nos travaux sur la réalisation d’une plateforme SMIR modulaire et robuste permettant d’acquérir des données environnementales (scalaire et multimédia) et de les acheminer vers un ou plusieurs serveurs distants à travers l’internet pour être traitées et exploitées par différents services. La plateforme SMIR comporte un ou plusieurs RCSF à base d'iLive (scalaire), de MiLive (multimédia), d'un ou de plusieurs serveurs locaux SLRs, et d'un ou de plusieurs serveurs distants SDRs selon les besoins de l’application. Un nœud iLive comporte un médium sans fil IEEE802.15.4 et diverses sondes : température, humidité de l’air, luminosité, humidité du sol (4 Watermark et 3 Decagon). La durée de vie d’iLive alimenté par 2 piles AA est supérieure à 5 ans (un échantillon par jour). Un noeud MiLive comporte : une caméra couleur et un médium sans fil IEEE802.11.g. Un nœud MiLive peut être combiné avec un nœud iLive pour former un nœud hybride: multimédia et scalaire. Pour augmenter la robustesse de la plateforme SMIR chaque composant de la plateforme a été réalisé en adoptant la technique de redondances temporelles ou/et spatiales. Un SLR est réalisé soit par une carte embarquée dédiée à faible consommation, soit par un portable ou un PC, tandis qu’un SDR est réalisé par un PC ou un portable. Pour illustrer les fonctionnalités de la plateforme SMIR deux exemples d’application seront présentés : système d’irrigation intelligente et système d’acquisition de données multidimensionnelles de l’environnement. En conclusion, nous montrons que le RCSF est mature et qu’il peut contribuer à améliorer les pratiques de culture en minimisant les apports d'intrants. Enfin, le RCSF est une des technologies clé pour le développement durable

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Estimation de la quantité de produit pulvérisé restant sur des feuilles de vigne par imagerie et modèle statistique associé

Auteur(s) : Houda BEDIAF 1 & Frédéric COINTAULT 1

Poster • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Une pulvérisation de précision en viticulture implique une maîtrise conjointe du matériel de pulvérisation, des produits et de la répartition de ces produits sur le feuillage. Dans le contexte de viticulture de précision, nombreuses sont les recherches menées sur l’optimisation d’utilisation des produits phytosanitaires. L’objectif final étant de réduire de manière significative la quantité d’intrants dans les cultures. Néanmoins, dans ce cadre, peu de travaux ont été effectués pour tenter de déterminer les comportements des produits directement sur le feuillage. Les travaux présentés dans cette communication s’intéressent ainsi particulièrement à l’analyse de l’état de surface foliaire qui présente une part essentielle dans le processus d’adhésion du produit pulvérisé sur la feuille. L’analyse de surface de la feuille est réalisée en déterminant les caractéristiques texturales extraites d’images microscopiques. Des paramètres fréquentiels et spatiaux, basés sur les Descripteurs Généralisés de Fourier, ont été utilisés pour estimer la rugosité de la feuille. Ces paramètres permettent la caractérisation de l’homogénéité de la surface et la détection des nervures, des poils et des champignons au niveau de la surface de la feuille. Ce premier travail portant sur une étude fondamentale et technologique pour mieux comprendre le comportement des gouttelettes (impact et déplacement) à l’approche et sur le feuillage de vignes a été approfondi dans un objectif de définition et de conception d’un modèle statistique d’estimation de la quantité du produit restant sur la surface de la feuille. Ce modèle prend en considération différents paramètres de pulvérisation, tels que le type de buse et la vitesse de pulvérisation, la tension superficielle du produit, l’angle d’inclinaison et la rugosité de la surface de la feuille. Ce modèle pourra ainsi être vu comme un outil de décision commun pour optimiser la quantité du produit pulvérisé et l’estimation du volume du produit restant sur la feuille, ce dernier travail étant en cours de finalisation.

 

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Suivi en temps réel de la croissance de la tomate en plein champ

Auteur(s) : Julien ORENSANZ

Co-auteur(s) : Julien Orensanz1 et Florence Rossant1

Poster • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

 Le projet Mcube labélisé par le pôle de compétitivité System@tic avait pour objet le déploiement de technologies Machine to Machine dans des environnements difficiles et sur des applications nécessitant le traitement de gros volumes de données (données de type image, video et son). L’objectif était de déployer une passerelle embarquant une faible capacité de calcul localement et d’effectuer le plus gros des traitements de façon centralisée sur une plateforme. Le projet comprenait en parallèle une partie recherche visant la mise au point d’algorithmes innovants pour exploiter de telles données dans le domaine agricole. Une des applications était le suivi par traitement d’image de la croissance de la tomate de plein champ.

Ce suivi a été réalisé sur trois campagnes (2011 à 2013) et sur toute la période de croissance et de maturation de la plante. La captation des données a été faite avec des appareils photo numériques du commerce, assemblés en couple stéréoscopiques et pilotés par la passerelle. Les difficultés posées en la matière par la tomate de plein champ ont trait au développement rapide et anarchique du couvert végétal, produisant des occultations variables des feuilles sur les fruits dont on cherche à déterminer la taille. Des combinaisons d’algorithmes innovantes ont été mises en œuvre pour assurer une segmentation efficace des fruits sur les images, et permettre le suivi de chacun des fruits présents sur une scène au fil du temps, ainsi qu'une reconstruction 3D partielle de la scène permettant ensuite de convertir la taille apparente du fruit en taille absolue. Les travaux effectués peuvent permettre d’établir des suivis temporels de croissance des fruits, et de mettre en évidence, le cas échéant, des croissances anormales, et in fine, une prévision de rendement.

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PHENOTIC Semences et Plantes - Plateforme d'instrumentation et d'imageries pour le phénotypage du végétal

Auteur(s) : Etienne BELIN

Co-auteur(s) : Etienne Belin1-4, Carolyne Dürr2-4 , S.Ducournau3-4 , Didier Demilly3-4 , Thierry Boureau2-4, CélineRousseau4-5, Marie-Agnès Jacques2-4

Poster • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

La plateforme d'instrumentation et d'imageries "PHENOTIC Semences et Plantes" rassemble des outils de phénotypage basés essentiellement sur l’acquisition et le traitement d’images, en imagerie conventionnelle / non conventionnelle, en haut débit et/ou haute précision des mesures et intégrant les compétences et les expertises des équipes de recherche STIC et sciences du végétal.
La plateforme PHENOTIC met à disposition plusieurs modalités d’imagerie telles que l’imagerie visible, les imageries multi et hyper spectrale, l’imagerie thermographique, l’imagerie de fluorescence de chlorophylle, l’imagerie de profondeur, l’imagerie 3D ou encore les imageries RX et tomographique RX 3D.
Ces services sont regroupés sous 2 offres complémentaires : PHENOSEM centrée sur les semences et plantules et PHENOPLANT centrée sur les plantes entières avec 2 volets autour des interactions hôtes/pathogènes et de qualité des productions horticoles.
La plateforme PHENOTIC est rattachée à la structure fédérative de recherche SFR 4207 Quasav de l'Univeristé d'Angers, avec le soutien du pôle Végépolys et la labellisation de BioGenOuest.

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PhenoSem de PHENOTIC - Phénotypage des semences et plantules

Auteur(s) : Didier DEMILLY

Co-auteur(s) : Didier Demilly2, Sylvie Ducournau1-2 , Karima Boudehri1-2, Marie-Hélène Wagner1-2, Carolyne Dürr1-3

Poster • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Au sein de la plateforme PHENOTIC Semences et Plantes, l’offre Phenosem développe des méthodes de phénotypage sur semences et plantules et propose la réalisation de phénotypage. Différents équipements d’imagerie et l’extraction automatisée de caractéristiques biologiques à partir des images visent à assurer un continuuum de caractérisation de la semence sèche, de la dynamique d’imbibition, de la germination et de la dynamique de croissance des organes de la jeune plantule, à haut débit, dans des conditions environnementales variées et sur une large gamme d’espèces. Ces équipements font appel à l’imagerie couleur conventionnelle, la radiographie RX (y compris tomographie 3D), l’imagerie multispectrale, la fluorescence de la chlorophylle, l’automatisation d’acquisition de séries temporelles d’images (bancs de germination, bancs de croissance hétérotrophe des jeunes plantules). Les techniques d’imagerie hyperspectrale, de thermographie infra rouge, RMN, ou biospeckle permettent du phénotypage plus précis ou plus complet.
Les capacités de phénotypage (jusqu’à 7000 semences simultanément pour la germination) sont utilisées pour contrôler la qualité des lots de semences (qualité intrinsèque des semences, apport des traitements, priming, etc), pour étudier l’adaptation aux changements climatiques et à de nouvelles conditions de semis (variabilité génotypique, prédiction de la levée au champ), en lien avec l’étude du déterminisme génétique (QTL), ou pour caractériser de nouvelles espèces, variétés, collections de génotypes (intérêt de différentes espèces pour l'inter-cultures, ressources génétiques…).

Illustration de la conférence

Légende illustration : Bancs de germination, semences de betteraves en cours de germination, tomographe RX, visualisation 3D de semences obtenue par tomographie RX, Videometer, détection de fusariose sur blé tendre à partir de l’imagerie multispectrale du videometer

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PHENOPLANT de PHENOTIC : Phénotypage des interactions hôte/agent pathogène et des productions horticoles

Auteur(s) : Tristan BOUREAU & Marie-Agnès JACQUES

Co-auteur(s) : Céline Rousseau3-4, Tristan Boureau2-3, Etienne Belin1-3 et Marie-Agnès Jacques2-3

Poster • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

La plateforme PHENOTIC développe des activités de phénotypage sur plante entière dans le cadre de PHENOPLANT. Deux objectifs principaux sont poursuivis :

Objectif 1 : Quantification de l’impact sur la plante de divers stress biotiques et abiotiques :

Les approches d’imagerie non-conventionnelle permettent d’imager des phénomènes non visibles à l’œil, notamment par l’exploitation de diverses longueurs d’ondes dans l’ultraviolet ou l’infrarouge. Les imageries thermique, hyperspectrale et de fluorescence de chlorophylle n’ont commencé à être utilisées pour l’étude des interactions entre plantes et agents pathogènes que très récemment. Ces techniques sont des outils puissants pour visualiser la transpiration des feuilles et l’activité photosynthétique des tissus. Or, les stress biotiques et abiotiques altèrent ces deux paramètres. Sur PHENOPLANT, nous utilisons les contrastes observés avec ces techniques d’imagerie pour mesurer par analyse d’image la surface foliaire impactée par les stress étudiés.

Grâce à ces outils les pathogènes peuvent être localisés de manière non destructive dans les tissus végétaux, même en l’absence de symptômes visibles à l’œil nu. En particulier, nous utilisons l’imagerie de fluorescence de chlorophylle pour quantifier par analyse d’images la résistance de diverses variétés de plantes d’intérêt agronomique à des agents pathogènes. Nous avons développé un service automatisé pour l’analyse d’images et la mise en forme des résultats, disponible sur la page web de la plateforme PHENOTIC.

Objectif 2 : Caractérisation de la qualité des productions horticoles :

L'analyse architecturale de buissons tels que le rosier a pour but, d'une part, d'évaluer l'effet des facteurs environnementaux sur la forme de la plante et sa qualité esthétique, et d'autre part, d'étudier le déterminisme génétique des composantes de son architecture. Cette analyse nécessite l'acquisition de mesures morphologiques, topologiques et géométriques. Sur PHENOPLANT, ces mesures peuvent être réalisées à différentes échelles, avec une précision variable selon l'organe pris en compte, à l’aide de capteurs adaptés à l'acquisition de données architecturales.

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Techniques et Systèmes de culture dans les filières du végétal spécialisé

Animateur(s) : Benoît Jeannequin - INRA Alénya & Fabien Robert - ASTREDHOR

La compétitivité des entreprises et exploitations agricoles dépend fortement de la performance des systèmes de culture.
La session s’attachera à illustrer les moyens d’améliorer la performance de systèmes de culture de différents secteurs agricoles spécialisés, dans leurs dimensions écologique et économique, par des approches d’évaluation des pratiques ou par amélioration de l’efficience des composantes biotiques et abiotiques du système de culture. Des avancées dans le domaine du bio-contrôle, de l’énergie et des intrants, du contrôle de la croissance, de l’organisation et de la valorisation, par des travaux factoriels ou systémiques, seront présentées en cherchant à montrer les limites et les marges de progrès.

 

Verger cidricole de demain : évaluation et diffusion de systèmes de production agro-écologiques à double performance économique et environnementale

Orateur(s) : Anne GUÉRIN

Co-auteur(s) : Anne Guérin1, Pascale Guillermin2, et Yann Gilles1

1 Institut Français des Production Cidricoles, La Rangée Chesnel, 61500 Sées, France
2 Agrocampus-Ouest - Institut de Recherche en Horticulture et Semences UMR1345 (INRA / Agrocampus Ouest / Université d’Angers). Centre Angers-Nantes/ INRA-IRHS bâtiment B, 42 rue Georges Morel - BP 60057 49071 Beaucouzé cedex

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Le projet de recherche Verger Cidricole de Demain, coordonné par l’IFPC, vise à concevoir des systèmes de verger innovants, économes et performants, adaptés aux enjeux et contextes environnementaux et sociétaux et répondant aux besoins de l’aval. Ces systèmes sont expérimentés et évalués de façon multicritère, donc sur leurs divers impacts, en particulier environnementaux et économiques, avant d’être diffusés aux exploitations.
Le projet est basé sur une participation multi-acteurs (producteurs, entreprises, conseillers, instituts techniques, recherche, enseignement agricole technique et supérieur), depuis les étapes de conception et d’implantation des vergers à celles de pilotage et d’évaluation, avec l’originalité d’un dispositif multi-site entièrement implanté chez des producteurs à l’échelle du bassin de production du Grand Ouest (9 sites, dont 2 en AB). La première phase du projet, initiée en 2009, a permis d’établir les stratégies de conception à la plantation (choix variétaux, densité…) et de conduite pour les 9 parcelles du réseau (9 prototypes innovants comparés à 9 systèmes témoin). Pour chacun de ces prototypes, un jeu de règles de décision et d’objectifs permet de formaliser ces stratégies qui combinent diverses pratiques concernant aussi bien la maitrise des bio-agresseurs (avec des produits alternatifs, via des aménagements agro-écologiques favorisant la présence d’auxiliaires, …), que les autres postes de conduite du verger (entretien du sol, fertilisation, gestion de l’alternance, …).
Depuis 3 à 4 ans, l’enregistrement détaillé des pratiques et le suivi des parcelles (rendement, relevés concernant le développement des arbres, l’évolution du sol et des populations de faunes et de flores associées aux vergers) permet aujourd’hui de tirer les premiers enseignements et nouveaux éléments de connaissance sur le fonctionnement intégré du verger, ses performances et impacts en phase juvénile et sur les combinaisons de pratiques les plus prometteuses. Ces premiers résultats seront présentés.

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Construction d'une méthode innovante pour l'évaluation de la double performance environnementale et qualité des systèmes de production viticole

Orateur(s) : Sandra BEAUCHET

Co-auteur(s) : Sandra Beauchet1-2, Christel Renaud-Gentié1, Marie Thiollet-Scholtus3, René Siret1, Frédérique Jourjon1

1 UPSP GRAPPE, UMT VINITERA, Groupe ESA, 55 rue Rabelais, BP30748, F-49007 Angers, Cedex 01
2 ADEME, SAF, 20, Avenue du Grésillé, 49 000 Angers
3
INRA, UE 1117, UMT Vinitera, F-49070 Beaucouzé

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

En réponse aux exigences réglementaires, économiques, sociétales et de marchés internationaux, la filière viticole doit faire face au double enjeu de performance environnementale et d’exigence de qualité, voire typicité de sa production L’évaluation environnementale par la méthode de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) se développe dans tous les secteurs, y compris celui des systèmes agricoles et plus récemment celui de la production viticole pour lequel elle nécessite des adaptations, notamment pour une utilisation au niveau de l’échelle « parcelle » ou système de production. Dans ce secteur en particulier, la performance environnementale ne peut se faire au détriment d’une baisse de qualité ou de perte de typicité en lien avec le cahier des charges de l’AOC et le choix des itinéraires techniques doit se raisonner en visant le meilleur compromis entre ces deux objectifs. L’intérêt de pouvoir coupler l’évaluation environnementale des systèmes de production viticole à la qualité des produits qui en sont issus est donc central pour permettre le pilotage des choix de pratiques viticoles optimales par les professionnels. C’est l’objectif du travail mené dans le cadre d’une thèse de doctorat au sein de l’unité de recherche Grappe en partenariat avec l’ADEME.

Une méthode d'évaluation multi-critères sera utilisée permettant de combiner l’évaluation des impacts environnementaux des pratiques viticoles avec l’évaluation de la qualité des raisins. Les pratiques viticoles mises en œuvre au niveau de la parcelle, le sol ou «terroir» et les facteurs climatiques sont les principaux déterminants retenus pour analyser les impacts potentiels « conjoints » sur l’environnement et sur la qualité et pour construire notre méthode.
Le travail s’appuie sur deux étapes préalables. Tout d'abord, l’adaptation de la méthodologie de l'ACV à la spécificité de la viticulture doit être poursuivie ; en particulier pour prendre en compte le cycle du carbone (avec le stockage de carbone) et les effets des pratiques sur la qualité des sols (compactage, l'érosion). Ensuite, un modèle de prédiction de la qualité potentielle des raisins issus des systèmes viticoles doit être élaboré et validé .Le travail est mené en Val de Loire sur un réseau de parcelles Chenin représentatifs de la diversité des systèmes viticoles présents en région. Les résultats sont issus de 4 années de suivi.
Les résultats de l’ACV, présentés par catégories d'impacts doivent être choisis, combinés ou pondérés pour être inclus dans une analyse multi-critères afin de les comparer avec les indicateurs de qualité des raisins. Différentes idées sont explorées : (i) la méthode d'analyse en composantes principales pour sélectionner les impacts les plus représentatifs (ii) une pondération résultante d'un consensus parmi les professionnels de l'industrie. Enfin les résultats de l'ACV qui sont présentés par catégories d’impact environnementaux et les résultats de l'impact de l'évaluation de la qualité des raisins seront agrégés par la construction d'un arbre de décision.

