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Agrocampus Ouest, Angers 10 e édition 4 & 5 Décembre 2018

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2017|2015|2013|2011|2009|2007|2005|

La 9e édition des Rencontres du Végétal a eu lieu les 16 et 17 janvier 2017 sur le campus d'Angers d'AGROCAMPUS OUEST.

Communication post-colloque

Retrouvez l'essentiel des questions et préoccupations de cette édition

Thème de l'édition

Diversité : Atouts et défis pour les filières du végétal spécialisé

Séance introductive

Sessions plénières

Les enjeux de la diversité

Animateur(s) : Jean-Marc Audergeon, INRA Avignon

Placer la diversité et ses enjeux au coeur des Rencontres du Végétal atteste que le végétal spécialisé intègre les préoccupations sociétales du 21e siècle. Interprétée à loisir selon les champs d’intérêt des uns et des autres, elle est tantôt un objet de protection, de préservation et de gestion, notamment lorsqu’il va s’agir de diversité génétique et de paysages. Elle est tantôt un enjeu règlementaire et d’appropriation collective, au sens des accords de Nagoya. Elle est aussi un espace à disséquer pour entrevoir, à travers les mécanismes d’adaptation, les voies d’un futur résilient. Elle repose aussi sur des hommes qui, dans leur aptitude à faire société, formatent, déforment, adaptent et s’adaptent au capital dont ils disposent. Ces dimensions, multiples et interconnectées, constituent un espace à enjeux, éclairé dans la première session.

Les dimensions multiples de la diversité : points de vue croisés entre champs disciplinaires

Orateur(s) : Bernard Chevassus-Au-Louis - Président d'Humanité et Biodiversité, Paris

 

Communication orale • Lundi 16 janvier • 10h30-13h00

 Dans un premier temps, nous présenterons les différentes déclinaisons de la notion de diversité dans les champs des entités naturelles (diversité biologique, de la diversité cellulaire à celle des paysages, et géologique) et culturelles (en nous limitant dans ce cas aux diversités culturelles en rapport avec les objets naturels). Nous montrerons que cette référence à la diversité émane en fait de disciplines variées et que les processus à l’origine de ces diversités sont en fait très différents. La convergence de ces disciplines autour de cette notion de diversité résulte de démarches indépendantes et parfois antagonistes et non d’une volonté d’élaborer un paradigme multidisciplinaire commun.
Cependant, nous essaierons dans un second temps d’identifier ce que ces différentes déclinaisons de la notion de diversité peuvent avoir en commun. Nous évoquerons les tentatives, plus ou moins fructueuses, qui ont été menées pour étudier les relations pouvant exister entre ces différentes diversités.
Enfin, nous nous interrogerons sur le fait que ces différentes diversités, tant biologiques que culturelles, sont aujourd’hui fortement dépendantes de l’action, volontaire ou involontaire, de l’homme. Or, la diversité ne constitue pas aujourd’hui une référence qui s’impose aux actions humaines : il existe en fait une tension entre une problématique de l’uniformité et une problématique de la diversité, ces deux problématiques étant porteuses de valeurs. Il convient donc d’élaborer une éthique de la diversité pour arbitrer ces conflits de valeurs.

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Sciences citoyennes – Sciences participatives : En quoi la transformation des relations Sciences-Sociétés impacte-t-elle les pratiques des chercheurs ?

 

Orateur(s) : Pierre-Benoît Joly - Directeur de Recherches à l'INRA, LISIS, Université Paris-Est

 

Communication orale • Lundi 16 janvier • 10h30-13h00

Au cours des quinze dernières années, les sciences participatives ont connu une évolution remarquable. Phénomène nouveau, les grandes revues scientifiques internationales ouvrent de plus en plus leurs colonnes à ces travaux. La partie la plus visible concerne le nombre croissant de projets de recherche qui impliquent la participation de « non-scientifiques-professionnels ». Parmi les cas emblématiques on cite souvent la découverte de nouvelles classes de galaxies avec le projet Galaxy Zoo ou la structure de protéines liées à la transmission du VIH dans le projet Foldit. Les grandes institutions de recherche des pays de l’OCDE reconnaissent progressivement le phénomène et lancent des programmes de sciences participatives.

La participation de non-scientifiques-professionnels à la production de connaissances n’est pourtant pas nouvelle. Dans le domaine de l’histoire naturelle (botanique, entomologie, zoologie, etc.), l’implication des amateurs est une tradition vieille de plusieurs siècles. En astronomie, les amateurs ont depuis toujours apporté une contribution essentielle à la découverte de corps célestes. Dans le domaine de la santé, les années SIDA ont été marquées par la contribution active des associations de patients à la production de connaissances et le phénomène s’est depuis lors élargi à de nombreuses pathologies. Si « internet 2.0 », centré sur l’interaction et la contribution des internautes, a ouvert la voie à des formes originales de participation comme le recueil massif et distribué de données par la foule (crowdsourcing) et le recours au travail des internautes sous la forme de jeux (gamification), les sciences participatives ont une histoire plus longue et ne se limitent pas aux interactions dans l’espace numérique. Parmi les traditions qui nourrissent ce courant, la « recherche-action participative » (Chevalier & Buckles 2013) et la Community Based Research (Israel et al. 1998) ouvrent les portes non seulement à la participation des citoyens à l’activité scientifique, mais aussi à la participation des chercheurs à la vie citoyenne confrontée aux multiples enjeux du vivre ensemble au quotidien.

L’engouement actuel pour les sciences participatives ne correspond pas seulement à un effet de mode. Plusieurs moteurs d’évolution soutiennent une croissance forte depuis une quinzaine d’années : l’aspiration des citoyens et des groupes concernés à la participation directe, l’accroissement du niveau moyen d’éducation, le développement rapide des technologies d’information et de communication. La dynamique en cours est une chance pour les interactions sciences-sociétés car les sciences participatives sont le vecteur d’intéressements mutuels et de collaborations.

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Libérer ou restaurer la nature ?

Orateur(s) : Thierry Dutoit - Directeur de recherche CNRS - Institut Méditerranéen de Biodiversité et Écologie, Avignon

Co-auteur(s) : Julie Chenot1,2, Renaud Jaunatre3, Elise Buisson1

1 Institut Méditerranéen de Biodiversité et Ecologie (IMBE), IUT Avignon, site Agroparc BP 61207, 84911 Avignon Cedex 09, France.thierry.dutoit@imbe.fr
2 Société des Carrières de La Ménudelle, GAGNERAUD Construction, Saint Martin de Crau.
3 IRSTEA, Ecosystèmes Montagnards », Irstea Domaine Universitaire, 2 rue de la Papeterie BP 76, 38402 Saint-Martin-d’Hères, France.

Communication orale • Lundi 16 janvier • 10h30-13h00

 Actuellement, un peu partout sur la planète, on restaure, on réhabilite, on dépollue des espaces qui ont été détruits par les activités humaines qu’elles soient d’origine industrielle ou agricole. La dernière conférence internationale sur la biodiversité qui s’est tenue à Nagoya au Japon en 2010, a ainsi fixé pour objectif, la restauration de 15% de tous les écosystèmes de la planète d’ici à 2020 ! Cependant, de récentes analyses ont démontré l’impossibilité de restaurer l’intégralité des écosystèmes qui préexistaient du fait de l’existence de seuils d’irréversibilité tant au niveau écologique que technologique ou socio-économique.
Est-alors apparu le concept théorique de « nouveaux écosystèmes » qui sont des écosystèmes récents, légués après une période d’exploitation non durable et dégradés tant au niveau de leur biodiversité que de leur production de services écosystémiques. La perception de leur naturalité et de leur évolution future reste cependant encore largement méconnue faute d’investigations. Faut-il alors « laissez-faire » la nature ou intervenir à tout prix pour une hypothétique restauration d’écosystèmes culturels historiques ?
Nous avons cherché à apporter des éléments de réponses à cette question à partir du cas des carrières abandonnées de la plaine de La Crau dans le département des Bouches-du-Rhône. Nous y avons alors mesuré la biodiversité (flore, faune, habitats) des nouveaux écosystèmes issus de l’exploitation dans les années 1970-80 de carrières alluvionnaires sèches (300 ha) afin de les comparer à l’écosystème culturel de référence, toujours utilisé en matière de restauration et/ou conservation (la steppe de Crau) dont plus de 7400 ha sont classés en Réserve naturelle nationale depuis 2001.
Nos résultats ont montré que la variabilité des conditions d’exploitations passées des carrières a créé aujourd’hui une grande quantité de nouveaux habitats qui abritent une flore et une faune toutes aussi riches que la steppe de référence mais bien différentes dans leur composition. Ainsi, aucun des traitements de restauration employé après l’arrêt de l’exploitation il y a trente années (transfert de sol notamment) n’a permis de restaurer l’intégralité de la composition et des fonctions de l’écosystème de référence. Face à ce constat, nous préconisons la mise en place d’un système de veille pour suivre l’évolution future des nouveaux écosystèmes créés en lieu et place d’une nouvelle destruction pour une hypothétique restauration. Sont également prévues en 2017, des campagnes d’enquêtes sociologiques auprès des populations et acteurs de l’aménagement du territoire afin de mesurer comment sont perçus ces nouveaux écosystèmes par rapport au référent culturel qu’est traditionnellement la steppe de Crau.

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Nouvelles règlementations d’accès à la biodiversité. Conséquences pratiques du protocole de Nagoya

Orateur(s) : Bruno David, Directeur recherche Substances Naturelles, Sourcing R&D et Botanique - Institut de Recherche Pierre FABRE, Toulouse

 

Communication orale • Lundi 16 janvier • 10h30-13h00

L'accès légal à la biodiversité pour la recherche dans le domaine des produits naturels représente aujourd'hui un enjeu stratégique dans les secteurs académiques ou industriels. La nécessité de partager les avantages justes et équitables découlant de l'utilisation des ressources génétiques / biologiques établies par la Convention de Rio (1992) a été réaffirmée et légalement mis en pratique à Nagoya (2010)1. Depuis le 12 Octobre 2014, le Protocole de Nagoya est entré en vigueur au niveau international. Il est donc urgent de bien être au courant, comprendre ce protocole international, les lois nationales et le Règlement Européen2 N°511/2014 afin de bien respecter ces législations.
Des procédures administratives spécifiques doivent être suivies par les chercheurs afin d'accéder légalement aux échantillons de la biodiversité à partir de sources nationales, européennes ou internationales. Un arbre de décision est très utile pour trouver son chemin à travers les réglementations juridiques complexes et pour assurer la sécurité juridique. La meilleure façon d'obtenir des informations sur les conditions d'accès nationaux est de contacter le point focal du pays et de consulter le site web CBD-Clearing-House3. La signature avec les autorités biodiversité nationales de Prior Informed Consent (PIC) et Mutually Agreed Terms (MAT) sont indispensables dans la plupart des pays d'origine avant d’initier les moindres études de R & D.

Le champ d’application, la définition de l'utilisation des produits, l'établissement de règles d'accès claires, équitables, transparentes et efficaces, le règlement des litiges et le mécanisme multilatéral de partage des avantages sont les principales incertitudes de ces nouvelles réglementations.
Ces lois vont jouer un rôle clé dans la valorisation juste et équitable de la biodiversité. Cependant, les contraintes administratives et financières de ces nouvelles lois ne devraient pas être trop lourdes afin d'éviter des effets paradoxaux. En fait, sans accès effectif, pratique et sécurisé, aucune création de valeur ni aucun partage des avantages ne seront possibles vers les pays sources par les secteurs industriels et académiques. L'accès durable et respectueux des règlementations devrait donc être facilité dans l'intérêt de toutes les parties prenantes : les pays d'origine, les populations locales, les universités, l'industrie, les patients ou clients finaux de cette valorisation de la diversité biologique.

1 http://www.cbd.int/abs/doc/protocol/nagoya-protocol-en.pdf
2 http://ec.europa.eu/environment/nature/biodiversity/international/abs/index_en.htm
3 https://absch.cbd.int

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Évolution de la diversité végétale au sein des sociétés

Animateur(s) : Emmanuelle Chevassus-Lozza - Agrocampus Ouest Angers

La diversité culturelle et la diversité biologique sont étroitement liées au sein des sociétés. La détention de certaines ressources génétiques impacte souvent l’organisation culturelle et sociologique des tribus qui en font usage.
A l’inverse, les savoirs traditionnels en matière d’agriculture, la gestion des ressources biologiques par l’homme et les effets de mode dont il peut être l’initiateur modifient l’étendue et la structure de la diversité biologique. L’étude de ces relations étroites entre végétal et sociétés peut permettre au généticien ou au producteur d’aujourd’hui de répondre aux enjeux de demain.

« Les absents ont toujours raison » : leçons agroécologiques d’agriculteurs en milieu tropical

Orateur(s) : Sophie Caillon - chargée de recherche CNRS - centre d'écologie fonctionnelle et évolutive, Montpellier

 

Communication orale • Lundi 16 janvier • 18h00-19h30

Les femmes et les hommes des Pays du Sud pratiquant une agriculture de subsistance à petite échelle, dépourvue d’intrant chimique, nous enseignent une autre manière de mettre en œuvre une agriculture respectueuse, non seulement de l’environnement mais aussi de leurs valeurs culturelles. Ils ne connaissent certainement pas le terme d’agroécologie mais le mettent en pratique tous les jours. Innovation, diffusion d’idées et de matériel biologique… autant d’artifices qui seront illustrés à travers des exemples pris sur les îles du Pacifique. En adoptant une vision d’ethnobiologiste, je décrirai comment les humains et non-humains dialoguent et peuvent ainsi développer des stratégies d’adaptation face à un environnement chaotique (cyclones, raz-de-marée, …).  

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Impact des pratiques des sélectionneurs français du XIXe siècle sur l’évolution de la diversité du rosier de jardin

Orateur(s) : Cristiana Oghina-Pavie et Jérémy Clotault, université d'Angers

Co-auteur(s) : Cristiana Oghina-Paviea, Jérémy Clotaultb, Annie Antoinea, Aurélie Bérardc, Céline Briéea, Annie Chastellierb, Sylvain Gaillardb, Agnès Grapinb, Marie-Christine Le Paslierc, Shubin Lid, Mathilde Liorzoub, Valéry Malécotb, Gilles Michelb, Alix Pernetb, Vanessa Soufflet-Freslonb, Tatiana Thouroudeb, Stéphane Tirarde, Fabrice Foucher

a Université d’Angers, UMR CNRS 6258 CERHIO, Centre de recherches historiques de l’Ouest, 5 bis Bd Lavoisier 49045 Angers, France
b IRHS, Agrocampus Ouest, INRA, Université d’Angers, SFR 4207 QuaSaV, 49071, Beaucouzé, France
c EPGV, INRA, CEA-Institut de Génomique/CNG, 91057, Evry, France
d Flower Research Institute, Yunnan Academy of Agricultural Sciences, Kunming 650205, China
e Centre François Viète, Université de Nantes, 44322, Nantes, France

Communication orale • Lundi 16 janvier • 18h00-19h30

Le XIXe siècle se caractérise en France par une véritable rosomanie au cours de laquelle la création variétale de rosiers de jardins a connu un intérêt sans précédent. La disponibilité de ressources génétiques nombreuses, conservées dans plusieurs roseraies en France, ainsi que les sources historiques très riches (catalogues, archives, revues horticoles, monographies, etc.) laissées par les horticulteurs et botanistes permettent d’appréhender la construction historique de la diversité des rosiers aux XVIII-XIXe siècles par une approche interdisciplinaire génétique et historique. Ainsi, le projet FloRHiGe regarde la rosomanie comme un phénomène génétique et sociétal. D’une part, l’analyse d’un échantillon biologique large de rosiers a permis d’identifier des changements quant à la diversité phénotypique et génétique des hybrides obtenus au XIXe siècle, à la fois au niveau du fond génétique mais aussi de quelque gènes clés impliqués dans des caractères sélectionnés. D’autre part, l’analyse du corpus historique apporte la contextualisation de ces changements au regard des transformations dans la société, des pratiques horticoles et des avancées théoriques de l’époque. Dans cette perspective, nous proposons une explication de la rosomanie et de ses conséquences tenant compte d’une conjonction de facteurs. Le premier facteur explicatif est l’arrivée en Europe des rosiers chinois à la fin du XVIIIe siècle, apportant des caractères nouveaux tels que la remontée de floraison. Le deuxième est le contexte dans lequel a lieu cette révolution qualitative, celui d’un goût nouveau pour le jardinage et les collections de végétaux auquel répond une horticulture ornementale en plein essor. Enfin, la rosomanie s’explique par l’activité de sélection que des amateurs et des horticulteurs professionnels exercent intensément. Les procédés employés (semis du hasard, semis ordonnés, fécondation artificielle) font écho aux concepts d’hérédité et d’hybride qui prennent contour à la même époque. La sélection s’oriente, dès les années 1815-1830, vers la recherche de variétés qui associent la remontée de floraison et des qualités esthétiques et culturales. L’importance horticole de la remontée fait qu’elle devient un critère majeur de sélection et, par la prédominance des rosiers asiatiques, la structure génétique de la diversité des rosiers européens se trouve largement modifiée dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

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Sessions thématiques

Diversité des marchés et produits

Animateur(s) : Karine LATOUCHE (INRA Nantes) / Marc DELPORTE (CTIFL)

Les filières du végétal spécialisé se caractérisent souvent par leurs diversités non seulement de produits (multiplicité,
segmentation) mais aussi de marchés (locaux ou courts/nationaux/internationaux). Pour ces filières se posent alors
plusieurs questions auxquelles les présentations de cette session chercheront à répondre :
i) comment appréhender et traiter cett e diversité en termes de données ?
ii) comment la diversité des contextes réglementaires, des cahiers des charges
et des attentes des consommateurs conditionne-t-elle l'évolution des filières ?
iii) en quoi la diversité des produits peut-elle constituer un facteur d’adaptation et comment la valoriser ?

Approche historique de la diversité des marchés et des produits dans la filière du rosier (XIXe et XXe siècle)

Orateur(s) : Nathalie Ferrand

Historienne, post-doctorante au CERHIO d’Angers et chercheuse associée au laboratoire d’études rurales (LER)

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la communication

La présentation revient sur les évolutions qui caractérisent la filière du rosier à travers un cheminement historique et économique centré sur la corrélation entre diversité des marchés et des produits. De quelle manière les goûts des consommateurs mettent-ils en évidence les évolutions de la filière ? Comment se positionnent le marché du rosier de jardin et celui de la rose coupée ? Adossée à une analyse statistique fine, l’approche économique fournit une lecture analytique des spécificités du marché du rosier aux XIXe et XXe siècles et de son évolution quantitative et qualitative. Sous le Second Empire, le rosier s’apparente à un produit de luxe recherché par une clientèle internationale exigeante et soucieuse de distinction.
Au XXe siècle, en même temps que la clientèle se démocratise, émerge un nouveau marché, celui de la rose coupée qui s’impose comme le produit phare de la filière. D’un côté, la production intensive de la rose coupée est délocalisée, de l’autre les variétés issues des circuits courts sont récemment valorisées. Comment dans ce nouveau jeu d’échelles, la filière a-t-elle été contrainte de s’adapter en se structurant et en se diversifiant pour répondre à des acheteurs en quête perpétuelle de nouveauté ? Les questions abordées s’interrogeront enfin sur la diversité des situations et les tendances esthétiques et commerciales qui touchent le marché depuis les années 1980.

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Diversité des AOC - diversité des labels environnementaux - diversité des consommateurs : quelle stratégie de valorisation pour la filière viticole?

Orateur(s) : Frédérique Jourjon

Co-auteur(s) : Ronan SYMONEAUX

Groupe ESA, Angers

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la communication

Depuis plusieurs années, la protection de l’environnement est devenue une priorité pour les pouvoirs publics et pour les filières agricoles entrainant en Europe et dans le monde, une multiplication des démarches environnementales et des dispositifs d’affichage environnemental à l’échelle des produits, tous secteurs et tous produits confondus. Plusieurs études (Ernst et Young, 2009;IPSOS 2010) montrent clairement que les consommateurs français sont de plus en plus sensibles à une information environnementale et qu’ils se déclarent favorables à un affichage environnemental obligatoire. Ces éléments tendent à encourager les filières agricoles à des stratégies de communication environnementale comme facteur clef de différenciation et de compétitivité .Cependant aucune étude ne semble avoir abordé l’évaluation conjointe de l’affichage environnemental et l’affichage qualité des produits dans le cadre des produits sous label d’Appellation d’origine contrôlée, notamment pour des produits à forte image d’AOC tels que le vin.
L’objectif du travail est de fournir aux professionnels de la filière viticole des éléments objectifs sur la pertinence d’une stratégie collective de communication environnementale sur les vins d’AOC, de tester la pertinence d’une segmentation des consommateurs selon leur niveau d’implication vis-à-vis du vin et vis-à-vis de l’environnement, de mesurer l’interaction perçue par les consommateurs entre AOC et environnement selon le niveau de notoriété des AOC.
Le travail a été mené sur 4 années à partir d’enquêtes réalisées sur internet et sur les réseaux sociaux auprès de 3500 consommateurs français.
Les résultats obtenus permettent de montrer des différences de perception par les consommateurs sur le lien entre « catégories de vins » et « production respectueuse de l’environnement » Globalement les vins d’AOC sont perçus comme significativement plus respectueux de l’environnement par rapport aux vins d’IGP eux-mêmes mieux perçus que les vins de France. Par ailleurs la réputation d’une AOC peut avoir une influence sur la perception du respect environnemental. .Enfin pour les consommateurs, l’impact de la région viticole semble plus important que la réputation d’une AOC quant à « l’image environnementale perçue »
Ce travail permet de donner des éléments d’analyse sur la perception des consommateurs vis-à-vis des liens éventuels entre signes de qualité et production respectueuse de l’environnement. Il semble clair dans le cas de la filière viticole française que l’usage de messages environnementaux comme élément de différenciation et compétitivité pour les vins d’AOC ne répond pas à une attente de la majorité des consommateurs.

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La diversité des exploitations en lien avec la diversité des systèmes de mise en marché : données et méthodologies

Orateur(s) : Damien Rousselière

Co-auteur(s) : Pascale Guillermin1 , Karine Latouche2, Damien Rousselière2

 

1UMR IRHS INRA, Agrocampus Ouest, Université Angers - 42 Rue Georges Morel, 49070 Beaucouzé

2 UMR SMART-LERECO  Agrocampus Ouest, INRA Angers-Nantes, rue de la Guéraudière 44316 Nantes

 

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

 Qu’elle touche l’organisation interne ou les modalités de commercialisation, la diversité des formes d’exploitations agricoles est une caractéristique importante des secteurs du végétal spécialisé.
La littérature en économie, gestion et agronomie montre toutefois une grande diversité de d’angles d’analyse et de méthodologies (e.g. Serrano-Martinez et al. (2004), lebellec et al.2011, barrena et al. 2013, Choisis et al. 2012…). Les typologies peuvent en effet concerner les trajectoires de ces exploitations, les leviers de la transition agroécologique ou les déterminants de la participation à des politiques environnementales, la mobilisation des ressources humaines… Les méthodes statistiques utilisées pour établir des typologies d’exploitation reposent essentiellement sur la tradition de l’analyse de données à la française (école de Benzécri). Cette approche s’appuie dans sa version canonique sur une l’utilisation combinée d’une analyse factorielle (dont la nature dépend de la nature des données) dans une première étape et d’une analyse en classification hiérarchique dans une seconde étape.
Dans cette présentation, nous mobilisons deux jeux de données relatifs à l’arboriculture fruitière (enquête structures des vergers, enquête sur l’organisation interne des exploitations). Nous montrons que l’analyse typologique, qu’elle porte sur la diversité des exploitations ou la diversité des systèmes de mise en marché, permet de fournir des éléments importants de compréhension des stratégies des exploitations. L’intérêt de telles typologies est alors triple : non seulement orienter le conseil agricole (Landais 1998), qui devient alors un conseil personnalisé, ou orienter les politiques agricoles (Karali et al. 2013), mais également fournir aux organismes professionnels une meilleure compréhension des dynamiques de leur filière.

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Plantes ornementales : intégrer la diversité des attentes des consommateurs par des études sensorielles

Auteur(s) : Ronan Symoneaux 1-2

Co-auteur(s) :  Gilles GALOPIN3, Alain FERRE4

1 UR GRAPPE, SensoVeg, Univ. Bretagne Loire, ESA,INRA, SFR 4207 Quasav, Angers, France
2 Vegeconso Living Lab, Angers, France.
3 Agrocampus Ouest, IRHS - UMR 1345, SFR 4207 Quasav, Angers, France
4 Arexhor Pays de la loire, Les-Ponts-de-Cé, France

Poster • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration du poster

Dans la filière des plantes ornementales, les innovations sont généralement développées et lancées sans intégrer les consommateurs en amont, lors du développement des concepts et des produits. Dans les filières alimentaires mais aussi dans les cosmétiques, l’automobile, etc, les sciences des consommateurs sont en revanche régulièrement utilisées pour mieux comprendre les perceptions des consommateurs, la diversité de leurs réactions. Cette connaissance peut être une voie de progrès pour améliorer le succès des innovations et la performance des produits en jardinerie.

Plusieurs études ont été menées dans le cadre du projet Evalinnov pour évaluer l’intérêt de ces approches. Un développement méthodologique est nécessaire pour adapter, aux spécificités du végétal d’ornement et autres produits horticoles, les méthodes couramment utilisées dans d’autres secteurs d’activité. Des exemples concrets seront présentés sur des nouveaux cultivars de viola, de viola cornuta et de bégonias, ainsi que sur une innovation variétale de rupture proposée en jardinerie. Ces nouvelles variétés ont été présentées à des consommateurs pour recueillir leurs perceptions.

Les résultats de ces travaux montrent que les attentes, les réactions de consommateurs peuvent être diverses face à des produits variés. Pour chaque produit et concept, les forces et faiblesses sont identifiées et permettent de donner des pistes d’amélioration en intégrant la diversité des consommateurs. Ces informations peuvent être très riches pour les acteurs de la filière.

Des limites méthodologiques peuvent être discutées à l’issue de ces projets concernant l’intégration de la variabilité des plantes et le contexte d’évaluation.

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La diversité variétale au coeur des problématiques de RosesMonde

Auteur(s) : Blandine Veith 1 & Bernard Calas 2

1 Université Paris X, Nanterre

2 Université Bordeaux Montaigne

Poster • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration du poster

Présentation du projet RosesMonde, financé depuis octobre 2015 par l’ANR et labellisé par Végépolys

Objets vivants de culture et de nature, les plantes ornementales sont entrées dans le domaine du patrimoine dans les années 1970-80. Redonnant valeur à des variétés tombées en désuétude, cette patrimonialisation se nourrit d’une critique esthétique de l’offre horticole et d’une critique de la marchandisation. RosesMonde s’intéresse à l’intrication de la création variétale avec les logiques de patrimonialisation et de marchandisation du capitalisme esthétique, à travers un produit : la rose, au carrefour des industries culturelles et de l’agro-business. Comment la création variétale rosicole enregistre-t-elle la tension entre marchandisation et patrimonialisation, au cœur des dynamiques sociales et politiques actuelles ? L’hypothèse est que l’évolution de la diversité variétale reflète les évolutions de la tension entre dynamiques marchandes –dont on fait l’hypothèse qu’à travers la massification de la production, elles mènent à une certaine homogénéisation productive- et dynamiques de distinction sociale –dont on fait l’hypothèse qu’elles mènent à une diversification productive fondée sur l'exploitation de la diversité variétale.

La contribution présentera les hypothèses de cette recherche qui débute et associe un consortium de 5 équipes et 5 disciplines : généticiens, économistes, historiens, géographes et sociologues.

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Création de gammes de végétaux en fonction de leurs usages pour répondre aux attentes des consommateurs

Orateur(s) : Anne-Laure Laroche

ASTREDHOR, Paris

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la communication

Les attentes des particuliers pour les végétaux dit d’ornement évoluent. Les particuliers ont de moins en moins de connaissances sur les végétaux et cherchent des produits qui répondent à leurs besoins, ce qui rend les classifications « classiques » des végétaux, basées sur leur dimension botanique, de moins en moins pertinentes. Il apparait donc nécessaire à un nombre de plus en plus important d’acteurs du végétal, qu’ils soient producteurs, distributeurs ou paysagistes, de segmenter l’offre et de commercialiser des gammes de végétaux qui correspondent à des usages et répondent à des besoins du marché. ASTREDHOR a lancé en 2016 une étude ayant pour objectifs de créer des gammes de végétaux en fonction des usages et des besoins des particuliers et de valoriser ces informations auprès de la filière.
En 2016, pour mieux appréhender les attentes des consommateurs et les usages qu’ils font des végétaux, ASTREDHOR a réalisé une synthèse des travaux et études existantes sur le sujet, accompagné par des experts reconnus par la filière pour leur connaissance et leur expertise sur le marché du végétal. Cette première étape du projet doit permettre d’aboutir d’ici 2017 à une sélection d’attentes et d’usages intéressants à travailler et pour lesquelles il s’agira d’identifier les caractéristiques des végétaux qui sont attendus afin de composer les « gammes ».
Le projet doit se poursuivre en 2017 et 2018 pour évaluer la pertinence des gammes crées, d’une part auprès des professionnels de la filière, d’autre part auprès des consommateurs. Par ailleurs les végétaux peu connus de la production française seront évalués de façon à vérifier qu'ils correspondent bien aux exigences à la fois en culture de production mais aussi en jardin d'essai. Enfin, des outils seront développés pour accompagner ces gammes auprès des acteurs de la filière.

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Le cidre et les consommateurs : une diversité d’appréciations sensorielles

Orateur(s) : Ronan Symoneaux a

Co-auteur(s) : Poupard, P.b, Bauduin, R.b, Le Quéré, J.M.c, Gilles, Y.b, Schlich, P.d , Didier, A.e

(a) UR GRAPPE, ESA, INRA, SFR QUASAV 4207, Angers, France
(b) Institut Français des Productions Cidricoles, Le Rheu, France
(c) INRA, UR1268 BIA - Polyphénols, Réactivités, Procédés, Le Rheu, France
(d) INRA, UMR 1324 Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation, France
(e) Chambre régionale d'agriculture de Normandie, Caen, France

 

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la communication

Le cidre est une boisson légèrement alcoolisé résultant de la fermentation de pommes à cidre. Identifier les déterminants d’acceptabilité du cidre par les consommateurs est pertinent pour des cidriers qui cherchent, à la fois, à mieux répondre aux attentes des consommateurs mais aussi à trouver de nouveaux consommateurs pour développer leur marché. L’étude de la segmentation des consommateurs de cidre face à la diversité des produits existants prend son sens dans ce cadre.