La méthode proposée permettra in fine de donner un outil d’aide à la décision pour le management des systèmes viticoles en trouvant le meilleur compromis entre la qualité du produit et les performances environnementales. Cette méthode pourra ultérieurement être appliquée à d'autres productions du végétal spécialisé présentant les mêmes enjeux ; ou même combinée avec une évaluation de performance économique et une évaluation sociale.

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Evaluation de l'acceptabilité par les agriculteurs d'innovations variétales et agronomiques pour maîtriser les nématodes à galles en maraîchage sous abri (le projet GEDUNEM)

Orateur(s) : Mireille NAVARRETE

Co-auteur(s) : M. Navarrete1, C. Furnion1, C. Djian-Caporalino2, A. Dufils1, P. Castagnone-Sereno2, A. Palloix3, M. Tchamitchian1, A. Fazari2, N. Marteu2, A-M. Sage-Palloix 3, A. Lefevre4, L. Pares4, T. Mateille5, J. Tavoillot5, H. Védie6, C. Goillon7, I. Forest8


1 INRA Unité Ecodéveloppement, CS40509, site agroparc, 84914 Avignon cedex 09
2 INRA UMR 1355, 400 route des chappes, BP167, 06903 Sophia Antipolis cedex
3 INRA Unité GAFL, Domaine Saint-Maurice BP 94, 84143 Montfavet Cedex 09
4 INRA Alénya, Domaine du Mas Blanc, 66200 Alénya
5 IRD, UMR CBGP, 34988 Montferrier Sur Lez
6 GRAB Maison de la Bio, 255 chemin de la Castelette, BP 11283, 84 911 Avignon cedex 9
7 APREL, Route de Mollégès, 13210 Saint-Rémy de Provence
8 Chambre d’agriculture du Var, 727 avenue Alfred Décugis, 83400 Hyères

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

La gestion des nématodes à galles (Meloidogyne spp.) est un problème majeur en maraîchage sous abri, notamment dans le Sud-Est de la France où plus de 40 % des exploitations sont touchées par ce ravageur (enquête 2007-2010). Suite aux restrictions d’utilisation des nématicides chimiques et afin de conforter la durabilité des moyens de lutte alternatifs, il est nécessaire d’élaborer de nouvelles stratégies de gestion des cultures et des populations de nématodes. Des prototypes de systèmes de culture ont été construits en partenariat avec des conseillers techniques. Ils intègrent des résistances génétiques, des rotations de cultures alternant plantes hôtes et non-hôtes, solarisation et engrais verts à action nématicide pendant l’interculture. Le projet Gedunem vise à évaluer ces stratégies du point de vue de leur efficacité agronomique, de la durabilité de la protection des cultures1 et d’un point de vue sociotechnique. Cette communication porte sur l’évaluation de l’acceptabilité des stratégies par les agriculteurs. L’étude a reposé sur une comparaison des prototypes en cours de test avec les systèmes de culture actuels de 28 agriculteurs. Il s’agissait de recueillir les avis des agriculteurs sur la faisabilité de chacun des 3 prototypes sur leur propre exploitation (Furnion 2014). Les principaux points de blocage identifiés sont le coût et le temps nécessaire à la mise en place de certaines pratiques (piment résistant cultivé comme plante-piège) ainsi que la disponibilité des parcelles pour certaines successions de cultures. La nature et l’importance des différentes contraintes varient suivant les types d’exploitation et suivant l’attitude des agriculteurs face à l’innovation. Cette étude permet de repérer les adaptations à prévoir pour ces prototypes de systèmes de culture, afin de les rendre plus faciles à mettre en œuvre dans les exploitations sur le plan agronomique, économique et social.


1 Caporalino et al., communication soumise dans la session « Innovation variétale pour les filières du végétal spécialisé »

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Effet de verrouillage sur la qualité des fruits et légumes : combiner agronomie système et analyses sociotechniques pour comprendre et agir

Orateur(s) : Raphael BELMIN 1 & Laurent JULHIA 1

Co-auteur(s) : Raphael Belmin1, Laurent Julhia1, Francois Casabianca1, Jean Marc Meynard1 et Olivier Pailly1

1 INRA - Laboratoire de Recherches sur le Développement de l'Elevage , Quartier Grossetti - 20250 Corte

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Depuis les années 90, les acteurs des filières végétales redéployent leurs stratégies autour de meilleures gestion et valorisation de la qualité gustative des fruits et légumes. Cette dynamique se manifeste par la multiplication des démarches de différenciation (CCP*, Global gap, MDD*, LR*, IGP*, AOP*, AB*…). Malgré ces démarches, la qualité gustative des fruits et légumes reste largement décevante et incertaine. Qu’est ce qui freine une amélioration du goût ? Dans quelles mesures et sous quelles conditions les démarches de différentiation permettent-elles une amélioration de la qualité gustative des fruits et légumes ?
Pour répondre à cette question, les unités LRDE et Citrus du centre INRA de Corse ont développé un programme de recherche interdisciplinaire avec pour modèle d’étude la clémentine de Corse sous IGP. Les recherches associent agronomie des systèmes de culture et analyse des systèmes sociotechniques. Un diagnostic agronomique régional (DAR) – soit un suivi sur 2 ans sur un réseau de parcelles d’agriculteurs - complété par des expérimentations en conditions contrôlées permettra d’identifier et de hiérarchiser les techniques culturales impliquées dans la variabilité de l’acidité du fruit bord parcelle (l’acidité étant le principal facteur de variabilité de la qualité gustative de la clémentine IGP). De son côté, l’analyse sociotechnique vise à identifier les moteurs économiques, sociaux ou culturels des choix techniques clefs dans la construction de la qualité.
Les résultats préliminaires nous amènent à une hypothèse : malgré des améliorations apportées via l’IGP, les stratégies des acteurs restent coordonnées et verrouillées autour de la qualité externe du fruit, ce qui joue en défaveur du goût. Ces premiers résultats doivent être renforcés et validés par de nouvelles enquêtes, mais ils montrent déjà la pertinence d’associer agronomie des systèmes de culture et analyse sociotechnique pour comprendre la variabilité de la qualité des fruits et légumes, et pour envisager de nouveaux moyens pour sa gestion.

* Certification de Conformité Produit, Marque de Distributeur, Label Rouge, Indication Géographique Protégée, Appellation d’Origine Protégée, Agriculture Biologique*

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Concevoir et évaluer des systèmes de culture maraîchers adaptés aux contraintes agro-écologiques et socio-techniques : le projet 4SYSLEG

Orateur(s) : Amélie LEFÈVRE 1 & Chloé SALEMBIER 1

Co-auteur(s) :  
 

1 INRA - UE Alénya Roussillon - Domaine du Mas Blanc - 66200 Alénya

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

La production maraîchère en sol sous abris froids recouvre une diversité de systèmes bâtis sur de multiples contextes agronomiques, écologiques et surtout socio-économiques. Les orientations commerciales, le degré de diversification des produits ou encore l’inscription à un cahier des charges spécifique sont autant de sources de différenciation entre les exploitations maraîchères en termes d’objectifs visés et d’affectation des ressources ; ceci oriente alors (i) le choix, la hiérarchie et les niveaux des critères de performance du système, (ii) les marges de manœuvre technico-économiques, (iii) et donc la pertinence des solutions techniques. Répondre aux enjeux de réduction de l’usage des pesticides suppose d’intégrer cette variabilité dès la conception de nouveaux systèmes de production. Le projet d’expérimentation 4SYSLEG (Ecophyto Dephy EXPE) vise à concevoir quatre systèmes de culture multi-performants et économes en pesticides. La conception de ces quatre systèmes intègre différentes contraintes qui ont trait au circuit de commercialisation et au cahier des charges et qui conditionnent la gamme de leviers disponibles pour gérer la santé des plantes. La conception et l’évaluation de ces quatre systèmes de culture pose des questions de recherche inédites sur les plans méthodologique et technique : comment identifier et hiérarchiser les critères de performance les mieux adaptés à différents schémas productifs ? Comment utiliser la diversité des espèces cultivées en circuit court en faveur de la protection des cultures et des équilibres naturels ? Quelles combinaisons de pratiques pour gérer la santé des plantes tout en maintenant une qualité productive en circuit long ?… Les combinaisons de pratiques innovantes expérimentées sont conçues et évaluées dans une démarche dite pas-à-pas combinant exploration et apprentissages. Elles sont réfléchies au sein de collectifs mobilisés au fil du projet, associant chercheurs, techniciens et professionnels de la filière.

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Développement d'outils télématiques d'aides à la décision pour une horticulture de précision économe en intrants phytosanitaires

Orateur(s) : Séverine DOISE

Co-auteur(s) : Doise S.1, Paris B.1,2, Maugin E. 3, Drouineau A. 4, Tragin M . 5, Riaudel O. 3, Henry S. 6, Poncet C.1, Robert F.2, Bout A.1

1 INRA, UMR 1355 ISA, F-06903 Sophia-Antipolis
2 Astredhor, 44 rue d'Alésia 75682 PARIS Cedex 14
3 GIE Fleurs et Plantes du Sud-Ouest, Site INRA - 71 Avenue Edourd Bourlaux 33882 Villenave d’Ornon Cedex
4 Scradh, 727 avenue Alfred Décugis 83400 Hyères
5 AREXHOR Pays de la loire, centre Floriloire, 1 rue des magnolias, 49130 Les Ponts de Cé
6 CREAT, MIN Fleurs 17 Box 85 06296 Nice Cedex 3

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

Dans le contexte du plan Ecophyto, des préoccupations sociétales concernant les risques environnementaux et de la réduction des matières actives autorisées, la protection intégrée est clairement identifiée comme une méthode pouvant satisfaire aux objectifs de production en général et plus particulièrement dans le cadre des cultures ornementales sous serres. La fiabilisation de la protection intégrée se conçoit, entre-autres, au travers du développement d’outils dédiés au suivi des risques et à l'assistance à la prise de décision. Ainsi, à travers un partenariat INRA-Astredhor et 4 de ses stations expérimentales, un réseau de 10 parcelles producteurs et a été mis en place afin d’adapter des outils initialement conçu pour la recherche aux besoins de la profession horticole. Les moyens informatiques dédiés à ce projet CasDAR sont actuellement regroupés au sein du Sophi@data_market basé à l’INRA et qui comprend :

- une base de données (MySQL) architecturée en version OLAP (On Line Application Process) afin de permettre une exploitation immédiate des données enregistrées (observations spatiales et temporelles, administratives, itinéraires techniques, etc.)
- un site regroupant des applications de monitoring permettant, la création des formulaires de saisie, l’acquisition, l’édition et la restitution graphique commentée des données ;
- des applications d’aide à la décision sous forme, de modèles d’étalonnage des observations en classes d’abondance, de modèles prévisionnels des tendances démographiques, de module de codage des règles de décision particulières ;
- des ressources utilisables en libre accès, telles que des -protocoles, un didacticiel d’auto-formation et d’auto-évaluation, des liens utiles).

Une attention particulière a été portée sur l’ergonomie, la portabilité et l’accessibilité à ces outils. Dans la mesure du possible les applications ont été automatisées et sont personnalisables afin d’apporter un service standardisé et immédiat.
Nous proposons de présenter ici un bilan des 3 années du projet concernant le développement de ces outils et leurs implications dans un contexte d’acceptabilité et d’implémentation des stratégies de lutte intégrée. Nous discuterons également de l’intérêt des données collectées dans le cadre d’une meilleure compréhension du fonctionnement de l’agrosystème serre.

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Evaluation in vitro de l'efficacité de 7 huiles essentielles sur une souche de Venturia inaequalis résistante aux triazoles

Orateur(s) : Jérôme MUCHEMBLED

Co-auteur(s) : J. Muchembled1, C. Deweer1, P. Halama1 et K.Sahmer2

1Groupe ISA Lille - Laboratoire Biotechnologie et Gestion des Agents Pathogènes en agriculture (BioGAP),
48 boulevard Vauban, 59046 Lille Cedex

2 Groupe ISA Lille - Soil and Environmental Team, Laboratory of Civil and geoEnvironmental Engineering, 48 boulevard Vauban, 59046 Lille Cedex

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Porté par l’ITAB et financé par le Ministère de l’Agriculture, le projet CASDAR intitulé « évaluation de l’intérêt d’utiliser des huiles essentielles en protection des cultures » (2013-2015) se propose d’étudier l’efficacité biofongicide in vitro et in planta de plusieurs huiles essentielles sur plusieurs modèles biologiques dans le cadre d’une démarche prospective. Il s’agit dans le cas présent d’étudier l’efficacité de 7 huiles essentielles sur les spores de Venturia inaequalis, le champignon responsable de la tavelure du pommier. Deux souches sont utilisées : une souche résistante aux fongicides de type triazoles comparativement à une souche sensible. Les 7 huiles essentielles et 2 fongicides de références de type metconazole et sulfate de cuivre (CuSO4) sont testés sur les 2 souches. Les expériences sont réalisées en milieu liquide en microplaques et la gamme de concentrations employée permet de calculer les CI50 pour chaque modalité grâce à l’aide d’une régression non linéaire. Les expérimentations sont réalisées au moins trois fois de manière indépendantes et permettent de réaliser des tests statistiques de type ANOVA. Parmi les 7 huiles essentielles, les résultats montrent sur les 2 souches que certaines sont plus efficaces que d’autres. Les résultats montrent aussi que la souche résistante metconazole est beaucoup plus sensible au cuivre que ne l’est la souche sensible. De même, la souche résistante semble parfois plus sensible aux huiles essentielles que la souche sensible. Si le metconazole reste la molécule fongicide la plus efficace sur les 2 souches, les huiles essentielles sont aussi ou plus efficaces que le cuivre sur la souche sensible. Ces résultats tendent à démontrer au laboratoire que le comportement des souches R et S triazoles est différent non seulement par rapport au cuivre mais aussi par rapport aux huiles essentielles. Les tests aux vergers devront montrer l’intérêt des huiles essentielles dans des modes de production biologique (comparativement au cuivre) et des modes de production plus conventionnelle.

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Mesure de la viabilité des agents pathogènes transmis par les semences pour l'évaluation de l'efficacité des méthodes alternatives de traitements

Orateur(s) : Geoffrey ORGEUR

Co-auteur(s) : Orgeur G.1 , Serandat. I.1 , Gombert J2 et Grimault V.1

1 Laboratoire de Pathologie du GEVES, 25 rue Georges Morel, CS 90024, 49071 Beaucouzé
2 FNAMS, Impasse du Verger, 49800 Brain sur l'Authion

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Un des enjeux majeur de la filière semences est la protection des semences par traitement ou désinfection contre les bio-agresseurs. L’application de ces traitements permet de réduire les pertes en protégeant la semence et en proposant des semences saines.

La protection des semences risque de se retrouver face à un manque sérieux de molécules, avec notamment le risque de retraits de produits commerciaux d’ici à trois ans. Lors du Grenelle de l’environnement, un plan Ecophyto a été mis en place visant à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. Il existe un réel besoin de développer des solutions alternatives de traitements. Les solutions de bio contrôle (biocide, antagoniste, stimulateur de défense naturelle…), les traitements physiques (Thermothérapie, balayage électronique, brossage…), les traitements chimiques alternatifs (désinfection superficielle …) pour les productions végétales commencent à se développer.
Ces nouvelles méthodes alternatives de traitements tuent mais n’éliminent pas les bio-agresseurs, autrement dit le pathogène demeure présent sur la semence mais n’est plus nuisible pour la culture. Certaines méthodes de détection n’utilisent pas la capacité de développement des agents pathogènes (méthodes sérologiques et observation directe) et ne permettent donc pas de connaître la viabilité des bio-agresseurs. Pour répondre à cette problématique, l’évaluation de la viabilité a été étudiée dans deux cas : Tilletia caries, responsable de la carie commune du blé et Ditylenchus dipsaci, nématode de la tige chez la luzerne.
Concernant Tilletia caries, une méthode de coloration vitale a été mise au point et comparée à une méthode de germination des spores sur milieu gélosé. Les résultats ont été corrélés avec la transmission du pathogène de la semence à la plantule et l’expression des symptômes au champ. L’évaluation de la viabilité des spores de Tilletia caries a permis d’évaluer l’impact et l’efficacité de produits de traitement pour la protection des semences de blé mais également d’évaluer le seuil de nuisibilité de ce bio-agresseur.
Dans le cas de Ditylenchus dipsaci, des essais méthodologiques sont en cours (test de différents colorants, imagerie multi-spectrale et techniques moléculaires) afin de différencier les nématodes vivants (potentiellement nuisibles) des morts. Ces essais méthodologiques ont été réalisés sur des lots contaminés et traités par thermothérapie. L’efficacité de cette méthode a ainsi pu être évaluée. La réalisation de bio test sur plantules de luzerne a permis de démontrer le potentiel de nuisibilité des nématodes vivants (présence de symptômes sur plantules) comparé aux nématodes morts (absence de symptômes sur plantules).
Ces deux cas sont des exemples concrets démontrant l’intérêt et l’importance de dissocier les agents pathogènes viables des non-viables. La réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires a favorisé l’avènement des nouvelles méthodes de traitements et renforce l’intérêt d’évaluer la viabilité des bio-agresseurs. Plus que jamais, les agents pathogènes présents sur les semences doivent être détectés mais leur potentiel de nuisibilité doit également être considéré.