Plusieurs études hédoniques ont été mises en place pour évaluer les préférences des consommateurs en France face à la diversité des caractéristiques sensorielles (couleur et flaveur) des cidres français. Une première étude a été réalisée avec 361 consommateurs et 19 cidres représentatifs du marché français et de quelques produits européens. Par la suite, deux plans d’expérience ont permis d’analyser l’impact de la couleur (teinte (h) et saturation (c)) sur l’appréciation des consommateurs face à une série de bouteilles présentant une large gamme de couleurs.

L’utilisation des outils sensoriels (tests hédoniques mis en relation avec des profils sensoriels) s’est avérée très pertinente pour identifier la diversité des attentes de consommateurs de cidre. Les méthodes de segmentation automatique ont permis de mettre en valeur des groupes de consommateurs aux appréciations similaires et de les mettre en relation avec les caractéristiques sociodémographiques et les habitudes de consommation de cidre des consommateurs.

A l’issue de ces expérimentations, il est possible de souligner l’influence de la consommation de cidre et de la familiarité avec le produit. Les consommateurs réguliers ont clairement des appréciations différentes par rapport aux consommateurs occasionnels et notamment par rapport aux jeunes consommateurs que ce soit pour le goût, les arômes et les couleurs.

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Pôle gustatif ou pôle bien-être : quel territoire de communication pour les fruits et légumes frais ? Le cas du
raisin

Orateur(s) : Catherine Roty

CTIFL, Paris

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la communication

Actuellement, la dimension alimentaire des fruits et légumes s’appuie sur deux pôles complémentaires mais de poids bien différents : un pôle gustatif, amplement décrié, et un pôle bien-être, largement encensé. Ces produits seraient alors consommés non par plaisir, mais par nécessité. De fait, les fruits et légumes sont globalement perçus comme ayant des propriétés positives et bénéfiques. Aussi est-ce dans ce sillon que la filière pense devoir développer sa communication pour rajeunir son cœur de clientèle. Au-delà de ce bien-être holistique et consensuel, il s’agirait de dérouler un argumentaire par produit traitant avec précision de leur composition nutritionnelle : pectine et fibres solubles pour la pomme, vitamine C pour le kiwi, resvératrol pour le raisin de table, lycopène pour la tomate etc. Et le pôle gustatif ? Pour pallier la variabilité gustative des fruits et légumes et les déceptions récurrentes des consommateurs, les professionnels ont opté pour un mode d’expression très objectivé et distant. Les caractéristiques organoleptiques sont identifiées, de l’extérieur, via des critères physico-chimiques scientifiques : taux de Brix, résistance au pénétromètre etc. énoncées vers les consommateurs comme autant de truismes universels, abstraits « un peu sucré, acidulé » et peu appétants. Or, en plus du goût lui-même, la communication peut aussi se fonder sur la sensation, par exemple la fraîcheur, et le ressenti/l’émotion, par exemple le goût du verger, qui en donnent une image. Dans l’espace des sensations, le visuel balaie tout le reste. Communiquer les spécificités organoleptiques via des sensations, élargies aux autres sens, plus gourmandes pour le consommateur, serait-il impactant ? Un territoire sensoriel de communication ne serait-il pas aussi, voire plus pertinent que le territoire bouclier-santé ? Ou faut-il raisonner au cas par cas ? En fonction de quels critères ? Le cas du raisin de table : identifiés à partir du benchmark sémiotique des produits de grande consommation alimentaire à valeur santé, de la sémiosphère du raisin et d’interviews d'experts, quatre axes : plaisir sensoriel, usage et consommation, carte culturelle et bienfaits santé sont exploitables comme leviers pour mettre en avant la spécificité du raisin de table français auprès des sous acheteurs. Résultats.

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Prise en compte transversale des enjeux communs du développement durable pour des productions variées de
fruits et légumes, à destination de tous les types de marché

 

Orateur(s) : Marc de Nale

Directeur Général, Association Demain la Terre, L'Isle Jourdain

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Nombre d'entreprises engagées dans la production de produits responsables, dans leurs procédés, leurs sourcings, leurs pratiques de management... recherchent la façon la plus efficace, la plus pertinente et la plus percutante de faire passer le message à destination des marchés.
En agriculture, activité économique qui a un (des) impact(s) certain(s) sur l'environnement, cette question est d'autant plus prégnante à l'heure d'une montée en puissance du "bio", que tous les producteurs ne peuvent mettre en œuvre.
Une des solutions émergentes est de penser, expérimenter et développer une agriculture d’avenir, une troisième voie avec l’agriculture biologique et l’agriculture conventionnelle/raisonnée.
Illustration avec un exemple dans le secteur des fruits et légumes, une démarche créée en 2004 rassemblant des producteurs de fruits et légumes frais ou transformés, autour d'un projet commun de développement durable et qui veulent développer une troisième voie, celle de l’agriculture responsable, selon trois priorités : la santé, la qualité et le respect des hommes et de l’environnement.
Les producteurs doivent intégrer les objectifs du développement durable (environnement, économie et social/sociétal) dans de nombreux aspects de leur politique. La démarche constitue pour eux une solide opportunité de marquer leurs différences, d’afficher une démarche complète, robuste et en avance en matière de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) en agriculture, tant pour leurs clients que pour le consommateur final.

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Stratégies de segmentation produits en légumes, cas de la tomate et de l’endive

Orateur(s) : Marc Delporte

Adjoint programmes Légumes, DSTFL, CTIFL- 22, rue Bergère 75009 PARIS

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

En légumes la segmentation est souvent mise en avant comme réponse pour anticiper la baisse des ventes ou la banalisation d’un produit et se démarquer dans un contexte d’offre abondant. La segmentation ou plutôt la stratégie de segmentation peut s’appuyer sur plusieurs ressources. Parmi celles-ci on peut citer le choix variétal qui permet une diversité de forme, de grosseur, de couleur et de goût. L’emballage, à travers le développement du pré-emballé, valorise certains segments notamment de haut de gamme. Ces segmentations sont essentiellement fondées sur la présentation du produit. Cette stratégie de diversification, pour qu’elle réussisse, doit répondre à des attentes du marché que ce soit celles du consommateur mais aussi du secteur de la distribution visé. Afin d’illustrer le propos deux exemples de stratégie de diversification, la tomate et l’endive, seront présentés avec dans le premier cas d’étude un produit déjà très segmenté mais toujours en évolution et dans le second un produit actuel très peu segmenté. 

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Démarches qualité et certifications : positionnement des entreprises d’expédition et de gros

Orateur(s) : Catherine Glémot

Ingénieure formateur, responsable du secteur Ouest - CTIFL, 35, allée des Sapins - 44483 CARQUEFOU

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Le Ctifl a piloté en fin d'année 2015 et en janvier 2016, une enquête auprès de 106 entreprises d'expédition ou de gros afin de connaître leurs avis sur les démarches qualité et de pouvoir comparer les résultats avec des enquêtes similaires menées en 2007 et 2011. Toutes les démarches liées aux produits, aux modes de production, à l'environnement, l'organisation ou l'hygiène s'avèrent être globalement de plus en plus nombreuses dans les entreprises qui ont besoin de rassurer leurs clients. Certaines de ces démarches sont incontournables pour pouvoir accéder à des marchés européens. Elles sont la clé du référencement client.

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Diversité et protection des plantes

Animateur(s) : Alexandre DEGRAVE, Agrocampus Ouest Angers et Marie TURNER, VÉGÉNOV, Saint-Pol-de-Léon

Repenser la protection des cultures spécialisées est une nécessité pour développer une agriculture écologiquement et économiquement durable, qui réponde aux exigences et contraintes du système de production dans un contexte réglementaire en pleine évolution. Cette session s’attachera à illustrer aux différentes échelles, du gène à la parcelle, les avancées et les limites des innovations reposant sur l’emploi d’une diversité de solutions et d’approches complémentaires à intégrer pour atteindre cet objectif.

Protection des tomates, une diversité de solutions pour une diversité de bioagresseurs

Orateur(s) : Marie Turner

VÉGÉNOV, Saint-Pol-de-Léon

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la communication

La Bretagne est la première région pour la culture des tomates en France. La gestion de la culture de tomate sous serre est majoritaire et utilise déjà depuis des années des mécanismes de biocontrôle pour la protection contre les ravageurs. La tomate subit également des attaques d’agents pathogènes fongiques (Oïdium neolycopersici, Botrytis cinerea et Fulvia fulva en particulier), qui ont des conséquences sur la production. Plusieurs produits de biocontrôle de type micro-organismes ou substances naturelles ont été criblés en conditions contrôlées pour leur capacité de protection contre ces maladies. Des essais en conditions de production ont permis de valider l’efficacité de plusieurs produits contre l’oïdium et le botrytis. L’utilisation des micro-organismes n’est pas toujours évidente en combinaison avec des produits chimiques conventionnels. Des essais de compatibilité ont permis de se rendre compte de l’importance de faire des préconisations précises aux producteurs, car les antagonistes ne sont pas tous sensibles aux mêmes produits chimiques. Il est également important de réaliser des essais de compatibilité sur plantes, car les micro-organismes peuvent avoir une bonne croissance in vitro en présence d’un fongicide conventionnel, mais être pour autant altérés dans leur capacité à protéger la plante contre les maladies.

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Évaluation et optimisation de l’utilisation de stimulateurs de défense des plantes (SDP) dans les stratégies de
protection phytosanitaire en verger de pommier

Orateur(s) : Matthieu Gaucher

IRHS, UMR INRA/Agrocampus Ouest/Université d’Angers, 42 rue Georges Morel, 49071 Angers, France

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la communication

 Les vergers de pommiers actuels ont recours à un usage massif des produits phytosanitaires dont les limites et les dangers sont bien connus. Dans le cadre du plan Ecophyto visant à réduire les pesticides, les stimulateurs de défenses des plantes (SDP) constituent une piste intéressante mais leur efficacité sur le terrain reste souvent insatisfaisante, malgré des résultats encourageants en conditions contrôlées. Dans ce contexte, le projet Casdar PEPS (fruits à PEPins et Stimulation de défense - 2014-2018) a pour objectif majeur de comprendre comment intégrer les SDP dans les itinéraires techniques complexes du verger de pommier en fédérant une équipe de recherche coordinatrice (IRHS Angers), les instituts techniques (CTIFL, IFPC), les stations expérimentales régionales sur les trois bassins de production français (CEFEL, CEHM, La Morinière, La Pugère et Invenio), le GRAB et le lycée Horticole de Niort. Le projet a démarré en 2014 par le criblage sur le pommier et en laboratoire d’une trentaine de produits commerciaux revendiquant une activité SDP, avec comme critère de sélection leur capacité à éliciter les défenses de la plante. Les cinq meilleurs SDP sont, depuis 2015, en expérimentations sur le réseau multi-local, suivant des protocoles concertés et évolutifs d’année en année, les cibles étant la tavelure et les maladies de conservation. Des recherches plus approfondies sont entreprises en parallèle en laboratoire et en conditions semi-contrôlées afin d’identifier notamment les facteurs susceptibles d’affecter les performances des SDP : l’effet variétal, les conditions environnementales, la persistance d’action, l’interaction avec les autres intrants de culture. Un état des lieux de l’ensemble du projet sera présenté.

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Pouvoir de mycorhization d’une parcelle viticole

Orateur(s) : Olivier Zekri

Co-auteur(s) : Katerina Labonova, Corinne Romand

 Mercier NOVATECH, Le-Gué-de-Velluire

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la communication

 Les champignons mycorhiziens, présents dans la majorité des sols, colonisent les racines de la plante à la recherche d’une symbiose équitable. Cette symbiose permet aux plantes de mieux s’adapter aux diverses conditions environnementales, d’améliorer leurs capacités à assimiler des éléments nutritifs et d’augmenter leur résistance aux maladies et aux stress hydriques ou liés à la pollution, etc… Ces caractéristiques laissent supposer que la symbiose mycorhizienne peut avoir un effet améliorateur sur l’aspect général de la plante et sa productivité.
Néanmoins, l’évaluation de la mycorhization peut être délicat sur des cultures pérennes de type vigne ou arbres fruitiers, dotées d’un système racinaire profond et peu accessible. Pour faciliter l’accès à l’information, il nous est venu à l’esprit d’utiliser les plantes indicatrices (dites « mauvaises herbes ») pour ainsi avoir un aperçu du « pouvoir de mycorhization » d’une parcelle viticole. Comme dans le cadre d’un diagnostic du sol où les plantes indicatrices peuvent nous renseigner sur le pH, l’état hydrique du sol, le lessivage, la compaction, la pollution, le calcaire, la matière organique, etc., une plante indicatrice bien ciblée peut nous renseigner également sur la qualité des mycorhizes présentes sur la parcelle.
La méthode d’évaluation repose sur un échantillonnage simple effectué sur un certain nombre des plantes indicatrices, prélevées in situ. La zone de prélèvement doit être la plus homogène et représentative possible. Ce type de screening nous permet d’évaluer la mycorhization réelle, c’est-à-dire sous l’influence directe de la stratégie culturale choisie par agriculteur. Sont évalués les indicateurs F% (fréquence de mycorhization) ; M% (l’étendue de la colonisation) ; A% (richesse en arbuscules) ; V% (richesse en vésicules), exprimés dans un coefficient du « pouvoir de mycorhization ». L’aperçu de la tendance de mycorhization ainsi obtenu reste suffisamment représentatif pour l’ensemble des végétaux sur la parcelle.
A défaut de plantes disponibles (le plus souvent pour cause de désherbage), plusieurs échantillons du sol peuvent être collectés pour les tests de mycorhization ex-situ menés sur des plants de tomate et/ou de trèfle. Cet aperçu reste cependant moins précis. En fait, le champignon mycorhizien, étant un organisme vivant, il réagit instantanément aux diverses pressions de l’environnement (désherbage ou traitements antifongiques réguliers). Par conséquent, retiré de son environnement, le pouvoir de mycorhization de la parcelle peut s’exprimer différemment.
Il peut être alors intéressant de comparer cette différence entre « in-situ » et « ex-situ », en tirer les conclusions pour mieux conseiller l’agriculteur dans ses stratégies culturales à l’avenir ; pour continuer de promouvoir des sols vivants, équilibrés, diversifiés.

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Comment évaluer la diversité génétique d’une espèce pour développer des variétés durablement résistantes ?