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Propriétés physico-chimiques et microbiologiques de substrats organiques utilisés en système hors-sol et suppression de pathogènes

Orateur(s) : Virginie MONTAGNE

Co-auteur(s) : Montagne Virginie1234, Grosbellet Claire1, Capiaux Hervé2, Cannavo Patrice3, Charpentier Sylvain3, Lebeau Thierry4

1Florentaise - Grand Patîs, 44850 Saint-Mars du Désert
2
PAM - IUT génie biologique, 18, bd Gaston Defferre, 85035 La Roche sur Yon
3
EPHOR - Agrocampus Ouest, 2, rue André Le Nôtre, 49045 Angers
4
LPG-Nantes - 2, rue de la Houssinière, 44322 Nantes

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Illustration de la conférence

Les stratégies de lutte biologique sont à l’heure actuelle en plein développement. Elles ont pour objectif le contrôle de phyto-pathogènes (notamment les pathogènes telluriques). Ces alternatives aux pesticides sont particulièrement attendues en raison de la réduction du nombre de fongicides autorisés, le nombre croissant des résistances aux fongicides et la demande de notre société à consommer des produits sains et issus d’un système de culture durable. Les horticulteurs et maraîchers sont donc dans l’attente de nouvelles stratégies biologiques pour contrôler les pathogènes. Les effets suppressifs de certains matériaux ligno-cellulosiques commercialisés ont déjà été observés.
L'objectif de la présente étude est d'étudier les facteurs abiotiques et biotiques impliqués dans l'effet suppressif de huit substrats organiques : quatre fibres de bois, deux fibres de coco et deux tourbes brunes. Pour ce faire, nous pensons que les communautés microbiennes qui colonisent naturellement les substrats jouent un rôle essentiel dans ce phénomène. Tout d'abord, les fractions biochimiques ont été caractérisées et comparées (méthode Van Soest et Microscopie Electronique à Balayage). Nous avons également déterminé l'activité microbienne (minéralisation des substrats organiques au cours d'une expérience de trois mois) et analysé la structure des communautés microbiennes (Polymerase Chain Reaction-Temporal Temperature Gradient Electrophoresis).
Les résultats ont montré que ce sont préférentiellement des champignons qui se développent dans les substrats. Les cinétiques de minéralisation sont similaires entre les deux fibres de coco ainsi qu'entre les quatre fibres de bois. Par ailleurs, les taux de minéralisation des fibres de coco sont supérieurs à ceux des fibres de bois. La dynamique de minéralisation a été modélisée à l'aide d’une cinétique de premier ordre et de deux catégories de micro-organismes. Les fractions biochimiques ne permettent pas d’expliquer ces différences. Cependant, la structure des communautés microbiennes (par des empreintes microbiennes TTGE) est différente entre les substrats. Les structures fongiques de la tourbe et des fibres de coco montrent 40% de similitude. Au contraire, les structures des fibres de bois sont différentes et bien spécifiques. Des expériences complémentaires sont en cours pour étudier les relations entre les substrats organiques, la structure des communautés microbiennes et l'effet suppressif contre un pathogène fréquemment rencontré en culture de concombres (Fusarium oxysporum f. sp.).

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Modélisation des émissions de pesticides au vignoble par le modèle Pest-LCI 2.0 pour le calcul du potentiel d'écotoxicité

Orateur(s) : Christel RENAUD-GENTIÉ

Co-auteur(s) : Christel RENAUD-GENTIÉ1, Teunis J. DIJKMAN2, Anders BJORN2, Morten BIRKVED2

1 UPSP GRAPPE, UMT VINITERA, Groupe ESA, 55, rue Rabelais, BP30748, F-49007 Angers, Cedex 01
2 Technical University of Denmark, DTU Management Engineering, Produktionstorvet Building 424, DK - 2800 Kgs. Lyngby, Denmark

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

La performance environnementale couplée à une exigence de qualité des produits est un élément de la compétitivité des exploitations viticoles. Dans le cadre de nos travaux d’évaluation conjointe des performances qualitatives et environnementales des itinéraires techniques viticoles, l’adaptation de la méthode d’évaluation environnementale Analyse du cycle de Vie (ACV) à la viticulture est réalisée.

Jusqu’à présent, les ACV publiées en viticulture on rarement tenu compte des émissions de pesticides au champ du fait d’une absence de modèle pour leur estimation. Cet article présente une version adaptée aux conditions viticoles de PestLCI 2.0, le modèle d’inventaire ACV le plus avancé pour la quantification des émissions de pesticides organiques au champ.

Cette version de PestLCI 2.0 prend en compte les spécificités viticoles qui affectent les émissions de pesticides au vignoble. L’adaptation de PestLCI 2.0 est accompagnée par le calcul des facteurs de caractérisation (FC) USEtox ™. Ces FC sont nécessaires pour l’estimation de « l’écotoxicité en eau douce » pour les matières actives concernées par l’étude. Des études de cas sur deux itinéraires techniques viticoles contrastés illustrent l’application du modèle PestLCI 2.0.

L’adaptation du modèle PestLCI 2.0 à la viticulture inclut 29 nouvelles substances actives, 9 techniques d'application, l'interception par un double couvert végétal (vigne / herbe), de nouvelles bases de données pédologiques et climatiques pour la moyenne Vallée de la Loire et prend en compte le nombre de rangs traités par passage.
Dans les études de cas, quatre substances dominent les profils globaux de toxicité.
La question de la comptabilisation des substances inorganiques telles que le cuivre et le soufre est discutée.

Mots clés: vigne, pratiques agricoles, ACV, impacts environnementaux, écotoxicité

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Vers une meilleure gestion de l'irrigation en cultures hors-sol en tenant compte de l'évolution des propriétés physiques et hydrauliques du milieu de culture

Auteur(s) : Eric KERLOCH

Co-auteur(s) : Eric Kerloch1, Patrice Cannavo1 et Jean-Charles Michel1

Poster • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

La gestion de l'irrigation dans la culture hors-sol repose classiquement sur trois principaux paramètres physiques des milieux de culture (porosité totale, teneur en air, et la capacité de rétention d'eau), estimés précédemment dans le laboratoire par la méthode norme NF EN 13041.
Plus important que la teneur en air et en eau dans les substrats, leurs flux sont d'une importance vitale, car la disponibilité de l'eau et de l'air, vont fluctuer sur une courte période de temps dans ce système de culture. Le volume limité de substrat pour la culture des plantes en pots ou en conteneurs, et la rapide et importante colonisation racinaire provoque de fréquents cycles d'arrosage et séchage pendant l’irrigation qui conduisent à des changements dans l'organisation de la phase solide et la distribution de la taille des pores, puis à des changements dans les flux d’eau et d’air dans les substrats. Par conséquent, les évolutions des propriétés physiques et hydrauliques du système substrat-racine doivent être considérées pour une meilleure gestion de l'irrigation et de l'efficacité de l'eau pour les plantes.
Des expériences ont été réalisées sur Rosa Radrazz cultivés dans des serres pendant 3-6 mois, dans des pots cylindriques de 1,6 L remplis de quatre milieux de culture biologique qui sont utilisés couramment dans le monde entier (fibre de bois, écorce de pin, fibre de coco et tourbe).
Au cours de ces expériences, des mesures de rétentions de l'eau et de l'air, de conductivité hydraulique et de diffusivité gazeuse ont été analysés. Un des plus importants résultats observés a été une importante diminution de la porosité remplie d'air. Cependant, l'augmentation de la connectivité des pores (par exemple, la diminution de la porosité tortuosité calculée) en raison des changements de développement des racines et de la distribution de pores reliés à des cycles de séchage / humidification ont contribué à limiter la baisse de la conductivité de l'eau et de la diffusivité gazeuse.

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Analyse du cycle de vie (ACV) en viticulture : quels choix méthodologiques ?

Auteur(s) : Christel RENAUD-GENTIÉ 1 & Frédérique JOURJON 1

Co-auteur(s) : Christel Renaud-Gentié1, Marc Benoît 2 et Frédérique Jourjon1

Poster • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

La compétitivité des exploitations viticoles passe aujourd’hui par une obligation de performance environnementale couplée à une exigence de qualité des produits. L’amélioration de ces performances demande une évaluation objective des différentes pratiques mises en œuvre à l’échelle parcellaire. Les travaux de notre équipe visent à construire une méthode pour l’évaluation des itinéraires techniques viticoles, et en leur sein des pratiques, combinant qualité et performances environnementales grâce à la combinaison de l'ACV et l'évaluation de la qualité des raisins.

Dans ce cadre, la méthode d’évaluation environnementale ACV fait l’objet d’adaptations à la situation viticole qui sont présentées dans cette communication comme la prise en compte des impacts des phases non productives (plantation, arrachage, mise à fruit), le choix et l’adaptation des modèles d’émissions directes au champ (Azote, Phosphore, métaux lourds et pesticides). Ils apportent une originalité complétant les travaux d’ACV publiés aujourd’hui dans la filière vin qui se situent essentiellement au niveau de la partie transformation du raisin et au niveau global de la filière viticole.
Comme base pour cette mise au point, cinq itinéraires techniques de production de raisins contrastés sont évalués et pris en compte dans leur ensemble jusqu’à la récolte des raisins à la parcelle.

Les premiers résultats obtenus permettent d’identifier les postes principaux d’impacts environnementaux d’un itinéraire technique. A titre d’exemple, un itinéraire en conduite raisonnée est présenté. On peut y identifier les pratiques impactant le plus l’environnement pour chaque catégorie d’impact à l’étude comme le réchauffement climatique, l’ecotoxicité ou la consommation de ressources non renouvelables.

Mots clés: vigne, pratiques agricoles, ACV, impacts environnementaux

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Approches de type DNA-Barcoding sur les populations de thrips au sein des cultures ornementales sous serre

Auteur(s) : Anaël MARCHAND

Co-auteur(s) : Bout A.1, Marchand A.1,2, Disdier M.1, Crochard D.1, Ziegler M. 1, Ris N.1, Malausa T.1, Robert F.2

Poster • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Sous l'impulsion des objectifs de réduction des pesticides fixés par les pouvoirs publics (programme Ecophyto), le développement des stratégies de protection des cultures « bas-intrants » induit une complexification de la composante biotique des agro-écosystèmes. Dans ce contexte, les stratégies de protection font appel à un niveau de précision supérieur et reposent sur un ensemble de méthodes de lutte spécifique contre les ravageurs. Ces méthodes nécessitent des diagnostics précis des espèces de ravageurs et une meilleure compréhension des interactions biotiques. L’exemple type de ravageurs mettant à mal les stratégies « bas-intrants » est la famille des Thysanoptères. En effet, les thrips causent des pertes économiques majeures, sont difficiles à détecter et encore plus à identifier au niveau spécifique. Ces problèmes de diagnostic conduisent à des erreurs de stratégie pouvant être responsables d'échecs dans la gestion du ou des bio-agresseur(s) : chronologie des interventions inadaptée, inefficacité du traitement chimique, échec de la lutte biologique. Ces situations correspondent à des impasses dans la stratégie de production avec une « fuite en avant » vers l'usage de toujours plus de pesticides. En outre, les travaux récents sur les thrips montrent que leur diversité est encore mal appréhendée.
Afin de mieux comprendre les dynamiques épidémiologiques des thrips, nous avons développé, dans le cadre d’un partenariat INRA – Astredhor, des moyens de caractérisation de type « DNA Barcoding » pour les thysanoptères qui comportent de nombreux représentants considérés comme des ravageurs majeurs des cultures (par exemple Franklieniella occidentalis ou Thrips tabaci) mais aussi des auxiliaires potentiels (comme Franklinothrips vespiformis et Aeolothrips sp).

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Adaptation d'une méthode d'évaluation globale (DEXiPM) aux productions de pépinière hors-sol

Auteur(s) : Estelle MESLIN

Co-auteur(s) : Estelle Meslin1, Laurent Mary2, Romain Manceau3, Jacques Fillatre4 , Vincent Faloya5, Gabriele Fortino6, Fabien Robert3

Poster • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Le concept de développement durable n’est pas toujours très facile à traduire de façon opérationnelle au niveau des exploitations, en particulier pour les filières spécialisées comme l’horticulture ornementale. Il s’agit notamment d’éviter des compensations ou des substitutions d’impacts environnementaux du fait de modifications des pratiques de production.
Il existe aujourd’hui d’assez nombreuses références en horticulture sur des techniques alternatives de production comme la lutte contre les adventices par des paillages, les substrats sans tourbe, les procédés d’irrigation économes en eau … mais, ces techniques ont été étudiées indépendamment les unes des autres et ont été appliquées à des schémas de cultures conventionnelles. Il y a au contraire peu de références sur des schémas de cultures qui intègrent l’ensemble des itinéraires techniques alternatifs, avec un objectif de performance agronomique, environnemental et économique bien caractérisé pour une production horticole durable.
Des travaux ont donc été engagés dans l’objectif d’adapter une méthode d’évaluation globale (DEXiPM) pour identifier des schémas de production de cultures de pépinière hors sol, qui soient les mieux inscrits dans les critères du développement durable. Ce travail s’est intéressé plus particulièrement au créneau de la production d’arbustes en conteneurs notamment celui des 3 et 4 litres qui constituent le segment de marché le plus important pour ce secteur.
Ce travail a conduit à (i) identifier les itinéraires techniques alternatifs aux pratiques conventionnelles qui pourront être intégrés dans des schémas de cultures a priori à moindre impact environnemental ; (ii) développer une méthode d’évaluation globale du système de culture de pépinière hors sol, prioritairement en termes d’impact environnemental, mais qui permettra des perspectives de développement de la méthode d’évaluation en termes de durabilité économique ; (iii) identifier des schémas de culture qui ont un moindre impact environnemental par la méthode précédemment développée, en comparaison de schémas de production conventionnelle.

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Innovation variétale dans les filières du végétal spécialisé

Animateur(s) : Laurent Crespel - AGROCAMPUS OUEST / Jean-Paul Guinebretière - VILMORIN La Ménitré

Dans un contexte mondial de plus en plus concurrentiel, la filière du végétal spécialisé doit faire face à de nombreux défis, tout en assurant la compétitivité de ces entreprises : la réduction des intrants phytosanitaires (plan Ecophyto 2018) ; l’évolution du climat (réchauffement climatique ...) ; la qualité des produits (nouveaux consommateurs, marchés ...). La conception de systèmes de culture durables et innovants notamment par le choix de variétés adaptées est un des leviers disponibles pour y répondre. Les recherches publique et privée travaillent à la création de variétés adaptées à ces nouveaux enjeux par de nouvelles approches techniques et méthodologiques. Cette session s’efforcera de présenter ces dernières avancées.

Les stratégies d'amélioration (génétique ?) de la résistance aux maladies avec comme exemple les espèces légumières

Orateur(s) : Denis LOR

Co-auteur(s) :  Groupe LIMAGRAIN  - Rue Limagrain - 63 720 Chappes

 

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

L’amélioration des plantes vise leur adaptation à l’environnement afin de produire des récoltes en quantité suffisante possédant les meilleures qualités nutritives et organoleptiques, et avec une grande qualité sanitaire pour les consommateurs. Un des objectifs essentiels est la résistance aux nuisibles, pour obtenir des cultures et des récoltes saines : il est particulièrement important pour les légumes notamment consommés en frais, mais aussi après transformation. Les légumes sont importants aussi bien pour la consommation intérieure, qu’à l’exportation.

Les semences qui sont à la source des cultures permettent si elles sont saines et porteuses de résistance aux nuisibles d’assurer ces productions : notre secteur semencier est particulièrement dynamique grâce à l’apport des variétés améliorées, qui permet à la France d’occuper une position majeure sur son marché intérieur, comme à l’exportation vers plus d’une centaine de pays dans le monde. L’effort de sélection génétique pour créer des variétés résistantes aux nuisibles a toujours été crucial.

Cet objectif reste un challenge essentiel avec les évolutions en cours : l’augmentation du nombre de nuisibles , l’ouverture de nouveaux marchés dans le monde, la diversification des zones de production des semences , l’intensification des échanges et le réchauffement climatique qui favorise les épidémies ; il s’inscrit dans un contexte d’agriculture durable et compétitive avec des pratiques nouvelles en cultures intensives ou en agriculture biologique , de réduction des traitements chimiques et du nombre de molécules autorisées, de préservation de l’environnement et de la santé humaine ; tout ceci devant se réaliser avec des grandes exigences de traçabilité et de sécurité sanitaire pour le consommateur.

Les stratégies d’amélioration des résistances mises en œuvre font appel à des équipes scientifiques pluridisciplinaires. Elles sont tournées vers une connaissance approfondie de la biologie des nuisibles, des ressources génétiques, des relations plantes hôtes /pathogènes, afin d’atteindre des niveaux de résistance plus durable. Certaines pistes innovantes sont exploitées et explorées. Enfin, les résistances génétiques s’inscrivent en synergie avec les méthodes de lutte intégrée contre les nuisibles, afin de renforcer la protection sanitaire des cultures légumières.