Orateur(s) : Valérie Le Clerc & Claude Koutouan

IRHS, UMR INRA/Agrocampus Ouest/Université d’Angers, 42 rue Georges Morel, 49071 Angers, France

 

 

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la communication

Développer des variétés de carotte durablement résistantes à Alternaria dauci, le champignon responsable de la maladie foliaire la plus préjudiciable sur carotte, est l’une des priorités des sélectionneurs de l’espèce. Une des voies les plus prometteuses consiste à orienter les recherches vers une stratégie de cumul de résistances partielles dans un même génotype. Dans cette optique, l’équipe QuaRVeg de l’IRHS a évalué le niveau de résistance d’un très grand nombre de ressources génétiques représentant au mieux la diversité cultivée de l’espèce ; l’objectif étant d’identifier des sources de résistance présentant différents modes d’action vis-à-vis du pathogène. Diverses approches génétique, biochimique et de phénotypage ont permis la mise en évidence de différents patterns de résistance entre génotypes. Pour deux de ces génotypes résistants, parents de deux populations connectées en ségrégation, une étude plus approfondie de la diversité potentielle des mécanismes mis en jeu a été engagée. Les allèles favorables aux QTLs de résistance identifiés confortent l’hypothèse de l’existence de mécanismes de résistance complémentaires. L’étape en cours consiste à caractériser plus finement ces mécanismes. Pour cela, une analyse de QTL de métabolites déjà engagée devrait nous permettre d’évaluer le lien entre résistance et accumulation de métabolites secondaires et de proposer in fine des gènes candidats.

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Phytosanitaire et petites filières : contraintes et adaptations

Orateur(s) : Alain Ferre

Arexhor, Les-Ponts-de-Cé

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la communication

 Les « petites filières » ont été et sont encore particulièrement impactées par la réduction de l’usage des produits phytosanitaires. Plusieurs causes expliquent cette réduction marquée, certaines contraintes, d’autres volontaires. En premier lieu, la cause la plus régulièrement invoquée est la législation européenne et française qui ont fortement réduit le nombre de molécules et de produits autorisées. Ensuite, et cette cause est moins souvent invoquée, la politique commerciale des firmes ignore souvent les petites filières, considérées comme des marchés de niche peu rentables. Enfin, certains producteurs et acteurs de filières souhaitent désormais travailler en utilisant le moins possible de produits phytopharmaceutiques. Cette « attente sociétale », marginale il y a encore quelques décennies, tend à rattraper voire à supplanter les deux premières causes.
Les implications de cette réduction de diversité et d’usage des produits phytopharmaceutiques sont de trois ordres, pouvant se renforcer entre eux, l’augmentation de la probabilité de sélection d’une résistance, les impasses techniques par l’absence de produits homologués et l’apparition de ravageurs secondaires contrôlés précédemment par les pesticides à spectre large.
Cette situation a conduit les producteurs, les conseillers, les expérimentateurs et les chercheurs à travailler significativement sur la mise au point de méthodes alternatives à l’usage de produits phytopharmaceutiques. Comme toutes nouvelles pratiques, les itinéraires innovants basés sur des alternatives n’ont cessé d’évoluer et de se perfectionner. Par exemple, en horticulture la lutte contre les ravageurs s’est d’abord appuyée sur la substitution des produits phytosanitaires de synthèse par des produits « naturels » ou par des lâchers d’auxiliaires. Ensuite les stratégies de lâchers (espèces, doses, fréquences…) et d’implantation se sont perfectionnées et dernièrement, suite aux problèmes économiques du secteur, des itinéraires innovants mais peu onéreux voire moins chers que les itinéraires conventionnels ont été mis au point. Ceux-ci passent souvent par l’usage de plantes de service, nouveau pivot des méthodes alternatives. Ces nouvelles méthodes changent considérablement la façon d’aborder la protection sanitaire de ses cultures. C’est également le cas avec d’autres alternatives comme l’usage de stimulants (biostimulants, SDP, micro-organismes, thé de compost…), les éclairages à base de LEDs (contrôle de l’architecture des plantes et de certaines maladies) et la thigmomorphogénèse (régulation par le toucher).
Le développement d’itinéraires innovants et donc bouillonnant, mais il ne faut oublier que leurs applications sur le terrain passera par un travail important visant à changer les points de vue et habitudes de production. Les freins à l’adoption de ces nouvelles méthodes ne sont bien souvent pas techniques mais psychologiques. La manière d’amener et de présenter les alternatives joue certainement beaucoup dans l’acceptation et d’adoption de ces méthodes par les producteurs.

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Lycovitis : un outil web intégrant diagnostic par l’image et code-barres moléculaires pour démasquer les bioagresseurs de la tomate et la vigne

Orateur(s) : Marion Fischer-Le Saux1

Co-auteur(s) : Perrine Portier1, Martial Briand1, Géraldine Taghouti1, Paul-Emile Bertrand1, Maude Jacquel1, Kevin Floch1, Valérie Laval2, Jean-Claude Streito3

1IRHS, Agrocampus-Ouest, INRA, Université d’Angers, SFR 4207 QuaSaV, 49071, Beaucouzé, France
2 INRA, UMR1290 BIOGER, 78850 Thiverval-Grignon, France
3 INRA, CBGP, 34988 Montferrier-Sur-Lez, France

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la communication

La tomate et la vigne sont deux cultures caractérisées par la diversité de leurs bio-agresseurs (insectes, nématodes, champignons, bactéries et virus). A ce titre, elles ont été choisies comme cultures modèles pour le projet Lycovitis, rassemblant un consortium d’une dizaine d’équipes spécialisées dans la systématique de ces ravageurs et les méthodes d’identification moléculaire. Dans le cadre de ce projet une interface web est en construction (mise en ligne prévue fin 2016). Elle s’intègrera au portail web e-phytia qui propose déjà plusieurs applications en santé des plantes. Ainsi, via les fiches bio-agresseurs ou lorsqu’une hypothèse d’identification aura été proposée à l’issu d’un diagnostic par l’image, l’utilisateur aura accès à des fiches conseils pour un diagnostic de laboratoire et à des bases de données phénotypiques et moléculaires sur la systématique des bio-agresseurs. La collection française des bactéries associées aux plantes (CIRM-CFBP, UMR IRHS, Angers) partenaire de ce projet, a réalisé le typage moléculaire par séquençage partiel de deux gènes de ménage de plusieurs centaines de souches des genres Xanthomonas, Pseudomonas, Clavibacter, Ralstonia... Nous montrons que cette approche permet une identification robuste des bactéries pathogènes de la tomate et la vigne, permettant notamment de les distinguer de souches non pathogènes phylogénétiquement proches. Ces protocoles validés et les bases de données de référence ainsi constituées permettent d’ores et déjà au CIRM-CFBP de proposer un service d’identification des bactéries phytopathogènes et un outil d’aide à l’identification moléculaire accessible en ligne (phylosearch). Le projet Lycovitis permettra d’agréger l’ensemble des données sur les bio-agresseurs de la tomate et la vigne afin de proposer un outil web intégratif qui complètera les applications d’e-phytia déjà accessibles gratuitement aux professionnels et conseillers en santé des plantes.

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Verger Cidricole de Demain : Expérimenter une diversité de pratiques agroécologiques pour répondre au mieux
à la diversité des enjeux - Premiers enseignements

Orateur(s) : Anne Guérin1

Co-auteur(s) :  P. Guillermin2, L. Albert1

1Institut Français des Production Cidricoles, Sées
2 Agrocampus-Ouest - Institut de Recherche en Horticulture et Semences UMR1345 INRA / Agrocampus-ouest / Université d’Angers

 

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

 Pour répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux actuels, tout en continuant d’assurer les besoins de l’aval de la filière cidricole, l’IFPC coordonne depuis 2010, le projet Casdar Verger Cidricole de Demain qui vise à concevoir des systèmes de vergers économiquement et environnementalement performants. Basés sur les principes de l’agroécologie et grâce à un partenariat multi-acteurs, 9 systèmes innovants sont ainsi expérimentés directement chez des producteurs du Grand-Ouest dans un dispositif comparatif avec système témoin.
La conception des systèmes agroécologique repose sur une combinaison de pratiques à effet partiel, qu’elles concernent l’implantation du verger, les aménagements agro-écologiques ou encore les stratégies agronomiques utilisées. Ces choix sont réalisés pour limiter le recours aux produits phytosanitaires (substitution par des produits de biocontrôle, implantation d’aménagements agro-écologiques favorisant la présence d’auxiliaires, élévation des seuils d’intervention, mélange variétal au sein d’une même parcelle, introduction d’animaux…), mais plus généralement pour réduire l’impact environnemental de l’ensemble des postes de conduite du verger (entretien du sol, fertilisation, gestion de l’alternance, …). L’ensemble aboutit à une augmentation de la diversité au sein de ces systèmes de verger innovants.
Grâce à l’enregistrement détaillé des pratiques et le suivi des parcelles sur plusieurs années, les pratiques mises en place mais aussi leur combinaison, peuvent être évaluées selon des critères agronomiques, économiques, environnementaux et sociaux. Cette analyse multi-critère permet aujourd’hui de dresser un premier bilan sur les avantages et limites de ces stratégies, dont quelques exemples seront présentés.

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Contrôle du phomopsis, maladie émergente, en culture de carotte porte-graine

Orateur(s) : Julie Gombert1

Co-auteur(s) : E. Morel2, F. Bastide3,4, I. Serandat3, P. Poupard4, P. Simoneau4, J. Kolopp5, P-L. Guillermin6, E. Laurent1

1 FNAMS, Impasse du Verger, 49800 Brain-sur-l’Authion, France
2 FNAMS, 45 voie Romaine, BP 23, 41240 Ouzouer-le-Marché, France
3 GEVES, 25 rue Georges Morel, 49071 Beaucouzé, France
4 UMR 1345 Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS),SFR 4207 QUASAV, 49045 Angers, France
5 VILMORIN, Route du Manoir, 49250, La Ménitré, France
6 HMCLAUSE, 1 chemin Moulin des Ronzières, 49800 La Bohalle, France

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la communication

Le phomopsis est une maladie émergente de la carotte porte-graine. Observée depuis 2007, cette maladie est due au champignon Diaporthe angelicae / Phomopsis dauci. Les symptômes se manifestent sur les ombelles qui se dessèchent prématurément. Le développement de la graine est altéré, conduisant à des graines plus petites, voire dans les cas les plus sévères, à une absence de graines. Le principal dégât de cette maladie est une perte de rendement. Ce champignon ascomycète est peu connu. Pour le contrôler efficacement en culture, une meilleure compréhension de sa biologie et de son épidémiologie est nécessaire. C’est pourquoi un projet de recherche collaborative de trois ans nommé DIAPOCAR a été initié à l’automne 2012. Les travaux montrent que la fleur constitue la porte d’entrée principale de la maladie et qu’à l’échelle de l’ombelle, la pleine floraison constitue le stade le plus sensible à la maladie. A l’échelle de la parcelle, les périodes les plus propices à la contamination se situent au cours de la floraison des ombelles I et II, en cas de conditions météorologiques favorables à la maladie. Concernant l’évaluation des méthodes de lutte, les essais fongicides au champ ont mis en évidence des différences d’efficacité entre les fongicides et parmi ceux-ci, trois seulement s’avèrent efficaces contre le phomopsis de la carotte. Enfin, le pilotage à l’aide du modèle Asphodel, utilisé en tournesol pour prédire l’épidémie de phomopsis, s’avère très pertinent et permet de déclencher les applications fongicides uniquement en cas de conditions météorologiques favorables à la contamination. Ainsi, une meilleure connaissance du champignon a permis d’améliorer les méthodes de lutte contre la maladie sur carotte porte-graine.

Mots-clés : Diaporthe angelicae/Phomopsis dauci, carotte porte-graine, efficacité, stade sensible, modèle.

Remerciements : Les auteurs remercient le CASDAR pour le soutien financier apporté au projet DIAPOCAR (lauréat de l’appel à projets "Semences et sélection végétale " 2012).

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Mise au point et évaluation d’une stratégie de protection agro-écologique des cultures de poireau contre le
thrips Thrips tabaci

Orateur(s) : Sébastien Picault 1

Co-auteur(s) : Quennesson S. 2 , Roy G. 3

1 CTIFL, Carquefou

2 FREDON Nord Pas De Calais

3 CTIFL, LCA, Tour-en-Sologne

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Dans le cadre du projet AGATH (2013-2015) soutenu par le ministère de l’Agriculture (CASDAR) et labellisé par le GIS PICleg, une stratégie de protection agro-écologique contre le thrips Thrips tabaci a été mise au point et évaluée en cultures de poireau par le Ctifl, la FREDON NPDC et LCA. Cette stratégie reposait sur l’utilisation simultanée de plantes attractives pour les prédateurs de thrips, de proies de substitution permettant de stimuler les pontes de ces prédateurs dans les cultures, et de plantes exerçant un effet répulsif vis-à-vis de T. tabaci. Dans cette étude, les aménagements mis en place ont permis de perturber légèrement l’installation des thrips dans les cultures et d’y augmenter significativement la densité des populations de prédateurs et les processus de régulation naturelle. Cependant, certaines espèces végétales attractives pour les prédateurs de thrips se sont aussi avérées très attractives pour les thrips eux-mêmes et l’impact des aménagements étudiés sur la production s’est in fine révélé négatif. Le régime alimentaire de T. tabaci a été caractérisé à l’aide d’outils moléculaires afin de déterminer avec précision quelles espèces végétales, parmi celles qu’il avait à disposition, constituent pour lui une ressource alimentaire importante. Ce travail devrait permettre, à terme, de modifier le système de culture étudié en éliminant les espèces végétales attractives pour les thrips et en ne gardant que celles exerçant un effet positif sur leurs ennemis naturels.

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La Collection Française des Bactéries associées aux Plantes : des ressources stratégiques pour la protection
des plantes

Auteur(s) : Perrine Portier & Marion Fischer-Le Saux

Co-auteur(s) : Géraldine Taghouti, Cécile Dutrieux, Audrey Lathus, Martial Briand

Poster • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration du poster

La Collection Française des Bactéries associées aux Plantes (CIRM-CFBP) a été créée en 1973 sur le site de l’INRA d’Angers.
Comme tout Centre de Ressources Biologiques, les missions du CIRM-CFBP sont de préserver les ressources biologiques et leurs données associées, de rendre ces ressources disponibles pour la communauté scientifique internationale et de valoriser ces ressources.
Le CIRM-CFBP héberge aujourd’hui près de 7000 souches, et ces ressources représentent l’ensemble de la diversité connue de l’ensemble des pathogènes bactériens des végétaux.
La collection distribue environ 300 souches par an et ces ressources sont utilisées en enseignement, recherche et développement.
Les ressources sont valorisées à travers les projets de recherche et de développement qui sont menés en utilisant les souches du CIRM-CFBP.
Cette collection représente donc une ressource d’intérêt majeur pour l’étude des pathogènes de plantes, pour la mise au point d’outils de détection et de diagnostique, pour l’étude de la diversité des pathogènes et encore d’autres applications.

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Nourrir et loger la faune auxiliaire des cultures en protection biologique intégrée

Auteur(s) : Ange Lhoste-Drouineau

Poster • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration du poster

 En réponse aux attentes des professionnels de l’horticulture, du maraîchage, et de la société, la priorité est donnée aux stratégies de protection biologique intégrée (PBI) qui s’appuient sur le rôle essentiel des auxiliaires de culture : une méthode satisfaisante pour atteindre les objectifs de diminution de l’utilisation des pesticides. En cultures protégées, la PBI représente 15 % des cultures florales et plus de 70 % en tomate et concombre. Néanmoins, ces surfaces stagnent depuis quelques années dues à l’important coût des lâchers d’auxiliaires, et, à l’impossibilité pour certaines cultures d’accueillir les auxiliaires (plantes peu attractives).
L’identification de plantes de service pouvant servir de refuge et/ou procurer des ressources alimentaires à la faune auxiliaire (issue de lâchers ou indigène), la recherche de matériaux support, ainsi que l’introduction de compléments alimentaires dans les cultures, pourraient permettre de lever en partie des verrous. De plus, les exploitants qui mettent en place de telles pratiques pourront valoriser leur production dans le cadre de démarches de certification (HVE, Plante Bleue, Diagnostic Agro-écologie) ainsi qu’auprès des acheteurs (GMS, distribution spécialisée, commerce de proximité, professionnels du paysage par exemple) et des consommateurs.
Potentiellement, les résultats intéressent la grande majorité des 37000 entreprises des deux secteurs directement concernés par le projet en contribuant notamment à limiter les risques liés aux applications de pesticides et mieux valoriser les métiers de ces secteurs qui représentent près de 100000 emplois permanents.
Le projet « gites et couverts » inter-instituts (Astredhor quelques stations, Ctifl station de Carquefou, Inra de l’Isa de Sophia-Antipolis,) comporte quatre actions menées parallèlement jusqu’en 2019. A chaque étape, l’intérêt d’apports de compléments alimentaires (pollens, œufs, etc…) et d’utilisation des plantes anémophiles comme de matériaux refuges (textile…), sera regardé tant sur les populations d’utiles que de nuisibles aux végétaux.

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Diversité des territoires et des paysages

Animateur(s) : Véronique BEAUJOUAN (Agrocampus Ouest) / Marianne HEDONT (Plante&Cité)

Cette session cherchera à valoriser des travaux permettant de prendre en compte la diversité
i) des paysages et des espaces végétalisés (ruraux, urbains ou périurbains) ;
ii) des acteurs impliqués (publics ou privés, individuels ou collectifs) ;
iii) des disciplines permettant la compréhension, l’aménagement, la gestion ou la mise en valeur du végétal (sciences humaines et sociales, agronomie, écologie, économie, pédologie…).
Une attention particulière sera portée aux méthodes permettant de croiser ces diversités : sites expérimentaux, zones ateliers, démarches de concertation…

Le Réseau Mixte Technologique « Biodiversité et Agriculture » au centre des questions sur les infrastructures
agro-écologiques

Orateur(s) : Jean-Michel Ricard

 CTIFL, Bellegarde

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la conférence

Les Infrastructures Agro-Ecologiques (IAE) jouent un rôle essentiel dans les milieux agricoles. Elles hébergent une grande part de la biodiversité (habitat, abri, déplacement, ressource..) et, par la multiplicité de leurs fonctions, elles participent à plusieurs services des agrosystèmes (production, régulations biologique et climatique, pollinisation…). Toutefois elles font encore l’objet de nombreuses questions aussi bien scientifiques, sur les processus écologiques qui s’y déroulent, que d’ingénierie agro-écologique sur leur mise en œuvre à l’échelle des exploitations et des territoires. Elles suscitent aussi des débats entre les différents utilisateurs et exploitants des espaces agricoles. Le RMT « Biodiversité et Agriculture » a voulu aborder collectivement ces questions et valoriser les travaux et les expertises de ses partenaires en développant des actions complémentaires. Cette présentation a pour objectif de montrer comment le RMT « Biodiversité et Agriculture » a abordé cette thématique. Cela comprend principalement : i) un séminaire thématique avec des ateliers de co-conception d’aménagements parcellaires d’une exploitation en phase de transition agro-écologique ; ii) la création, suite au séminaire, d’un jeu pédagogique, destiné aux élèves et à leur enseignants ainsi qu’aux agriculteurs et à leur conseillers, dont le but est de faire prendre conscience des multiples enjeux et fonctions des infrastructures agro-écologiques. Cet outil pédagogique est divisé en trois modules indissociables et chronologiques, accompagnés par un guide pédagogique détaillé permettant aux accompagnants de diriger l’outil efficacement ; iii) des travaux au sein de groupes, tels que le GT 1 « régulation naturelle des bio-agresseurs », destinés à intégrer dans les appels à projets le lien entre régulation des ravageurs et IAE/paysage (projets ARENA, CHIRAUX déposés au Casdar Innovation et Partenariat 2016) ; iiii) des animations (co-animation d’un séminaire sur les Bandes Fleuries, journée SIG).

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Laboratoires paysages viticoles : méthodologie de gestion des paysages viticoles à l’échelle des territoires

Orateur(s) : Carine Herbin

Institut Français de la Vigne et du Vin, 17 rue Jean Chandon Moët, 51200 Epernay, France 

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

Illustration de la communication

 La gestion des paysages viticoles constitue un enjeu de développement durable des territoires où il s’agit « d’entretenir le paysage afin de guider et d’harmoniser les transformations induites par les évolutions sociales, économiques et environnementales » (Convention Européenne du Paysage, 2000).
Un important besoin d’accompagnement est reconnu par les acteurs locaux sur la façon de procéder à la mise en place d’une démarche de paysage viticole cohérente et de qualité.
Le projet « Laboratoires Paysages Viticoles », soutenu par le fonds recherche et développement de FranceAgriMer, a mobilisé quatre régions viticoles majeures engagées dans des démarches de paysages pour participer à la création et à l’expérimentation d’une méthodologie commune de gestion, transférable et généralisable. Ainsi les démarches du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne, de l’Organisme de Défense et de Gestion Costières de Nîmes, du Syndicat Général des Vignerons des Côtes du Rhône et de l’Union des Vignerons du Beaujolais ont été classées qualitativement dans un processus de gestion, adapté des travaux du Conseil de l’Europe et complété d’enquêtes portant à la fois sur l’objet des démarches, leur stade de réalisation et leur stratégie.
La construction de la méthodologie a été expérimentée sur les quatre laboratoires en situations différentes et enrichies par les différentes situations entre elles, aux doubles fins d’évaluation de cette méthodologie sur les démarches en cours des laboratoires et d’autoévaluation de chaque projet initial.
Ont été produits un guide méthodologique de démarche de gestion des paysages viticoles à l’échelle des territoires et un Outil d’Aide à la Décision en ligne d’évaluation et de conseils des démarches paysages viticoles à destination des territoires.

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Modélisation de la diversité des exploitations et de leur fonctionnement pour mieux penser la Trame Verte et
Bleue

Orateur(s) : Guillaume Pain

Co-auteur(s) : Hugues Boussard

 Groupe ESA, Angers

Communication orale • Lundi 16 janvier • 15h15-17h30

L’échelle du paysage est reconnue pertinente dans l’étude des interactions entre les activités humaines et les processus écologiques ou la gestion des ressources naturelles. La structure des paysages agricoles résulte de la nature et de l’organisation des couverts au sein des exploitations agricoles mais aussi de la diversité de ces dernières. La représentation et la prise en compte de cette diversité est une des difficultés à gérer pour mieux intégrer les contraintes de fonctionnement des exploitations agricoles dans les questions d’aménagement.
Dans le cadre des réflexions sur la mise en œuvre de la Trame verte et bleue, nous avons étudié comment cette diversité pouvait influer sur la préservation des continuités bocagères. Pour ce faire, nous avons mis en œuvre une démarche de modélisation de paysage partant du fonctionnement des exploitations.
Dans l’exemple présenté ici, nous nous sommes intéressés à l’influence que la diversité d’exploitations d’élevage bovin peut avoir sur le maintien de continuités prairiales. Pour ce faire, nous avons simulé des paysages agricoles, à l’échelle d’une commune, en faisant varier les proportions relatives d’exploitations de différents types construits à partir d’un travail d’enquête.
Ce travail exploratoire montre que le fonctionnement des exploitations peut fortement contraindre leur capacité à contribuer au maintien de continuités prairiales. Cette étude illustre également que les typologies grossières, de type élevage/grande culture, mobilisées dans les réflexions d’aménagement du territoire, sont trop limitées pour permettre de travailler sérieusement la question de la contribution des exploitations agricoles à la préservation des ressources naturelles.

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Biodiversité floristique des espaces herbacés : variations des diversités écologiques le long d’un gradient ville-campagne

Orateur(s) : Arnaud Cochard

Co-auteur(s) :  Joséphine Pithon, Véronique Beaujouan , Hervé Daniel

 UP Paysage et Écologie, AGROCAMPUS OUEST Centre Angers, 2 rue le Nôtre 49045 ANGERS Cédex

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la conférence

Les effets de l’urbanisation sur la distribution des plantes ont été largement étudiés, suggérant une plus forte richesse en contexte urbain associée à une modification de la composition floristique. Ces résultats sont souvent en lien avec une forte abondance d’espèces exotiques et une forte hétérogénéité des habitats semi-naturels en ville. Pour évaluer plus précisément l’influence du contexte paysager, il convient de pouvoir comparer la biodiversité d’un même type d’habitat présent dans des contextes plus ou moins urbains. Parmi les éléments semi-naturels présents à l’interface ville – campagne, les milieux herbacés restent assez peu étudiés. Ils présentent une biodiversité souvent ordinaire mais représentent des surfaces importantes, avec des enjeux majeurs en termes de gestion, de services écosystémiques. Cette étude, réalisée au sein du programme régional de recherche URBIO (BIOdiversité des aires Urbaine), a été menée au sein de 3 aires urbaines de l’Ouest de la France (Nantes, Angers et la Roche-sur-Yon). Durant 2 ans, des relevés exhaustifs de végétation ont été réalisés au sein de différents habitats herbacés gérés de façon extensive (bords de routes, espaces verts, prairies agricoles, friches). L’objectif de notre étude est d’analyser les variations de diversités et de composition floristique le long de gradients paysagers (notamment urbanisation et connectivité des habitats). Des espèces pourtant communes (en particulier associées aux milieux prairiaux) apparaissent moins fréquentes vers les centres urbains. Ces travaux interrogent la contribution de ces différents types de milieux.

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Nature en ville et mémoires végétales

Orateur(s) : Audrey Marco & Cécile Berthoux

École Nationale Supérieure du Paysage, Marseille

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la communication

Cette communication vise à restituer les résultats du projet de recherche NATUMEG « Natures en ville et mémoire végétale », projet porté par trois laboratoires de recherche au cours de la période 2015-2016. Il s’est proposé de questionner, à travers une démarche interdisciplinaire, les interactions entre la ville, la nature et le paysage, dans une perspective historique. L’objectif essentiel de cette recherche était de mettre au point une méthodologie interdisciplinaire qui vise à documenter et analyser les changements écologiques et paysagers d’un site urbain à partir de « restes matériels » relevant d’herbiers et de documents retraçant la mémoire du siècle dernier en matière de distribution des espèces végétales, de l’organisation spatiale du territoire et des paysages. Trois disciplines, l’Ecologie, le Paysagisme et la Sociologie ont donc articulé leurs savoirs autour d’un objet central et fédérateur que sont les herbiers détenus par l’université d’Aix-Marseille. Cette méthode a été élaborée à partir de deux sites de la ville de Marseille, dans un objectif de reproductibilité. L’approche diachronique qui a été conduite a permis à l’issue de cette recherche de mieux comprendre les enjeux écologiques, paysagers et urbains qui s’organisent actuellement autour de la métropole marseillaise.

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L’apport des sciences participatives à la gestion des prairies urbaines

Orateur(s) : Audrey Muratet

  NatureParif, Pantin

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Illustration de la communication

 L’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, Natureparif, a pour missions de rassembler de la connaissance sur la biodiversité francilienne, d’en réaliser des synthèses à destination d’un large public, de mettre en réseaux les professionnels de l’environnement et de diffuser les pratiques favorables à la préservation de la biodiversité. Dans ce contexte, Natureparif coordonne et anime à l’échelle régionale le programme Florilèges-prairies urbaines, un programme de science participative conçu par le département de la Seine-Saint-Denis, Plante & Cité, Natureparif, le Conservatoire botanique du Bassin parisien et le Muséum national d’Histoire naturelle qui invite les gestionnaires d’espaces verts à suivre la flore de leur prairie selon un protocole standardisé en renseignant parallèlement leurs pratiques de gestion. L’analyse des données issues des 150 prairies échantillonnées depuis 2014 dans le cadre de ce programme ont permis d’obtenir des résultats sur les pratiques les plus favorables au maintien de communautés prairiales riches et fonctionnelles.

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Prise en compte de la diversité des acteurs et des attentes dans l’aménagement des paysages

Orateur(s) : David Montembault

 UMR ESO - AGROCAMPUS OUEST , 2 rue le Nôtre - 49000 Angers

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

Appliquée au paysage, la notion de « diversité » renvoie bien sûr à la variété des formes, à la diversité des paysages régionaux ou, inversement, à une banalisation des aménagements contemporains, souvent dénoncée… Mais au-delà des formes, la diversité des paysages renvoie aussi à celle des perceptions et des aspirations des habitants qu’il est nécessaire de prendre en compte dans l’aménagement des espaces de vie (Cf. Convention Européenne des Paysage, 2000). Mais comment saisir ces attentes ? Comment passer d’une somme de représentations individuelles à la définition d’un enjeu commun ? Comment concevoir ensuite un projet partagé qui intègre à la fois l’expertise d’usage des habitants, les connaissances savantes et le savoir-faire des paysagistes ? Etc. Ce sont autant de questions qui interrogent aujourd’hui les praticiens comme les Enseignants-chercheurs formant des ingénieurs-paysagistes à AGROCAMPUS OUEST. Dans cette communication, nous présenterons donc les résultats de 4 années de recherche-action au cours desquelles nous avons questionné le renouvellement des pratiques paysagistes au regard de la participation (recherche financée par le ministère de l’Ecologie dans le cadre du programme « Paysage et Développement Durable II »). 

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Agricultures urbaines : modalités, outils de gouvernance et projets de paysage

Orateur(s) : Aurore Micand

Plante&Cité, Angers

Communication orale • Mardi 17 janvier • 8h30-11h00

img-micand

En plein essor, l’agriculture urbaine prend des formes très diversifiées. Les types d’acteurs, les pratiques, les attentes et les productions sont variés. Plante & Cité a lancé en 2015 une étude intitulée « Agricultures urbaines : modalités, gouvernances et projets de paysage ». Co-financée par Val’hor, elle est réalisée dans un partenariat étroit avec Astredhor et Terres en Villes. Cette étude cible à la fois la maitrise d’ouvrage sur les questions de planification (concepts d’urbanisme agricole, alimentaire ou nourricier) et les professionnels (paysagistes, entreprises, bureaux d’études techniques) sur l’intégration de l’agriculture urbaine dans leurs projets. Cette étude cherche à caractériser le jeu d'acteurs associé. À partir d'analyse de projets et d'expériences, elle aboutira à un guide d'aide à la décision pour comprendre le caractère multiforme et contextualisé de l’agriculture urbaine, et permettre aux acteurs des territoires de mettre les agricultures urbaines au coeur de leurs projets. 