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Le réseau d'expérimentation melon, un atout pour l'innovation variétale

Orateur(s) : Catherine TAUSSIG 1 & Lucille GUIGAL-MERLE 2

Co-auteur(s) : C.Taussig1, L.Guigal-Merle2, F.Leix-Henry3, H.Clerc4, D.Bouvard5, M.Torres6

1APREL, Route de Mollégès D31, 13210 Saint-Rémy de Provence
2CEHM, Mas de Carrière, 34590 Marsillargues
3CEFEL, 49 chemin des Rives, 82000 Montauban
4Invenio, Domaine de Lalande, 47110 Sainte-Livrade sur Lot
5ACPEL, Le Petit Chadignac, 17100 Saintes
6Ctifl, Centre de Balandran, 30127 Bellegarde

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

La mise en place du plan Ecophyto, qui prend en compte la demande sociétale pour un plus grand respect de l’environnement, vise à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. Pour y parvenir, l’innovation variétale, par l’introduction de résistances génétiques aux maladies et ravageurs, est une voie prometteuse. Pour les nouvelles variétés de melon charentais jaune, les résistances génétiques actuellement en cours d’introduction concernent le Fusarium oxysporum f.sp. melonis race 1.2, l’oïdium Podosphaera xanthii races 3 et 5, ainsi que la colonisation par le puceron Aphis gossypii.
Cependant, l’introduction de ces nouveaux gènes de résistance ne doit pas se faire au détriment des performances technico-économiques des cultures. Le choix variétal est un élément primordial dans la réussite des cultures. Outre les résistances aux maladies et ravageurs, les plantes doivent produire des fruits de belle présentation, avec un calibre adapté à la demande du marché, une bonne qualité organoleptique et une tenue après récolte correcte et, bien sûr, avoir un rendement satisfaisant. D’autres critères sont également pris en compte comme la précocité, l’étalement de la récolte et la vigueur des plantes.
Chaque année, le réseau des stations régionales d’expérimentation Melon, coordonné par le Ctifl, met en place des essais variétaux dans toutes les grandes régions de production. Ces essais permettent d’acquérir des références sur les nouvelles variétés proposées par les sociétés semencières, et de rédiger, en fin de saison, les préconisations variétales par bassin de production à l’attention des producteurs et de l’ensemble de la filière Melon pour la campagne suivante.
Outre ce travail sur les variétés, le réseau des stations régionales d’expérimentation Melon a largement participé à la mise en place de projets de recherche-expérimentation-développement pilotés par le Ctifl portant sur des thèmes plus fondamentaux tels que les méthodes alternatives de protection, les stimulateurs de défense des plantes ou la gestion agro-écologique des bio-agresseurs, tout ceci en lien avec l’Association Interprofessionnelle Melon (AIM).

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Conception et évaluation d’innovations variétales et agronomiques pour maîtriser les nématodes à galles en maraîchage sous abri (le projet GEDUNEM)

Orateur(s) : Caroline DJIAN-CAPORALINO

Co-auteur(s) : C. Djian-Caporalino1, P. Castagnone-Sereno1, A. Fazari1, N. Marteu1, M. Navarrete2, A. Dufils2, M. Tchamitchian2, C. Furnion2, A. Palloix3, A-M. Sage-Palloix 3, A. Lefevre4, L. Pares4, T. Mateille5, J. Tavoillot5, H. Védie6, C. Goillon7, I. Forest8

1 INRA UMR 1355, 400 route des Chappes, BP167, 06903 Sophia Antipolis cedex
2 INRA Unité Ecodéveloppement, CS40509, site Agroparc, 84914 Avignon cedex 09
3 INRA Unité GAFL, Domaine Saint-Maurice BP 94, 84143 Montfavet Cedex 09
4 INRA Alénya, Domaine du Mas Blanc, 66200 Alénya
5 IRD, UMR CBGP, 34988 Montferrier Sur Lez
6 GRAB Maison de la Bio, 255 chemin de la Castelette, BP 11283, 84 911 Avignon cedex 9
7 APREL, Route de Mollégès, 13210 Saint-Rémy de Provence
8 Chambre d’agriculture du Var, 727 avenue Alfred Décugis, 83400 Hyères

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

 La gestion des nématodes à galles (Meloidogyne spp.) est un problème majeur en maraîchage sous abri, notamment dans le Sud-Est de la France où plus de 40 % des exploitations sont touchées par ce ravageur (enquête 2007-2010). Suite à l’interdiction des nématicides chimiques, l’utilisation de variétés ou porte-greffes résistants est une voie en plein essor qui se heurte néanmoins à l’émergence de populations de nématodes virulentes capables de contourner la résistance, ou à l’inactivité de certains gènes (gène Mi-1 de la tomate par exemple) lorsque les températures du sol sont supérieures à 30°C. Pour gérer de manière durable les problèmes de nématodes et préserver les résistances sur le long terme, le projet GEDUNEM vise à élaborer et évaluer des stratégies de gestion pluriannuelles basées sur la combinaison de résistances génétiques et de pratiques culturales : rotations de cultures incluant plantes hôtes et non-hôtes, utilisation d'engrais verts à action nématicide pendant l’interculture, solarisation... Plusieurs stratégies de gestion sont en cours de test dans une expérimentation système multi-site (2012-2015) comprenant des systèmes de culture biologiques et conventionnels, dans des stations de recherche ou des exploitations agricoles de la zone méditerranéenne (Sud de la France et Maroc). Divers partenaires sont impliqués : chercheurs, expérimentateurs, producteurs, structures de développement. Les premiers résultats semblent indiquer une très forte réduction (plus de 90%) des quantités de Meloidogyne dans le sol après solarisation (au niveau des rangs centraux) ou culture d’engrais verts sorghos ou piments hybrides résistants, limitant ainsi l’apparition de populations virulentes sur cultures résistantes, tout en augmentant significativement les espèces non phytoparasites (saprophages utiles). La matière sèche enfouie est du même ordre de grandeur pour les sorghos et le piment hybride (30 T/ha). Le piment hybride combine 2 gènes de résistance. Son niveau de résistance plus fort, durable, stable à haute température et son efficacité comme plante-piège sont confirmés, ce qui ouvre des perspectives pour la création variétale des solanacées. La mâche est confirmée comme plante non hôte de Meloidogyne mais semblerait peu efficace comme plante-piège en hiver, le cycle des nématodes étant déjà ralenti à cette période. L’acceptabilité des prototypes fait l’objet d’une autre analyse1.

1Navarrete et al.

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Architecture et développement de la plante et du couvert pour le contrôle d'épidémies aériennes

Orateur(s) : Alain BARANGER1

Co-auteur(s) : Didier ANDRIVON 1

 1UMR IGEPP - Domaine de la Motte BP35327 35653 Le Rheu cedex

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

L'architecture et le développement de la plante et du couvert végétal peuvent contribuer au contrôle de maladies aériennes en créant un environnement moins favorable au développement des épidémies. Ce contrôle implique la modification des conditions microclimatiques dans le couvert (durée d'humectation des organes, température), de l'évolution de l'age des tissus et leur transition vers la sénescence (sous l'effet de l'ombrage, de la maturité, et de différents stress dont celui provoqué par la maladie), et de la dispersion des spores du pathogène entre organes d'une même plante et au sein du couvert. Une démarche basée sur l'approche complémentaire d'expérimentations agronomiques en conditions parcellaires et en conditions contrôlées, et de la modélisation couplée du développement de la plante et de l'épidémie, permet d'identifier les traits architecturaux clés susceptibles de moduler ces processus.
Le contrôle génétique de ces traits d'architecture et de développement repose sur des gènes majeurs et des QTL qui souvent colocalisent avec des gènes ou des QTL contrôlant des composantes de résistance partielle. L'étude de populations en ségrégation (lignées recombinantes et populations issues de croisements biparentaux, lignées quasi isogéniques recombinant spécifiquement dans les intervalles de confiance de ces QTL, mutants aux gènes majeurs d'architecture) permet de tester les hypothèses d'une part de liaison génétique entre gènes/QTL d'architecture et gènes/QTL de résistance, d'autre part d'effet pléiotrope du gène/QTL d'architecture sur l'expression de la résistance partielle.
Des exemples issus des pathosystèmes Ascochytose/Pois et Mildiou/Pomme de terre montrent comment le levier de l'architecture de la plante et du couvert est susceptible d'être utilisé en complément éventuel de la résistance et d'autres stratégies de lutte pour le contrôle d'épidémies aériennes.

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La construction d'idéotypes de variété de pommier pour des vergers agronomiquement performants et à faibles intrants

Orateur(s) : Evelyne COSTES

Co-auteur(s) : Evelyne Costes1, François Laurens2, Charles-Eric Durel2
 

1 UMR AGAP - Cirad - av. Agropolis -TA A-108/03 - 34398 Montpellier Cedex 5
2 UMR IRHS - lRHS Batiment B - 42 rue Georges Morel - 49071 Beaucouzé Cedex

 

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

La notion d’idéotype variétal est actuellement revisitée pour accompagner les changements à venir de modes de production horticoles. Ces changements sont rendus nécessaires par les fluctuations avérées des conditions climatiques, qui ont un effet direct sur la phénologie et les performances des cultures mais aussi sur celle de leurs maladies et ravageurs, et par les demandes sociétales pour des modes de production plus respectueux de l’environnement. Ce contexte tend à promouvoir l’agro-écologie et les modes de production dits bas-intrants. Au plan génétique, il questionne et redéfinit les orientations des programmes de sélection variétale vers l’intégration de caractères adaptatifs des plantes aux stress biotiques et abiotiques. Les arbres fruitiers de par leur pérennité, et le pommier en particulier de par son fort polymorphisme, posent des problèmes particuliers en termes d’amélioration. De plus, le grand nombre de pratiques culturales disponibles en arboriculture fruitière (greffage, conduite, irrigation, traitements sanitaires, éclaircissage, ombrage) rend la réflexion sur les leviers possibles particulièrement riche mais aussi les interactions génotype x environnement x conduite complexes. Les dispositifs multi-sites et les recherches en cours sur le pommier pour l’estimation de la valeur génétique d’individus hybrides pour plusieurs caractères (qualité des fruits, résistance aux pathogènes, régularité de la production, phénologie, efficience d’utilisation de l’eau) seront présentées. Nous verrons comment la construction d’idéotypes variétaux est nécessairement multi-critères et tend à combiner des objectifs parfois contradictoires mais dont certains peuvent être explorés en modélisant et simulant les phénotypes. Leur optimisation en fonction de critères morphologiques ou agronomiques, de condition climatiques et de culture prédéfinis représente une perspective à moyen terme, appuyée par des recherches en cours.

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La création variétale dans la filière des Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales

Orateur(s) : Mathieu WIDENT1 & Philippe GALLOIS2

1 ITEIPMAI Chemillé
2 ITEIPMAI Montélimar

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

 Les plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) sont produites pour certaines substances de leur métabolisme secondaire. Conférer des avantages concurrentiels à la production française suppose pour l’essentiel d’améliorer les teneurs en principes actifs recherchés. La création variétale est un outil particulièrement intéressant du fait de la forte variabilité génétique existante dans les espèces de PPAM et la bonne héritabilité de ce type de caractère : avec un schéma de sélection adapté à l’économie de ces espèces, il permet dans beaucoup de cas de doubler les teneurs, ce qui est beaucoup plus difficile à atteindre avec d’autres facteurs d’amélioration de la production.
L’introduction de gènes de tolérance aux pathogènes est également un axe de travail particulièrement intéressant, de même que le comportement des plantes vis-à-vis des changements climatiques.
L’activité de création variétale dans la filière est aujourd’hui portée par l’iteipmai (institut technique interprofessionnel des plantes à parfum, aromatiques et médicinale), en collaboration avec ses partenaires du Réseau PPAM et en concertation avec les professionnels de la filière. A travers quelques exemples de schéma « type » de sélection mis en œuvre et quelques résultats récents, l’exposé montrera l’intérêt de cette activité pour l’amélioration de la compétitivité des productions françaises.

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Réponse génotypique à la restriction hydrique chez le rosier buisson

Orateur(s) : Camille LI-MARCHETTI1-2

1 Agrocampus Ouest - UMR IRHS - 2 rue le Nôtre, 49045 ANGERS Cedex 01
2
ASTREDHOR - 44 rue d'Alésia 75682 Paris cedex 14

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

L’augmentation de la pression démographique et le fort développement de l’urbanisation fait de la végétalisation en ville un véritable challenge. En milieu urbain, l’utilisation des végétaux d’ornement est contrainte, notamment, par la taille réduite des espaces disponibles, tels les terrasses et les balcons, orientant ainsi la demande vers des végétaux plus compacts. Actuellement, la forme, et donc l’architecture, des plantes est contrôlée empiriquement soit par création variétale soit par des techniques culturales majoritairement représentées par l’application de régulateurs de croissance. Dans le cadre du plan Ecophyto 2018, l’utilisation de ces produits sera très limitée ; des techniques alternatives et durables, demandées par le consommateur sont recherchées. L’une d’elle consiste à utiliser la restriction hydrique. L’étude porte sur les réponses génotypiques à la restriction hydrique de différents cultivars de rosier, espèce ornementale très importante économiquement.
En collaboration avec l’Astredhor, l’effet de deux types de restriction hydrique sur l’architecture a été évalué sur huit cultivars de rosier. Une première modalité est composée de deux périodes de restriction hydrique en alternance avec des périodes de confort et une deuxième est composée d’une succession de stress et de confort hydriques. L’effet génotype, l’effet de l’environnement et l’interaction génotype-environnement ont été évalués. Pour mieux caractériser les réponses à la restriction hydrique, des variables écophysiologiques ont été mesurées en cours de culture. Des réponses contrastées, voire opposées, ont été observées entre cultivars.

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Les roses entre marchandisation et patrimonialisation du végétal

Orateur(s) : Bernard CALAS 1 & Blandine VEITH 2

1 Université Bordeaux Montaigne -Domaine Universitaire - 33607 Pessac Cedex
2 CNRS, Ladyss - Université Paris Ouest – Nanterre La Défense (Paris 10)

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Enjeu économique, objet symbolique et esthétique, objet de passion et de savoir, la rose fédère individus et institutions, professionnels et amateurs au sein de chaines de coopération qui constituent le monde social de la rose pour jardins et bouquets (Becker). Ce monde, international depuis ses origines, est un excellent révélateur des logiques sociales de marchandisation (Aubertin, Vivien) et de patrimonialisation du végétal (Dubost). Divers acteurs de la rose ont en effet participé à l’émergence de ces deux logiques au cours du XXe siècle mais on peut aussi les construire comme des idéaux-types pour analyser les écarts aux modèles et montrer comment les pratiques des acteurs peuvent relever de l’un ou de l’autre et souvent des deux, successivement ou simultanément. Le modèle de la marchandisation suppose la protection des obtentions, la production intensive et la commercialisation massive d’une sélection de produits les plus performants : c’est dans le secteur des roses coupées que des professionnels se rapprochent le plus de cet idéal-type. Celui de la patrimonialisation est la conservation et la valorisation de la diversité des espèces et cultivars : la redécouverte de la diversité des roses anciennes par les usagers a suscité une critique esthétique des rosiers modernes de jardin qui commence à toucher le secteur de la rose coupée. Nous discuterons de la question de la durabilité à propos de ces deux modèles. Nous mobiliserons une approche biographique contextualisée pour montrer comment les obtenteurs racontent leur rapport au végétal ornemental, l’histoire de leur activité, de leur entreprise qui s’articule souvent avec celle de leur famille (enquêtes en France et au Kenya).

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Innovation Filière endive

Orateur(s) : Vincent JOLY

VILMORIN - Rue du Manoir - 49250 La Ménitré

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Le rôle du semencier – s’il se veut réellement partenaire de ses clients producteurs – doit aller au-delà de son métier traditionnel, centré sur l’agronomie. Aujourd’hui, il doit participer également à l’élargissement de l’offre de chaque espèce, à sa segmentation. C’est un nouveau niveau de complexité pour le métier du semencier qui doit développer une expertise de l’aval de la filière, et la mettre en œuvre dans un cadre partenarial avec les opérateurs.

Vilmorin – semencier leader sur le marché de la chicorée de Bruxelles (l’endive) – apporte sa contribution à cet effort à travers le projet d’une chicorée à forcer nouvelle et destinée à proposer une segmentation du marché / une nouvelle offre au sein du rayon salade.
Le marché de l’endive connaît une crise structurelle : la concurrence sur le prix est exacerbée et un produit qui a du mal à trouver un positionnement valorisant.
Vilmorin a mis au point une variété au « look » original, issue de plus d’une décennie de recherche autour d’un cahier des charges exigeant : sa production et son forçage se conduisent avec le même outil technique que l’endive, tout en apportant une véritable innovation sur le marché.
Apporter à la filière un produit « clé en main », aussi bien pour son aspect technique que pour ce qui concerne son positionnement commercial est un point clé dans la réussite du projet. L’autre clé de la réussite réside dans le partenariat à construire avec les opérateurs qui produiront et mettront en marché le produit.

Un test commercial est en cours pendant l’hiver 2014/15 qui permettra de valider le produit sur le marché et – s’il s’avère concluant – de le lancer l’hiver prochain (2015/16).