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Diversité et création variétale

Animateur(s) : Emmanuel GEOFFRIAU (Agrocampus Ouest) / Philippe GALLOIS (ITEIPMAI)

Les nouveaux usages (services écosystémiques, multi-usages, produits dérivés…), les nouvelles segmentations produit (labels, goût, couleur, formes de consommation…) et les systèmes de production diversifiés (agriculture
biologique, bas intrants, urbaine…) conduisent à reconsidérer la valorisation de la diversité génétique, essentielle
à la création variétale. Plus en amont, les nouvelles approches de gestion et d’utilisation des ressources génétiques en pré-breeding et étude de caractères d’intérêt seront aussi abordées dans cette session.

Coordination nationale de la conservation des ressources phytogénétiques d’espèces cultivées et de leurs
apparentées sauvages

Orateur(s) : Audrey Didier

GEVES, Beaucouzé

Communication orale • Lundi 16 janvier • Matin

Illustration de la conférence

Une grande diversité d’acteurs s’investit, en France, dans la conservation ex situ et in situ des ressources phytogénétiques (RPG) d’espèces cultivées avec des objectifs touchant à la fois à des aspects de recherches, d’innovations variétales et de sauvegarde du patrimoine local. Ces acteurs institutionnels, territoriaux, d’entreprises privés, associatifs, agricoles, sont plus ou moins bien structurés en réseaux de conservation. Parallèlement, certaines Ressources PhytoGénétiques d’espèces cultivées sont également « orphelines » de réseau ou de collection. Fort de ce constat et dans le but d’accompagner l’utilisation des ressources génétiques dans les nouvelles formes d’agriculture (nouveaux itinéraires culturaux, nouveaux usages, segmentation poussée, …), une structure de coordination nationale placée au sein du GEVES et une Section CTPS spécifique des RPG ont été créées en 2016 à l’initiative du Ministère de l’Agriculture. Leurs missions interconnectées se développent suivant trois grands axes : tout d’abord, l’apport d’un appui aux gestionnaires et aux collections existantes en leur donnant à la fois une reconnaissance officielle et en leur mettant à disposition un espace d’échange autour de leurs problématiques ; ensuite la recherche de partenaires pour la mise en place de schémas de mise à disposition des espèces orphelines ; enfin la contribution au positionnement de la France au niveau européen (ECPGR) et international (TIRPAA, Nagoya). La structuration et l’animation de la conservation des ressources phytogénétiques en France permettra d’établir des liens entre des sujets transversaux tels que la réglementation sur l’inscription des variétés, les systèmes de protection existants, le respect des bénéfices et des avantages impactant la conservation, la mise à disposition et la valorisation des RPG d’espèces cultivées.

GEVES : Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences
CTPS : Comité Technique Permanent de la Sélection
ECPGR : European Cooperative Programme for Plant Genetic Resources
TIRPAA : Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture

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La sélection amont chez Limagrain Vegetable Seeds

Orateur(s) : Julien Sacré

Limagrain Vegetable Seeds, Centre de recherche de Vilmorin La Costière, 30210 LEDENON, France

Communication orale • Lundi 16 janvier • Matin

 Pour une entreprise semencière, les ressources génétiques acquises et maintenues au cours de plusieurs décennies de création variétale constituent la base du développement de solutions innovantes destinées à l’amélioration des productions végétales et à leur valorisation. Dans un environnement de plus en plus concurrentiel où l’innovation joue un rôle majeur, Limagrain Vegetable Seeds, a décidé d’intensifier significativement ses efforts dédiés à l’étude et à l’utilisation des ressources génétiques dans son processus de création variétale. Ceci s’est traduit par la création d’équipes de sélection spécifiques ayant pour missions l’enrichissement, l’optimisation, la conservation et la valorisation de nos collections afin d’intensifier la préparation des innovations de demain et cela en lien étroit avec les équipes de sélection.
Dans un contexte légal international récemment renforcé, la priorité a été d’inventorier, de classer et d’organiser les ressources génétiques internes de l’entreprise en y associant la base documentaire réglementaire nécessaire. Cette démarche s’inscrit dans un processus qualité ayant pour objectif de pérenniser la disponibilité et l’utilisation de ces ressources.
L’accès à une base génétique large est rendu possible grâce aux collections internes constituées et enrichies depuis l’origine des programmes de sélection et à l’existence de banques de gènes au niveau international. Une participation active dans les différents réseaux nationaux et la participation à des missions de collectes en collaboration avec des banques de gènes ont également permis de découvrir et de rendre accessible de nouvelles ressources génétiques.
La caractérisation du matériel génétique à l’aide, d’une part, d’une description phénotypique systématique et, d’autre part, des différents outils disponibles comme l’analyse d’images, le marquage moléculaire ou la phytopathologie nous permet d’optimiser la valorisation des ressources génétiques et la recherche de nouveaux caractères.
Le matériel génétique ainsi caractérisé est ensuite utilisé comme source de nouveaux caractères. Des populations de cartographies et d’introgressions sont réalisées pour estimer la variabilité, l’héritabilité, les liaisons défavorables et à élucider le déterminisme génétique du caractère. Des protocoles de phénotypage et des marqueurs moléculaires sont développés pour assurer le suivi des caractères dans le matériel élite et ainsi préparer au mieux leur transfert vers les équipes de sélection.

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Stratégie de conservation : la génétique seul critère déterminant ? Réflexions autour de la constitution de collections-noyau de rosiers

Orateur(s) : Alix Pernet1

Co-auteur(s) : Oghina-Pavie C.2, Grapin A.1, Marie-Magdelaine J.

1 IRHS, UMR INRA/Agrocampus Ouest/Université d’Angers, 42 rue Georges Morel, 49071 Angers, France
2 Université d'Angers , Centre de Recherches Historiques de l'Ouest CERHIO, Angers

Communication orale • Lundi 16 janvier • Matin

Illustration de la conférence

La pérennisation de la conservation des ressources génétiques cultivées est une problématique majeure pour bon nombre de gestionnaires de collections dont la mission est de conserver, caractériser et diffuser ces ressources. En effet, espace de conservation, moyens financiers et humains sont limités. Pour y remédier, la première voie est celle de la mise en réseau des collections d’une même espèce ou d’un même groupe d’espèces, voie promue par l’ex-bureau national des ressources génétiques et toujours d’actualité. Cette voie permet de mutualiser les efforts et ainsi de sécuriser la conservation d’un grand nombre d’accessions. Une autre voie complémentaire consiste à mettre en œuvre le concept de « core-collection » ou collection-noyau en français (Brown, 1989). Il s’agit de déterminer, à partir de l’ensemble des ressources génétiques conservées, un sous-ensemble d’accessions représentant au mieux la diversité totale présente dans la collection. Sur ce sous-ensemble seront portés les efforts de caractérisation, et éventuellement de conservation à long terme, via par exemple une stratégie de cryoconservation.
Toute la question est de savoir comment déterminer ce sous-ensemble. Il existe diverses stratégies qui peuvent être mises en œuvre à partir de différents types de données. L’élaboration des collections-noyaux a, jusqu’à présent, majoritairement été faite à partir de données génétiques (caractérisation moléculaire) et/ou de données phénotypiques (différents caractères, avec une variation qualitative ou quantitative). Pour les collectionneurs de rosier, d’autres types de données sont particulièrement importants : les données de nature historique, ainsi que des données permettant une approche de la valeur patrimoniale de chaque variété.
En prenant comme modèle d’étude le rosier, nous présenterons la constitution de différentes collections-noyau prenant en compte ou non les différents types de données, à partir de différentes stratégies. Ces collections seront comparées par différentes méthodes. Nous discuterons de l’intérêt respectif des différents types de données pour la constitution des collections-noyaux en fonction des objectifs visés.
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L’utilisation des ressources génétiques en génétique d’association : cas du déterminisme des caroténoïdes chez
la carotte

Orateur(s) : Emmanuel Geoffriau

IRHS, UMR INRA/Agrocampus Ouest/Université d’Angers, 42 rue Georges Morel, 49071 Angers, France

Communication orale • Lundi 16 janvier • Matin

Illustration de la conférence

L’étude des caractères par les approches de génétique d’association a conduit à un renouveau d’intérêt pour les ressources génétiques. Ces approches reposent en effet sur des panels diversifiés de matériel végétal qui peuvent être des ensembles d’accessions ou des populations créées pour favoriser les recombinaisons. La structuration génétique du panel et le déséquilibre de liaison sont deux critères importants à prendre en compte. Ces approches ont été mises en œuvre sur les espèces légumières et fruitières. En particulier, un panel structuré de lignées et une population déstructurée ont été comparés dans une approche de génétique d’association gènes-candidats pour l’identification des facteurs génétiques impliqués dans l’accumulation des caroténoïdes dans la racine de carotte, en lien avec sa couleur. Les résultats montrent l’implication de plusieurs gènes de la voie de biosynthèse des caroténoïdes et la complémentarité des panels utilisés.

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Le côté obscur du génome et son potentiel en amélioration des plantes

Orateur(s) : Michael Thieme

Co-auteur(s) : Michael Thieme 1, Sophie Lanciano 2, Marie Mirouze 2 & Etienne Bucher 3

1 Botanical Institute, Zürich-Basel Plant Science Center, University of Basel, Switzerland
2 Institut de Recherche pour le Développement, UMR232 DIADE Diversité Adaptation et Développement des Plantes, Université Montpellier 2, France
3 IRHS, INRA, Université d’Angers, SFR 4207 QuaSaV, 49071, Beaucouzé, France

Communication orale • Lundi 16 janvier • Matin

Illustration de la conférence

 L’accélération du réchauffement climatique renforce la pression sur nos plantes cultivées. Il est donc essentiel de développer de nouvelles méthodes pour rapidement améliorer les plantes pour qu’elles soient mieux adaptées à l’intensification des stress abiotiques et biotiques.
Il est intéressant de noter qu’il existe un lien clair entre les éléments transposables (ETs), l’amélioration des plantes et la diversité variétale. Plus récemment il a été reconnu que les ETs jouent un rôle important dans l’évolution et l’adaptation des plantes soumis à différents stress. Jusque-là, malheureusement, l’utilisation des ETs dans l’amélioration des plantes était quasiment impossible, car il n’était pas possible de contrôler leur mobilité. Récemment nous avons découvert un nouveau mécanisme qui réprime la mobilité des ETs chez une plante modèle (Arabidopsis). En même temps, à l’aide d’une molécule qui réprime ce mécanisme de manière spécifique, nous avons développé un traitement permettant de mobiliser les ETs à volonté. Parce que notre traitement affecte des protéines hautement conservées, nous avons aussi réussi de mobiliser des ETs chez le riz. On est donc pour la première fois capable de, en théorie, mobiliser des TEs dans n’importe quelle plante. Ceci nous permet d’observer les ETs en temps réel et de créer de la variabilité chez les plantes cultivées. Ce qui est très intéressant c’est que, en mobilisant de ETs par stress thermique et nos traitements, nous avons obtenus des plantes plus riches en ETs qui répondent à ce stress. A une haute fréquence, ces plantes étaient plus résistantes à des stresses thermiques.
Cette approche permet pour la première fois l’utilisation des ET pour l’amélioration des plantes et de faire rapidement évoluer une plante dans la direction voulue.

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Potentiel des cépages rares pour une nouvelle offre de vins en Région Centre-Val de Loire

Auteur(s) : Cécile Macé

Union pour les Ressources Génétiques du Centre – Institut Français de la Vigne et du Vin

Poster • Lundi 16 janvier • Matin

Illustration de la conférence

Potentiel des cépages rares pour une nouvelle offre de vins en Région Centre-Val de Loire
Union pour les Ressources Génétiques du Centre – Institut Français de la Vigne et du Vin
Au cours du siècle dernier, la diversité des cépages dans les vignobles français s’est particulièrement érodée. Actuellement, de nombreux cépages ne sont plus ou seulement très peu cultivés : ce sont les cépages « rares » ou « modestes ». Or, outre leur rôle de réservoir de diversité génétique, ces cépages pourraient apporter des réponses à plusieurs problématiques du monde viticole actuel : réchauffement climatique, demandes nouvelles des consommateurs, mondialisation des principaux cépages… Une nouvelle dynamique de revalorisation de ces cépages est effectivement lancée au niveau national, en Corse, en Savoie, et également à l’international : Liban, Croatie, etc. Les vins issus de cépage rares se multiplient et attirent l’intérêt des consommateurs.
Les vignobles du Centre-Val de Loire possèdent également leurs cépages autochtones. Notre étude se donne pour objectif de mieux les connaître afin de pouvoir les valoriser. Elle se constitue d’un premier travail d’identification de ces cépages liés à la région par l’étude des archives historiques disponibles. Dans un second temps, nous réalisons, pour les cépages encore cultivés dans la région, un état des lieux de la situation de chacun (surfaces, vignerons impliqués, matériel disponible) et de leur potentiel de développement (caractéristiques agronomiques, potentiel œnologique, typicité…). Nous analysons également les freins qu’ils pourraient rencontrer.
Les résultats de l’étude serviront de base à la construction d’une seconde étude agronomique et œnologique plus poussée sur les plus intéressants d’entre eux. Elle aura pour but d’aboutir à l’apparition d’une offre nouvelle de vins de forte typicité, très liés à leur terroir, et qui pourraient trouver leur place sur ce marché émergent des vins de cépages rares.

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Plantes de service : quels apports pour les producteurs et quelles possibilités d’amélioration génétique ?

Orateur(s) : François Villeneuve 1

Co-auteur(s) :  Sébastien Picault 2

1- CTIFL, Centre de Lanxade, 28 route des Nébouts, 24130 Prigonrieux

2 - CTIFL, Centre de Carquefou,35 allée des Sapins, 44483 Carquefou

Communication orale • Mardi 17 janvier • Matin

Illustration de la communication

 Dans le contexte actuel de mutation de l’agriculture, marqué par la réduction des moyens de protection issus de la chimie de synthèse, par la nécessité de mieux prendre en compte la protection de l’environnement et par une prise en compte plus forte des attentes sociétales, les plantes de service font l’objet d’un regain d’intérêt. Ces plantes, qui ne sont généralement pas valorisées économiquement, agissent sur le fonctionnement de l’agrosystème et apportent un service à la production :réduction du lessivage des éléments nutritifs, réduction de l’érosion, modification des équilibres biologiques dans le sol, intervention sur les populations de bioagresseurs ou encore maintien ou amplifications d’auxiliaires… Ces effets sont dus à des caractéristiques particulières de ces plantes liées à la concentration en certains composés (par ex. glucosinolates, composés soufrés…), à l’architecture du système racinaire, à la conformation spécifique… Par ailleurs, outre l’effet recherché, il est important de ne pas dégrader d’autres compartiments de l’agroécosystème comme sensibilité à des bioagresseurs pouvant attaquer les cultures suivantes, maintenir des populations de bioagresseurs, effets allélopathiques sur les cultures de rapport. Ce sont autant d’aspects que l’amélioration génétique doit prendre en compte, comme par exemple renforcer les effets bénéfiques, sélectionner des plantes rustiques ou résistantes, travailler à la durabilité de ces résistances (pyramidage des gènes)…

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Comment apporter de la diversité génétique dans le système de sélection clonale de la viticulture Française ?

Orateur(s) : Marion Sineux

Co-auteur(s) : Olivier Zekri

Mercier Novatech, Laboratoire d'analyse de matériel végétal, Champ des Noëls 85770 Le-Gué-de-Velluire

Communication orale • Mardi 17 janvier • Matin

Illustration de la conférence

La conservation et le développement de la diversité biologique chez la vigne se fait par la sélection de nouveaux clones pour chaque variété mais également via la sélection massale.
Le principe de la sélection massale est de prospecter des parcelles âgées, plantées avant l’apparition des clones, afin de sélectionner des souches présentant une diversité variétale intéressante. L’intérêt de cette méthode est de conserver la diversité des cépages et le patrimoine des vignobles tout en proposant des individus répondant à un ou plusieurs objectifs de sélection. Les critères de sélection sont corrélés aux objectifs économiques et qualitatifs des viticulteurs d’aujourd’hui et de demain.
Depuis 14 ans, le groupe Mercier et son équipe de R&D développe un programme de sélection Massale sanitaire appelé « UNIK® », après des observations réitérées sur au moins deux millésimes pour gommer l’effet de ce dernier, des plants sont sélectionnés et suivis sur une parcelle expérimentale. Les notations agronomiques et œnologique ainsi que le traitement des données permet d’identifier des individus aux qualités agronomiques et œnologiques supérieures, qui répondent aux attentes du viticulteur. Tous les individus sélectionnés subissent des analyses virologiques avant multiplication. En effet, pour qu’une sélection soit pérenne, il faut s’assurer de l’état sanitaire des souches mères pour éviter la contamination du matériel.
A l’issue du programme de sélection après 8 à 10 ans, nous proposons aux viticulteurs une sélection massale de plusieurs génotypes d’une même variété, multiplié et planté en mélange, pour préserver de la diversité tout en gardant des objectifs de production conformes aux attentes des viticulteurs.

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La gestion des ressources génétiques : un outil au coeur du dispositif de création variétale au service de la
filière PPAM

Orateur(s) : Agnès Le Men & Lucie Rivière

Conservatoire National des Plantes à Parfum, Médicinales et Aromatiques, Milly-la-Forêt

Communication orale • Mardi 17 janvier • Matin

Illustration de la conférence

 Plus d’une centaine de plantes à parfum, médicinales et aromatiques (PPAM), sont cultivées en France, et des centaines d’autres constituent un potentiel de production sur notre territoire.
La filière PPAM présente plusieurs spécificités ; c’est une filière dynamique : +15% de SAU entre 2000 et 2010 contre -2% pour l’ensemble de l’agriculture, fortement tournée vers l’agriculture biologique, et dont les besoins sont très diversifiés et territorialisés.
Le réseau de recherche appliquée PPAM, constitué de quatre organismes, l’Iteipmai, le CRIEPPAM, le CNPMAI et la Chambre d’Agriculture de la Drôme, tend à répondre à ces besoins par l’acquisition de nouvelles ressources génétiques, la création variétale et la diffusion du matériel végétal directement auprès des producteurs.
Quelles sont les spécificités de la filière PPAM concernant la création variétale ?
Comment s’articule le travail entre le CNPMAI et les partenaires du Réseau pour mettre à disposition des professionnels de la filière PPAM un matériel végétal adapté à ses besoins ?
On choisira d’illustrer les réponses à ces questions par un exemple concret : celui du thym commun, qui s’inscrit dans le cadre d’un travail de partenariat entre les organismes de la filière depuis 2000.
Enfin on s’interrogera sur les perspectives offertes pour l’acquisition et de la valorisation des ressources génétiques dans le cadre de la récente loi sur la biodiversité (application des accords de Nagoya).

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Vers des nouveaux formats variétaux en culture de lavandin ?

Orateur(s) : Philippe Gallois

  ITEIPMAI, 26740 Montboucher-sur-Jabron

Communication orale • Mardi 17 janvier • Matin

Illustration de la conférence

Cultivées sur près de 22000 ha, les productions de lavande et lavandin sont historiquement emblématiques de la Provence, et essentielles à l’économie régionale de par la production d’huile essentielle, de fleurs et bouquets, mais aussi de produits transformés (distilleries et produits élaborés) ; sans oublier l’économie liée du miel de lavande, et celle encore plus importante liée à sa dimension paysage dont la valorisation touristique s'amplifie.
Cependant, les lavanderaies sont menacées par le dépérissement et les aléas climatiques, et la pression de ces deux menaces est croissante. Dans le cas du lavandin, la culture quasi monoclonale (80 % des 17 000 ha de culture sont cultivés avec le clone Grosso) fait courir un risque sanitaire majeur pour cette culture.
Dans ce contexte, la création variétale et les travaux visant à disposer de matériel végétal tolérant au dépérissement, tout en maintenant des niveaux de productivité satisfaisant, est un levier de compétitivité pour les productions françaises. Elle se heurte, dans le cas du lavandin, aux difficultés inhérentes aux espèces hybrides, stériles. Un choix a été fait, dans le années 90, de privilégier la voie de création de clones sous formes triploïdes, issus d’un croisement de lavandin tétraploïde à la fertilité restauré avec de la lavande fine. Aujourd’hui, les réflexions visent à valoriser d’autres formats variétaux, notamment la forme tétraploide en envisageant des cultures de lavandins issues de semis.
Ce changement constituerait une véritable rupture avec les modes de culture traditionnelle, rupture qu’il conviendrait d’accompagner au mieux auprès de la profession lavandicole.

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GenoParfum : création de ressources moléculaires pour la mise en place de nouvelles stratégies de sélection
sur lavande et lavandin

Orateur(s) : Berline Fopa Fomeju

 VÉGÉPOLYS, 26 Rue Jean Dixmeras - 49000 Angers

Communication orale • Mardi 17 janvier • Matin

Illustration de la conférence

La lavande et le lavandin sont des espèces d’importance économique et sociale qui contribuent au rayonnement de la France à l’international. Jusqu’à présent, les cultivars de lavande et de lavandin ont principalement été obtenus par sélection massale. Le développement d’outils moléculaires représente un saut technologique qui permettra notamment la mise en place de stratégies de sélection assistée par marqueurs (SAM).
Les objectifs du projet GénoParfum sont de (i) développer des séquences génomiques de références pour la lavande et le lavandin, (ii) de développer des marqueurs moléculaires de type SNP (Single Nucleotide Polymorphism) pour les deux espèces et (iii) d’analyser la diversité génétique de 15 cultivars et 24 populations de lavande afin d’évaluer la diversité disponible pour de futurs programmes de sélection.
L’assemblage de novo du RNA-seq du cultivar Maillette a permis de développer plus de 8000 séquences géniques de référence pour la lavande, associées à des protéines de fonctions connues. Les séquences de référence lavandin sont en cours de construction. Des dizaines de milliers de SNP ont été identifiés pour chacun des 15 cultivars. Les études préliminaires d’analyse de diversité génétique ont permis de mettre en évidence un niveau de polymorphisme et d’hétérozygotie élevé chez ces cultivars, résultats cohérent compte tenu de l’origine de ces variétés. Les analyses de structuration et de d’évaluation des distances génétiques entre ces cultivars sont en court et les résultats seront présentés lors du congrès. Le séquençage des 25 populations de lavande est également en cours et les données seront disponibles début 2017.
Ce projet illustre la possibilté de mener des études fines d’analyses génétiques sur des espèces orphelines grâce aux nouvelles technologies de séquençage.

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Table ronde

Gérer la complexité de la diversité au bénéfice des entreprises : le "big data"

Animateur(s) : Nicolas Maniez - chargé de mission Centre-Val de Loire VÉGÉPOLYS

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Avec la participation de :

- Pour le secteur semencier :
Laurent BARTHEZ – Directeur du Programme Agriculture Numérique Groupe LIMAGRAIN ( télécharger le diaporama)
- Pour le secteur de l’expérimentation :
Éric BRAJEUL– Ingénieur Responsable du centre de Carquefou CTIFL & Marion CARRIER – Ingénieur R&D en modélisation (Télécharger le diaporama)
et chef de projet CybeleTech
- Pour le secteur de la production :
Medhi SINÉ– Chef du Service Systèmes d’Information et Méthodologies, ARVALIS - Institut du végétal (Télécharger le diaporama)
- Pour les secteurs de l’assurance :
Gwënael SIMON - Directeur technique assurance, GROUPAMA Loire-Bretagne (Télécharger le diaporama)

 

Grâce à l'utilisation des outils numériques et des applications connexes, un grand nombre de données de nature diverse peuvent être collectées et/ou sont disponibles. Sommes-nous en mesure d’en extraire des tendances significatives ou des approches novatrices au bénéfice des filières ?

Coordination nationale de la conservation des ressources phytogénétiques d’espèces cultivées et de leurs
apparentées sauvages

Orateur(s) : Audrey Didier

GEVES, Beaucouzé

Communication orale • Mardi 17 janvier • 11h30-13h30

Illustration de la conférence

Une grande diversité d’acteurs s’investit, en France, dans la conservation ex situ et in situ des ressources phytogénétiques (RPG) d’espèces cultivées avec des objectifs touchant à la fois à des aspects de recherches, d’innovations variétales et de sauvegarde du patrimoine local. Ces acteurs institutionnels, territoriaux, d’entreprises privés, associatifs, agricoles, sont plus ou moins bien structurés en réseaux de conservation. Parallèlement, certaines Ressources PhytoGénétiques d’espèces cultivées sont également « orphelines » de réseau ou de collection. Fort de ce constat et dans le but d’accompagner l’utilisation des ressources génétiques dans les nouvelles formes d’agriculture (nouveaux itinéraires culturaux, nouveaux usages, segmentation poussée, …), une structure de coordination nationale placée au sein du GEVES et une Section CTPS spécifique des RPG ont été créées en 2016 à l’initiative du Ministère de l’Agriculture. Leurs missions interconnectées se développent suivant trois grands axes : tout d’abord, l’apport d’un appui aux gestionnaires et aux collections existantes en leur donnant à la fois une reconnaissance officielle et en leur mettant à disposition un espace d’échange autour de leurs problématiques ; ensuite la recherche de partenaires pour la mise en place de schémas de mise à disposition des espèces orphelines ; enfin la contribution au positionnement de la France au niveau européen (ECPGR) et international (TIRPAA, Nagoya). La structuration et l’animation de la conservation des ressources phytogénétiques en France permettra d’établir des liens entre des sujets transversaux tels que la réglementation sur l’inscription des variétés, les systèmes de protection existants, le respect des bénéfices et des avantages impactant la conservation, la mise à disposition et la valorisation des RPG d’espèces cultivées.

GEVES : Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences
CTPS : Comité Technique Permanent de la Sélection
ECPGR : European Cooperative Programme for Plant Genetic Resources
TIRPAA : Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture

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La sélection amont chez Limagrain Vegetable Seeds

Orateur(s) : Julien Sacré

Limagrain Vegetable Seeds, Centre de recherche de Vilmorin La Costière, 30210 LEDENON, France

Communication orale • Mardi 17 janvier • 11h30-13h30

 Pour une entreprise semencière, les ressources génétiques acquises et maintenues au cours de plusieurs décennies de création variétale constituent la base du développement de solutions innovantes destinées à l’amélioration des productions végétales et à leur valorisation. Dans un environnement de plus en plus concurrentiel où l’innovation joue un rôle majeur, Limagrain Vegetable Seeds, a décidé d’intensifier significativement ses efforts dédiés à l’étude et à l’utilisation des ressources génétiques dans son processus de création variétale. Ceci s’est traduit par la création d’équipes de sélection spécifiques ayant pour missions l’enrichissement, l’optimisation, la conservation et la valorisation de nos collections afin d’intensifier la préparation des innovations de demain et cela en lien étroit avec les équipes de sélection.
Dans un contexte légal international récemment renforcé, la priorité a été d’inventorier, de classer et d’organiser les ressources génétiques internes de l’entreprise en y associant la base documentaire réglementaire nécessaire. Cette démarche s’inscrit dans un processus qualité ayant pour objectif de pérenniser la disponibilité et l’utilisation de ces ressources.
L’accès à une base génétique large est rendu possible grâce aux collections internes constituées et enrichies depuis l’origine des programmes de sélection et à l’existence de banques de gènes au niveau international. Une participation active dans les différents réseaux nationaux et la participation à des missions de collectes en collaboration avec des banques de gènes ont également permis de découvrir et de rendre accessible de nouvelles ressources génétiques.
La caractérisation du matériel génétique à l’aide, d’une part, d’une description phénotypique systématique et, d’autre part, des différents outils disponibles comme l’analyse d’images, le marquage moléculaire ou la phytopathologie nous permet d’optimiser la valorisation des ressources génétiques et la recherche de nouveaux caractères.
Le matériel génétique ainsi caractérisé est ensuite utilisé comme source de nouveaux caractères. Des populations de cartographies et d’introgressions sont réalisées pour estimer la variabilité, l’héritabilité, les liaisons défavorables et à élucider le déterminisme génétique du caractère. Des protocoles de phénotypage et des marqueurs moléculaires sont développés pour assurer le suivi des caractères dans le matériel élite et ainsi préparer au mieux leur transfert vers les équipes de sélection.

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Stratégie de conservation : la génétique seul critère déterminant ? Réflexions autour de la constitution de collections-noyau de rosiers

Orateur(s) : Alix Pernet1

Co-auteur(s) : Oghina-Pavie C.2, Grapin A.1, Marie-Magdelaine J.

1 IRHS, UMR INRA/Agrocampus Ouest/Université d’Angers, 42 rue Georges Morel, 49071 Angers, France
2 Université d'Angers , Centre de Recherches Historiques de l'Ouest CERHIO, Angers

Communication orale • Mardi 17 janvier • 11h30-13h30

Illustration de la conférence

La pérennisation de la conservation des ressources génétiques cultivées est une problématique majeure pour bon nombre de gestionnaires de collections dont la mission est de conserver, caractériser et diffuser ces ressources. En effet, espace de conservation, moyens financiers et humains sont limités. Pour y remédier, la première voie est celle de la mise en réseau des collections d’une même espèce ou d’un même groupe d’espèces, voie promue par l’ex-bureau national des ressources génétiques et toujours d’actualité. Cette voie permet de mutualiser les efforts et ainsi de sécuriser la conservation d’un grand nombre d’accessions. Une autre voie complémentaire consiste à mettre en œuvre le concept de « core-collection » ou collection-noyau en français (Brown, 1989). Il s’agit de déterminer, à partir de l’ensemble des ressources génétiques conservées, un sous-ensemble d’accessions représentant au mieux la diversité totale présente dans la collection. Sur ce sous-ensemble seront portés les efforts de caractérisation, et éventuellement de conservation à long terme, via par exemple une stratégie de cryoconservation.
Toute la question est de savoir comment déterminer ce sous-ensemble. Il existe diverses stratégies qui peuvent être mises en œuvre à partir de différents types de données. L’élaboration des collections-noyaux a, jusqu’à présent, majoritairement été faite à partir de données génétiques (caractérisation moléculaire) et/ou de données phénotypiques (différents caractères, avec une variation qualitative ou quantitative). Pour les collectionneurs de rosier, d’autres types de données sont particulièrement importants : les données de nature historique, ainsi que des données permettant une approche de la valeur patrimoniale de chaque variété.
En prenant comme modèle d’étude le rosier, nous présenterons la constitution de différentes collections-noyau prenant en compte ou non les différents types de données, à partir de différentes stratégies. Ces collections seront comparées par différentes méthodes. Nous discuterons de l’intérêt respectif des différents types de données pour la constitution des collections-noyaux en fonction des objectifs visés.
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L’utilisation des ressources génétiques en génétique d’association : cas du déterminisme des caroténoïdes chez
la carotte

Orateur(s) : Emmanuel Geoffriau

IRHS, UMR INRA/Agrocampus Ouest/Université d’Angers, 42 rue Georges Morel, 49071 Angers, France

Communication orale • Mardi 17 janvier • 11h30-13h30

Illustration de la conférence

L’étude des caractères par les approches de génétique d’association a conduit à un renouveau d’intérêt pour les ressources génétiques. Ces approches reposent en effet sur des panels diversifiés de matériel végétal qui peuvent être des ensembles d’accessions ou des populations créées pour favoriser les recombinaisons. La structuration génétique du panel et le déséquilibre de liaison sont deux critères importants à prendre en compte. Ces approches ont été mises en œuvre sur les espèces légumières et fruitières. En particulier, un panel structuré de lignées et une population déstructurée ont été comparés dans une approche de génétique d’association gènes-candidats pour l’identification des facteurs génétiques impliqués dans l’accumulation des caroténoïdes dans la racine de carotte, en lien avec sa couleur. Les résultats montrent l’implication de plusieurs gènes de la voie de biosynthèse des caroténoïdes et la complémentarité des panels utilisés.