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Les attentes sociétales des filières du végétal spécialisé

Orateur(s) : Béatrice PLOTTU 1 & Caroline WIDEHEM 1

1 AGROCAMPUS OUEST - Centre d’Angers, Institut National d’Horticulture et de Paysage
GRANEM (Groupe de Recherche ANgevin en Economie et Management), UMR-MA n°49
2, rue Le Nôtre 49045 Angers cedex 01

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Les productions du végétal spécialisé sont au cœur de multiples enjeux sociétaux. Les usagers-consommateurs actuels attendent de ces productions des bienfaits tant en matière d’alimentation et de nutrition avec des impacts positifs sur leur santé et leur bien-être qu’en matière d’amélioration de leur cadre de vie avec des impacts positifs sur la qualité de leur environnement et des paysages. Devenu un véritable bien social, le végétal est de plus en plus plébiscité pour sa contribution à la cohésion sociale et à l’attractivité du territoire. Pour évaluer les bénéfices attendus, les économistes disposent de divers outils. Les fonctions remplies par le végétal se traduisent par différents services marchands et non marchands qui peuvent être valorisés économiquement. Au-delà des fonctions traditionnellement valorisés (loisirs, esthétique) et des services éco-systémiques rendus par le végétal (soutien, approvisionnement, régulation, culturels), l’objet de la communication est de chercher à anticiper de futurs usages liés aux changements des modes de vie au travers de travaux issus d’une démarche prospective. Au travers de cette démarche, nous souhaitons poser les questions de la fonctionnalité du végétal dans les nouveaux espaces de vie urbains. La définition de ces nouvelles fonctionnalités nécessite d’associer des approches scientifiques des domaines des sciences sociales et des sciences biologiques avec une approche problématique pilotée par l’aval, à partir des attentes des usagers-consommateurs et non sur la base de la résolution de problèmes intrinsèques au végétal. A terme, ce projet devrait permettre de mesurer la perception du végétal par l’individu, les impacts sur son bien-être, ses comportements d’achat et les conséquences sur l’organisation de la filière.

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Services écosystémiques et végétal spécialisé, de la production au cadre de vie

Animateur(s) : Véronique Beaujouan - AGROCAMPUS OUEST & Damien Provendier - PLANTE et CITÉ

Le concept de services écosystémiques permet de catégoriser et d’évaluer les services rendus par les écosystèmes. Les présentations porteront sur des initiatives innovantes, de recherche ou de développement expérimental, permettant d’optimiser ces services, de les évaluer, ou de la cartographier.
Les différentes catégories de services (support, régulation, approvisionnement et culturel) seront abordées lors des sessions, avec des applications dans tous les domaines du végétal spécialisé, des systèmes de culture à l’utilisation du végétal en ville.

La mobilisation des services écosystémiques comme cadre conceptuel pour une approche intégrée des paysages viticoles méditerranéens

Orateur(s) : Etienne DELAY 1 & Fabrice VINATIER 2

1 UMR GeoLab - CNRS Limoges - Université de Limoges, FLSH, 39E rue Camille Guérin - 87036 Limoges
2 UMR LISAH - INRA Montpellier - 2 place Viala - 34060 Montpellier cedex 2

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Les services écosystémiques fournissent un cadre conceptuel et un vocabulaire commun particulièrement intéressant pour construire des réflexions multi-scalaires et multi-temporelles. Ils permettent également de mobiliser un vocabulaire complexe commun (allant de l'économie à l'écologie) entre les différents acteurs leur permettant grâce à un « alignement sémantique » de développer un langage opérationnel.
Nous travaillons sur des territoires à dominance viticole, marqués par une forte anthropisation et situés dans de petits bassins versants en contexte méditerranéen (le bassin versant du Bourdic dans l'Hérault, et de la Baillaury sur la commune de Banyuls-sur-mer dans les Pyrénées-Orientales).
Si les enjeux sont différents, leur situation orographique, sociale et culturelle nous permet de construire une réflexion basée sur des modèles informatiques distribués à échelle imbriquée .
Cette approche a pour objectif de représenter au mieux les relations topologiques entre les différentes unités spatiales du paysage reliées de manières fonctionnelles aux fonctions écosystémiques, ces dernières étant reliées à quatre types de services écosystémiques définis dans le « Millennium Ecosystem Assessment »(2003) : support, approvisionnement, régulation, culturel.
Pour cela nous simulons à l’heure actuelle trois fonctions écosystémiques, dirigées par les pratiques agricoles, selon les formalismes suivants :
• Les pratiques agricoles et leur mutation par un système multi-agents (services culturel)
• L’érosion par un modèle en grille et les flux d’eau par modèle hydrologique distribué (services de support),
• La flore et la faune par des modèles individu-centrés (services de régulation).

L’objectif affiché du modèle est de tester différentes pratiques agricoles pour évaluer qualitativement les interrelations complexes existantes entre certaines fonctions écosystémiques. La compréhension des phénomènes spatiaux mis en jeux vise, en amont de toute intervention parfois coûteuse sur le terrain, de réaliser certaines médiations entre les acteurs pour aider à la réflexion et à la mise en place d’une démarche participative dans l'acceptation ou la réfutation de scénario et de mesures de gestion.

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La flore des bordures de champ au service de la régulation des insectes ravageurs par les insectes auxiliaires ?

Orateur(s) : Anna POLLIER 1 & Yann TRICAULT 1

 1 Agrocampus Ouest - UMR IGEPP - Equipe EGI - 2, rue le Nôtre - 49045 Angers cedex 01

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Comprendre les mécanismes du service écosystémique de régulation des bioagresseurs des plantes cultivées facilitera le développement de systèmes de production économes en pesticides. Dans le cas des insectes ravageurs et de leurs auxiliaires, le niveau de régulation dépend des interactions entre populations d’insectes, des pratiques agricoles et de l’environnement parcellaire à différentes échelles. Peu d’études ont porté sur le rôle de la végétation des habitats semi-naturels qui influence le service de régulation à travers les refuges et les ressources proposées aux insectes ravageurs et auxiliaires, notamment en bordure de parcelle. La régulation est alors mesurée par l’abondance des auxiliaires au champ, moins souvent par celle des ravageurs et rarement par les dégâts infligés aux cultures, qui permettent pourtant son évaluation sans biais et sur la durée.
Notre étude porte sur l’évaluation conjointe de la végétation en bordure ainsi que d’autres facteurs susceptibles d’influencer la régulation des insectes ravageurs du colza et du blé par leurs auxiliaires. La base de données analysée recouvre une trentaine de parcelles suivies en 2014 dans le Maine et Loire. Elle comporte des relevés entomologiques au champ (abondance des insectes d’intérêt), des estimations de dégâts aux cultures, des estimations de taux de parasitismes, des relevés floristiques en bordure (richesse spécifique, recouvrement, phénologie), des pratiques agricoles (traitements insecticides, précédents culturaux, travail du sol) dans les parcelles suivies ainsi que la cartographie des paysages environnants dans un rayon de 1000m. Cette démarche et ces résultats seront généralisés en intégrant des études précédentes menées en cultures maraichères.

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Impact d’infrastructures agro-écologiques sur la régulation naturelle de deux ravageurs majeurs du pommier cidricole dans le cadre d’un essai système

Orateur(s) : Laurence ALBERT

Co-auteur(s) : L. Albert1, P. Franck3, Y. Gilles1, M. Plantegenest2

1 Institut Français des Productions Cidricoles, La Rangée Chesnel - 61500 Sées
2 Institut de Génétique Environnement et Protection des Plantes, INRA / Agrocampus-Ouest, 65 rue de Saint Brieuc - 35042 Rennes Cedex
3 INRA - UR1115, Plantes & Systèmes de culture Horticoles - 84914 AVIGNON Cedex 9

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Le projet « Verger Cidricole de Demain », (cf. présentation « Premiers résultats et enseignements issus d’une expérimentation système multi-site en vergers cidricoles : analyse de la phase juvénile », par A. Guerin et al. dans la session "Techniques et Systèmes de culture dans les filières du végétal spécialisé") vise à étudier et évaluer deux systèmes de production de pomme à cidre :
• Un premier système, dit PROD, conduit selon les pratiques des producteurs partenaires et sert de référence
• Un système, dit ECO, basé sur des pratiques agro-écologiques avec un objectif de double performance économique et environnementale
Parmi les stratégies alternatives retenues et combinées dans les prototypes ECO, une grande importance est accordée aux infrastructures agro-écologiques (IAE) pour favoriser le bio-contrôle des ravageurs de verger. Des haies entomophiles et des bandes fleuries ont notamment été installées au sein des parcelles. Les systèmes ECO ont en effet été conçus avec l’hypothèse que les IAE permettraient d’aller vers une augmentation de la biodiversité fonctionnelle afin de réduire la dépendance aux pesticides. Il s’agit donc d’évaluer dans quelles mesures cette hypothèse est vérifiée en recensant les auxiliaires présents dans les différents strates du verger (frondaison, inter-rang, sol), en comparant leur présence au sein des deux systèmes de production, en évaluer leur efficacité en terme de régulation naturelle sur deux ravageurs principaux de la pomme à cidre (le puceron cendré Dysaphis plantaginea et le carpocapse, Cydia pomonella) et en les mettant en relation avec les pratiques des agriculteurs et leur distance aux IAE. Nous proposons, au cours de cette présentation, de faire une synthèse des premiers résultats obtenus.

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Evaluation des services écosystémiques et potentiels effets non-intentionnels liés à Dittrichia viscosa (L.) en environnement méditerranéen et son implication en protection intégrée sous serres et en oléiculture

Orateur(s) : Michela ION-SCOTTA

Co-auteur(s) : Ion-Scotta M.1, Bout A.1, Warlop F.2, Lambion J.2 et Ris N.1

1 INRA, UMR 1355 ISA, F-06903 Sophia-Antipolis
2 GRAB, Groupe de Recherche en Agriculture Biologique Maison de la Bio - 255, Chemin de la Castelette – BP 11283 – 84911 Avignon

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Afin de répondre aux nouveaux enjeux sociétaux en termes de réduction des usages de pesticides (plan Ecophyto), de nouvelles innovations, techniques et/ou stratégiques sont nécessaires dans les domaines de la protection intégrée et de la lutte biologique. Ces solutions alternatives reposent souvent sur une complexification de la composante biotique et la valorisation de plantes de service. Dans ce contexte, nous avons cherché à évaluer plus précisément et optimiser les services ecosystémiques rendus par l’inule visqueuse, Dittrichia viscosa (L.), pour deux systèmes de cultures : la culture sous serres et l’oléiculture. Cette plante méditerranéenne largement distribuée dans différentes composantes paysagères est en effet suspectée de jouer un rôle important en tant que plante-relai ou sources de nourritures pour différents organismes bénéfiques (arthropodes prédateurs et hyménoptères parasitoïdes). Le « maillage » du paysage méditerranéen assuré par l’inule visqueuse pourrait de ce fait aboutir à une situation tout-à–fait originale dans laquelle les biodiversités « utiles » et « nuisibles » des deux cultures a priori très différentes sont au final potentiellement inter-dépendantes, conditionnées par les pratiques culturales de chacune et impactées par des pratiques de gestions sur des compartiments anthropisés non-agricoles. Parallèlement, nous avons veillé à identifier les potentiels effets non intentionnels liés à l’utilisation de cette plante ainsi que ses limites en termes d’usages.

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Les bienfaits du végétal en ville

Orateur(s) : Damien PROVENDIER

Co-auteur(s) : Damien Provendier1 , Pauline Laïlle1 et François Colson1

1 Plante & Cité - Maison du Végétal, 26 rue Jean Dixméras - 49066 Angers cedex 01

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Les végétaux en ville sont des alliés objectifs de la santé humaine et du bien-être des habitants. Ils représentent aujourd’hui un des éléments essentiels non seulement de la qualité du cadre de vie, mais aussi de l’attractivité des territoires. La ville est le lieu de convergence de nombreuses compétences autour du végétal. Aménagements, réhabilitation et gestion de l’espace public et privé entrainent parfois de vifs débats sur la place à lui accorder, avec en filigrane les services rendus qui lui sont associés. Cette étude est une synthèse des travaux scientifiques ayant fait l’objet de publications internationales récentes. Elle vise répondre aux attentes des élus, des professionnels des collectivités et des entreprises en charge de la conception, de la réalisation et de la gestion des espaces verts et du paysage. Afin d’assurer une meilleure prise en compte des bienfaits du végétal en ville dans les décisions collectives d’aménagement du territoire, cinq grands groupes d’indicateurs ont été identifiés, permettant de caractériser l’ensemble des services écosystémiques du végétal. Nous proposons également un outil de diagnostic de ces bienfaits, afin d’aider à argumenter les projets, notamment lors des phases de concertation.

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Services écosystémiques de la végétation en ville ; quelles relations entre démarche de recherche et mise en oeuvre opérationnelle ?

Orateur(s) : Hervé DANIEL

UP Paysage et Ecologie (Agrocampus Ouest et Groupe ESA) 2 rue Le Nôtre - 49 045 Angers Cedex 01

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

 Face à l'urbanisation croissante des territoires, l'attention portée aux espaces de végétation de la ville se modifie profondément, même si cela fait déjà longtemps que les rôles et intérêts de cette composante verte de la ville sont reconnus pour son fonctionnement même et pour le bien-être de ceux qui y vivent. Un changement important depuis quelques années, et plus particulièrement depuis les travaux du "Millenium Ecosystem Assessment", porte sur le développement de la notion de service écosystémique, qui est utilisée par un nombre de plus en plus grand de scientifiques, mais qui interpelle aussi les gestionnaires. Après une brève présentation de l'avènement de ce concept dans le domaine de l'écologie urbaine, cette communication en présentera des questions et enjeux actuel. Une première difficulté consiste à pouvoir relier les services écosystémiques avec les processus écologiques impliqués. Cela renvoie à des besoins de connaissances en écologie urbaine, prenant en compte des échelles variées, mais un second aspect essentiel porte sur l'articulation à construire entre les chercheurs et les gestionnaires sur ces approches. En effet, ces recherches appliquées doivent pouvoir s'intégrer dans les démarches et les outils de gestion, de planification de ces espaces urbains et périurbains. Ces enjeux seront illustrés par des exemples de travaux de recherche en écologie urbaine, et plus particulièrement par les partenaires du programme de recherche en cours sur la biodiversité des aires urbaines (Urbio) dans la région des Pays de la Loire.

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Evaluer les services écosystémiques des espaces verts urbains : Approche méthodologique

Orateur(s) : Jean Louis YENGUÉ 1 & Amélie ROBERT 1

Co-auteur(s) :

1 UMR CITERES 7324 (CNRS et Université de Tours), 33 allée Ferdinand de Lesseps, BP 60449 - 37204 Tours Cedex 3

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

La notion de services rendus par les écosystèmes est récente. Cependant, on a conscience depuis assez longtemps que la nature procure de nombreux bienfaits aux groupes humains. Si peu de recherches ont été effectuées jusqu'à la fin du XXe siècle, depuis les années 1990 les projets de recherche se sont multipliés, mais c'est le Millenium Ecosystem Assessment qui a popularisé la notion. La définition des services écosystémiques proposée par le Millenium Ecosystem Assessment (MEA) est très simple : ce sont les bienfaits que les groupes humains tirent des écosystèmes (MEA, 2005). A travers cette proposition, nous souhaitons présenter les premiers résultats du projet de recherche SERVEUR (Services écosystémiques des espaces verts urbains) financé par la Région Centre. Ce projet ambitionne d'identifier les bienfaits et les retombées qu'apportent les espaces non imperméabilisés urbains aussi bien pour la population que pour les collectivités. Depuis peu, une façon de légitimer, de protéger et d'améliorer la gestion des espaces verts en ville est d'évaluer et d'apprécier qualitativement ou quantitativement les aménités et bienfaits que de tels objets rendent aux citoyens, aux collectivités et à la société. L'évaluation exhaustive est impossible ; elle est rarement effectuée et très complexe. Cependant, dans le cadre de ce programme, nous proposons de réaliser une étude poussée sur les services culturels. Dans cette communication, nous présenterons la démarche construite et appliquée dans les 6 chefs-lieux de département de la région (Tours, Blois, Chartres, Bourges, Chateauroux, Orléans). Cette démarche, qui se veut reproductible, croise dans un modèle mathématique les approches économiques, environnementales et sociales.

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Reconquête végétale et urbaine des friches : proposition d’une grille d’évaluation socio-environnementale

Orateur(s) : Virginie ANQUETIL1-2

1 UMR 6590 CNRS Espaces et Sociétés - Chemin de la censive du Tertre - BP 81227 - 44 312 Nantes Cedex 3
2 Institut de Recherche en Sciences et Techniques de la Ville, FR CNRS 2488 - Ecole Centrale de Nantes, Bâti T, 1 rue de la Noë, BP 92101 - 44321 Nantes

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Les espaces urbains en mutation sont des observatoires des nouvelles pratiques d’intégration du végétal en ville. Parmi eux, les friches urbaines sont d’autant plus pertinentes qu’elles abritent souvent, au cours de leur temps de veille, une recolonisation végétale spontanée. Certains projets de reconversion de friches urbaines valorisent cette végétation en la conservant, partiellement ou totalement. Comment les acteurs de la mutation de ces espaces justifient-ils ce choix ? Quelle(s) plus-value(s) apporte ce végétal aux nouveaux aménagements en termes d’usages et de qualité environnementale ? Nous avons analysé trois projets de reconversion de friches urbaines mettant en exergue des enjeux de conservation et d’intégration du végétal préexistant dans le projet d’aménagement, et notamment dans les espaces publics. Dans une optique d’évaluation socio-environnementale de ces projets, nous avons mobilisé trois notions issues de l’économie et de l’éthique de l’environnement : la valeur d’usage, la valeur d’échange et la valeur d’existence, cette dernière étant portée spécifiquement par le végétal. Chacune de ces valeurs recouvre des services écosystémiques, que nous avons tenté d’identifier. L’articulation de ces trois valeurs nous a permis de retracer la construction du projet, de la phase de diagnostic et de conception jusqu’à la détermination des modalités de gestion des espaces laissés en végétation. Par sa contribution à ces trois valeurs, le végétal des friches urbaines nous sert finalement de clé de lecture de ces projets dans leurs dimensions urbaine, sociale et environnementale.