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Le côté obscur du génome et son potentiel en amélioration des plantes

Orateur(s) : Michael Thieme

Co-auteur(s) : Michael Thieme 1, Sophie Lanciano 2, Marie Mirouze 2 & Etienne Bucher 3

1 Botanical Institute, Zürich-Basel Plant Science Center, University of Basel, Switzerland
2 Institut de Recherche pour le Développement, UMR232 DIADE Diversité Adaptation et Développement des Plantes, Université Montpellier 2, France
3 IRHS, INRA, Université d’Angers, SFR 4207 QuaSaV, 49071, Beaucouzé, France

Communication orale • Mardi 17 janvier • 11h30-13h30

Illustration de la conférence

 L’accélération du réchauffement climatique renforce la pression sur nos plantes cultivées. Il est donc essentiel de développer de nouvelles méthodes pour rapidement améliorer les plantes pour qu’elles soient mieux adaptées à l’intensification des stress abiotiques et biotiques.
Il est intéressant de noter qu’il existe un lien clair entre les éléments transposables (ETs), l’amélioration des plantes et la diversité variétale. Plus récemment il a été reconnu que les ETs jouent un rôle important dans l’évolution et l’adaptation des plantes soumis à différents stress. Jusque-là, malheureusement, l’utilisation des ETs dans l’amélioration des plantes était quasiment impossible, car il n’était pas possible de contrôler leur mobilité. Récemment nous avons découvert un nouveau mécanisme qui réprime la mobilité des ETs chez une plante modèle (Arabidopsis). En même temps, à l’aide d’une molécule qui réprime ce mécanisme de manière spécifique, nous avons développé un traitement permettant de mobiliser les ETs à volonté. Parce que notre traitement affecte des protéines hautement conservées, nous avons aussi réussi de mobiliser des ETs chez le riz. On est donc pour la première fois capable de, en théorie, mobiliser des TEs dans n’importe quelle plante. Ceci nous permet d’observer les ETs en temps réel et de créer de la variabilité chez les plantes cultivées. Ce qui est très intéressant c’est que, en mobilisant de ETs par stress thermique et nos traitements, nous avons obtenus des plantes plus riches en ETs qui répondent à ce stress. A une haute fréquence, ces plantes étaient plus résistantes à des stresses thermiques.
Cette approche permet pour la première fois l’utilisation des ET pour l’amélioration des plantes et de faire rapidement évoluer une plante dans la direction voulue.

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Potentiel des cépages rares pour une nouvelle offre de vins en Région Centre-Val de Loire

Auteur(s) : Cécile Macé

Union pour les Ressources Génétiques du Centre – Institut Français de la Vigne et du Vin

Poster • Mardi 17 janvier • 11h30-13h30

Illustration de la conférence

Potentiel des cépages rares pour une nouvelle offre de vins en Région Centre-Val de Loire
Union pour les Ressources Génétiques du Centre – Institut Français de la Vigne et du Vin
Au cours du siècle dernier, la diversité des cépages dans les vignobles français s’est particulièrement érodée. Actuellement, de nombreux cépages ne sont plus ou seulement très peu cultivés : ce sont les cépages « rares » ou « modestes ». Or, outre leur rôle de réservoir de diversité génétique, ces cépages pourraient apporter des réponses à plusieurs problématiques du monde viticole actuel : réchauffement climatique, demandes nouvelles des consommateurs, mondialisation des principaux cépages… Une nouvelle dynamique de revalorisation de ces cépages est effectivement lancée au niveau national, en Corse, en Savoie, et également à l’international : Liban, Croatie, etc. Les vins issus de cépage rares se multiplient et attirent l’intérêt des consommateurs.
Les vignobles du Centre-Val de Loire possèdent également leurs cépages autochtones. Notre étude se donne pour objectif de mieux les connaître afin de pouvoir les valoriser. Elle se constitue d’un premier travail d’identification de ces cépages liés à la région par l’étude des archives historiques disponibles. Dans un second temps, nous réalisons, pour les cépages encore cultivés dans la région, un état des lieux de la situation de chacun (surfaces, vignerons impliqués, matériel disponible) et de leur potentiel de développement (caractéristiques agronomiques, potentiel œnologique, typicité…). Nous analysons également les freins qu’ils pourraient rencontrer.
Les résultats de l’étude serviront de base à la construction d’une seconde étude agronomique et œnologique plus poussée sur les plus intéressants d’entre eux. Elle aura pour but d’aboutir à l’apparition d’une offre nouvelle de vins de forte typicité, très liés à leur terroir, et qui pourraient trouver leur place sur ce marché émergent des vins de cépages rares.

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Plantes de service : quels apports pour les producteurs et quelles possibilités d’amélioration génétique ?

Orateur(s) : François Villeneuve 1

Co-auteur(s) :  Sébastien Picault 2

1- CTIFL, Centre de Lanxade, 28 route des Nébouts, 24130 Prigonrieux

2 - CTIFL, Centre de Carquefou,35 allée des Sapins, 44483 Carquefou

Communication orale • •

Illustration de la communication

 Dans le contexte actuel de mutation de l’agriculture, marqué par la réduction des moyens de protection issus de la chimie de synthèse, par la nécessité de mieux prendre en compte la protection de l’environnement et par une prise en compte plus forte des attentes sociétales, les plantes de service font l’objet d’un regain d’intérêt. Ces plantes, qui ne sont généralement pas valorisées économiquement, agissent sur le fonctionnement de l’agrosystème et apportent un service à la production :réduction du lessivage des éléments nutritifs, réduction de l’érosion, modification des équilibres biologiques dans le sol, intervention sur les populations de bioagresseurs ou encore maintien ou amplifications d’auxiliaires… Ces effets sont dus à des caractéristiques particulières de ces plantes liées à la concentration en certains composés (par ex. glucosinolates, composés soufrés…), à l’architecture du système racinaire, à la conformation spécifique… Par ailleurs, outre l’effet recherché, il est important de ne pas dégrader d’autres compartiments de l’agroécosystème comme sensibilité à des bioagresseurs pouvant attaquer les cultures suivantes, maintenir des populations de bioagresseurs, effets allélopathiques sur les cultures de rapport. Ce sont autant d’aspects que l’amélioration génétique doit prendre en compte, comme par exemple renforcer les effets bénéfiques, sélectionner des plantes rustiques ou résistantes, travailler à la durabilité de ces résistances (pyramidage des gènes)…

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Comment apporter de la diversité génétique dans le système de sélection clonale de la viticulture Française ?

Orateur(s) : Marion Sineux

Co-auteur(s) : Olivier Zekri

Mercier Novatech, Laboratoire d'analyse de matériel végétal, Champ des Noëls 85770 Le-Gué-de-Velluire

Communication orale • •

Illustration de la conférence

La conservation et le développement de la diversité biologique chez la vigne se fait par la sélection de nouveaux clones pour chaque variété mais également via la sélection massale.
Le principe de la sélection massale est de prospecter des parcelles âgées, plantées avant l’apparition des clones, afin de sélectionner des souches présentant une diversité variétale intéressante. L’intérêt de cette méthode est de conserver la diversité des cépages et le patrimoine des vignobles tout en proposant des individus répondant à un ou plusieurs objectifs de sélection. Les critères de sélection sont corrélés aux objectifs économiques et qualitatifs des viticulteurs d’aujourd’hui et de demain.
Depuis 14 ans, le groupe Mercier et son équipe de R&D développe un programme de sélection Massale sanitaire appelé « UNIK® », après des observations réitérées sur au moins deux millésimes pour gommer l’effet de ce dernier, des plants sont sélectionnés et suivis sur une parcelle expérimentale. Les notations agronomiques et œnologique ainsi que le traitement des données permet d’identifier des individus aux qualités agronomiques et œnologiques supérieures, qui répondent aux attentes du viticulteur. Tous les individus sélectionnés subissent des analyses virologiques avant multiplication. En effet, pour qu’une sélection soit pérenne, il faut s’assurer de l’état sanitaire des souches mères pour éviter la contamination du matériel.
A l’issue du programme de sélection après 8 à 10 ans, nous proposons aux viticulteurs une sélection massale de plusieurs génotypes d’une même variété, multiplié et planté en mélange, pour préserver de la diversité tout en gardant des objectifs de production conformes aux attentes des viticulteurs.

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La gestion des ressources génétiques : un outil au coeur du dispositif de création variétale au service de la
filière PPAM

Orateur(s) : Agnès Le Men & Lucie Rivière

Conservatoire National des Plantes à Parfum, Médicinales et Aromatiques, Milly-la-Forêt

Communication orale • •

Illustration de la conférence

 Plus d’une centaine de plantes à parfum, médicinales et aromatiques (PPAM), sont cultivées en France, et des centaines d’autres constituent un potentiel de production sur notre territoire.
La filière PPAM présente plusieurs spécificités ; c’est une filière dynamique : +15% de SAU entre 2000 et 2010 contre -2% pour l’ensemble de l’agriculture, fortement tournée vers l’agriculture biologique, et dont les besoins sont très diversifiés et territorialisés.
Le réseau de recherche appliquée PPAM, constitué de quatre organismes, l’Iteipmai, le CRIEPPAM, le CNPMAI et la Chambre d’Agriculture de la Drôme, tend à répondre à ces besoins par l’acquisition de nouvelles ressources génétiques, la création variétale et la diffusion du matériel végétal directement auprès des producteurs.
Quelles sont les spécificités de la filière PPAM concernant la création variétale ?
Comment s’articule le travail entre le CNPMAI et les partenaires du Réseau pour mettre à disposition des professionnels de la filière PPAM un matériel végétal adapté à ses besoins ?
On choisira d’illustrer les réponses à ces questions par un exemple concret : celui du thym commun, qui s’inscrit dans le cadre d’un travail de partenariat entre les organismes de la filière depuis 2000.
Enfin on s’interrogera sur les perspectives offertes pour l’acquisition et de la valorisation des ressources génétiques dans le cadre de la récente loi sur la biodiversité (application des accords de Nagoya).

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Vers des nouveaux formats variétaux en culture de lavandin ?

Orateur(s) : Philippe Gallois

  ITEIPMAI, 26740 Montboucher-sur-Jabron

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Illustration de la conférence

Cultivées sur près de 22000 ha, les productions de lavande et lavandin sont historiquement emblématiques de la Provence, et essentielles à l’économie régionale de par la production d’huile essentielle, de fleurs et bouquets, mais aussi de produits transformés (distilleries et produits élaborés) ; sans oublier l’économie liée du miel de lavande, et celle encore plus importante liée à sa dimension paysage dont la valorisation touristique s'amplifie.
Cependant, les lavanderaies sont menacées par le dépérissement et les aléas climatiques, et la pression de ces deux menaces est croissante. Dans le cas du lavandin, la culture quasi monoclonale (80 % des 17 000 ha de culture sont cultivés avec le clone Grosso) fait courir un risque sanitaire majeur pour cette culture.
Dans ce contexte, la création variétale et les travaux visant à disposer de matériel végétal tolérant au dépérissement, tout en maintenant des niveaux de productivité satisfaisant, est un levier de compétitivité pour les productions françaises. Elle se heurte, dans le cas du lavandin, aux difficultés inhérentes aux espèces hybrides, stériles. Un choix a été fait, dans le années 90, de privilégier la voie de création de clones sous formes triploïdes, issus d’un croisement de lavandin tétraploïde à la fertilité restauré avec de la lavande fine. Aujourd’hui, les réflexions visent à valoriser d’autres formats variétaux, notamment la forme tétraploide en envisageant des cultures de lavandins issues de semis.
Ce changement constituerait une véritable rupture avec les modes de culture traditionnelle, rupture qu’il conviendrait d’accompagner au mieux auprès de la profession lavandicole.

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GenoParfum : création de ressources moléculaires pour la mise en place de nouvelles stratégies de sélection
sur lavande et lavandin

Orateur(s) : Berline Fopa Fomeju

 VÉGÉPOLYS, 26 Rue Jean Dixmeras - 49000 Angers

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Illustration de la conférence

La lavande et le lavandin sont des espèces d’importance économique et sociale qui contribuent au rayonnement de la France à l’international. Jusqu’à présent, les cultivars de lavande et de lavandin ont principalement été obtenus par sélection massale. Le développement d’outils moléculaires représente un saut technologique qui permettra notamment la mise en place de stratégies de sélection assistée par marqueurs (SAM).
Les objectifs du projet GénoParfum sont de (i) développer des séquences génomiques de références pour la lavande et le lavandin, (ii) de développer des marqueurs moléculaires de type SNP (Single Nucleotide Polymorphism) pour les deux espèces et (iii) d’analyser la diversité génétique de 15 cultivars et 24 populations de lavande afin d’évaluer la diversité disponible pour de futurs programmes de sélection.
L’assemblage de novo du RNA-seq du cultivar Maillette a permis de développer plus de 8000 séquences géniques de référence pour la lavande, associées à des protéines de fonctions connues. Les séquences de référence lavandin sont en cours de construction. Des dizaines de milliers de SNP ont été identifiés pour chacun des 15 cultivars. Les études préliminaires d’analyse de diversité génétique ont permis de mettre en évidence un niveau de polymorphisme et d’hétérozygotie élevé chez ces cultivars, résultats cohérent compte tenu de l’origine de ces variétés. Les analyses de structuration et de d’évaluation des distances génétiques entre ces cultivars sont en court et les résultats seront présentés lors du congrès. Le séquençage des 25 populations de lavande est également en cours et les données seront disponibles début 2017.
Ce projet illustre la possibilté de mener des études fines d’analyses génétiques sur des espèces orphelines grâce aux nouvelles technologies de séquençage.

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Conclusion