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L’arbre dans la ville : Mesure et modélisation d’un parc urbain à Strasbourg

Orateur(s) : Georges NAJAR1 & Jérôme COLIN 1

1 Laboratoire ICube (UMR 7357 Université de Strasbourg - CNRS - INSA Strasbourg) - 300 boulevard Sébastien Brant - CS 10413 - 67412 Illkirch Cedex

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Le Groupement Intergouvernemental pour l’Etude du Climat (GIEC) a annoncé en 2014 que le réchauffement climatique pourrait se situer dans une fourchette de +2,5 à +5°C d’ici la fin du siècle, avec une nette augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes comme les inondations et les périodes caniculaires. Il ne fait aucun doute que les conséquences sanitaires des périodes caniculaires sont exacerbées par le phénomène bien connu de l’Îlot de Chaleur Urbain (ICU). La préparation de la « ville durable » au changement climatique passe par la diminution de l’ICU. L’un des leviers d’action est la végétalisation des zones urbaines : murs et toits végétalisés, augmentation des espaces dédiés aux arbres, pelouses et parcs urbains. Il reste néanmoins à déterminer le rôle exact du couvert végétal à travers sa nature, sa densité et sa disposition spatiale dans le tissu urbain.
L’UMR ICube (Unistra – CNRS – INSA Strasbourg) et l’UMR PIAF (INRA) se sont associés afin d’évaluer et de modéliser les interactions entre le végétal et le milieu urbain. On présentera ici la démarche entreprise et un dispositif expérimental situé dans un parc urbain de la ville de Strasbourg, et dont l’originalité réside dans la richesse de l’instrumentation : mesures du fonctionnement d’un groupe d’arbre (croissance, flux de sève) et des pelouses, mesures micro-météorologiques (profils de température de l’air et de rayonnement dans le houppier, mesures de flux turbulent à 30 mètres), et acquisitions de la géométrie 3D des arbres par LIDAR terrestre, permettant ainsi la description topologique fine nécessaire à la modélisation tridimensionnelle des interactions entre le parc et le quartier urbanisé environnant.

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Natures urbaines : quels désirs des citadins ?

Orateur(s) : Laure CORMIER

Co-auteur(s) : Laure Cormier1 , Helena Madureira2, Fernando Nunes3, José Vidal Oliveira4 , Teresa Madureira5

1 Institut d'urbanisme de Paris, Université Paris Est / Lab'Urba
2 Faculdade de Letras da Universidade do Porto / CEGOT; Via Panorâmica s/n, 4150-564 Porto PORTUGAL
3 Instituto Politécnico de Viana Do Castelo - Escola Superior Agrária; Convento de Refóios, 4990-706 Refóios do Lima, Ponte de Lima, Portugal
4 Instituto Politécnico de Lisboa - Escola Superior de Comunicação Social, Campus de Benfica, 1549-014, Lisboa, Portugal
5 Instituto Politécnico de Viana Do Castelo - Escola Superior Agrária; Convento de Refóios, 4990-706 Refóios do Lima, Ponte de Lima, Portugal

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Le développement des politiques d'infrastructures vertes aujourd'hui en Europe connait un large succès se déclinant de l'échelon étatique à l'échelle communale. Dans ce contexte, associée à la particularité de l'effet de l'urbanisation sur la biodiversité, la nature en ville requiert une attention toute particulière au regard de la multifonctionnalité accordée à ces espaces végétalisés. La compréhension de l'évaluation que se font les citadins des bénéfices associées aux espaces de natures en ville apparait cruciale dans l'élaboration de stratégies locales appropriées de trames vertes et bleues. Cette étude explore les représentations des habitants sur les espaces verts urbains et cherche à déterminer les similitudes et les différences qui peuvent être mises en évidence entre quatre agglomérations à la fois françaises et portugaises ( Paris , Angers , Lisbonne et Porto ). La méthodologie adoptée pour le recueil de ces représentations s'effectua à travers une enquête par questionnaire ( n = 1000 ) s'appuyant sur la méthode du Best–Worst Scaling ( BWS ).
Les résultats ont démontré que les bénéfices associées aux espaces verts urbains ne sont pas également compris ou appréciés entre les différentes villes. Toutefois, nous pouvons, tout d'abord, mettre en évidence à la fois un consensus parmi les fonctions les plus manifestes et les plus abstraites, attribuées par les habitants. Ainsi, l'importance des espaces verts en ville pour la santé, le bien-être, le contact à la nature ont été plébiscitées par les résidents de chaque zone urbaine. Un large consensus existe également sur le peu de crédit accordé aux deux fonctions microclimatiques des espaces verts, à savoir la réduction des îlots de chaleur et la réduction des nuisances sonores.
En outre l'enquête a démontré également l'existence de variations locales au regard des bénéfices associées aux espaces urbains de natures. La promotion de la biodiversité ou la contribution à l'image de la ville sont évaluées différemment entre les quatre villes, et doivent être certainement reliées à l'importance des communications municipales effectuées sur ces thématiques.
De manière générale, l'étude souligne l'importance de développer des évaluations locales des représentations sur les natures urbaines. La prise en compte des regards citadins sur les espaces végétalisés, associée à une communication appropriée, favoriserait la compréhension et l'atténuation de conflits qui peuvent se cristalliser entre habitants, urbanistes et gestionnaires sur ces espaces clés. Au regard de la mise en place d'une politique communale de trames vertes et bleues, ces modalités contribuerait à développer une gouvernance pertinente, indissociable au succès d'un tel projet urbain.

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Organisation des marchés et diffusion des innovations dans les filières du végétal spécialisé

Animateur(s) : Damien Rousselière - AGROCAMPUS OUEST & Christian Hutin - CTIFL

La compétitivité est au coeur de la réflexion stratégique économique des filières et des entreprises du végétal spécialisé. L'accent est mis actuellement sur les gains possibles liés à la collaboration et à l'innovation, en soulignant la difficulté de leur répartition. Deux dimensions principales seront abordées dans le cadre de cette session : la première porte sur l’organisation et la structure des marchés, la seconde sur la mise en commercialisation des produits. Les questions méthodologiques liées à la mesure de ces performances et à l’acceptabilité sociale et économique des innovations introduiront les séances.

Les méthodes expérimentales d'analyse de la demande des consommateurs

Orateur(s) : Pierre COMBRIS

INRA Alimentation et Sciences Sociales (ALISS) - 65 boulevard de Brandebourg - 94205 Ivry sur Seine

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Evaluer l'acceptabilité des innovations et plus généralement la demande des consommateurs pour des aliments possédant des caractéristiques particulières est une question centrale sur des marchés saturés où la croissance repose sur la différenciation des produits. Les modèles économétriques nous fournissent des éléments quantifiés de compréhension, en permettant d'estimer les effets des prix, des revenus et des caractéristiques socio-démographiques des ménages sur leurs achats. Les méthodes expérimentales permettent d'approfondir l'analyse des déterminants des choix des consommateurs en mettant en évidence les arbitrages individuels entre les différentes caractéristiques des produits (aspect, goût, mode de production, risque sanitaire, impact environnemental,…) et en estimant les consentements à payer. Ces méthodes présentent l'avantage de placer les sujets étudiés dans des conditions de choix non hypothétiques, ce qui évite les biais habituels des enquêtes déclaratives. Un des enjeux est aujourd'hui de conduire ces expérimentations dans des conditions de plus en plus proches du terrain. Ces méthodes et les différentes questions qu'elles soulèvent seront présentées à partir de quelques exemples choisis sur le marché des fruits et légumes en France et dans différents pays du monde.

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Perception des démarches environnementales par les consommateurs et par les professionnels de la filière viticole ? Quelle stratégie collective et quel levier pour la mise en marché des vins ?

Orateur(s) : Frédérique JOURJON & Annie SIGWALT

Co-auteur(s) : Frédérique JOURJON1, Annie SIGWALT² et Ronan SYMONEAUX1

1 Laboratoire GRAPPE - UMT VINITERA - Groupe ESA, 55 Rue Rabelais, 49000 Angers
² Laboratoire LARESS - UMT VINITERA - Groupe ESA 55 Rue Rabelais, 49000 Angers

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Depuis plusieurs années, la protection de l’environnement est devenue une priorité pour les pouvoirs publics et pour les filières agricoles en particulier. En Europe et dans le Monde, on assiste depuis quelques années et dans le cas du vin, à une multiplication des démarches environnementales structurées et collectives utilisées comme stratégie de différenciation commerciale sur les marchés internationaux. Plusieurs études réalisées en France (Ernst et Young, 2009;IPSOS 2010) montrent clairement que les consommateurs sont de plus en plus sensibles à une information environnementale et que la majorité des interrogés se déclarent favorables à un affichage environnemental obligatoire. Ces éléments tendent à encourager les filières agricoles à des stratégies de communication environnementale comme facteur clef de différenciation et de compétitivité .Cependant aucune étude ne semble avoir abordé l’évaluation conjointe de l’affichage environnemental et l’affichage qualité des produits dans le cadre des produits sous label d’Appellation d’origine contrôlée, notamment pour des produits à forte image d’AOC tels que le vin.
En France, on constate l’émergence de nombreuses démarches isolées ou collectives régionales et les démarches nationales impulsées par le ministère de l’agriculture (certification environnementale, HVE) semblent avoir du mal à percer. La compétitivité des entreprises viticoles françaises via une stratégie de valorisation de performances environnementales ne semblent pas une voie retenue collectivement.

L’objectif du travail présenté est d’analyser la perception et la vision de plusieurs catégories d’acteurs professionnels de la filière viticole sur l’affichage environnemental et les écolabels et sur l’importance accordée aux démarches environnementales et de les croiser avec la perception des consommateurs vis-à-vis de l’affichage environnemental pour les vins, en particulier d’AOC.
Le travail comporte deux volets : i) des enquêtes qualitatives auprès de 20 représentants de la filière viticole française (metteurs en marchés, directeurs entreprises, syndicats, organisations professionnelles) et auprès de 80 viticulteurs du Val de Loire ont été menées entre 2013 et 2014 ii)des enquêtes réalisées auprès de 1050 consommateurs en 2014 sur internet et sur les réseaux sociaux; s’appuiyant sur les travaux de Wilson et Jourjon (2008, 2009,2010) et Symoneaux et Jourjon (2013) qui ont démontré la pertinence du concept d’implication du consommateur comme critère de segmentation des consommateurs. Deux segmentations ont été effectuées, l’une sur le niveau d’implication vis-à-vis du vin en général et l’autre sur le niveau d’implication vis-à-vis de l’environnement.
Les principaux résultats traduisent un consensus de la filière viticole sur la position d’attente d’un positionnement européen quant à la stratégie à adopter en termes d’affichage environnemental sur le vin et sur le sentiment que la majorité des consommateurs ne sont pas en attente d’informations environnementales dans le cas du vin. On constate au global une méconnaissance des professionnels sur l’affichage environnemental et sur l’ensemble des démarches environnementales et en particulier des viticulteurs en ce qui concerne la démarche HVE mise en œuvre par le ministère, Les viticulteurs ont des convictions écologiques réelles, des attentes fortes d’accompagnement par l’état en dehors de la démarche AB mais mettent en avant de nombreux freins, tels que les contraintes administratives, le coût et le temps passé, sans valorisation commerciale garantie auprès des consommateurs, perdus face à la multiplicité des labels.
En ce qui concerne les consommateurs , les résultats obtenus permettent de montrer des différences de perception sur le lien entre « catégories de vins » et « production respectueuse de l’environnement » Globalement les vins d’AOC sont perçus comme significativement plus respectueux de l’environnement par rapport aux vins d’IGP eux-mêmes mieux perçus que les vins de France. Par ailleurs la réputation d’une AOC peut avoir une influence sur la perception du respect environnemental. Pour les consommateurs, l’impact de la région viticole semble plus important que la réputation d’une AOC quant à « l’image environnementale perçue »
Les principaux leviers identifiés par les professionnels sont la nécessité d’une communication sur les dispositifs retenus par l’état et la plus-value sur les marchés d’exportation. Ce travail innovant permet de donner des éléments d’analyse complémentaire sur la perception des consommateurs vis-à-vis des liens éventuels entre signes de qualité et production respectueuse de l’environnement. Il semble clair dans le cas de la filière viticole française que l’usage de messages environnementaux comme élément de différenciation et compétitivité pour les vins d’AOC ne répond pas aujourd’hui, à une attente de la majorité des consommateurs.

Mots clefs : Professionnels, Consommateurs, environnement, marchés, vin, AOC, niveau implication

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La proximité perçue par les consommateurs vis-à-vis des formats de vente directe : un outil de fidélisation et de différenciation

Orateur(s) : Catherine HÉRAULT-FOURNIER

Groupe ESA - 55 Rue Rabelais - 49007 Angers

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

La recherche d’une « plus grande proximité » avec le consommateur par les différents acteurs de la distribution ne résulte pas du hasard. Cette recherche, menée dans le cadre de la vente directe de produits alimentaires définit le concept de proximité perçue et démontre son intérêt théorique et managérial. Quatre formes de proximité sont identifiés : relationnelle, identitaire, de processus, et d’accès. Ces différentes formes de proximité jouent un rôle important dans l’instauration de relations durables entre le client et son point de vente en favorisant l’émergence d’une relation de confiance. Elles constituent pour ces points de vente un axe fort de différenciation, certains formats parvenant, mieux que d’autres, à relever le défi d’une plus grande proximité avec les consommateurs.

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Aménagement du point de vente : Des solutions marketing et techniques pour optimiser les performances des fruits et légumes

Orateur(s) : Arnaud MAGNON

CTIFL Carquefou - ZI Belle Etoile - Antarès, 35, allée des Sapins - 44483 CARQUEFOU cedex

Communication orale • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

Catégorie de destination pour les consommateurs, le rayon fruits et légumes est au cœur de toutes les attentions des différents circuits de distribution. Le développement de concepts aboutis et dédiés aux produits se poursuit en France et dans le monde.
Les acteurs économiques du stade détail doivent intégrer que les techniques marchandes en fruits et légumes sont impactées par deux facteurs majeurs :
• la périssabilité des produits et leur sensibilité aux différents facteurs environnementaux du point de vente : température, hygrométrie, lumière.
• l’importance des comportements d’achats : impulsion, théâtralisation, merchandising, information sur le produit.

Les décideurs des entreprises de grande distribution ou les magasins spécialisés doivent intégrer ces éléments tout en tenant compte de leurs contraintes architecturales ou de leur organisation du travail pour investir dans les bons outils en termes d’aménagement et d’agencement.
Il devient donc essentiel de ne négliger ni les aspects de confort, de séduction et de lisibilité de l’offre en rayon, ni les solutions techniques permettant de préserver les qualités organoleptiques des produits.

Ces équilibres, parfois difficiles à trouver et pondérés par des coûts d’investissement difficilement valorisables, sont l’objet de concepts et de développements techniques variés.
Nous rappellerons ici les enjeux des réflexions autour de l’aménagement du point de vente et illustrerons les tendances, en France et dans quelques pays d’Europe du Nord (Allemagne, Hollande, Belgique et Angleterre), d’agencements des points de vente, de mobiliers spécifiques ou de solutions spécialisées pour intervenir sur les différents critères techniques et marketing du rayon Fruits et Légumes.

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La filière du rosier : structuration du marché, compétitivité et diffusion du produit. L’exemple des entreprises lyonnaises entre 1820 et 1939

Orateur(s) : Nathalie FERRAND1

Co-auteur(s) :

 
 

1 Université de Lyon - Institut des sciences de l’homme, 14 avenue Berthelot - 69 363 Lyon cedex 07
Docteur en histoire contemporaine. Intitulé de la thèse : Une élite de l’horticulture : les rosiéristes de la région lyonnaise entre 1820 et 1939, sous la direction de Claude-Isabelle Brelot, Université Lumière Lyon 2, 2 volumes, 581 et 682 f.

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Au cours du XIXe siècle s’affirme, sans équivoque, un groupe corporatif qui se caractérise par un fort dynamisme en termes de créativité et d’innovation. Profitant des conditions favorables à la croissance d’un nouveau marché, certains d’entre eux parviennent à mettre en œuvre des stratégies émancipatrices qui assurent la viabilité de l’exploitation sur le long terme.
La communication prévoit d’aborder les évolutions du marché du rosier entre 1820 et 1939 et de montrer comment une activité marginale, ignorée des statistiques officielles, se développe par l’intermédiaire d’un réseau commercial étendu1 . Adossée à une analyse statistique fine, l’approche économique met en lumière le fonctionnement de cette filière artisanale, son évolution quantitative et qualitative et l’organisation d’un marché international, soutenu par un savoir-faire garant de la qualité du produit et du choix de l’acheteur. L’accent sera mis sur l’étroite corrélation entre le marché de l’offre et celui de la demande et sur les stratégies déployées par ces petites entreprises pour s’adapter à un marché de plus en plus concurrentiel. Les professionnels sont contraints d’être constamment compétitifs - en adoptant des pratiques commerciales relativement modernes - afin de répondre à une diversification variétale souhaitée par des amateurs en quête perpétuelle de nouveauté. Le panorama des acheteurs2 et l’observation des pratiques de consommation témoignent de la manière dont chacun négocie sa place au niveau national et international et comment il parvient à la reconnaissance et à la légitimation de sa notoriété.
Les questions abordées s’interrogeront enfin sur les capacités d’adaptation des entreprises rosicoles face à la mondialisation qui implique une réorganisation de la politique commerciale et la mise en place de structures indépendantes où recherche, obtention des variétés nouvelles, médiatisation et services administratifs sont désormais dissociés.

______________________________
1 Il n’existe pas de statistique nationale ou régionale de la production de rosiers de jardin au XIXe siècle et début du XXe siècle : l’essentiel de la documentation concerne l’organisation commerciale et industrielle de la fleur coupée. Cette difficulté à appréhender le marché du rosier par le biais de statistiques publiques est révélatrice du caractère marginal de cette branche de l’horticulture, longtemps ignorée des relevés officiels. L’exploitation des archives conservées par les maisons horticoles lyonnaises – correspondance commerciale, livres de commandes et catalogues (avec la numérisation de 11 000 fiches catalogues et 22 000 fiches commandes) – m’a permis de cerner la recomposition des compétences et de dresser un état du marché et de la production avant les grandes transformations de la seconde moitié du XXe siècle.

2 Effectué par catégorie sociale, localisation géographique, etc.

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La collaboration et l’innovation scientifique au service d’un nouvel usage pour les extraits de plantes

Orateur(s) : Arnaud ROSSIGNOL

Co-auteur(s) : Arnaud ROSSIGNOL1, Denis BELLENOT2

Nor-Feed Sud - 3 rue Amedeo-avogadro - 49070 Beaucouzé
2  ITEIPMAI - rue croix de belle tête - 49120 Chemillé

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Le règlement Européen (CE) n°1831/2003 du parlement Européen et du conseil du 22 septembre 2003 annonçait que « les additifs antibiotiques seront interdits à compter du 1er janvier 2006 » laissant ainsi la place à certaines innovations d’origine naturelle. Les extraits de plantes, et plus particulièrement d’agrumes, apportent un effet prébiotique et de contrôle de la flore intestinale, offrant une alternative naturelle aux antibiotiques et facteurs de croissance.
Afin de valoriser les extraits de plantes en nutrition animale nous avons mis en place de nombreuses démarches collaboratives avec plusieurs instituts techniques (INRA, VEGEPOLYS, ITEIPMAI, Agro-campus Ouest…). Ces projets, qui permettent le regroupement de compétences et de moyens, assurent la découverte de nouvelles innovations, caractérisées par l’identification et la quantification des phytomarqueurs présents dans les extraits d’agrumes d‘une part, et par l’analyse des résultats quantitatifs et qualitatifs obtenus en productions animales d’autre part.
La mise en place de démarches collaboratives est un processus complexe, mettant en scène plusieurs acteurs, responsables du déroulement d’étapes précises. Existant une grande diversité de possibilités en termes de types de projets collaboratifs, ces démarches peuvent faire l’objet de contraintes qu’il nous faut savoir affronter, afin de mener à son terme chaque nouvelle innovation. Cette succession de contraintes, mêlant plusieurs acteurs, s’avère généralement riche d’enseignements.
Par ailleurs, étant d’un excellent rapport coût/efficacité, ces alternatives naturelles, autorisées en Agriculture Biologique, sont très appréciées par les producteurs et s’inscrivent dans une démarche de durabilité.

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Co-conception de systèmes de production sous serre de haute qualité environnementale via une structuration opérationnelle de dynamiques locales en matière de recherche-développement-formation

Orateur(s) : Bruno PARIS

Co-auteur(s) : Paris B.1,2,3, Bassoleil M. 5, Ronco L. 4, Boucaud J.C.5, Worbe X.3, Bernard O. 7, Robert F.2, Beruto M.8, Curir P.9, Bout A.1, Poncet C.1

1 INRA, UMR 1355 ISA, F-06903 Sophia-Antipolis, France
2 Astredhor, 44 rue d'Alésia 75682 PARIS Cedex 14 France
3 Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, MIN Fleurs 17 Box 85 06296 Nice Cedex 3, France
4 Scradh, 727 avenue Alfred Décugis 83400 Hyères, France
5 CREAT, route de la Baronne, 06610 La Gaude, France
6 Pôle de formations Vert d’Azur, 1285 Avenue Jules Grec, 06600 Antibes
7 Inria, Biocore, 2004 route des Lucioles, 06902 Valbonne
8 IRF, Via Carducci 12, 18038 Sanremo (IM), Italy
9 CRA-FSO, Sanremo (IM), Italy

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

illustration de la conférence

Le secteur de l‘horticulture induit à la fois de la complexité et des critiques. Il s'agit d'un secteur très diversifié, regroupant de nombreuses cultures de différentes typologies productives et de multiples destinations finales qui impliquent une grande diversité de la demande du marché. Le secteur est également caractérisé par de petites entreprises, souvent fragmentées sur le même territoire et qui subissent la forte pression concurrentielle de pays tiers par les coûts de production élevés (main-d'œuvre, énergie, contraintes sanitaires ...) et rencontrent des grandes difficultés pour structurer les chaînes de production.
L’objectif est de proposer une structuration opérationnelle entre la recherche, l’expérimentation, le développement et la formation au profit du secteur économique horticole de la zone PACA-Ligurie, qui permette le transfert des connaissances scientifiques par la formulation d’innovations techniques vers la production et, en contrepartie, l’alimentation des recherches scientifiques par des données de terrain. Il s’agit de créer une masse critique suffisante et d’optimiser les moyens humains et financiers, publics ou privés, autour de 3 axes prioritaires :
Construire de nouveaux systèmes de production sous serre de haute qualité environnementale.
Développer des outils de pilotage, de contrôle, d’analyse et d’aide à la décision spécifiquement adaptés à ces secteurs agricoles originaux et permettant aux acteurs socio-économiques de répondre aux enjeux sociétaux actuels et à venir,
Identifier et sélectionner de nouvelles cultures adaptées aux nouveaux systèmes de production de haute qualité environnementale,
Ce travail de co-conception s’appuie sur une structuration formalisée par différents accords de collaboration (création d’un réseau transfrontalier de R&D notamment) et par un fonctionnement en mode projet soutenu par des fonds locaux, nationaux et européens.

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Circuits de commercialisation et changement des pratiques agronomiques : application à l’arboriculture fruitière

Orateur(s) : Pascale GUILLERMIN1 & Damien ROUSSELIERE1

1 Agrocampus Ouest - 2 rue le Nôtre - 49045 Angers cedex 01

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

A partir des données 2007 de l’enquête structures des vergers, nous avons cherché dans un premier temps à identifier l'importance et la nature des liens entre les circuits de commercialisation (circuits courts, coopératives et circuits longs) et certaines pratiques agronomiques et modes de gestion des vergers de pommiers. A partir de l'image de l'existant en 2007, nous avons plus particulièrement analysé, dans quelle mesure les chefs d'exploitations indépendants ou organisés au sein de structures référencées (coopératives, OP, CUMA...) s'étaient appropriés les différentes innovations (techniques ou organisationnelles) et 'outils' de pilotage de la filière mis en place au cours des dernières décennies par l'interprofession ou comment ils avaient pu ou su répondre aux différentes injonctions extérieures notamment en matière de demandes environnementales. Nous en avons déduit une première typologie d'exploitations, correspondant à des grandes "stratégies d'actions", caractérisées chacune par une forme de cohérence entre pratiques agronomiques et modes de commercialisation. En parallèle, l'analyse de la prévalence de chacune de ces stratégies dans chaque bassin de production, montre une diversité des situations, avec en général un modèle plus ou moins dominant, co-existant néanmoins avec un maintien des autres modèles. Dans un second temps, nous avons analysé l'évolution 2007-2012, en étudiant l'expression de cette typologie d'exploitations à partir de la nouvelle enquête structures des vergers 2012. A travers cette étude de la trajectoire des modèles, notre hypothèse est qu'il est possible d'identifier les modèles technico-économiques d'exploitations les plus robustes dans le contexte actuel, en différenciant éventuellement certains bassins de production caractérisés par des contextes spécifiques.

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Politiques agri-environnementales, étalement urbain et dynamique de la production agricole périurbaine

Orateur(s) : Julien SALANIÉ

Université Jean Monnet & GATE-LSE - 10 Rue Tréfilerie, 42100 Saint-Étienne

Communication orale • Mardi 13 janvier • 08h30-11h00

Les espaces agricoles et forestiers occupent encore une part largement prépondérante dans les métropoles françaises mais ils y sont soumis à une forte pression d’urbanisation. Dans l’espace périurbain, les terres agricoles sont plus chères et, souvent, l’agriculture est plus diversifiée mais aussi plus intensive, tournée vers des cultures à forte valeur ajoutée. Ces deux éléments peuvent faire naître des tensions entre les périurbains et les agriculteurs.

Les politiques publiques, notamment celles d’aménagement, tentent de remédier à ces problèmes en luttant contre l’étalement urbain, la spéculation foncière et en tentant de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement. Mais ces politiques sont difficiles à mettre en œuvre et nous expliquerons comment elles ont de nombreux effets induits qui peuvent miner leur efficacité.

D’autre part, si l’agriculture périurbaine fait face à des nombreuses menaces, la proximité à une population dense et aisée lui offre de nombreuses opportunités. Nous tenterons de montrer que les effets nets de la croissance urbaine et de l’étalement urbain ne sont pas toujours en défaveur de l’agriculture.

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Partager la science et l’innovation végétale

Auteur(s) : Jean-Luc GAIGNARD1 & Emmanuelle ROUSSEAU2

Co-auteur(s) : Illustration de la conférence 

Poster • Lundi 12 janvier • 15h15-17h30

En 1982, le législateur a inscrit le développement de la culture scientifique et technique et le débat science – société dans les missions des EPST. En 2004, Le groupe « Défi de la citoyenneté » - Opération Futuris, dans son rapport « Socialiser l’innovation, un pari pour demain » soulignait l’importance de cette culture scientifique et technique comme déterminant majeur de l’attitude de notre société vis-à-vis de l’innovation. Louis Gallois, dans son rapport remis début novembre 2012 au Premier ministre, « Créer un choc de compétitivité », écrit Retrouver le goût et l’optimisme de la science et de la technique est une responsabilité majeure que partagent tous les acteurs de la société.
En Pays de la Loire, Terre des Sciences développe la culture scientifique en partenariat avec Végépolys avec deux objectifs : que les ligériens s’approprient l’innovation et l’économie du végétal ; que les jeunes viennent se former dans cette filière.
Sur le premier objectif, des visites de laboratoires et d’entreprises sont organisées (RDV du végétal, Fleurs, fruits, légumes et randos®), des innovations sont installées dans des sites touristiques à côté du patrimoine végétal (Château d’Angers), Végépolys en fête se tient tous les deux ans. Terre des Sciences – Ecole de l’ADN développe des ateliers sur l’ADN végétal et sur les avancées en biologie moléculaire et des conférences grand public.
Il s’agit de pratiques qui visent à provoquer la rencontre des ligériens – consommateurs avec les acteurs du pôle et les innovations qui y naissent, dans le but de développer une culture scientifique sur le végétal qui aidera à l’appropriation raisonnée des nouveautés.

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Table ronde

L'Innovation fruit du hasard ?

Animateur(s) : Rémi Mer, journaliste, auteur de Le Paradoxe paysan

 

Avec la participation de :

Louis DAMOISEAU - Ancien Président d'International Biocontrol Manufacturers Association (IBMA) France, membre fondateur de l'Académie du Biocontrôle et de la Protection Intégrée, La Ville Es Nonais

Manuel RUCAR - Tendanceur de la mode végétale - Chlorosphère, Angers

Marie-Joseph LAMBERT - Directeur CybeleTech, Orléans

Joseph ROUSSEAU - Président du Cerafel et Vice-président de l'UCPT, Saint Martin des Champs

Jacques MALAGIÉ - Directeur des Vergers d'Anjou, Groupe Blue Whale, Saint Sylvain d'Anjou


Sans renier l’intuition géniale ou une créativité exceptionnelle, l’innovation est bien plus souvent le résultat et l’accomplissement d’un écosystème favorable. Quelles en sont les principales composantes et quels sont les ingrédients de la réussite et de la pérennité des innovations introduites sur le marché ?
Tout d’abord, une forte ouverture d’esprit pour imaginer les besoins de demain (produits et services) et ensuite les concevoir en fonction des technologies et ressources disponibles, y compris en associant les futurs bénéficiaires. L’innovation introduit de fait des changements, voire des ruptures dans les produits ou la façon même de produire. À ce niveau, la prise de risque est réelle ; elle doit être encouragée et partagée au sein d’une entreprise comme d’une filière. Enfin, c’est sans doute dans les écosystèmes de management de l’innovation que les ruptures à venir seront les plus productives. Ce que certains appellent désormais l’innovation ouverte ou collaborative (« open innovation »). Une façon de mettre l’innovation au coeur d’une dynamique ou d’un projet d’entreprise et de son organisation bien vivante et non sclérosée. Ainsi gérée, l’innovation sera à l’origine d’une vraie valeur ajoutée, gage d’une compétitivité pour sortir du jeu concurrentiel par le haut, loin des moins-disants.

Les méthodes expérimentales d'analyse de la demande des consommateurs

Orateur(s) : Pierre COMBRIS

INRA Alimentation et Sciences Sociales (ALISS) - 65 boulevard de Brandebourg - 94205 Ivry sur Seine

Communication orale • Mardi 13 janvier • 11h30-13h30

Evaluer l'acceptabilité des innovations et plus généralement la demande des consommateurs pour des aliments possédant des caractéristiques particulières est une question centrale sur des marchés saturés où la croissance repose sur la différenciation des produits. Les modèles économétriques nous fournissent des éléments quantifiés de compréhension, en permettant d'estimer les effets des prix, des revenus et des caractéristiques socio-démographiques des ménages sur leurs achats. Les méthodes expérimentales permettent d'approfondir l'analyse des déterminants des choix des consommateurs en mettant en évidence les arbitrages individuels entre les différentes caractéristiques des produits (aspect, goût, mode de production, risque sanitaire, impact environnemental,…) et en estimant les consentements à payer. Ces méthodes présentent l'avantage de placer les sujets étudiés dans des conditions de choix non hypothétiques, ce qui évite les biais habituels des enquêtes déclaratives. Un des enjeux est aujourd'hui de conduire ces expérimentations dans des conditions de plus en plus proches du terrain. Ces méthodes et les différentes questions qu'elles soulèvent seront présentées à partir de quelques exemples choisis sur le marché des fruits et légumes en France et dans différents pays du monde.

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Perception des démarches environnementales par les consommateurs et par les professionnels de la filière viticole ? Quelle stratégie collective et quel levier pour la mise en marché des vins ?

Orateur(s) : Frédérique JOURJON & Annie SIGWALT

Co-auteur(s) : Frédérique JOURJON1, Annie SIGWALT² et Ronan SYMONEAUX1

1 Laboratoire GRAPPE - UMT VINITERA - Groupe ESA, 55 Rue Rabelais, 49000 Angers
² Laboratoire LARESS - UMT VINITERA - Groupe ESA 55 Rue Rabelais, 49000 Angers

Communication orale • Mardi 13 janvier • 11h30-13h30

Depuis plusieurs années, la protection de l’environnement est devenue une priorité pour les pouvoirs publics et pour les filières agricoles en particulier. En Europe et dans le Monde, on assiste depuis quelques années et dans le cas du vin, à une multiplication des démarches environnementales structurées et collectives utilisées comme stratégie de différenciation commerciale sur les marchés internationaux. Plusieurs études réalisées en France (Ernst et Young, 2009;IPSOS 2010) montrent clairement que les consommateurs sont de plus en plus sensibles à une information environnementale et que la majorité des interrogés se déclarent favorables à un affichage environnemental obligatoire. Ces éléments tendent à encourager les filières agricoles à des stratégies de communication environnementale comme facteur clef de différenciation et de compétitivité .Cependant aucune étude ne semble avoir abordé l’évaluation conjointe de l’affichage environnemental et l’affichage qualité des produits dans le cadre des produits sous label d’Appellation d’origine contrôlée, notamment pour des produits à forte image d’AOC tels que le vin.
En France, on constate l’émergence de nombreuses démarches isolées ou collectives régionales et les démarches nationales impulsées par le ministère de l’agriculture (certification environnementale, HVE) semblent avoir du mal à percer. La compétitivité des entreprises viticoles françaises via une stratégie de valorisation de performances environnementales ne semblent pas une voie retenue collectivement.

L’objectif du travail présenté est d’analyser la perception et la vision de plusieurs catégories d’acteurs professionnels de la filière viticole sur l’affichage environnemental et les écolabels et sur l’importance accordée aux démarches environnementales et de les croiser avec la perception des consommateurs vis-à-vis de l’affichage environnemental pour les vins, en particulier d’AOC.
Le travail comporte deux volets : i) des enquêtes qualitatives auprès de 20 représentants de la filière viticole française (metteurs en marchés, directeurs entreprises, syndicats, organisations professionnelles) et auprès de 80 viticulteurs du Val de Loire ont été menées entre 2013 et 2014 ii)des enquêtes réalisées auprès de 1050 consommateurs en 2014 sur internet et sur les réseaux sociaux; s’appuiyant sur les travaux de Wilson et Jourjon (2008, 2009,2010) et Symoneaux et Jourjon (2013) qui ont démontré la pertinence du concept d’implication du consommateur comme critère de segmentation des consommateurs. Deux segmentations ont été effectuées, l’une sur le niveau d’implication vis-à-vis du vin en général et l’autre sur le niveau d’implication vis-à-vis de l’environnement.
Les principaux résultats traduisent un consensus de la filière viticole sur la position d’attente d’un positionnement européen quant à la stratégie à adopter en termes d’affichage environnemental sur le vin et sur le sentiment que la majorité des consommateurs ne sont pas en attente d’informations environnementales dans le cas du vin. On constate au global une méconnaissance des professionnels sur l’affichage environnemental et sur l’ensemble des démarches environnementales et en particulier des viticulteurs en ce qui concerne la démarche HVE mise en œuvre par le ministère, Les viticulteurs ont des convictions écologiques réelles, des attentes fortes d’accompagnement par l’état en dehors de la démarche AB mais mettent en avant de nombreux freins, tels que les contraintes administratives, le coût et le temps passé, sans valorisation commerciale garantie auprès des consommateurs, perdus face à la multiplicité des labels.
En ce qui concerne les consommateurs , les résultats obtenus permettent de montrer des différences de perception sur le lien entre « catégories de vins » et « production respectueuse de l’environnement » Globalement les vins d’AOC sont perçus comme significativement plus respectueux de l’environnement par rapport aux vins d’IGP eux-mêmes mieux perçus que les vins de France. Par ailleurs la réputation d’une AOC peut avoir une influence sur la perception du respect environnemental. Pour les consommateurs, l’impact de la région viticole semble plus important que la réputation d’une AOC quant à « l’image environnementale perçue »
Les principaux leviers identifiés par les professionnels sont la nécessité d’une communication sur les dispositifs retenus par l’état et la plus-value sur les marchés d’exportation. Ce travail innovant permet de donner des éléments d’analyse complémentaire sur la perception des consommateurs vis-à-vis des liens éventuels entre signes de qualité et production respectueuse de l’environnement. Il semble clair dans le cas de la filière viticole française que l’usage de messages environnementaux comme élément de différenciation et compétitivité pour les vins d’AOC ne répond pas aujourd’hui, à une attente de la majorité des consommateurs.

Mots clefs : Professionnels, Consommateurs, environnement, marchés, vin, AOC, niveau implication

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La proximité perçue par les consommateurs vis-à-vis des formats de vente directe : un outil de fidélisation et de différenciation

Orateur(s) : Catherine HÉRAULT-FOURNIER

Groupe ESA - 55 Rue Rabelais - 49007 Angers

Communication orale • Mardi 13 janvier • 11h30-13h30

La recherche d’une « plus grande proximité » avec le consommateur par les différents acteurs de la distribution ne résulte pas du hasard. Cette recherche, menée dans le cadre de la vente directe de produits alimentaires définit le concept de proximité perçue et démontre son intérêt théorique et managérial. Quatre formes de proximité sont identifiés : relationnelle, identitaire, de processus, et d’accès. Ces différentes formes de proximité jouent un rôle important dans l’instauration de relations durables entre le client et son point de vente en favorisant l’émergence d’une relation de confiance. Elles constituent pour ces points de vente un axe fort de différenciation, certains formats parvenant, mieux que d’autres, à relever le défi d’une plus grande proximité avec les consommateurs.

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Aménagement du point de vente : Des solutions marketing et techniques pour optimiser les performances des fruits et légumes

Orateur(s) : Arnaud MAGNON

CTIFL Carquefou - ZI Belle Etoile - Antarès, 35, allée des Sapins - 44483 CARQUEFOU cedex

Communication orale • Mardi 13 janvier • 11h30-13h30

Catégorie de destination pour les consommateurs, le rayon fruits et légumes est au cœur de toutes les attentions des différents circuits de distribution. Le développement de concepts aboutis et dédiés aux produits se poursuit en France et dans le monde.
Les acteurs économiques du stade détail doivent intégrer que les techniques marchandes en fruits et légumes sont impactées par deux facteurs majeurs :
• la périssabilité des produits et leur sensibilité aux différents facteurs environnementaux du point de vente : température, hygrométrie, lumière.
• l’importance des comportements d’achats : impulsion, théâtralisation, merchandising, information sur le produit.

Les décideurs des entreprises de grande distribution ou les magasins spécialisés doivent intégrer ces éléments tout en tenant compte de leurs contraintes architecturales ou de leur organisation du travail pour investir dans les bons outils en termes d’aménagement et d’agencement.
Il devient donc essentiel de ne négliger ni les aspects de confort, de séduction et de lisibilité de l’offre en rayon, ni les solutions techniques permettant de préserver les qualités organoleptiques des produits.

Ces équilibres, parfois difficiles à trouver et pondérés par des coûts d’investissement difficilement valorisables, sont l’objet de concepts et de développements techniques variés.
Nous rappellerons ici les enjeux des réflexions autour de l’aménagement du point de vente et illustrerons les tendances, en France et dans quelques pays d’Europe du Nord (Allemagne, Hollande, Belgique et Angleterre), d’agencements des points de vente, de mobiliers spécifiques ou de solutions spécialisées pour intervenir sur les différents critères techniques et marketing du rayon Fruits et Légumes.

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La filière du rosier : structuration du marché, compétitivité et diffusion du produit. L’exemple des entreprises lyonnaises entre 1820 et 1939

Orateur(s) : Nathalie FERRAND1

Co-auteur(s) :

 
 

1 Université de Lyon - Institut des sciences de l’homme, 14 avenue Berthelot - 69 363 Lyon cedex 07
Docteur en histoire contemporaine. Intitulé de la thèse : Une élite de l’horticulture : les rosiéristes de la région lyonnaise entre 1820 et 1939, sous la direction de Claude-Isabelle Brelot, Université Lumière Lyon 2, 2 volumes, 581 et 682 f.

Communication orale • •

Au cours du XIXe siècle s’affirme, sans équivoque, un groupe corporatif qui se caractérise par un fort dynamisme en termes de créativité et d’innovation. Profitant des conditions favorables à la croissance d’un nouveau marché, certains d’entre eux parviennent à mettre en œuvre des stratégies émancipatrices qui assurent la viabilité de l’exploitation sur le long terme.
La communication prévoit d’aborder les évolutions du marché du rosier entre 1820 et 1939 et de montrer comment une activité marginale, ignorée des statistiques officielles, se développe par l’intermédiaire d’un réseau commercial étendu1 . Adossée à une analyse statistique fine, l’approche économique met en lumière le fonctionnement de cette filière artisanale, son évolution quantitative et qualitative et l’organisation d’un marché international, soutenu par un savoir-faire garant de la qualité du produit et du choix de l’acheteur. L’accent sera mis sur l’étroite corrélation entre le marché de l’offre et celui de la demande et sur les stratégies déployées par ces petites entreprises pour s’adapter à un marché de plus en plus concurrentiel. Les professionnels sont contraints d’être constamment compétitifs - en adoptant des pratiques commerciales relativement modernes - afin de répondre à une diversification variétale souhaitée par des amateurs en quête perpétuelle de nouveauté. Le panorama des acheteurs2 et l’observation des pratiques de consommation témoignent de la manière dont chacun négocie sa place au niveau national et international et comment il parvient à la reconnaissance et à la légitimation de sa notoriété.
Les questions abordées s’interrogeront enfin sur les capacités d’adaptation des entreprises rosicoles face à la mondialisation qui implique une réorganisation de la politique commerciale et la mise en place de structures indépendantes où recherche, obtention des variétés nouvelles, médiatisation et services administratifs sont désormais dissociés.

______________________________
1 Il n’existe pas de statistique nationale ou régionale de la production de rosiers de jardin au XIXe siècle et début du XXe siècle : l’essentiel de la documentation concerne l’organisation commerciale et industrielle de la fleur coupée. Cette difficulté à appréhender le marché du rosier par le biais de statistiques publiques est révélatrice du caractère marginal de cette branche de l’horticulture, longtemps ignorée des relevés officiels. L’exploitation des archives conservées par les maisons horticoles lyonnaises – correspondance commerciale, livres de commandes et catalogues (avec la numérisation de 11 000 fiches catalogues et 22 000 fiches commandes) – m’a permis de cerner la recomposition des compétences et de dresser un état du marché et de la production avant les grandes transformations de la seconde moitié du XXe siècle.

2 Effectué par catégorie sociale, localisation géographique, etc.

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La collaboration et l’innovation scientifique au service d’un nouvel usage pour les extraits de plantes

Orateur(s) : Arnaud ROSSIGNOL

Co-auteur(s) : Arnaud ROSSIGNOL1, Denis BELLENOT2

Nor-Feed Sud - 3 rue Amedeo-avogadro - 49070 Beaucouzé
2  ITEIPMAI - rue croix de belle tête - 49120 Chemillé

Communication orale • •

Le règlement Européen (CE) n°1831/2003 du parlement Européen et du conseil du 22 septembre 2003 annonçait que « les additifs antibiotiques seront interdits à compter du 1er janvier 2006 » laissant ainsi la place à certaines innovations d’origine naturelle. Les extraits de plantes, et plus particulièrement d’agrumes, apportent un effet prébiotique et de contrôle de la flore intestinale, offrant une alternative naturelle aux antibiotiques et facteurs de croissance.
Afin de valoriser les extraits de plantes en nutrition animale nous avons mis en place de nombreuses démarches collaboratives avec plusieurs instituts techniques (INRA, VEGEPOLYS, ITEIPMAI, Agro-campus Ouest…). Ces projets, qui permettent le regroupement de compétences et de moyens, assurent la découverte de nouvelles innovations, caractérisées par l’identification et la quantification des phytomarqueurs présents dans les extraits d’agrumes d‘une part, et par l’analyse des résultats quantitatifs et qualitatifs obtenus en productions animales d’autre part.
La mise en place de démarches collaboratives est un processus complexe, mettant en scène plusieurs acteurs, responsables du déroulement d’étapes précises. Existant une grande diversité de possibilités en termes de types de projets collaboratifs, ces démarches peuvent faire l’objet de contraintes qu’il nous faut savoir affronter, afin de mener à son terme chaque nouvelle innovation. Cette succession de contraintes, mêlant plusieurs acteurs, s’avère généralement riche d’enseignements.
Par ailleurs, étant d’un excellent rapport coût/efficacité, ces alternatives naturelles, autorisées en Agriculture Biologique, sont très appréciées par les producteurs et s’inscrivent dans une démarche de durabilité.

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Co-conception de systèmes de production sous serre de haute qualité environnementale via une structuration opérationnelle de dynamiques locales en matière de recherche-développement-formation

Orateur(s) : Bruno PARIS

Co-auteur(s) : Paris B.1,2,3, Bassoleil M. 5, Ronco L. 4, Boucaud J.C.5, Worbe X.3, Bernard O. 7, Robert F.2, Beruto M.8, Curir P.9, Bout A.1, Poncet C.1

1 INRA, UMR 1355 ISA, F-06903 Sophia-Antipolis, France
2 Astredhor, 44 rue d'Alésia 75682 PARIS Cedex 14 France
3 Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, MIN Fleurs 17 Box 85 06296 Nice Cedex 3, France
4 Scradh, 727 avenue Alfred Décugis 83400 Hyères, France
5 CREAT, route de la Baronne, 06610 La Gaude, France
6 Pôle de formations Vert d’Azur, 1285 Avenue Jules Grec, 06600 Antibes
7 Inria, Biocore, 2004 route des Lucioles, 06902 Valbonne
8 IRF, Via Carducci 12, 18038 Sanremo (IM), Italy
9 CRA-FSO, Sanremo (IM), Italy

Communication orale • •

illustration de la conférence

Le secteur de l‘horticulture induit à la fois de la complexité et des critiques. Il s'agit d'un secteur très diversifié, regroupant de nombreuses cultures de différentes typologies productives et de multiples destinations finales qui impliquent une grande diversité de la demande du marché. Le secteur est également caractérisé par de petites entreprises, souvent fragmentées sur le même territoire et qui subissent la forte pression concurrentielle de pays tiers par les coûts de production élevés (main-d'œuvre, énergie, contraintes sanitaires ...) et rencontrent des grandes difficultés pour structurer les chaînes de production.
L’objectif est de proposer une structuration opérationnelle entre la recherche, l’expérimentation, le développement et la formation au profit du secteur économique horticole de la zone PACA-Ligurie, qui permette le transfert des connaissances scientifiques par la formulation d’innovations techniques vers la production et, en contrepartie, l’alimentation des recherches scientifiques par des données de terrain. Il s’agit de créer une masse critique suffisante et d’optimiser les moyens humains et financiers, publics ou privés, autour de 3 axes prioritaires :
Construire de nouveaux systèmes de production sous serre de haute qualité environnementale.
Développer des outils de pilotage, de contrôle, d’analyse et d’aide à la décision spécifiquement adaptés à ces secteurs agricoles originaux et permettant aux acteurs socio-économiques de répondre aux enjeux sociétaux actuels et à venir,
Identifier et sélectionner de nouvelles cultures adaptées aux nouveaux systèmes de production de haute qualité environnementale,
Ce travail de co-conception s’appuie sur une structuration formalisée par différents accords de collaboration (création d’un réseau transfrontalier de R&D notamment) et par un fonctionnement en mode projet soutenu par des fonds locaux, nationaux et européens.

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Circuits de commercialisation et changement des pratiques agronomiques : application à l’arboriculture fruitière

Orateur(s) : Pascale GUILLERMIN1 & Damien ROUSSELIERE1

1 Agrocampus Ouest - 2 rue le Nôtre - 49045 Angers cedex 01

Communication orale • •

A partir des données 2007 de l’enquête structures des vergers, nous avons cherché dans un premier temps à identifier l'importance et la nature des liens entre les circuits de commercialisation (circuits courts, coopératives et circuits longs) et certaines pratiques agronomiques et modes de gestion des vergers de pommiers. A partir de l'image de l'existant en 2007, nous avons plus particulièrement analysé, dans quelle mesure les chefs d'exploitations indépendants ou organisés au sein de structures référencées (coopératives, OP, CUMA...) s'étaient appropriés les différentes innovations (techniques ou organisationnelles) et 'outils' de pilotage de la filière mis en place au cours des dernières décennies par l'interprofession ou comment ils avaient pu ou su répondre aux différentes injonctions extérieures notamment en matière de demandes environnementales. Nous en avons déduit une première typologie d'exploitations, correspondant à des grandes "stratégies d'actions", caractérisées chacune par une forme de cohérence entre pratiques agronomiques et modes de commercialisation. En parallèle, l'analyse de la prévalence de chacune de ces stratégies dans chaque bassin de production, montre une diversité des situations, avec en général un modèle plus ou moins dominant, co-existant néanmoins avec un maintien des autres modèles. Dans un second temps, nous avons analysé l'évolution 2007-2012, en étudiant l'expression de cette typologie d'exploitations à partir de la nouvelle enquête structures des vergers 2012. A travers cette étude de la trajectoire des modèles, notre hypothèse est qu'il est possible d'identifier les modèles technico-économiques d'exploitations les plus robustes dans le contexte actuel, en différenciant éventuellement certains bassins de production caractérisés par des contextes spécifiques.

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Politiques agri-environnementales, étalement urbain et dynamique de la production agricole périurbaine

Orateur(s) : Julien SALANIÉ

Université Jean Monnet & GATE-LSE - 10 Rue Tréfilerie, 42100 Saint-Étienne

Communication orale • •

Les espaces agricoles et forestiers occupent encore une part largement prépondérante dans les métropoles françaises mais ils y sont soumis à une forte pression d’urbanisation. Dans l’espace périurbain, les terres agricoles sont plus chères et, souvent, l’agriculture est plus diversifiée mais aussi plus intensive, tournée vers des cultures à forte valeur ajoutée. Ces deux éléments peuvent faire naître des tensions entre les périurbains et les agriculteurs.

Les politiques publiques, notamment celles d’aménagement, tentent de remédier à ces problèmes en luttant contre l’étalement urbain, la spéculation foncière et en tentant de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement. Mais ces politiques sont difficiles à mettre en œuvre et nous expliquerons comment elles ont de nombreux effets induits qui peuvent miner leur efficacité.

D’autre part, si l’agriculture périurbaine fait face à des nombreuses menaces, la proximité à une population dense et aisée lui offre de nombreuses opportunités. Nous tenterons de montrer que les effets nets de la croissance urbaine et de l’étalement urbain ne sont pas toujours en défaveur de l’agriculture.

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Partager la science et l’innovation végétale

Auteur(s) : Jean-Luc GAIGNARD1 & Emmanuelle ROUSSEAU2

Co-auteur(s) : Illustration de la conférence 

Poster • Mardi 13 janvier • 11h30-13h30

En 1982, le législateur a inscrit le développement de la culture scientifique et technique et le débat science – société dans les missions des EPST. En 2004, Le groupe « Défi de la citoyenneté » - Opération Futuris, dans son rapport « Socialiser l’innovation, un pari pour demain » soulignait l’importance de cette culture scientifique et technique comme déterminant majeur de l’attitude de notre société vis-à-vis de l’innovation. Louis Gallois, dans son rapport remis début novembre 2012 au Premier ministre, « Créer un choc de compétitivité », écrit Retrouver le goût et l’optimisme de la science et de la technique est une responsabilité majeure que partagent tous les acteurs de la société.
En Pays de la Loire, Terre des Sciences développe la culture scientifique en partenariat avec Végépolys avec deux objectifs : que les ligériens s’approprient l’innovation et l’économie du végétal ; que les jeunes viennent se former dans cette filière.
Sur le premier objectif, des visites de laboratoires et d’entreprises sont organisées (RDV du végétal, Fleurs, fruits, légumes et randos®), des innovations sont installées dans des sites touristiques à côté du patrimoine végétal (Château d’Angers), Végépolys en fête se tient tous les deux ans. Terre des Sciences – Ecole de l’ADN développe des ateliers sur l’ADN végétal et sur les avancées en biologie moléculaire et des conférences grand public.
Il s’agit de pratiques qui visent à provoquer la rencontre des ligériens – consommateurs avec les acteurs du pôle et les innovations qui y naissent, dans le but de développer une culture scientifique sur le végétal qui aidera à l’appropriation raisonnée des nouveautés.

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